‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 73 sur 86 · QUATRIEME ORDRE DES INSECTES · texte numérisé non relu

QUATRIEME ORDRE DES INSECTES

LES SUCEURS ( SUCTORIA. De G. ; Siphonapiera, Latr.)

Qui composent le dernier ordre desinsectes Aptères, ont pour bouche un suçoir de trois (1) pièces , renfermées entre deux lames articulées , formant, réunies, une trompe ou un bec, * soit cylindrique , soit conique, et dont la base est recouverte par deux écailles. Ces caractères distinguent exclusivement cet ordre de tous les autres , et même de celui des Hémiptères, dont il se rapproche le plus sous ces rapports, et dans lequel Fabri- ^ cius a placé ces Insectes. Les Suceurs subissent en outre de véritables métamorphoses , analogues à celles de plusieurs Insectes à deux ailes, comme les Tipulatres.

Cet ordre n'est composé que d'un seul genre, celui des

Puces. (Puux. L.)

Leur corps est ovale , comprimé , rcvéta d'une peau assez ferme , et divisé en douze segments , dont trois composent le tronc , qui est court , et les autres Tabdomen. La tête est petite, très comprimée; arrondie en dessus , tronquée et ciliée en devant; elle a , de chaque côté , un œil petit et arrondi , éerrière lequel est une fossette où Ton découvre un petit corps mobile , garni de petites épines. Au bord antérieur , près de Forigine du bec , sont insérées les pièces que Ton prend pour les antennes ^ qui sont à peine de la longTfeur de la tète et composées de quatre arti^Eïa presque cylindriques. La gaine ou bec est divisée en trois articles. L'abooinen est fort grand , et chacun de ses anneaux est divisé en deux ou formé de deux lames, Funç supérieure et l'autre inférieure. Les pieds sont forts ,

Îarticulièrement les derniers, propres pour le saut, épineux, avec les anches et les cuisses grandes, et les tarses composés de cinq article!, dont le dernier se termine par deux crochets alongés; les deux pieds antérieurs sont presque insérés sous la tête , et le bec se trouve dans leur entredeux.

Le mâle est placé , dans raccouplement, sous sa femelle , de manière que leurs têtes sont en regard. La femelle pond une douzaine d'œufs, blancs et un peu visqueux; il en sort de petites larves sans pieds, très alongées, semblables à de petits Vers , très vives, se roulant en cercle ou en spirale , serpentant dans leur marche ; d'abord blanches et ensuite rougeâtres. Lfur corps est composé d'une tête édtiilleuse, sans yeux, portant deux très pe-

(1) RcBScl n*en représente que deux; mais Rirby et Straus en ont observé une de plus. Suivant celui-ci, les deux écailles, recouvrant la base du bec , sont des palpes.

titcs antennes , et dip treize segments , ayant de petites touffes de poils, ayec deux crochets au "bout du dernier. Leur bouche offre quelques petites pièces mobiles , dont ces larves font usage pour se pousser en avant. Après avoir demeuré une douzaine de jours sous cette forme , les labres sa renferment dans une petite coque soyeuse, où elles deviennent n3fm|>lie8, et dont elles sortent en état parfait au bout d*un espace de temps de la même durée.

Chacun connaît la Puce commune {Pulex îrrltans, L.), Rœs., Ins., ii, n, rr, qui se nourrit du sang de rhomme , du Chien , du Chat; sa larve habite panni les ordures , sous les ongles des hommes malpropres , dans les nids des oiseaux , surtout des Pigeons , s^attachant au cou de leurs petits , et les suçant au point de devenir toute rouge.

* La Puce pénétrante ( Put. pénétrons, ), Catesb. , Carol.^ III, x, 5 (1),

forme probablement un genre particulier. So.n bec est de la longueur dn corps. Elle est connue en Amérique sous le nom de Chique. Elle s^ntrodnit 9 sous les ongleaiyles pieds et sous la peau du talon , et y acquiert bientôt le

volume d^un petit pois par le prompt accroissement des œufs qu^elle porte dans un sac membraneux sous le ventre.

La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance, occasionne , par foa séjour dans la plaie, un ulcère malin difBcile à détruire , et quelquefois mortel. On est peu exposé à cette incommodité fôcheuse fî on a soin de se laver souvent , et surtout si Ton se frotte les pieds avec des feuilles de tabac broyées , avec le roucou et d^autres plantes acres et amères. Les Négrei savent extraire avec adresse Tanimal de la partie du corps où il s'est établi.

Divers quadrupèdes et biseaux nourrissent des Puces qui paraissent différer • ' spécifiquement des deux précédentes.

CINQUIEME ORDV DES INSECTES. # * m LES COLEOPTERES (GOLEOPTERA; Eteuikêraia, Fab.),

Ont quatre ailes , dont les deux supéiîeures crustacëes , en forme d'écailles, horizontales et se joignant au bord interne pçr une ligne droite; des mandibules et des mâchoires, et les ailes inférieures pliées seulement en travers, et recouyertes par les deux autres , qui leur forment des sortes d'étuis, et que ion di^signe sous ce nom ou par celui d'élytre (2).

Ils sont , de tous les Insectes , les plus nombreux et les mieux connus. Les formes singulières , les couleurs brillantes ou agréables que présentent plusieurs de leurs espèces, le yolume

(1) Duméril a donné une excellente fignre de cet animal, dans son ouTTage înliliUé : r.oiiiii(l«'M'iitionN (jéuérnies sur la classe des Insecles, et dans le Dictionnaire des sciences iialiinilIrN.

Ci) f'offri , pour tes carnctères anatomiques des Insectes de cet ordre, les Annales des Hri«Mic(^s naturelles , tome VllI, ita^. 30, où Dufour en présente ^un résumé.

de leur corps ., la coDsistance plus solide de leurs téguments , qui rend leur conservation plus facile ^ les avantages nombreux que Tétude retire de la variété de formes de leurs organes extérieurs, etc., leur ont mérité l'attention particulière des naturalistes.

Leur tête offre deux antennes de formes variées , et dont le nombre des articles est presque toujours de onze; deux yeux à facettes , point d'yeux lisses (1) ; une bouche composée d'un labre , de deux mandibules , le plus souvent de consistance écallleuse , de deux mâchoires , portant chacune un ou deux palpes , et d'une lèvre formée de deux pièces, le menton et la languette , et accompagnée de deux palpes , ordinairement insérés sur cette dernière pièce. Ceux des mâchoires, ou leurs extérieurs, lorsqu'elles en portent deux, n'ont jamais au-delà de ^atre articles ; ceux de la lèvre n'en ont ordinairement que trois.

Le segment antérieur du tronc, ou celui qui est au-devant des ailes, et qu'on nomme habituellement le car^efe^ ^ porte la première paire de pieds , et surpasse de beaucoup . en étendue, les deux autres segments (2). Ceux-ci s'unissent étroitement avec la base de l'abdomen , et leur partie inférieure , ou la poitrine, sert d'attache aux deux autres paires de pieds (3). Le second , sur lequel est placé l'écusson, se rétrécit en devant, et forme un court pédicule qui s'emboite dans la cavité intérieure du premier, et lui sert de pivot dans ses mouvements.

Les élytres et les ailes prennent naissance sur les bords latéraux et supérieurs de l'arrière-tronc. Les élytres sont crustacées, et, dans le repos, s appliquent l'une contre l'autre , par une liçne droite , le long de leur bord interne, ou à la suture , et toujours dans une position horizontale. Ordinairement elles cachent les ailes, qui sont larges et pliées transversalement. Plusieurs espèces sont aptères . mais les élytres existent toujours. L'abdomen est sessile où uni au tronc par sa plus grande largeur. Il est composé, à l'extérieur, de six à sept anneaux , membraneux en dessus, ou d'une consistance moins solide

(1 ) On a aperçu dans quelques Brachélytres deux petits points jaunâtres, que Ton a pris pour des yeux lisses, mais à ce que je pense , sans examen approfondi , d^autant plus que les Forficules, genres d^Orthoptères le plus voisin des Coléoptères, nVn offrent point.

(3) La membrane intérieure offre, de chaque côté , par derrière , un stigmate , caractère qu*on n^avait pas encore , à ce que je crois, Temarqué, mais dont Texistence était pré- •nroable.

(5) Le mésothorax est toujours court et étroit , et le métathorax , souvent spacieux , est sillonDé longitndinalement dans son milieu.

qu'en dessous. Le nombre des articles des tarses varie depuis trois (1) jusqu'à cinq.

Les Coléoptères subissent une métamorphose complète. La larye ressemble à un Ver, ayant une lête écailleuse, une bouche analogue , par le nombre et les fonctions de ses parties , à celle de Tlnsecte parfait , et ordinairement six pieds. Quelques espèces^ en petit nombre, en sont dépourvues, ou n'ont que de simples mamelons.

La nymphe est inactiye , et ne prend pas de nourriture. L'habitation , la manière de vivre et les autres habitudes de ces Insectes, soit dans leur premier âge, soit dans le derni»*, varient beaucoup.

Je divise cet ordre en quatre sections, d'après le nombre des articles des tarses.

La première compi*end les Pentamèresj ou ceux dont tous les tarses ont cinq articles , et se compose de six familles , dont les deux premières distinguées des autres par l'existence d'ua appareil excrémentiel double (â).

La première famille des Coléoptères PENTAMiRES ,

Les Carnassiers , Cuv. ( Carnivora. — AdSphages^

Clairv. ) (3).

A deux palpes à chaque mâchoire, ou six en tout. Les antennes sont presque toujours en forme de fil ou de soie, et simples.

Les mâchoires se terminent par une pièce écailleuse, en grifie ou crochue, et le côté intérieur est garni de cils ou de petites épines. La languette est enchâssée dans une échancrure du menton. Les deux pieds antérieurs sont insérés sur les cô» tés d'un sternum comprimé, et portés sur une grande rotule ; les deux postérieurs ont un fort trochanter à leur naissance; leur premier article est grand ; il parait se confondre avec l'arrière-poitrine, et a la forme d'un triangle curviligne , avec le côté extérieur excavé.

(1) A en jager par analogie , les Coléoptères dits Monomères ont probablement trois articles aux tarses , mais les deux premiers échappent à la vue ; cette section et celles des Dimères ont été supprimées.

(3) Diaprés Dufour, les Boucliers ou Sifpha, genre de la quatrième famille,en offrent aussi un , mais unique , ou sur un seul côté.

(3) Cette famille, Tune des plus considérables des Coléoptères , déjà illustrée , quant à la méthode, parles travaux de Weber, Clairville et Bonelli , sortira enfin du chaos, sous le rapport des espèces , si le comte Dejean continue le Species des Coléoptères de sa collection , dont il a publié quatre volumes , ouvrage remarquable par Texactitude des descriptions.

Ces Insectes font la chasse aux autres , et les dévorent. Plusieurs n'ont point d'ailes sous leurs élytres. Les tarses antérieurs de la plupart des mâles sont dilatés ou élargis.

Les larves sont aussi très carnassières. Elles ont, en général, le corps cylindrique, alongé et composé de douze anneaux ; la tète , qui n'est pas comprise dans ce nombre , est grande , écailleuse , armée de deux fortes mandibules recourbées à leur pointe , et offre deux antennes courtes et coniques , deux mâchoires drrisées en deux branches, dont l'une est formée par un palpe, une languette portant deux palpes plus courts que les précédents , et six petits yeux lisses de chaque càté. Le premier anneau est recouvert d'une plaque écailleuse ; les autres sont mous ou peu fermes. Les trois premiers portent chacun une paire de pieds, dont l'extrémité se courbe en avant.

Ces larves diffèrent selon les genres. Celles des Cicindèles et de l'Ariste Bucéphale ont le dessus de la tête très enfoncé dans son milieu ^ en forme de corbeille , tandis que sa partie infériqpre est bombée. Elles ont, de chaque côté , deux petits yeux lisses beaucoup plus gros, et semblables à ceux des Lyeoses ou des Araigfiées-'Laups. La plaque supérieure du premier segment est grande , et en bouclier demi-circulaire. Le huitième anneau a sur le dos deux mamelons à crochets ; le dernier n'a point d'appendices remarquables.

