PREMIERE CLASSE DES ANIMAUX ARTICULÉS
LES ANNIÉLIDES (3)
Sont les seuls animaux sans vertèbres qui aient le sang rouge. Il circule dans un double système de vaisseaux compliqués (4).
Leur système nerveux consiste dans un double cordon noueux, comme celui des Insectes.
(1) Garas a reconnu des mouvements réguliers dans le fluide qui remplit le corpt de i
laines larves d^Insectes ; mais ces mouvements n^ont pas lieu dans un système clos de v
$auz , comme dans les animaux sunéricurs. floues son Traité, intitulé : Découverte d*i
seaux , comme dans les animaux supérieurs. Foyes son Traité, intitulé : Découverte d*aiie circulation simple du sang, etc. , en allem. Leipzig , 1827 , in-4»
dans I
dansi ^ ^ ^
connaître principalement ses organes circulatoires.
Lamarck Ta adoptée et nommée Annélideê y dans Textrait de son cours de Zoologie, imprimé en 1 81 3.
Auparavant Bruguières la réunissait à Tordre des Vers intestins ; et plus anciennement encore Linnœus en plaçait une partie parmi les Mollusques et une autre parmi les Intettinaux.
(4) On a dit que les Aphrodites n*ont pas le sang rouge. Je crois avoir observé le contraire dans VAphrodita aquamata.
Leur corps est mou , plus ou moins alongé , divisé en un nombre souvent très considérable de segfments ou au moins de plis transversaux.
Presque tous vivent dans l'eau (les Vers de terre ou Lombrics exceptés) ; plusieurs s'y enfoncent dans les trous du fond , ou s'y forment des tuyaux avec de la vase , ou d'autres matières , ou transsudent même une matière calcaire qui leur produit une sorte de coquille tubuleuse.
DIVISIOIV
DES arueudes en trois ordres.
J'Il
Cette classe , peu nombreuse , offre , dans ses organes respiratoires , des bases de divisions suffisantes.
Les uns ont des branchies en forme de panaches ou d'arbuscules , aMachées à la tète ou sur la partie antérieure du corps ; presque tous habitent dans des tuyaux. Nous les appellerons Tubicolis. ^ D'autres ont sur la partie moyenne du corps, ou tout le long de ses côtés, des branchies en forme d'arbres , de houppes , de lames , ou de tubercules, où des vaisseaux se ramifient ; la plupart vivent dans la vase y ou nagent librement dans la mer ; le plus petit nombre a des tuyaux. Nous les nommons DoRSnR ANCHES. 9
D'autres enfin n'ont point de branchies apparentes et respirent , ou par la surface de la peau , ou , comme on le croit de quelques-uns ', par des cavités intérieures. La plupart vivent librement dans l'eau ou dans la vase ; quelques-uns seulement dans la terre humide. Nous les appelons âbranches.
Les genres des deux premiers ordres ont tous des soies roides et de couleur métallique sortant de leurs côtés , tantôt simples , tantôt en faisceaux, et leur tenant lieu de pieds; mais dans le troisième ordre il se trouve quelques genres dépourvus de ces soutiens (1).
L'étude spéciale que Savigny a faite de ces pieds ou organes de locomotion, y a fait distinguer, 1° le pied même ou le tubercule qui porte les soies ; tantôt il n'y en a qu'un à chaque anneau ; tantôt il y en a deux au-dessus l'un de l'autre , et c'est ce que Ton nomme rame simple ou double ; â** les soies qui composent un faisceau pour chaque rame et varient beaucoup pour la forme , et pour la consistance ; tantôt formant de vraies épines , tantôt des soies fines et flexibles , . souvent dentelées , barbelées , en flèches, etc. (2) ; 8® les cirrhes ou filaments charnus , adhérents soit au-dessus soit an-dessous des pieds.
(1) Savigny a proposé une division des Annélides, selon qu^elles ont des soies pour la kMÔmotion , oa qu^elles en manquent : ces dernières se réduisent aux San|^ues ; de Blainville , qui a adopté cette idée , fait des Annélides qui ont des soies , sa classe des Ento- MOZOAiBBS CHBTOPODKS , et de cclles qui n*en ont pas , celle des Entomozoaiiies apodes, mais oeque Savigny n*avait point fait , il entremêle dans les Apodes beaucoup des Vers intestinaux.
(3) i^^ÈÊÊkk ce sujet les mémoires do Savigny , sur les animaux sans vertèbres , et ceux de Audo^Pbt Miloe Edvrards , sur les Ânnélides,
Ite ANNÉUDES.
Quant à leurs organes des »ens , les Annëlides des deux premiers ord portent généralement à la lète des tentacules ou filaments auxquels, m gté leur congblauce charnue, quelques modernes donnent le nom d'i lennes, et plusieurs genres du second et du troisième ont des points no et luisants que l'on a sujet de regarder comme des yeux. L'oi Jeur bouche varie beaacoap.