‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 72 sur 86 · PARASITES. S · texte numérisé non relu

PARASITES. S

le thoxax très courL, se coDfondant presque avec rabdomen , et les quatre pieds postérieur^ très forts. On le désigne vulgairement sous le nom de Morpion. Il sVtache aux poils des parties sexuelles et des sourcils. Sa piqûre est très forte.

C Consultez , pour ces espèces vivant sur Thomme , le beau traité des maladies de la peau du docteur Alibcrt.

Redi a Oguré, maïs grossièrement , plusieurs autres espèces, qui se trouvent sur cljvers quadrupèdes. Celle qui vit sur le Porc a le thorax très étroit, avec Tabdomen fort large. Elle est le type du genre Hœmatopinus de Leach (1) , le Pou du Bvfte , figuré par De Géer, ( Insect. , VII , 1 , 12 ) , présente des caractères plus importants.

Les autres ( Nirmidea, Leach) , tels que

O Les Ricins , ( Ricimus. De G. ; — Nlrmut, Herm. h^iàï. )

■ Ont la boiHhe inférieure et composée à Peitérieur de deux lèvres et de Jeux mandibules en crochet. Leurs tarses sont très distincts , articulés et terminés par deux crochets égaux.

A Texception d^une seule espèce , celle du Chien , toutes les antres se trouvent exclusivement sur les oiseaux. Leur tète est ordinairement grande , tantdt triangulaire, tantôt en demi-cercle ou en croissant, et a souvent des saillies angulaires ; elle diffère quelquefois dans les deux seies , de même que. les antennes. J^ai aperçu , dans plusieurs , deux yeux lisses , rapprochés de chaque côté de la tète. Suivant des observations que m^a communiquées Savigny , ces Lisectes ont des mâchoires avec un palpe très petit sur chacune dViles , et cachées par la lèvre inférieure, qui a aussi deux organes de la même sorte. Ils ont encore une espèce de langue.

Leclerc de Laval m^a dit avoir vu , dans leur estomac , des parcelles de plu- Bies d^oiseanx, et croit que c^est leur seule nourriture. De Géer assure cependant avoir trouvé Tcstomac du Ricin du Pinçon rempli de sang , dont il venait de se gorger. L^on sait aussi que ces Insectes ne peuvent vivre long-temps sur les oiseaux morts. On les voit alors se promener avec inquiétude sur leurs plumes particulièrement sur celles de la tète et des environs du bec.

Redi en a aussi représenté un grand nombre d^espèces.

Les unes ont la bouchi! située près de Textrémité antérieure de la tète. Les antennes sont insérées à c6té , loin des yeux, et très petites (2).

Dans les autres , la bouche est presque centrale ; les antennes sont placées très près des yeux , et leur longueur égale presque la moitié de celle de la tète (5).

Un célèbre naturaliste allemand , le docteur Nitzcsh, professeur à Halle, à

lait une étude très approfondie de Inorganisation tant intérieure qu^extérieure

de ces animaux , ainsi que Patteste son Méboire sur les Inseètes épizoîques ,

inséré dans le Magasin entomologique de Germar. Le genre Pediculus propre-

(1) Zoolog. miscellan. cxlvi; P. Suis, Pant. Faun.; Insect. Gerra. LI, xvi.

le Pou du Cerf^ Panz, ibid, xv, appartient au genre Méhpiiagt, de Tordre des Dip^ Ufê.

(9) Pediculus Mtemm hirundintB, Lin. De G. , Insect. YII , iv , 13 ; — Pedieulua corti eoraciê, Lin. De G., ibid., ii; — Jiicinuê fringiliœ, l)e G. , ibid. 5, 6, 7]— Pediculus tinnunculi, Pans., ibid. xvii.