Dans les autres larves de cette famille qui nous sont connues, à l'exception de celle des Omophrous, la tête est moins forte et plus égale. Les yeux lisses sont très petits et semblables. La pièce écailleuse du premier anneau est carrée, et ne déborde point le corps. Le huitième n'a point de mamelons, et le dernier est terminé par deux appendices coniques, outre un tube membraneux, formé par le prolongement de la partie du corps où est l'anus. Ces appendices sont cornés et dentés dans les larves des Calosomes et des Carabes. Ils sont charnus, articulés et plus longs dans celles des Harpales et des Licines. Le corps des avant-dernières est un peu plus court , avec la tête un peu plus grosse ; la forme des mandibules des unes et des autres se rapproche de celle qu'elles ont dans l'Insecte parfait. La larve de l'Omophron Bordé ^ d'après les observations de Desmarest , a une forme conique , une tête grande , avec deux très fortes mandibules, et n'offre que deux yeux; l'extrémité postérieure du corps , qui se rétrécit peu à peu , se termine

par un appendice de quatre articles. Je n'en ai compté que deux à ceux des larves des Licines et des Harpales.

Cette famille a toujours un premier estomac court et phamu; un second alongé, comme yelu à Textérieur à cause des nombreux petits vaisseaux dont il est garni, un intestin court et grêle. Les Taisseaux hépatiques, au nombre de quatre , s'insèrent près du pylore.

Il y en a de terrestres et d'aquatiques.

Les terrestres ont des pieds uniquement propres ^ la course, et dont les quatre postérieurs sont insérés à égales distances . les mandibules entièrement découvertes , la pièce terminant les mâchoires, droite inférieurement , et seulement courbée à soo extrémité , et, le plus souvent, le corps oblong, avec les yeux saillants. Toutes leurs trachées sont tubulaires ou élastiques. Leur intestin se termine par un cloaque élargi , muni de deux petits sacs qui séparent une humeur acre (1).

Ils se divisent en deux tribus.

La première, celle des CiciNDÉLiTEs ( Cicindeletœ, Lat. ), comprend le genre

Des ClCIIDBLBS (ClCIHDUà, L.)

Qui a, au bout des iQftchoires, un onglet qui s'articule, par sa baw, avec elles.

(1) Léon Dufour a présenté, dans les Annales des sciences naturelles ( VIII , p. S6), b résumé suivant des caractères anatomiques des Insectes de cette division :

« LesCarabiques sont chasseurs et carnassiers. La longueur de leur tube éi^^Ml^ ne surpasse pas plus de deux fois celle de leur corps. L^oesophage est court ; il est suivi d^unjotaf musculo-membraneux bien développé, très dilatable; puis vient un gésier ovale ou arrondi, à parois celluleuses et élastiques, armé intérieurement de pièces cornées mobiles, propres à la trituration , et muni d^une valvule à ses deux orifices. Le ventricule eki/iifqwef qui lui succède, est d^une texture molle et expansible, constamment hérissé de papÛletphu ou moins prononcées, et rétréci en arrière. LS'nles/tn ^ré^ est assex court. Le cœiiflitla forme du jabot. Le rectum est court dans les deux sexes. Les vaiêeeattx képatiqueê ne sont qu^au nombre de deux , en arc diversement replové, et s^implantent , par quatre infertiims isolées , autour de la terminaison du ventricule chylifique. Les teêticulea sont formés cbacnn par les circonvolutions agglomérées d^un seul taieeeau epermatique^ t«ntôt presque nu , tantôt revêtues d^une couche adipeuse , d*une sorte de tunique vaginale. Les omiatff déférente sont souvent repliés en épididyme. Les eéeiculea aéminalea , au nombre dedenx seulement, sont filiformes. Le conduit éjaculateur es% court, la verge grêle et alopgée, Varmure eopulatrice plus ou moins compliquée. Les ovaires n^ont que sept à douse gaines ovigères à chacun, multiloculaires , réunies en un faisceau conolde. Voviducte est court. La glande sébacée, composée d*un vaisseau sécréteur, tantôt filiforme , tantôt renflé à son extrémité, etd^un réservoir. Le vulve s^accompagne de deux crochets rétractiiea. Les cn^ sont ovales-oblongs. L^existence d*un appareil de sécrétion excrémentitielle est on des traits anatomiques les plus saillants detous les Carabiques.Ilconsiste en une ou plusieurs grappes d*utricule8 sécré/otresdontlaforme varie selon les genres, en un long canal efprent, en une vessie ou réservoir contractile, en un conduit excréteur dont le mode d^excrétion varie, et en un liquide excrété qui a des qualités ammoniacales. Vorgane respiratoire a des etigwsates ou boutons bivalves^ et des trachées toutes tubulaires. Le système nerveux ne diffère pas de celui des Coléoptères en général . v

Leur tête est forte , avec de gros yeux , des mandibules très avancées et très dentées , et la languette fort courte , cachée derrière le menton. Leurs palpes labiaux sont composés distinctement de quatre articles; ils sont généralement Tclus , ainsi que les maxillaires. La plupart des espèces sont exotiques.

Les unes ont une dent au milieu de FéchaDcrure du menton , les palpes labiaux écartés à leur naissance , avec le premier article presque cylindrique , sans prolongement angulaire à son extrémité i et les palpes maxillaires extérieurs manifestement avancés au-delà du labre.

Ici les tarses sont semblables et à articles cylindriques dans les deux sexes ; Tabdomen est large, presque en forme de cœur, et entièrement embrassé par des élytres soudées , et dont le bord extérieur forme une carène.

Les Mamticorbs. ( Mamticora. Fab. )

Les deux seules espèces (1) connues habitent exclusivement la Cafrerie ; ce ^ont les plus grandes du genre. L^une d^elles { Manticara paUida , Fab.) est rapportée , avec doute , par Williams Mac-Leay , à un nouveau genre , qu'il nomme Plattcbilb ( Platychile ) , et qui ne nous paraît guère différer de9 Manticores qu^en ce que les élytres ne sont point soudées (2).

Là les trois premiers articles des deux tarses antérieurs sont sensiblement plus dilatés ou plus larges dans les mâles que dans les femelles.

Tantôt le corps est simplement ovale ou oblong, avec le corselet presque carré, sub-isométrique, ou plus large que long, et point globuleux, ni en forme de noeud. Le troisième article des tarses antérieurs des mâles ne séance point intérieurement , et le suivant est inséré à son extrémité.

Parmi celles-ci , les espèces dont les palpes labiaux sont sensiblement plus longs que les maxillaires externes , avec le pénultième article plus long que le dernier, forment deux sous-genres.

Les Mkcacbphalks, ( Mecacephala. Lat. )

Qui ont le labre très court , transversal , et le premier article des palpes labiaux beaucoup plus long que le suivant , et saillant au-delà du menton (3).

Les OxTCHBiLEs, (OxTCHBiLA. Dej.)

Dont le labre est en forme de triangle alongé , et dont le premier article des

Ï»alpes labiaux n'est pas beaucoup plus long que le suivant , et ne dépasse point 'échancrure du menton (4).

Dans les espèces suivantes , les palpes labiaux sont tout au plus de la longueur des maxillaires externes , avec le dernier article plus lonc^ que le précédent. Elles composent aussi deux sous-genres.

Les ËuPBosoPBs, ( ËupRosoPDS. Lat. , Dcj. )

Où le troisième article des palpes labiaux est plus épais que le dernier , et

(1) Manticora maxillo8a,Tab, Oliv. Col. III, 37, 1, 3; Hist. nat. des Coléopt. d^Eur. I, 1, 1 ; — Manticora pollida , Fab.

(2) Annulosa javaoica , I, pag. 9.

. (4) Cicindela trûtùffaib. Olir. Coléopt. Il, 33, m , 35 ; Oxycheila trùHê, Dej. Speciea génér. des Coléopt. I, pag. 16 ; — Cicindela bipuêtulata, Latr. Voyag. de Humb. et Bonpl. Observ. d^anat. et de Zooi. n» 13, xvi, 1,9.

dont les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont peu alongés , aplatis , carénés en dessous , et également ciliés de deux côtés. Les yeux sont très gros , ces Insectes se tiennent sur les arbres (1).

Les CiciNDBLss propres. ( Cicindbla. Lat. )

Ne s^éloignant guère des Euprosopes quVn ce que le troisième article des palpes labiaux n^est pas notablement plus épais que le suivant ; et par leurs tarses antérieurs , dont les trois premiers articles sont , dans les mâles , fort alongés , plus fortement ciliés au côté interne qu^à l'opposé , et sans carène en dessous.

Leur corps est ordinairement d^un vert plus ou moins foncé , mélangé de couleurs métalliques et brillantes , avec des taches blanches sur les étuis. Elles fréquentent les lieux secs , exposés au soleil , courent très vite , s^envolent dès qu^on les approche, et prennent terre à peu de distance. Si on continue de les inquiéter , elles ont recours aux mêmes moyens.

Les larves de deux espèces indigènes, les seules qu^on ait observées, se creusent dans la terre un trou cylindrique assez profond, en employant leurs mandibules et leurs pieds. Pour le déblayer, elles chargent le dessus de leur tête des molécules de terre qu^elles ont détachées . se retournent, grimpent peu à

Î>eu , se reposent par intervalles , en se cramponnant aux parois intérieures de eur habitation , à l'aide de deux mamelons de leurs dos , et arrivées à Torifice du trou, rejettent leur fardeau. Dans le momeiit qu^elles sont en embuscade, la plaque de leur tête ferme exactement et au niveau du sol Feutrée de leur cellule. Elles saisissent leur proie avec leur mandibules , s^élancent même sar elle , et la précipitent au fond du trou , en inclinant brusquement et par an mouvement de bascule , leur tête. Elles y descendent aussi très promptement, au moindre danger. Si elles se trouvent trop à Tétroil ou que la nature du terrain ne leur soit point favorable , elles se font un nouveau domicile. Leur voracité s^étend jusqu^aux autres larves de leur propre espèce qui se sont établies dans les mêmes lieux. Elles bouchent Touverture de leur demeure , lorsqu'elles doivent changer de peau ou se métamorphoser en nymphe. Une partie de ces observations m'a été communiquée par feu Miger, qui a étudié avec beaucoup de soin un grand nombre de larves de Coléoptères, et en a découvert plusieurs qui avaient échappé aux recherches des naturalistes.

La C. champêtre (C. eampestrU, Lin. ), Panz, Faun., Insect. , Germ. , LXXXV, III. Longue d'environ six lignes , d'un vert-pré en dessus , avec le labre blanc, faiblement unidenté au milieu. Cinq points blancs sur chaque élylre.

Très commune en Europe , au printemps.

La C. hybride ( C hybrida , Lin. ) , Panz. , ibid. , iv, qui a sur chaque éljtre deux taches en croissant et une bande blanche ; une de ces taches située à la base extérieure et l'autre au bout ; suture cuivreuse. — Dans les sablonnières , ne se mêlant point avec la précédente. (2).

Une autre espèce de notre pays , la Cicindèle germanique ( Cicindela germanica , Lin. ) , et quelques autres , ont une forme plus étroite et plus alon-

(1) Cicindela 4-no/a/a , Hist. natur. des Coléopt. d*£ur. I, i,6; Euproêopua 4-iiolalitf, Dej. Spec génér. des Coléopt. I, pag. 151 .

{%) Aj. Cicindela sjfhatica^ Lin. Clairy.Entom. helv. II, xxiv, A; — C.êinuata,¥%b, Cltiir. tbid, B, b; — C. germanica, Lin. Pans, Faun. Insect. Germ. VI , ▼. f^oyez aussi, poar ces espèces et les autres d^Europe, THist. natur. des Coléopt. d'Eur. par Latreille et Dejean, fasc. I, pag. 37 et suiv; et tant pour les mêmes que pour un grand nombre d*exotiques, le Species génér. de ce dernier savant.

gée ^ et semblent former une coape particulière. Elle ne s^envole pas , ainsi que les précédentes , dès qu^on veut la saisir, mais s^échappe, en courant très vite. Gotth. Fischer, dans son Entomog. delà Russie, en a placé une espèce du Brésil dans le sous-genre Thérate (T, marginatus).

