‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 71 sur 86 · TROISIEME ORDRE DES INSECTES · texte numérisé non relu

TROISIEME ORDRE DES INSECTES

LES PAJELiSITES (PARASITA. UU — Anoplura. Leach.)

Ainsi nommés de leurs habitudes ( Toyez plus bas ) , n'ont que six pieds , et sont aptères de, même que les Thysanoures ; mais leur abdomen n'a point d'appendices articulés et mobiles. 1 Ik n'ont , pour organes de la vue ^ que quatre ou deux petits yeux lisses, leur bouche est en grande partie intérieure, et présente au dehors soit un museau ou un mamelon avancé , renfermant un suçoir rétractile , soit deux lèvres membraneuses et rapprochées, avec deux mandibules en crochets. Ils ne forment dans Linnaeus que le genre des

Poux. (Pediculus. L.)

Leur corps est aplati, presque transparent, divisé en douze ou onze segments distincts, dont trois pour le tronc, portant chacun une paire de

{lieds. Le premier de ces segments forme souvent une sorte de corseet. Les stigmates sont très distincts. Les antennes sont courtes , de la même grosseur, composées de cinq articles et souvent insérées dans une échancrure. Chaque c6té de la tête offre un ou deux «petits yeux lisses.

MO

ambuiauê — Le

bnciDs.

(a) Podura atroy Lin.;I>e Géer, tiû/., m, 7-14 ; les P. viridis, poljfpoda , minuiù, ^ijnaioj de Vab.

Les pieds sont courts el terminés par on ongle très fort ou par deux crochets dirigés l'un vers l'autre. Ces animaux s'accrochent ainsi facilement, soit aux poils des quadrupèdes , soit aux plumes des oiseaux , dont ils sucent le sang , et sur le corps desquels ils passent leur vie et se multiplient. Ils attachent leurs œufs à ces appendices cutanés. Leurs générations soot nombreuses et se succèdent très rapidement. Quelques causes particulièfes, et qui nous sont inconnues , les favorisent d'une manière extraordinaire, et c'est ce qui a lieu , par rapport au pou de V homme ^ dans la maladie pédiculaire ou phUrtasey et même dans notre enfance. Ces insectes Tivent constamment sur les mêmes quadrupèdes et sur les mêmes oiscsanx , ou do moins sur des animaux de ces classes qui ont des caractères et des habitudes analogues. Un oiseau en nourrit souvent de deux sortes. Leur déiiutf<che est, en général , assez lente.

ht% uns ( Pedlcuiea , Leach ) , tels que '

Les Poux proprement dits , ( Pedicdlus. Deg. ) ,

Ont pour bonche un mamelon très petit , tabulaire , situé à Textrémité antérieure de la tète, en forme de museau, et renfermant, dans PinacUoD, an suçoir. Leurs tarses sont composés d^un article dont la grosseur égale presque celle de la jambe , terminé par un ongle très fort , se repliant sur une saillie, en forme de dent de la jambe , et faisant avec cette pointe l'oflice de pince. Ceux que j^ai observés ne m^ont ofTert que deux yeux lisses, un de chaque côt^.

L^homme en nourrit de trois sortes; leurs œufs sont connus sous le 'non de tentes.

Dans les deux espèces suivantes, le thorax est bien distinct de Tabdomen, de sa largeur et de longueur moyenne. Elles forment le genre Pedieutus , proprement dit du docteur Leach. (1).

Le Pou humain du cw^ ( P. humanus eorporU , De G. , Insect. , YII, 1,7). D^un blanc sale , sans taches, avec les découpures de Tabdomen moins saillantes que dans la suivante. Elle vient uniquement sur le corps de rhonune, et pullule d^une manière effrayante dans la maladie pédiculaire.

Le Pou humain de ta tête. ( P> humanus etqfitts , De G. , Insect , YII ,1,6.) Cendré , avec les espaces où sont situés les stigmates bruns ou noirâtres ; lobes ou découpures de Tabdomen arrondis. — Sur la tète de Thomme , et particulièrement des enfants.

Les mâles de cotte espèce et de la précédente, ont, à Textrémité postérieure de leur abdomen , une petite pièce écailleuse et conique ^^en forme d^aiguillon, probablement Torgane sexuel.

Les Hottentots, les Nègres, diflérents singes, mangent les Ponx, ou sont phtirophages, OviMo prétend avoir observé que cette vermine abandonne, i la hauteur des Tropiques , les nautoniers espagnols qui vont aux Indes , et quVIle les reprend au même point , lorsqu'ils reviennent en Europe. On dit encore que dans Plnde , quelque sale que Ton soit , Ton nVn a jamais qa*à la tète.

Il fut un temps où la médecine employait le Pou de Fhomme pour les suppressions d'urine en Tintroduisant dans le canal de Turètre.

Le docteur Leach forme un genre propre , phthirus, avec le Poudu pU' l^is ( P. pubis, Lin. ), Red., Exp. , xix , 1 ; qui a le corps arrondi et large ,

(I) Zoolog, niiiveUan. 111.

Page 1