(5) Ricinus gallinœ, De G., ibid. 15 ; sur la Poule, les Perdrix et les Faisans;— 77. Em^ heHzœ,TkiG.,ibid.9i— JR. Mergi,JieG.,ibid.,i^, U;—R. GmM, De G. ibid., 16; — Pediculus pavonis, Panz. ibid. xix; Latr. Uist. nat. des Fourm. 589 , xii, 5. ^oyes encore Panzer , t^tV/., pi. xx-xxiv. Son Pediculus ardeœ, xviii , paraît être le même que te Ricin du plongeon de De G. , iv, 16.

ment dit, ou celui dont les espèces sont munies d^im suçoir, estrang^par lui, avec les Hémiptères épizoîques. Les Ricins de De Géer et d^autres , ou les Nirmes dllermann fils, c^est à dire les espèces pourvues de mandibules, de mâchoires , sont rapportés à Tordre des Orthoptères , et désignés collectivement par la dénomination de Mélophages. Deux genres de cette division se rapprochent dea| précédents, en ce que ces animaux vivent aussi sur des mammifères , tels sont ceux de TaicHonECTs ( Trichodectes) et de Gtbopb (G/*roptf«). Dans le premier, les palpes maxillaires sont nuls ou indistints , et les antennes sont filiformes et de trois articles. Les espèces se trouvent sur le Chien , le Blaireau , Ifc Belette, la Fouine, etc. Dans le second, les palpes maxillaires sont apparents, les antennes sont plus grosses vers le bout et de quatre articles. Ses mandibules n^ont point de dents , les palpes labiaux sont nuls et les quatre tarses postérieurs n^ont qu^un seul crochet au bout. Ces derniers caractères le distingaeit | d^un autre genre ayant aussi des palpes maxillaires visibles , des autenneÉle

2uatre articloHet plus grosses vers le bout, et la bouche antérMire, celJHe lOTHÉE ( Liotheum ). Ici les mandibules sont bidentées; les palpS labiaux soBt distincts , et tous les tarses sont terminés par deux crochets. Les espèces se trouvent sur divers oiseaux , au lieu que les Gyropes vivent sur les quadmpèdes nommés vulgairement Cachons d*lnde. Un quatrième et dernier genre, dont les espèces sont exclusivegient propres aux oiseaux , est celui de Piilof- TÈBB {Philopterus). Les antennes ont cinq articles , dont le troisième offre souvent , dans les mâles , un rameau , formant avec le premier une pince ; ces organes sont filiformes. Les palpes maxillaires sont invisibles. Les tarses ont deux crochets à leur extrémité , mais non divergents, comme le sont ceux des Liothées. Ici , d^ailleurs , les mâles ont six testicules , trois de chaque cdté, et leurs quatre vaisseaux biliaires sont épaissis vers le milieu de leur longueur. Ceux des Trichodectes et des Philoptères n^offrent point ce renflement, et leurs testicules ne sont qu^au nombre de quatre , deux de chaque côté. Dans ces deux genres, encore , il y a dix ovaires, cinq de chaque côté ; dans les Liothées femelles , où ce savant a pu les observer, il n^en a vu que six , trois de chaque côté. Il n'a point de connaissance positive sur le nombre de ceux des Gyropes j femelles et de celui des testicules de Pautre sexe. Dans tous ces genres , le tho- 1 rax est biparti , c^est-à-dire que le prothorax et le mésothorax composent le tronc apparent, et que sa troisième division ou le métathorax se réunit et se confond avec Fabdomen. Kirby avait le premiei> à ce que je crois, désigné ainsi ce segment; mais Nitzsch me paraît avoir aussi employé le premier les deui' autres dénominations ( voyez les généralités de la classe des Insectes )• IjCS limites de cet ouvrage nous interdisent Texposition des sous-genres qu^il a établis. Nous remarquerons seulement que celui qu^il nomme Goniodes, le quatrième du genre Philoptère, est uniquement propre aux Gallinacés. Dans le recueil de mémoires qui termine notre histoire des Fourmis , nous ayons décrit avec détail %ne espèce de Ricitf'( Philoptère ).

Léon Du four a formé avec le Pou de la Mélitte de Kirby, déjà très bien observé par De Géer, qui le prend pour la larve du Méloë Proscarabée, ainsi qne par ce célèbre entomologiste anglais , un nouveau genre ( Triongulin des on* drenettes ) <, dont il a publié et représenté les caractères dans le tome treizième (9, B. ) des Annales des sciences naturelles. Si cet Insecte n^était point la larve de ce Méloë , ainsi que le pense Kirby, nul doute qu^il ne formât , dans Tordre des Parasites , un sous-genre propre \ mais , diaprés les recherches de Lepelletier et Servile , le sentiment de De Géer est coulirmé.

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