Toutes ces espèces ont des ailes ; mais on en connaît d^aptères , dont Fabdomen est d^ailleurs plus étroit et ovalaire, et dans lesquelles la dent de Féchancrure du menton est très petite , à peine sensible. Telle est celle que nous avons représentée dans notre Hist. natur. des Goléopt. d^Europe ( 1 , 1,5), sous le nom Coarctata, Le comte Dejean ( Spec. gén. des Col., II , p. 434 ) a formé avec elles un nouveau genre , celui de Dromica»

Tantôt le corps et long est étroit , avec le corselet alongé, en forme de nœud, rétréci en devant. Le troisième article des deux tarses antérieurs des mâles est en forme de palette et avancé intérieurement; le suivant est inséré extérieurement près de sa base.

Les Cténostomes. ( Ctenostoma. Klûg. — Caris, Ficb.)

Ce sous-genre paraît être jusqu^ici particulier aux contrées intra-tropicales dePAmérique méridionale. La tête est grosse, avec les antennes presque aussi longues que le corps et presque sétacéesj.les palpes extérieurs très saillants et terminés par un article plus gros , en forme de poire aloneée ; le pénultième article des maxillaires externes plus court que le suivant ; les deux premiers des labiaux forts courts, et le lobe terminal des mâchoires sans onglet sensible au bout. L^abdomen est ovalaire, étranglé à sa base et pédicule. Les pattes sont longues et déliées.

Les Cténostomes se rapprochent , sous le rapport de la grandeur des palpes, des Mégacéphales et à d^autres égards des Tricondyles et des Thérates (1).

Les autres n^ont point de dent au milieu de Péchancrure du menton. Les pal^

% pes labiaux sont contigus à leur naissance , avec leur premier article obconique

ou en forme de pyramide renversée , et dilaté ou prolongé intérieurement , à

son extrémité, en manière d^angle ou de dent; les maxillaires extérieurs ne

dépassent guère le labre. Ces espèces ont été réparties dans trois sous-genres.

Les Thérates. ( Thérates. Latr. — Eurychile, Bonelli. ) ,

Semblables , pour la forme générale , aux Cicindèles propres , mais qui s^en distinguent, ainsi que de tous les sous-genres analogues , par leurs palpes maxillaires internes très petits et d^une forme aciculaire. Les tarses sont sem- Itr blables dans les deux sexes , avec le pénultième article en forme de cœur, sans échancrures , et simplement creusé eu-dessus pour Tinsertion du dernier.

Ces Insectes sont exclusivement propres aux îles les plus orientales de PAsie, comme Java, celles de la Sonde, et celles qui sont au nord de la Nouvelle- Hollande (2).

Dans les deux sous-genres suivants , et tous propres aux Indes orientales ou aux liés plus reculées vers Test , le corps est étroit et alongé , avec le corselet presque cylindrique ou en forme de nœud. Le troisième ou Te quatrième article des tarses est prolongé intérieurement en manière de lobe.

(1) yoy«z YEntomologiœ hraailianœ spécimen de Rlug; le Species général desColëopt. d*£ur. de Dejean, tome 1 , pag. 152 et suiv. et le Suppl. du tom. II ; THist. natur. des Coléopt. d*£ur. Fasc. I, pag. 35; TEntomographie de la Russie , de Gotthelf Fischer , tom. I ; Gêner. Insect. pag. 98.

(9) f^otfoi Latr. etDej. Hist. natur. des Coléopt. d*£ur. fasc. I, pag. G3; le Spec.génér. des Coléopt. de Dejean, tom. I, pag. 57, et le Suppléro. du tom. II, et surtout le Mémoire de Bonelli sur ce genre.

Les GoLLiuREs. ( CoLLiuRis. Latr. — Collyris, Fab. )

Ils sont ailés. Les antennes sont plus (prosses vers le bout. Le dernier article des palpes labiaux est presque en forme de hache , et le précédent souvent courbe. Le corselet est presque cylindrique , rétréci et étranglé en devant , avec le bord antérieur évasé. L^abdomen , qui est aussi presque cylindrique , s^élargit et s^agrandit postérieurement. Les tarses sont semblables dans les deux sexes , avec le pénultième article prolongé obliquement, au côté interne^ aussi grand que le précédent , et celui-ci en forme de triangle renversé , avec les angles aigus (1).

Les Tbicondylbs. ( Tricondyla. Lat. )

Ici les ailes manquent, les antennes sont filiformes, et Pavant-dernier article des palpes labiaux est le plus long et le plus épais de tous. Le corselet est eo formé de nœud , subovoïde , étranglé , tronqué et rebordé aux deux bouts. L^abdomen est ovalaire , oblong , rétréci vers sa base , et un peu gibbeux postérieurement. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont dilatés dans les mâles ; le troisième est prolongé obliquement , aux côtés internes, en manier de lobe ; le suivant est presque semblable , mais beaucoup plus petit et moins prolongé (2).

La secoade tribu , celle des C arabiques ( Carabici, Lai. ) , compreDd le genre

Cababi, (Caiabus, L.)

Qui a les mâchoires terminées simplement en pointe ou en crochet, sans articulations à son extrémité.

Leur tète est ordinairement plus étroite que le corselet, ou tout au plus de sa largeur ; leurs mandibules , à l'exception de celles d*un petit nombre, n'ont point, ou que très peu de dentelures ; la languette est ordinairement saillante, et les palpes labiaux n'offrent que trois articles libres (8). Beaucoup sont privés ^*aile8 et n'ont que des élytres. Ils répandent souvent une odeur fétide , et lancent par l'anus une liqueur acre et caustique. Geoffirof a présumé que les anciens les avaient désignés sous le nom de Btêprukêy insectes qu'ils regardaient comme un poison très dangereux , particulièrement pour les bœufs (4).

Les Carabes se cachent dans la terre , sous les pierres , les éoorces des arbres, et sont, pour la plupart, très agiles. Leurs larves ont les mêmes habitudes. Cette tribu est très nombreuse , et d'une étude difficile*

Nous composerons une première division générale avec ceux dont les palpes eitérieurs ne sont point terminés en manière d^alène \ leur dernier article n est point réuni avec le précédent pour former un corps soit ovalaire et très pointu au bout , soit conoïde , avec une pointe grêle et aciculaire au bout.

(1) yoyex les mêmes ouvrages que ci-dessus. L*espèce que j^ai décrite et figurée tous le nom de LongicoUiê est distincte de celle que Fabricius désigne ainsi ; c*est le CoUiuriê ^marginala de Dejean , Spec. génér. 1, pag. 165*

(3) Item,

(3) Dans les Cicindèles , Tarticle radical est dégagé , et c^est pour cela que les palpes ont quatre articles ; mais ici il est entièrement adhérent , et ne forme qu*un support , aont on ne tient pas compte.

(4) Voyez le genre Méloê.

Ces Carabes peuvent se subdiviser en ceux dont les deux^ambes antérieures ont au côté interne une forte échancrure séparant les deux épines, qui , dWdinaire, sont placées Tune près de Tautre, à Textrémité de ce côté; et en ceux où les jambes n^ont point d^écbancrure ^-^ou ne présentent qu^un canal oblique, linéaire , nuançant point sur le côté antérieur de ces jambes.

Nous parta(Terons cette subdivision en plusieurs sections.

!<* Les Ëtdis-tronqué^ ( Truncalipennes) , ainsi nommés à raison deleursély- Ires presque toujours tronquées à leur extrémité postérieure. La tête et le corselet sont plus étroits que Tabdomen. La lanjjuette est le plus souvent ovale ou carrée , et rarement accompagnée . sur les côtés , de divisions ( paraglosses ) saillantes.

Les unes ont les crochets des tarses simples ou sans dentelures , disposées en manière de peigne.

Nous commencerons par ceux dont la tête n^est point rétrécie brusquement k son extrémité postérieure , et ne tient point au corselet par une sorte de cou formé brusquement , ou par une sorte de rotule. Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. Les palpes extérieurs ne sont jamais terminés par un article beaucoup plus gros et en forme de hache. Les deux tarses antérieurs des mâles ne sont point ou que très peu dilatés ; le pénultième article de ces tarses et des autres , n^est jamais profondément bilobé.

Les trois sous-genres suivants ont un caractère négatif commun , celui d^étre privés d'ailes.

Les Anthies ( Anthia. Web. , Fab. )

Ont une languette cornée , ovale, et s avançant entre les palpes , jusque près de leur extrémité.

Le labre est souvent grand et denté ou anguleux.

Leurs palpes extérieurs sont filiformes, avec le dernier article presque cylindrique ou en cône renversé et alongé. L^échancrure du menton n^offre point de dent. L^abdomen est ovalaire , le plus souvent convexe , et les élytres sont presque entières ou peu tronquées.

Ces insectes, ainsi que ceux du sous-genre suivant, ont le corps noir, tacheté de blanc, couleur formée par un duvet, et habitent les déserts ou des lieux semblables de TAfrique (1 ) et de quelques parties de TAsie. Les Anthies , diaprés une observation de feu Leschenault de Latour, jettent , par Tanus, lorsqu'on les inquiète, une liqueur caustique. Les espèces sont généralement grandes, et dans les mâles de quelques-unes , le thorax se dilate plus ou moins en arrière et se termine par deux lobes (2).

Les Graphipterbs, (GRAPHiPTSRvs.Lat. — Anthia y Fab. )

Qu^on avait confondus avec les précédents , mais qui en diffèrent par leur languette entièrement membraneuse , à Fexception du milieu ; par leurs antennes comprimées et dont le troisième article est beaucoup plus long que les autres. Leur abdomen est d'ailleurs toujours aplati, orbiculaire, et Fune des deux épines terminant les jambes postérieures est beaucoup plus grande que Fautre, et eu forme de lame.

(1) Quoiqu*on ait trouyé dans la partie méridionale de FEspagne et de Fltalie plusieurs Insectes du nord de FAfrique, on n'y a pas encore découTert une seule espèce d*Anthie ni de Graphiptère.

(2) f^oyez lo second fascicule de Fllistoire naturelle de Coléoptères d'Europe ; le premier volume du Specics de Dejeaii j Fexcellent ouvrage de Schœnherr sur la Synonymie des Insectes, et la partie zooli)[;ique du Voyage de Cailliaud ^ où j'ai décrit et uguré les Insectes recueillis par lui en Afrique.

T, II. 4j

96f INSECTES

Les espèces de ce sous-genre sont exclusivement propres à TÂfrlcpiey et plus petites que les précédentes (1).

Les ÂPTiiiES (ÂPTiNus. Bon* — Brachinus, Web., Fab. )

Ont le dernier article des palpes extérieurs un peu plus gros , celui des labiaux surtout , et une dent au milieu de Téchancrure du menton. Leur languette ressemble d^ailleurs à celle des Graphiptères, mais les divisions latérales ou paraglosses forment une petite saillie pointue. Mais ce qui les distingue plus particulièrement , ainsi que le sous-genre suivant , est que leur abdomen ovale et assez épais , renferme des organes sécrétant une liqueur caustique, sortant avec explosion par Panus, se vaporisant aussitôt, et d^une odeur pénétrante. Cette liqueur, lorsqu^on tient Tanimal entre les doigts, produit sur la peau une tacbe analogue à celle qu^ ferait de Tacide nitrique , et même, si Tespèce est assez grande, une brûlure, avec douleur. Léon Dufour nous a fait connaître (2) les organes qui la sécrètent. — Ces insectes se trouvent souvent rassemblés en société, du moins au printemps, sous les pierres. Us font usage de ce moyen de défense potir épouvanter leurs ennemis, et peuvent réitérer l'explosion un assez grand nombre de fois. Les plus grandes espèces se trouvent entre le tropique et dans les autres pays chaux, jusqu^aux limites de la zone tempérée.

Nous citerons , 1<» VAptine tirailleur (Brachinus dîsplosor, Duf. ; jéptinut balista; Dej., Hist. nat. des Cotéopt. d^Eur., 11, viii, 1 ). Il est long de cinq à huit lignes, noir, avec le corselet fauve et les élytres sillonnées. Dans la ' Navarre, diverses contrées deTEspagne et en Portugal.

