SUIVRE LE ROI
» auprès du roi »‘. Avec un roi pacifique, comme Aménôthès IV, suivre le roi dans ses plaisirs « en tout lieu qu'il aimait », faire « depuis sa jeunesse » office de « compagnon de ses jambes », quoique moins pénible, paraissait tout aussi méritoire, et valait également au fidèle serviteur le droit de ne point se séparer de lui dans les fêtes futures?. La preuve suprème du dévouement serait de suivre le roi jusque dans la tombe : tel fut le cas de Sennofir *; nous l’admirerions pourtant davantage, si nous pouvions constater positivement que la mort de ce vieillard, suivant celle du roi, ait résulté d’un sacrifice volontaire ou du chagrin de survivre à un maître aimé, non simplement d’une coïncidence fortuite avec le terme naturel d’une longue existence.
Le service du roi ne met pas à contribution que les bras et les jambes des sujets. L'action est bonne, l’obéissance est précieuse : mais encore faut-il que l'intelligence les dirige et les maintienne dans la bonne voie. A côté ou au-dessus de ses hommes d’action pour exécuter ses ordres et mener à bien ses entreprises, le roi a aussi ses hommes de confiance et ses conseillers qui les préparent de concert avec lui.
Ce sont là des devoirs qui incombent surtout aux grands.
MMS CENE251:
2 « Attendu que j'ai passé mon temps depuis la jeunesse comme suivant du dieu bon, » et que, lorsqu'il se faisait transporter en tout lieu qu’il aimait, j'étais le compagnon » de ses jambes, il m’a donné, étant encore jeune homme, d'arriver à l’état de tféal, » en paix et en joie, suivant son chef en toute fête. » (Ahmès, Tomb. à Khouit-ni-Aton : FD AUTOS 2 SMoREr 2 7 PXIX 125):
3 « Il va en paix..…. pour suivre ce dieu augusté Amon seigneur de Thèbes (Nes-tooui), . » au moment où il va de Karnak pour se reposer dans Henkit-ânkh (le temple funéraire » de Thotmès III). Son cœur est charmé (ab-f nozmou) de suivre son maître dans l'in- » térieur de sa tombe, ta (sic) demeure d’éternité. » Sennofir, Tombeau des vignes, paroi de la purification (Virey, À. Tr., XXII, 85).