2® VAptlne des Pyrénées (Aptînus pyrenceus j Dej. , Hist. nat. des Coléopt. d^Eur, Il , VIII , 3. Il est long dcrtrois à quatre lignes , d^un noir foncé , avec les antennes et les palpes fauves , et les pattes d^un jaune roussâtre. Les élytres sont sillonnées. Il a été découvert dans le département des Pyrl^nées- Orien taies par le comte Dejean (3).

Les Bbachinbs ( Bbacbinus. Web. Fab. )

Ne âifTèrent |[uère des Âptines quVn ce qu^ils sont pourvus d^ailes , et qne réchancrure du menton n^oftre point de dent.

Les uns , généralement plus grands , et pour la plupart exotiques , ont les élytres très distinctement sillonnées ou à côtes, et de ce nombre est une espèce commune aux Antilles et à Cayenne.

Le Brachine aplati ( Brachinus complanatus, Fab. ; Carabus planus , Oliv., III , VI , 63). Son corps est long de six à huit lignes , d^un jaune roussâtre, avec les élytres noires , et offrant un point humerai , une bande sinuée , traversant leur milieu , et une tache à leur extrémité , de la couleur du corps ; c^est aussi celle de leur bord extérieur. Les angles postérieurs du corselet M prolongent en pointe.

Les autres Brachines ont les élytres unies ou légèrement sillonnées.

(1) Fotf9s le second fasciculo de Tllist. nat. de» Coléopt. d*£ur. et le premier volume da Species de Dejean ; Vjinthia exclamalioni» de Fabricius est un Graphiptère dans leDict. d^hist. nat. tum. X , £, 2 , 7, sous le nom de Trilinée.

(3) Mdm. sur le Brachine tirailleur, Ann. du Mus. dliist. natur. XVII , 70, v, et les Annales des sciences naturelles, p. 320.

(3) y oyez le second fascicule de Tllist. natur. des Coléopt. d*£ur. et le premier Tolumt du Species de Dejean.

On trouve communément aux environs de Paris les espaces suivantes :

Le Brackine Pétard ( Brachinut crepitans, Fab. ; Hist. natur. des Coléop. d^Eur., II, VIII, 6; Panz., Faun. , Insect. germ., XX, 5). Sa longueur moyenne est de quatre lignes. Il est fauve, avec les élytres tantôt d^un bleu foncé , tantôt d^un vert bleuâtre, faiblement sillonnées , et les antennes fauves; mais ayant le troisième et le quatrième article noirâtres. La poitrine ^ à Pexception de son milieu , et Tabdomen , sont de cette couleur. On avait confondu avec cette espèce celle que Duftschmid a nommée Explodens (Hist. natur. des Coléop. d^Ëur. , II , viii , 7) , et qui est aussi très commune. Elle est de moitié plus petite , avec les élytres bleues et presque lisses. Celle que Bonelli a distinguée sous le nom de Glabratus n^en diffère que par le défaut de taches aux antennes.

Le Brachine Pistolet ( Brachlnus sclopeta , Fab. ; Hist. natur. des Coléop. d^Eur. , II, IX, 3) ressemble tout-à-fait à la dernière, mais s^en distingue , ainsi que des précédentes , par la suture des élytres , qui est d^un rouge fauve, depuis la base jusqu^au milieu. Le corps est aussi proportionnellement plus large et de la même couleur, tant en dessus qu^en dessous.

Une autre espèce , le Brachine bombarde ( Brachinus bombarda , Illig. ; Hist. nat. des Coléopt. d^ur. , Il , ix , 2 ) , tient le milieu entre la dernière et la première. Les élytres ont autour de Técusson une tache fauve , mais qui ne se prolonge pas le long de la suture.

Le département de PHérault nous offre deux autres jolies espèces , Tune {Exhalons) ayant les élytres d^un bleu obscur, avec quatre points jaunâtres, et Pautre ( Causticus ) toute fauve , avec une bande le long de la suture et une tache postérieure noirâtre (1).

Nous avions d'abord ( Hist. nat. des Coléopt. d^Ëur.) placé le genre Catascopus de Kirby après les Brachines. Nous pensons , diaprés un nouvel examen ,

3u*il appartient plutôt à la section des Simplicimanes. L^extrémité postérieure es élytres offre bien une échancrure profonde, mais elle se termine en pointe, du côté de-la suture , et n^est point tronquée. Plusieurs espèces de cette division présentent aussi le même sinus, quoique cependant moins profond et moins aigu.

Entre les Brachines et les Catascopes, le comte Dejean (Spec. , I^ p* 226) place le genre Corsjrra de Steven , qui a pour type le Cymindis. fusula de Peutomographie de la Russie par Fischer ( I , xii , 3 ). Il diffère de ce dernier par ses tarses , dont les crochets sont simples. Le corps est d^ailleurs aplati , comme dans le précédent et autres sous-genres voisins , court , assez large , avec les palpes filMbrmes , le menton unidenté , le labre transversal , le corselet plus large que la tête et presque demi-or biculaire.

On n^en connaît qu^une seule espèce.

Les autres Carabiques de la même division , et dont les crochets sont simples , s^éloignent des précédents par la forme de leur tête , qui est resserrée nrusquement dès sa naissance , et présente Papparence d^un cou tou d^une rotnle.

Viendront d^abord ceux dont les tarses sont presque identiques dans les deux sexes , subcylindriques ou linéaires , et dont le pénultième article au plus est profondément échancré ou bilobé.

Tantôt les palpes extérieurs sont filiformes ou peu renflés au bout, avec le dernier article presque ovalaire; la tête a la même forme , et se rétrécit graduellement en arrière des yeux. Le premier article des antennes est toujours

(1) f^oyes les ouvrages cités aux tous-genres précédants.

court ou peu alongé. Le corselet est toujours étroit et alougé. Le corps est issez épais. L^échancrure du menton offre une dent dans son milieu. La languette est presque carrée , avec les paraglosses saillantes et allant en pointe.

Les Casnomibs, ( Casmonia. Latr. — Ophionœa Klug. )

Dont le corselet a presque la forme d^un cône tronqué ou d^un cylindre rétréci antérieurement (1).

Les Lbptotràchèlbs, ( Leftotbachblus. Latr. )

Où cette partie du corps est à peu près cylindrique , sans rétrécissement sensible en devant \ où les ély très ne sont point tronquées , et dont les tarses ont leur pénultième article bilobé (2).

Les Odacàmthbs. ( Odacantha. Payk. , Fab. )

Semblables , quant au corselet , mais à él^tres tronquées et à articles des tarses entiers.

I "espèce servant de type au genre , VOdaeanthe Mélanure (Odacantha melanura, Fab.; Clairv. , Entom. Helv. II, v; Hist. nat. des Coléopt. d^Eur. , Il , X. 6 ) , est longue de trois lignes , d\in bleu verdâtre , avec les éiytres , leur extrémité excepté , d^un jaune roussâtre. La base des antennes, la poitrine et la majeure partie des pattes sont aussi de cette couleur. Le bout des éiytres est d^un bleu noirâtre. Cette espèce fréquente les lieux aquatiques, et habite plus particulièrement les départ£ments du Nord de la France , TAllemagne et la Suède (3).

Tantôt les palpes extérieurs sont terminés par un article plus gros , en forme de cône renversé ou triangulaire; la tête , immédiatement après les yeux, est brusquement rétrécie, et drune forme triangulaire ou de celle d^un cœur.

Les uns , dont le corps est aplati , et que Fabricius a placés avec ses Galérites , ont tous les articles des tarses entiers , le corselet en forme de cœur , tronqué postérieurement , et les mandibules ainsi que les mâchoires de longueur ordinaire ou peu saillantes.

Le premier article des antennes est en cône renversé et alongé. La languette est carrée , et ses divisions latérales sont le plus souvent aussi longues qu^efle. On aperçoit une dent au milieu de Téchancrure du menton. Ces Carabiques, dont les espèces indigènes se trouvent sous les pierres , les écorces dWbres , et le plus souvent près des eaux, forment les trois sous-genres suivants :

Les ZvPHiBS, ( ZupHiuM. Latr. ) ^

Qui ont le premier article des antennes aussi long au moins que la tête, et les palpes maxillaires extérieurs fort alongés (4).

Les POLISTIQUBS, ( POLISTICHUS. BoD. )

Où , comme dans le sous-genre suivant , le premier article des anteDiiet est

(1) Consultez TEntomol. brasil. de Klûg ; le Spedes général de Dejean, tom I, pag. 176; lUist. nat. des Coléopt. d'Eur. Fasc. II, vu , 6. L^espèce qui est figurée ( cyanocs/Aa/o ) fonne , à raison du pénultième article des tarses, une division particulière. Elle se trouTean Bengale. Toutes les autres, et dont la principale est VjéttelabtéspensyhanicuadelisÈamiSj sont oniéricaincs , et ont tous les articles des tarses entiers.

(2) Odocantha doraalia , Fab.

(3) VOdacantha tripustulata de Fab. est une espèce do Notoxc.

(4) Galerita olens, Fab; GlairT. Entom. Uelv. Il, xvu, A, a, Uist. nat. des Coléopt. d'Eur. Fasc. II, x, 3.

plus court que la léte , et où ]cs palpes maxillaires sont de longueur ordinaire ; mais dont les second, troisième et quatrième articles des tarses , ceux des deux antérieures surtout , sont courts , presque orbiculaires , et dont la languette terminée supérieurement par un hord droit , a ses divisions latérales saillantes, en forme d^oreillettes arquées , étroites et pointues (1).

Les Hellco, ( Hblluo. Bon. )

Qui ne se distinguent guère du sous-genre précédent que par leur languette entièrement cornée, arrondie au bout supérieur, et sans divisions distinctes. Les espèces sont toutes exotiques (2).

Les autres, et qui , avec ceux qui suivent immédiatement, paraissent se rapprocher beaucoup des Brachines (5), ont le pénultième article de tous les tarses profondément bilobé ; les mandibules et les mâchoires longues , étroites et avancées ; le corps assez épais, avec la tête en forme de triangle étroit et alongé, et le corselet presque cylindrique, un peu rétréci postérieurement.

Le premier article des antennes est fort long et rétréci à sa base; Le menton est presque en forme de croissant, sans dent au milieu de Téchancrure. La languette est saillante, étroite , presque linéaire, terminée par trois épines, et accompagnée de deux petites paraglosscs. Le dessous des tarses est garni de duvet. Tels sont les caractères des

Dryptes. (Dbypta. Latr. , Fab. )

Toutes les espèces connues sont de Tancien continent ou de la Nouvelle- Hollande. On en trouve deux en Europe, et toujours à terre. La plus commune est la Drypte êchancrée ( Drypta emarginala , Fab. ; Clairv. , Entom. Helv., Il, XVII j Histoire naturelle des Colé0|^ères d^Europe, fasc. II, x , 1 ) ; elle est longue d^environ quatre lignes , d*iilh'f>eau bleu azuré , avec la bouche, les antennes et les pattes fauves. L^extrémitc du premier article des antennes et le milieu du troisième sont noirâtres. Les élytres ont des stries pointillées ] elle est plus commune dans le midi de la France qu^au nord. On Ta trouvée cependant en abondance dans une localité des environs de Versailles (4).

Succèdent maintenant des Carabiques très analogues aux précédents par leurs caractères divisionnaires , mais qui s^en éloignent par la forme des tarses. Les quatre premiers articles, ou du moins ceux des tarses antérieurs des mâles, sont très dilatés et bifides ; le pénultième de tous est dans les deux sexes constamment échancré ou dilaté. Les palpes extériélirs et le premier article des antennes sont toujours longs.

Les Trichognatbes (Trichognatba. Latr.) Ont le dernier article des palpes extérieurs en forme de c&db renversé et

(1) GaleritafascioIata^Tah, Clairv. ibid. B,b; Ilist. noiur.des Coléopt. d'Eur. ibid. 4; — Polisticua discoideus, ibid. 5. y oyez lo Spccies gqÉÉr. do Dejean, I, pag. 194.

(2) Helluo cosiatusj llist. nat. des Coléopt. , d'Eur. Fasc. II, vi , 5 , — Galerita hirta, Fab. yoyez le Species génér. deDejean , I, pag. :^S3.

Un lleliuo inédit du Brésil me parait devoir former un nouveau sous-genre , à raison de ses palpes filiformes , et dont le dernier article est cylindrique.

(3) Les Dryptes ont aussi des rapports avec les Cychrus , et paraissent lier les Cicindelètes avec la section des Carabiques grandipalpes. Plusieurs sections de cette famille semblent se rattacher, comme autant de rameaux, aux Cicindèles. La plupart des autres familles d^Insectes sont dans lo même cas, ou forment des troncs ramifiés. En un mot , des séries continues n'existent pas dans la nature.

(4) yoyeZf pour les autres espèces, TUist. natur. des Coléopt. d^Eur. fasc. II, x, 2 , et le Species génér. de Dcjean , toin. I , pag. 182.

alongé , et une saillie triangulaire et velue au côté extérieur des mâchoires. Les palpes sont fort longs. Le labre offre deux crenelures et trois dents obtuses. Le sommet de la languette est armé de trois épines. Les quatre tarses postérieurs ne sont point dilatés, du moins dans les femelles. Llnsecte ( Marginîpennîs) servant de type a été apporté du Brésil, par Sainl-Hiiaire.

Les Galkritks, (Galbrita. Fab. )

Qui diffèrent des sous-genres précédents par leurs palpes extérieurs , dont le dernier article est triangulaire , ou en forme de hache , et par leurs mâchoi* res non dilatées au côté extérieur.

Les deux tarses antérieurs des mâles sont élargis ; les échancrures des quatre premiers articles sont aiguës , et leurs divisions internes sont plus grandes et plus prolongées que les extérieures. La languette est tridentée au sommet et wii paraglosses sont très distinctes. L^échancrure du menton est unidentée.

Quelques espèces ( Ga^r//a ocddentalis , Dej.; — G, jéf ricana, ejusd*), forment par leur tête ovalaire , leur corselet plus alongé et plus étroit , une division particulière. La plupart sont américaines (1).

Les CoRDisTEs ( CoRDisTEs. Latr. »— Calophœna, Klûg. — Odocantha, Fab. )

Ont les palpes extérieurs filiformes et terminés par un article ovalaire et pointu.

he* quatre premiers articles de tous les tarses sont dilatés. Le premier est en forme de cône renversé et alongé ; les lobes des deux suivants sont égaux , étroits et pointus ; le quatrième ttt en forme de cœur ou de triangle renversé , sans échancrure ; sa face supérM|8 est excavée , pour Pinsertion du suivant* La tète est presque ovalaire (2).

Nous terminerons cette section par ceux dont les crochets des tarses sont dentelés en dessous , en manière de peigne , et nous commencerons par ceux dont la tète, ovalaire ou ovoïde, est séparée du corselet par un étranglement brusque, très prononcé, formant une sorte de nœud ou de rotule. Le pénidtième article de leurs tarses est toujours divisé jusqu^à sa base en deux lobes \ les précédents sont larges , en forme de cœur ou de triangle renversé. Le premier article des antennes est peu alongé. Toutes les espèces connues sont du nouveau continent.

Les GrÉNoniroTTLEs ( Ctbnodacttla. Dej. )

Ont leurs palpes extérieurs filiformes , avec le dernier article ovalaire. Le corps est peu alongé , aplati , avec le corselet presque en forme de cœur alongé et tronque péâitérieurement (3). *

Les ÂGBB8. ( Â6RA. Fab. )

Les palpes maxillaires extériikrs sont filiformes , et les labiaux se terminent par un article plus grand, sécuri forme ou triangulaire. Le corps est long, étroit , avec le corselet en forme de cône alongé , rétréci en devant.

(1) yoyeM le second fascicule d^st. natur. des Coléopt. d*£ur. et le premier volume da Spec . génér. de Dejean.

(2) Voyez le second fascicule deTHist. natur. des Coléopt. d^ur; te premier Toluroe da Spec. génér. de Dejean , et principalement rEnlom. brasil. specinica de K.lûg. Toutes les espèces décrites sont de rAmërique méridonale.

(3) Ctenodactyla Ckevrolatii, Dej. Spec. I, pag.327; de Cayeaue.

Le menton est suborbifolaire, avec une dent au milieu de Péchancrure. La languette est presque cylindrique, sans paraglosses bien distinctes (1).

Maintenant la tête n^est point distincte du corselet par un étranglement très brusque, en forme de nœud ou de rotule. (2). Les articles des tarses sont entiers dans plusieurs, et les premiers sont rarement dilatés. Le corps est toujours aplati. Les paraglosses ne sont jamais saillantes , et forment simplement une marge membraneuse , arrondie ou obtuse au bout.

Ici le corselet est isomérique ou plus long que large , en forme de cœur , tronqué postérieurement. Le corps est alongé. Tels sont :

Les Ctmifidis. (Cymindis, Latr. — Cjrmindis, Anomœus, Fiscb. — Tarus,

Clairv. — Carabus, Fab.)

Qui ont les palpes maxillaires extérieurs filiformes ou guère plus gros à leur extrémité, avec le dernier article presque cylindrique; et le même des labiaux, plus grand , presque en forme de hache ou de triangle renversé, dans les mâles au moins; dont la télé n^est point rétrécie postérieurement , et dont tous les articles des tarses sont entiers et presque cylindriques (3).

Les Calleïdes. (Galleida. Dej. )

Entièrement semblables aux Cymindis, aux* tarses près, le pénultième article étant bifide , et les précédents triangulaires. Ce sous-genre est propre à PÂmérique (4).

Les Dbmétrias. ( Demetrias. Bon. )

Analogues aux Calléides par les tarses, mais ayant la tète ovalaire, rétrécie postérieurement, et tous les palpes extérieurs presque filiformes, avec le dernier article presque ovoïde ou subcylindrique. ^

Ce sous-genre, ainsi que le suivant , se compose de très petites espèces, fréquentant , pour la plupart , les lieux aquatiques ou humides et couverts ; presque toutes sont européennes (5).

Les Dromies. ( Dromias. Bon. )

Généralement aptères, à articles des tarses entiers ; d^ailleurs semblables aux Démétrias (6).

Là , le corselet est sensiblement plus large que long, en forme de segment, de cercle ou de cœur, largement et transversalement tronqué postérieurement.

Il en est où le milieu du bord postérieur du corselet se prolonge en arrière. Telles sont :

Les Lbbibs. ( Lbbia. Latr. — Lebia, Lamprîas, Bon.)

Les palpes extérieurs se terminent par un article un peu plus grand , presque cylindrique ou ovalaire et tronqué au bout. Les quatres premiers articles

(1) y oyez rexccUente Monographie de ce genre publiée par te docteur Rlûg; le second fasc. de l'Hist. nat. des Coléopt. d^Éur. et le premier tome du Spec. génér. de Dejean. Toutes les espèces sont de rAmérique intratropicale.

(2) Un peu rétrécie postérieurement dans les Démétrias et les Dromies , mais point fixée au corselet par une rotule.

(3) f^oyet les second et troisième fascicules del^Histoire natur. des Coléopt. d*£ur. et le premier vol. du Spec. génér. de Dej.

(4) Les mêmes ouvrages que ci-dessus.

(5) Item.

(0) Itew.

des tarses sont presque triangulaires , et le quatrième est plus ou moins biiide ou bilobé.

Ces Insectes sont ajpréablement colorés. Une espèce des plus communes en Europe , est la Lébie tête-bleue ( Carabus cyanocephalus , Lin. ; Fab. ; le Bu' preste bleu à corselet rouge y Geoff. ; Panz. , Faun. Insect. Germ., LXXV, 6; Nist. nat. des Coléopt. d^Ëur. , fasc. III , xu , 7 ). Son corps a de deux lignes et demie à trois lignes et demie de long. Il est bleu ou vert et très luisant en - dessus , avec le premier article des antennes , le corselet et les pattes , d*UQ rouge fauve; Textrémité des cuisses, noire, et les élytres pointîllées, marquées de stries légères et ponctuées.

Une autre espèce, de nos environs, est la Lébie hêmorrhoîdale { Carabus hcemorrhoidalls , Fab. ; Hist. natur. des Coléopt. d^Eur. , fasc. III, xiii, 8), qui n^a guère plus de deux lignes de long , dont le corps est fauve , avec les élytres noires , et terminées par une tache d^un fauve jaunâtre; elles ont des stries peu enfoncées , ponctuées, et deux points enfoncés, plus distîocti, près de la troisième , en commençant par la suture (1).

Dans les suivants, le corselet se termine postérieurement par une ligne droite, sans avancement au milieu.

Les Plochiones, ( Plocbiords. Dej. )

Qui ont les antennes presque grenues , le dernier article des palpes labianx grand, presque sécurifornie, les quatre premiers des tarses courts, en forme de cœur renversé , et dont le quatrième est bilobé (2).

Les Orthoconibs, { OaTHoconnis. Dej. )

Ayant des tarses conformés de môme , mais à antennes filiformes et à palpes extérieurs terminés par un article presque cylindrique (3).

Les COPTODÈRES, ( COPTODERÀ. Dcj. )

Ayant les palpes des Orthogonies , les antennes plus ou moins grenues , les trois premiers articles des tarses antérieurs courts , larges , les mêmes des quatre tarses postérieurs étroits , presque filiformes , et le pénultième de tons bifide , mais non divisé en deu!t lobes. Toutes les espèces mentionnées par le comte Dejean ( Spec. 1 , pag. 275) sont étrangères et pour la plupart américaines.

2<> La seconde section , celle des Bipartis ( Bipartiti — Scaritides^ Dej. ) , que Ton pourrait, sous le rapport des habitudes, appeler aussi celle des Fouisseurs , est formée de Carabiques à élytres entières ou légèrement sinuées à leur extrémité postérieure ; ayant des antennes souvent grenues et coudées , la tète large , le corselet grand , ordinairement en forme de coupe, ou presque demi-orbiculaire , séparé de Pabdomen par un intervalle, ce qui fait paraître celui-ci pédicule ; les pieds généralement peu alongés , avec les tarses le pins souvent courts , semblables on peu différents dans les deux sexes , sans brosse en dessous et simplement garnis de poils ou de cils ordinaires. Les denx jambes antérieures sont dentées extérieurement, comme palmées ou digitées, dans plusieurs , et les mandibules sont souvent fortes et dentées. L^échancrore da menton offre une dent. Ils se tiennent tous à terre, se cachent soit dans des

(1) Les mêmes ouvrages que ci-devant.

(2) Item,

(3) Dej.Sncc. I, p. 379, espèces toutes exotiques; près de ce ions-genre doit peut-être venir celui a* Hexagonia de Kirby (Lin. Trans. \1V).

trous qnMl8 y éreusent, soit sous des pierres, et souvent ne quittent leur retraite que pendant la nuit ; leur couleur est généralement d^un noir uniforme. La larve du Ditome bucéphale , la seule que Ton ait observée , a la forme et la manière de vivre de celles des Gicindèles. Ces insectes habitent plus particulièrement les pays chauds.

Trois sous-genres , et par lesquels nous débuterons , forment , à raison de leurs palpes labiaux terminés par un article plus grand , en forme de hache ou triangulaire, un groupe particulier^ le dernier de ces sous-genres nous conduit aux Scarites , tandis que le premier, qui , à Pégard de Tabsence d^échancrure au côté interne des deux jambes antérieures , fait exception, semble se lier avec les premiers sous-genres de la famille. Ils ont tous des mandibules fortes et dentées. Les palpes maxillaires extérieurs se terminent par un article un peu plus gros ; le corselet est en forme de coupe , ou de cœur tronqué ; Tabdomen est pédicule.

Deux de ces sous-genres forment, dans ce groupe, une subdivision spéciale. Leurs jambes antérieures ne sont point palmées. Leurs antennes se composent dWticles presque cylindriques ou en forme de cône renversé. Le menton recouvre presque tout le dessous de la tête jusqu^au labre , et souvent n^offre point de suture transverse à sa base. Le corps est très aplati , et dépourvu d^ailes dans plusieurs. Ils sont tous de l'ancien continent ou de la Nouvelle- Hollande.

Les ËNCKLADES. ( ËSCELADUS. BoU. )

Lfûrs jambes antérieures n^ont point d^échancrure au côté interne. Le premier article de leurs antennes est peu alongé et presque cylindrique ; le troisième est plus court que le second. Le milieu du bord supérieur de la languette est avance en manière d'angle ou de dent. Le corselet est presque en forme de oceur, largement tronqué , avec les angles postérieurs un peu dilatés et pointus* Le labre est échancré ou presque bilobé.

La seule espèce décrite , VEncélade géant ( Enceladus gigas , Bon. , Mém.

de Facad. des scien. de Turin ) , est de la côte d^Angole.

Les SiAGONBS ( SiAGOMA. Latr. — Cuctifus, Gaierita, Fab. )

Ont une échancrure bien prononcée au côté interne des deux jambes antérieures; le premier article des antennes est alongé , en cône renversé , et le second plus court que le troisième ; le sommet de la languette est droit , sans avancement; ]« corselet presque en forme de coupe , presque aussi long que large et sans saillies postérieures ; le labre est dentelé.

Les unes ont Fabdomen ovale et sont aptères (1). Dans les autres il est ovale , tronqué à sa base, et les espèces sont ailées. Lefèvre en a découvert une nouvelle en Sicile. Toutes les autres , tant de cette division que de la précédente , habitent ^Afrique septentrionale ou les Indes orientales (2).

Le troisième sous-genre , par ses antennes moniliformes , les dents du côté extérieur de ses deux premières jambes , les proportions ordinaires du menton^ la forme générale du corps , se rapproche évidemment des Scarites.

Les Caubnus (Cabbnom. Bon.) Ont les mâchoires sont droites, sans crochet terminal. La languette est arron-

(1) Siagona rufipea, Latr. Gêner. Cnist. et Inscct. I , yii ,9 ; Cucujus rufipes , Fab.— Siagona fuscipes , Bej. Spec. I , p. 359.

(S) Les Siagones atrala, dspresia, (Gaierita depressa Fab.) Feju» {Golerita feju», Fab.) Schupelii, Dcj. ibid,; — Scarites lœvigatuê ,Herb9t. Col. clxxv, 0.

die à son sommet. Le dernier article des palpes maxillaires extérieiirs est renflé et une fois plus long que le précédent.

La seule espèce connue {Scariteè cyaneus, Fab.) habite la Nouvelle-Hollande.

Aucun des autres Carabiques de cette section n^oitre de palpes labiaux terminés par un article plus grand et sécuriforme; le dernier est en forme de cdne renversé et alongé , ou presque cylindrique et aminci à sa base ; le même des maxillaires extérieurs est aussi presque cylindrique ; tous ces palpes sont k pea près de la même grosseur partout, ou quelquefois amincis à leur extrémité.

Une première subdivision très naturelle , et qui comprend les Scarites de Fabricius, moins Tespèce précédente, se composera des Carabiques bipartis, dont les deux jambes antérieures sont palmées, on du moins digitées au bout, c*est-à-dire terminées extérieurement par une longue pointe, en forme d^épine, opposée à un éperon interne très fort. Leurs antennes sont grenues, avec le second article aussi long et souvent même plus long que le suivant. he% mandibules, celles d^un petit nombre exceptées, sont robustes , avancées , anguleuses ou dentées au côte interne. Le labre est très court , transversal et crustacé. La languette est le plus souvent entièrement cornée, hérissée de poils ou de cils, largement échancrée ou évasée au sommet , avec les angles latéraux avances.

Les uns ont les mandibules très fortes , avancées et ordinairement dentées; le labre cruslacé , très denté au bord antérieur ; la languette courte , point saillante au-delà du menton , entièrement cornée ou crustacée, hérissée de poils, évasée au bord supérieur. Leurs jambes antérieures sont toujours palmm.

Les espèces sont généralement grandes.

L^un de ces sous-genres , celui des

Pasimaqcbs, (Pasimachus. Bon.)

Se rapproche du dernier relativement aux mâchoires, qui sont droites et sans crochet terminal.

he^ antennes sont d^égale grosseur. Le corps est très aplati , ovale, avec le corselet en forme de cœur, largement tronqué en arrière , presque aussi large à son bord postérieur qu^en devant et que la base des élytres ; ce bord est presque droit et simplement un peu concave dans son milieu. Ce sous-gepre est propre à F Amérique (1).

Selon Dejean (Spec. , II, pag. 471), après les Pasymaques doit venir le genre qu^il a formé sous la dénomination de Scaptbrb (Scapteru*)^ et sur une espèce des Indes orientales, qui lui a été communiquée par Pun de nos plos zélés entomologistes , Guérin , auquel elle est dédiée. J^ignore si les mâchoires ressemblent à celles du sous-genre précédent , mais le corps a des proportions différentes ; il est alongé et cylindrique. Les antennes sont proportionnellement plus courtes que d ordinaire ; le second article est carré , un peu plos gros que les autres, qui sont courts , presque carrés, et vont en grossissant.

hes suivants ont les mâchoires arquées et crochues au bout, hes antennes grossissent insensiblement vers le bout. Le corselet est toujours séparé postérieurement de la base des élytres, par un vide ou par un angle rentrant, bien prononcé.

Ici les palpes extérieurs sont terminés par un article presque cylindrique , point rétréci en pointe , au bout.

(1) Rapportez à ce sous^enre les Scarites depressua et marginatuê de Fabricius et dH)!ivier. Koye» le premier volume du Species de Dejean, pag. 405; les ObservatioiM eatomologiques de Bonelli , et TouYrage de Palisot de Beanvois sur les Insectes recueillis par lui en Amérique et en Afrique.

Les ACANTHOSCBLBS ( ÂCARTHOSCBLIS. Lat.)

SonI remarquables par leurs cpiatre jambes postérieures , qui sodI en forme de palette alongée, arquées, planes et un peu concaves à leur face ft terne, convexes , chargées de petits grains et de petites épines sur la face opposée , avec la tranche supérieure dentée , et les dents postérieures grandes et comprimées; le trochanter des deux cuisses postérieures est fort grand.

Le corps est court , large , convexe en dessus , avec le corselet transversal , arrondi latéralement , sinué au bord postérieur ; les éperons des jambes antérieures fort longs et les autres presque en forme de lames.

La seule espèce connue ( Scarites ruficomis, Fab. ) habite le Gap de Bonne- Espérance.

Les Scarites (Scaritbs. Fab.)

Ont les quatre jambes postérieures étroites , généralement unies , n^ofTrant de petites épines que sur leurs arêtes ; les intermédiaires ont au plus sur le côte extérieur une ou deux dents ; 'le trochanter des cuisses postérieures est beaucoup plus petit qu^elies. Les mandibules sont en forme de triangle alongé, et fortement dentées à leur base. Les second et troisième articles des antennes sont en forme de cône renversé , presque de la même épaisseur, et les suivants sont grenius.

Les uns ont deux dents au côté extérieur des jambes intermédiaires.

Les Scarites Pyracmon (Scarites Pyracmon^ Bonelli ; Dej., Spec. I, p. 367 ; Scarites gigas , 01iv.,Gol. III , n<> 36; 1 , 1 ; Clairv., £ntom.,Helv« II , ix, a). II est long d^environ un pouce , sans ailes , aplati , d^un noir luisant, avec les élytres un peu élargies postérieurement , marquées de stries très fines , légèrement ponctuées , et dont la troisième offre près de Fextrémité , deux points enfoncés plus distincts. La tête , selon Dejean , est beaucoup plus grande dans le maie que dans la femelle; elle a deux impressions et des petites rides sur le front. Le corselet a postérieurement une dent de chaque côté. On en compte trois aux jambes antérieures. Il se trouve sur les bords de la Méditerranée, dans le midi de la France, et dans la partie orientale de PEspagne. Lefebvre de Cerisy, officier distingué de marine et très bon entomologiste , a publié quelques observations sur ses habitudes.

Le Scarite terrlcole. {Scarites terrlcola, Bonelli ; Dej. , Spec. 1, p. 398. ) Son corps est ailé , long de huit à neuf lignes, et noir. Les jambes antérieures ont trois fortes dents, suivies de trois autres très petites; le côté extérieur des deux jambes suivantes nVn offre qu^une. Les élytres sont alongées , «triées et un peu rugueuses ; elles ont deux points enfoncés près de la troisième strie. Il se trouve avec le précédent.

Le Scarite des sables ( Scarites sabulosus, Oliv., Col. III, 36 , 1,8; Clairv., Entom. Helv., II, ix, 6; Scarites lœvigatus, Fab., Dej.), ressemble beaucoup au précédent , mais il est un peu plus petit , plus déprimé , sans ailes , avec les élytres faiblement striées. Les jambes antérieures n^ont que deux dentelures , après les trois dents ordinaires. Il habite encore les mêmes localités que le premier , et se trouve aussi en Sicile , d^oû il a été apporté par Lefèvre.

Les OXTGNATBES. (OxTGNATHUS. Dcj.)

Semblables essentiellement , quant aux antennes et aux palpes , aux Sca mais ayant, ainsi que les deux sous- genres suivants , des mandibules longn< étroites, sans dents, se croisant fortement en manière de pince; et le corps

étroit , alongé et cylindricrae. Les antennes sont plus courtes que la tête et ks mandibules réunies. Le labre est peu distinct. Le corselet est presque carré.

L'espèce serrant de tfpe {Scariies elongaius, Wiedem.; Oxjrffnadkvselon- (jfatuspDey Spec. , Il , p. 474), est des Indes orientales.

Là, les quatre palpes extérieurs, on les labiaux au moins, se terminent par un article en forme de fuseau et finissant en pointe. Le corps est alongé et cylindrique , et les mandibules sont longues , étroites , sans dents notables , ainsi que celles des Oxygnathes.

Les OxTSToms, (Oxtstomvs. Latr.)

Dont les palpes labiaux , presque aussi longs que les maxillaires externes, sont recourbés, avec le premier article saillant, cylindrique, le suivant pea alongé et le dernier en fuseau , long et très pointu au bout ; les antennes sont parfaitement moniliformes, à partir du milieu de leur longueur, avec le premier article aussi long que les trois suivants réunis (1).

Les Gamptodontbs, ( Cai^ptodontus. Dcj.)

Où les palpes labiaux sont sensiblement plus courts que les maxillaires, externes , non recourbés , et terminés , ainsi qu'eux , par un article en fuseau , el dont les antennes sont composées en majeure partie d^articles en forme de cdoe renversé ; la longueur du premier ne surpasse guère celle des deux suivants pris ensemble (2).

Les autres , et dont les jambes antérieures ne sont point dentées extérieorement, mais simplement didactylesau bout, ont des mandibules courtes, peu avancées au-delà du labre ; le labre coriace, entier ; la languette saillante au-ddà de réchancrure du menton , glabre ou peu velue , avec des paraglosses séparées, saillantes et membraneuses; les palpes extérieurs sont terminés par ni article ovalaire , acuminé au bout.

Ces Garabicpies sont petits , fréquentent les lieux humides , et ne sont pas étrangers aux régions septentrionales.

Les GuvtNBs (Clivuia. Lat.)

Ont trois fortes dents au côté extérieur des deux jambes antérieures etue à celui des deux suivantes (3).

Les Dtsciibibs, (Dtschibids, Bon. — CHvina^ ^cj.)

Qui n^ont au plus que des dentelures ou de petites épines très peu distinctes, au côté externe des deux jambes antérieures , et où ce côté se prolonge ordinairement à son extrémité en une longue pointe , en forme d^épine on de doict, et opposée à un autre doiçt constitué par un fort éperon du côté interne. Le dernier article des palpes ladbiaux est proportionnellement plus gros que le mène des Clivipes , et presque en masse sécuriforme. Le corselet est ordinairement globuleux (4).

Notre seconde et dernière subdivision des Bipartis comprendra ceux dont les jambes antérieures ne sont ni dentées extérieurement ni Ùdigittées an bout, et

JOxyêtomuê cylindricuê , Dej. Spec. I, p. 410, du Brésil. 'Jamptodontuê cayennennSf ibid. II, pag. 477. Venebrio foêsor y Lin.; Scaritea arenarius, Fab. Glairv. Bntom. Uetv. II, vm, A, a, «; Ifiii Clivines de Bejean (Spec. I, pag. 411); 1-7. (4) Ciirineê, ii<» 8-31, de Dejean ; mois la huitième , ou VÀrctica, semble ofinr les etractèruf dci Céphalotes.

dent le second article des 'antennes est sensiblement plus conrt que le suivant. Us se rapprochent beaucoup , quant aux organes de la manducation , des deux derniers sous-genres , et ils avaient été confondus par quelques auteurs avec les Scarites , dont ils ont , en effet . le port et les habitudes.

Les uns ont le corps étroit , alongé , presque parallélipipède , avec le corselet presque carré , les antennes en tout ou en partie grenues , le dernier article des palpes extérieurs presque cylindrique, et le même des labiaux presque en forme de cône renversé ou de hache. Ils sont tous exotiques.

Les MoRioifs (MoRio, Lat.)

Ont des antennes d^égale grosseur partout, le labre profondément échancré, les palpes extérieurs filiformes, les cuisses ovales et les jambes triangulaires (1). Dans

Les OzBNBS, (OzsNA. Oliv. )

Les antennes sont plus grosses ou renflées à leur extrémité , le labre est entier, les palpes labiaux se terminent par un article plus large ^ presque en forme de hache ou de triangle ; les cuisses et les jambes sont étroites et alongées (2).

Les autres ont le corps ovale on oblong, avec le corselet soit presque en forme de coupe ou de cœur, soit presque orbiculaire ; les antennes filiformes , composées d'articles , pour la plupart presque cylindriques , surtout les derniers ( les autres plus amincis à leur base , presque en forme de cône renversé), et le dernier article des palpes extérieurs presque ovalaire ou en fuseau. Le labre est échancré.

Ceux-ci sont propres aux pays chauds et sablonneux des contrées occiden-^ lal^ de l'ancien continent.

Les DiTOMBS, (DiTOMUs. Bon. — Carabus, Caiosoma, Scaunu, Fab.)

Dont les palpes sont plus courts que la tête ; dont le corselet est en forme de coupe ou de cœur, et dont les tarses sont courts.

Quelques espèces , celles auxquelles Ziégler restitue la dénomination générique de Ditomus, ont le corps plus alonge , de la même largeur, avec la tète séparée de chaque côté du corselet par un angle rentrant , et ordinairement armée, dans les mâles , d^une ou de deux cornes (3).

Les autres , ou celles qui composent le genre uiristus, du même , ont le corps plus court , plus large en devant , avec la tête presque continue avec le corselet, •*y enfonçant jusqu aux yeux ; ses angles antérieurs sont pointus (4).

Les Apotomes, (Apotomus, HofTm. — Scarites, Ross.)

Dont les palpes antérieurs sont fort longs , dont le corselet est orbiculaire, et. dont les tarses sont filiformes et alongés. Les palpes maxillaires extérieurs

(1) Harpalus monilicomia, Latr. Gêner. Cn4l et Insect. I, p. 206; — Morto molinicomiê Dd. Spcc. I, p. ASO', — Scarii, Gêorgiœ, Palis, de Beauv. VII, xv,;5;— Aforto broêi iiênsiê, Dej. ilnd; — Morio orientaiiê, ejusd. ibid.

(2) Ozœna denh'pe», Oliv. Eocyclop. méthod. — Ozœna Rogerii, Dej. Spec. p. 454 ; — Osœna brunnea, e}U9d. ibid. — Ozœna GyUkenalii, ejusd. ibid.

(3) Dcîj. Spec. I , pag. 459, première division des Ditomes. Le Carahus calydaniuêàe Fabricius , diaprés une étiquette mise par lui sons un individu provenant de la collection de Desfontaines, forme une espèce très distincte du Ditomus calydonius de Dejean. Le mâle a tes man^ules fourchues ou comme partagées en deux cornes ; la corne du milieu se termine en pointe, ou plutôt en fer de lance. Le Caiosoma longicomis de Fabricius est probablement la femelle de cette espèce ou d*une autre très voisine.

(4) Seconde division des Ditomes de Dejean, ibid,, p. 444.

sont beaucoup plus longs que la tête , et terminés par un article ovoïdo-cylindrique; le même des labiaux est en forme de fuseau alongé. Je n^ai pas aperça de dent dans Péchancrure du menton (1).

5^ Notre troisième section des Carabiques , celles des Quadrimanes, Quadnmani — Harpaliens) , Dej. (2), renferme ceux qui, semblables d^ailleurs aux derniers par leurs élytres terminées postérieurement en pointe, ont, dans les mâles , les quatre tarses antérieurs dilatés ; les trois ou quatre premiers articles sont en forme de cœur renversé ou triangidaires , et presque tous terminés par des angles aigus; leur dessous est ordinairement (les Ophones exceptés) garni de deux rangées de papilles ou d^écaille^ , avec un vide linéaire , intermédiaire.

Le corps est toujours ailé , généralement ovalaire et arqué en dessus ou convexe, avec le corselet plus large que long , ou tout an plus presque isométrique, carré ou trapézoïdal. La tête n^est jamais brusquement rétrécie postérieurement. Les antennes sont delà même grosseur partout, ou un peu et insensiblement épaissies vers le bout. h^% mandibules ne sont jamais très fortes. Les Ï palpes extérieurs sont terminés par un article plus long que le précédent, ovaaire ou en fuseau/ La dent de Téchancrure du menton est toujours entière, et manque dans quelques-uns (3). Les pieds sont robustes , avec les jambes épineuses et les crochets des tarses simples. Les tarses intermédiaires , dans les femelles mêmes , sont courts , et , à la dilatation près , conformés à peu près ainsi que les précédents. Ces Carabiques se plaisent dans les lieux ^sablonneux et exposés au soleil.

Cette section se compose du genre Harpale , tel que Bonelli Ta restreint dans le tableau présentant la distribution générale des Carabiques. De nouvelles coupes en ont encore depuis diminué retendue. Elles sont subordonnées aux trois divisions suivantes.

La première aura pour caractère : échancrure du menton unidentée (4), labre echancré , tête et extrémité antérieure du corselet aussi laides ou plas larges que Pabdomen (5). Elle comprend trois sous-genres.

Les AciNOPBs, (ÂciNOPUs. Ziégl., Dej.)

A antennes filiformes, composées d^articles courts, mais cylindracés, et à corselet rétréci insensiblement de devant en arrière, avec les angles postérieurs très obtus ou arrondis. Le labre est fortement echancré ; les mandibules n^ont point de dents ; ceUe du milieu de Pécbancrure du menton est largement tronquée (6).

Les D APTES, (Daptus, Fisch. — Acinopus, Dej.)

A antennes , à commencer au cinquième article , moniliformes \ à corselet

(1) Scarit9B rufuê^O\vi.'Co\, III, 36, ii , 13, a, b ; Rossi, Faun. Etruse» I, iv. S; — Jpolomus rvfuM, Dej. Spec. I, pag. 450; — ejusd. Apotomus teslaceut, ibid. pag. 451.

(3) Cette dénomination est eu harmonie avec celle des deux sections suiTantes, et fondée sur un caractère exclusif ; elle me semb^^ donc préférable i celle d^Harpaliciy employée par Booelli. Wf

(3) La languette , ainsi que dans les deux sections suiTantes , est toujours notablement saillante, obtuse ou tronquée au bout, et accompagnée de deux paraglosses disUnctes, membraneuses , en forme d^oreillettes.

(4) Si les Cyclosomes ( f^oy.la pag. 567.) ont les quatre tarses antérieurs dilatés, ib firmeront une quatrième di¥ision , à raison de deux dents de Féchancrure du menton.

(5) Tète forte, paraglosses asseï larges, comparatÎTement à la languette propre, et arrondies au bout; second article des antennes un peu plus court que le suivant; tarses intenn6diaires des m Aies un peu moins dilatés que les antérieurs.

(0) Harpaluê megacêphalus , Latr. Gêner. Crust. et Insect. I , p. 206 ; — Carahtu «Myo csphaluê . Fab. Ross. Faun. Etrusc. ; Append. tab. III , H ; — jicinopus utegaeegMft, I^j. '.Gâtai.

coléoptères; 865

rétréci brusquement vers ses angles postérieurs , qui se terminent en pointe. L^une des mandibules est avancée et très pointue. Les quatre jambes antérieures , surtout celles des mâles , sont très garnies de petites épines (!)•

Près des Daptes paraît devoir venir le genre Pangus de Megerle , mentionné par le comte Dejean dans le catalogue de sa collection de Coléoptères.

D'après Pétude de Tune ( Pemylvanicus) des deux espèces que celui-ci y rapporte ; je n^ai pu découvrir les caractères qui distinguent cette coupe de la précédente.

La seconde division se compose d^Harpales, ayant aussi Pécbancrure du menton unidentée , mais dont le corps , plus ou moins ovalaire ou ovoïde, est plus étroit en devant, et dont le labre est entier ou simplement un peu concave. Ce sont:

Les Harpalbs propres. (Harpalus. Dej.)

Une espèce des plus communes dans toute PEurope, est VHarpale bronzé ( Carabus œneus, Fab. ; Panz. , Faun. insect. Germ. , LXXV, 3 , 4.) ; son corps est long d^environ quatre lignes , d^un noir luisant , avec les antennes et les pattes fauves ; le dessus du corselet et des élytres le plus souvent vert ou cuivreux et brillant , quelquefois d^un noir bleuâtre. Le corselet est transversal , rétréci postérieurement , finement rebordé sur les côtés et au bord postérieur, avec un enfoncement pointillé de chaque côté, près des angles postérieurs. Les élytres , striées , ont une incision près de leur bout , et de petits points enfoncés dans les intervalles des stries extérieurs. On lui a aussi donné le nom de Protée, à raison des changements nombreux de seê couleurs (2).

L^absence de toute dent sensible dans Péchancrure du menton , distingue les Carabiaues de la troisième et de la dernière division de cette section , et qui , par la forme du corps et le labre , ressemblent d^ailleurs à ceux de la division précédente.

Les Opbores, (Ophonus, Dej.)

Dont les mâles ont les quatre tarses antérieurs fortement dilatés ou sensiblement plus larges et généralement garnis, en dessous, de poils nombreux et serrés , formant une brosse continue ; le pénultième article n^est point bilobé. Le dernier des palpes extérieurs est tronqué ou très obtus.

Le dessus du corps et très finement pointillé. Le corselet est le plus souvent en forme de cœur, tronqué postérieurement (3)

Les Stbnolophes , ( Sténolopbds , Ziég. , Dej.)

Qui ne diffèrent des Ophones que par la forme de Pavant-dernier article des

3uatre tarses antérieurs , du moins dans les mâles , et même des postérieurs , ans quelques-uns; il est divisé jusqu^à sa base en deux lobes (4).

(1) Jcinopua maculipennis , Dej. Daptui pictuê, Fisch. Entom. delà Russie, II, xxvi, 2, XLV1, 2 ; — D. vittatuê , ejusd. ibid. 7, var. ? — Ditoma vittiger, Germ j — D. cMorthficus f ejusd. ibid.

(2) Foyes , pour les espèces , le Catalogue de la collection de Dejean , genre Harpaluê,

Sag. 14 , et , quant à leur synonymie , Schœnherr , Synonymia Inseclorum , et la Faune 'Autriche de Duftschmid. Fabricius n'en a décrit qu'un petit nombre, et parmi lesquels nous citerons celles qu'il nomme : Caliginosua , Ruficomis , BinoiaiM, Tardus, Heroê, jinàliê, Flavilahrify etc. Les Carabus Signatus, Hirtipes de Panser font aussi partie de ce sont-genre.

!3) Foyes le Catalogue de Dejean , pag. 13. 4) Stenolophus vaporariorum ^ Dej. ibid.; — Carabus vaporariorum, Lin., Panx., Faun. Insect. Germ. XYI, 7; -^Harpalus sapcnartus, 'Duîour. Dn Sénégal.

Les AcBPALPBS, (ÂCUPALPU8, Lat. — Stenolophus, Dej.)

Dont les quatre tarses antérieurs des mâles différent peu des postériears, avec les articles intermédiaires arrondis , presque grenus et velus ; et dont les palpes extérieurs se terminent par un article pointu au bout.

Ces Carabiques sont très petits et semblent se lier avec le Tréchus (1).

A** La quatrième section, celle des Simplicimaicbs [SimpUcinumi) , se rapproche de la précédente, quant à la manière dont se terminent les élylres ; mais les deux tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les mâles , sans former néanmoins de palette carrée ou orbiculaire ; tantôt les trois premiers articles sont notablement plus larges , et le suivant alors est toujours beaucoup plus petit que le précédent ; tantôt celui-ci et les deux précédents sont plus larges, presque égaux, en forme de cœur renversé ou triangulaires : les premiers articles des quatre tarses suivants sont plus grêles et plus alongés, presque cylindriques ou en forme de cône alongé et renversé.

Les uns ont les crochets des tarses simples ou sans dentelures.

Ici le troisième article des antennes est , au plus , une fois plus long que le précédent. Les pieds sont généralement robustes, avec les cuisses épaisses, plas ou moins ovalaires ; le corselet , mesuré dans son plus grand diamètre transversal , est aussi large que les élytres.

Tantôt les mandibules sont évidemment plus courtes que la tête , et ne dépassent le labre que de la moitié au plus de leur longueur.

Nous commencerons par ceux dont tous les palpes extérieurs sont filiformei.

Les Zabres (Zabrus, Clairv. Bon. — Pelor, Bon.)

Se distinguent des suivants par le dernier article de leurs palpes maxUlaires, qui est sensiblement plus court que le précédent, et par les deux épines qui ter> minent les deux jambes antérieures (z).

Les PoGOïfEs, (PoGONus, Zieg., Dej.)

Qui , dans Tordre naturel , nous paraissent très rapprochés des Anuara de Bonelli , s^éloignent des autres Carabiques de cette division par le mode de dilatation propre aux deux tarses antérieurs des mâles ; les deux premiers articles, et dont le radical plus grand , sont seuls dilatés , les deux suivants sont petiti et égaux. Leur corps est généralement plus oblong que celui des Amara, Cet insectes paraissent d'ailleurs habiter presque exclusivement les bords de la mer ou les bords des étangs salés (5).

Ce n^est guère encore que par un caractère analogue que Ton peut distinguer de ces derniers ,

Les TÉTRAGONODBRBS. ( Tbtbagonodbrus. Dej.) Les tarses antérieurs des mâles sont proportionnellement moins dilatés qae

(1) Les Stenolophes du Catalogue de Dejean , à rezception du précédent. Noos eitero«, entre autres , le Carabu» meridianus de Linnasus et de Fabricus , et te C veêp&rtinuê de Panzer, XXXVII, 91.

(2) Carabuê gibbua. Fab. Zahrua çibhus , Clairv. Entora. Helv. II , xi. f^oyvs , pour lei autres espèces , le Catal. de la coll. de Dejean, et le troisième vol. de son Species. Les espèces Aptères , telles que le Blapt spt'nipes de Fabricius (Panz. Faun. losect. Gem. , xcvi , 2 ) , forment le genre Pelor,

(5) Voyei le Catal. do Dejean. Gerroar en a représenté, dans sa Faune des Insectes d*Earope, deux espèces : Pogonut halophiluê, X, 1; HarpaluB lundipenniê , VU, 3, voisioe du Pogonua pallidipenniê Au premier.

dans les suivants , ]eurs premiers articles étant plus étroits et plus alongés , et plutôt en forme de cône renversé quVn forme de cœur. Ces Insectes sont propres à l'Amérique méridionale (1).

Les Fbbonibs. (Fbronià. Lat. )

Où les tarses antérieurs des mâles ont leurs trois premiers articles fortement dilatés , en forme de cœur renversé , et dont le second et le troisième plutôt transversaux que longitudinaux.

Ce sous-genre comprendra un srand nombre de coupes génériques, indiquées dans le catalogue de la collection du comte Dejean , tels que les suivantes : Amara, Pœcilus , Argutor, Omaseus, Platx*ma, Pierostichus , Abiupy Sieropus, Perçus, Molops, Cophosus. Ce savant entomolomste a reconnu depuis (troisième volume de son Species) Timpossibilité de les signaler, et, a Texception du premier, qu^il conserve encore , il réunit les autres dans une grande coupe générique, quMl nomme avec moi, Féronfe. Mais quant aux Amara même , vainement ai-je cherché dans les antennes et les parties de la bouche , des caractères qui les distinguassent nettement des autres genres. Celui que Ton tire de la dent du milieu de Téchancrure du menton , sans parler de son peu dlmportance , est très équivoque ; cette dent , chez tous ces Carabiques , m^a paru avoir au bout une échancrure, mais un peu plus distincte ou plus profonde dans les uns que dans les autres. Les antennes de plusieurs sont un peu grenues ou composées d^articles relativement plus courts et plus arrondis au sommet; mais on ne peut assigner d^une manière rigoureuse les limites de cette distinction. J^en dis autant de la concavité du bord antérieur du labre et de la forme du corselet.

Les Féronies peuvent former trois divisions : 1<* les espèces généralement ailées , dont le corps , plus ou moins ovale , est un peu convexe ou arqué en dessus , avec les antennes plus filiformes , la tête proportionnellement plus étroite et les mandibules un peu moins saillantes. Par leurs habitudes , ces espèces se rapprochent des Zabres et des Ilarpales \ tels sont les Amares (Amara) (2), dont le corselet est transversal \ les Poeciles (Pœcilus ) , où il est presque aussi long que large, et dont les antennes, assez courtes, ont le troisième article comprimé et anguleux; et les Argctohs (Argutor)^ semblables aux Pœciles, mais à antennes proportionnellement plus longues, et dont le troisième article n^est point anguleux.

3" Les espèces généralement ailées , mais dont le corps est droit , plan ou hori](ontal , en dessus, avec la tête presque aussi large que lui. Elles fréquentent les lieux frais ou humides. Tel est le genre Plattshb (Platysma) de Bonelli , auquel nous réunissons celui d*Omaseus, de Ziégler et Dejean, et celui de Cotadramus, de Mac Leay fils (3).

(1) Harpaluê circumfusua de Gemiar, Insect. Species nov. 1, 36 ?

(2) Des espèces plus raccourcies , dont le corselet s^élargit de devant en arrière , forment le ((enre Leiruê de quelques auteurs. Le Scolytua flexuoaus de Fabricius semblerait se rapporter à cette division ; mais , suivant Dejean, les quatre tarses antérieurs sont dilatés : il m*a paru quMIs Tétaient plus en dehors quVn dedans. Cet Insecte peut former un sousgenre propre ( Cycloaomuê ). f^oy«S; quant aux précédents , le troisième volume du Speeiet de ce naturaliste.

(3) Celles dont le corps est très aplati , avec le corselet notablement rétréci postérieurement, en formeront une première cfivision , tel est le Camhua picimanus de Duftschmid, on le C. monticola de quelques autres ; Dejean le place avec les Pisroêiicktu ; quelques espèces du Brésil y entreront aussi. Germar ( Insect. nov. spec. I, pag. 91 ) en a décrit une aoos le nom de Molopa Corinîkiua,

Ceux dont le corps est presque parallélipipède , avec le corselet presque carré , point on

TOMl II. -47

. Si° La troisième division des Féronies se composera d^espèces analogues k celles de la précédente par Fensemble de leurs caractères , mais qui en djflR&rent par Pabsence des ailes.

Parmi ces espèces , les unes , les plus nombreuses, et dont le corselet n^esl pas toujours en forme de cœur tronqué , ont à la base des élytres un pli ou rebord transversal , bien marqué , continu, s^étendantjusqu^à la suture.

Tantôt le corselet est presque carré ou en cœur tronqué , avec les angles postérieurs aigus.

Celles dont le corps est en carré long ou cylindrique avec le corselet presque carré, guère plus étroit postérieurement qu^en devant, formant le genre Co- PHOSE (Cophonts) de Ziégler et Dejean. Il a été établi sur une espèce {Cyiiiubi' eut) d^Autricbe (1).

Celles dont le corps est généralement ovale, déprimé, ou peu convexe en dessus , avec le corselet grand , presque carré et subisométrique , toujours fortement rebordé latéralement, aussi large ou presque aussi large à sou bord postérieur que la base des élytres, composent le genre Abax (Aoax) de Bonellî.

L^AIlemagne en fournit plusieurs espèces. Celle qu^on a nommée MetaiUeui et le Molopt ttriolatus du comte Dejean , qui ont les antennes composées dWticles plus courts , ou qui sont presque grenues , ont paru devoir former un nouveau genre, celui de Cheporut (2).

On trouve souvent dans les parties froides ou humides des forêts de tios environs, VAbax petiiesstries (Carabus striota, Fab. j Carabus depressus y OU?., col. m, 35, IV, 46) (3).

Tantôt', le corselet toujours terminé postérieurement par deux angles bien prononcés ou aigus , est sensiblement rétréci par derrière. Sa coupe se rapproche plus ou moins de celle d^un cœur tronqué.

Parmi ces espèces , plusieurs ont le corps déprimé ou plan en dessus , et les antennes composées d^articles alongés , plutôt obconiques que turbines. BoneUi les distingue généralement sous le nom de Ptérostiche (Pterostichus,)

Elles habitent plus particulièrement les hautes montagnes de TEurope et le Caucase.

Les environs de Paris n^en fournissent qu^ine seule {Carabus oblongo-pune* tatus, Fab. ; Panz. , Faun. Insect. Germ. , LXXIII , 2) (4).

D^autres, dont les antennes sont presque grenues, ont le dessus du corps assez convexe, et proportionnellement plus large, avec Tabdomen plus court.

peu rétréci en arrière, formeront une seconde division. De ce nombre sont le Piotffêmû nigra de Bonellî et Dejean, les Omaseuê du dornier (Gâtai, pag. 12 ) , et le Carahm^tenê-' hrioides d^OUvier , type du sous-genre Catadrotnu* de Mac Leay fils ( Annul. jav. I , pag. 18, 1, v), qui ne diffère de celui à^Omaêeu* que par la dent du roenton , et qui est beau* coup plus grande et entière. Ses élytres ont à leur extrémité un grand sinus, ou plutM une échaucrure. Cest une des plus grandes espèces de cette famille.

Les Harpales, Nigrita^ Anthracinuê ei A lerrimuê de Gyllenhall, sont des Oma9§mê,hb dernier a les angles postérieurs du corselet obtus , ce qui le distingue de tous les autres. Oa place dans le môme sous-genre le Carabus Leucoplhalmus de Fabricius,ou le Mêiamarimê d*Illiger , mais il est aptère.

(1) Nous y joindrons VOmaseuê melanariuê de Dejean , ainsi qu*une autre espèce d*AI> lemagne , intermédiaire entre les précédentes et le Cophosus cylindricus, et qui est, je crois , VOmaêeu» ehngaius de Ziégler.

(2) Les Platiftmes f décrits et figurés par Fischer (Entomol. de la Russie, II,xix,4el 5 ), sont probablement des Abax analogues.

(3) yoyês , pour les autres espèces , le Catalogue de Dejean , et la Faune d^Autridie de Duftscbmid.

(4) yoyesy pour les autres espèces, le Catalogue de Dejean, et le bel ouvrage de Fischer sur les Insectes de la Russie ( II, p. 1 23 , xix , fig. 1 ; xxxvu , 8 , 9 ). Je pense avec lui que le G. ffsjfOSocfiM de Mégerle ne diffère pas essentiellement de celui de PierotHckuê,

COLEOPTERES. 509

Ce$t le genre Molops (Molops) deBonelli , qui conduit évidemment à d^autres Féronies très analogues, mais dont le corselet est arrondi aux angles postérieurs , et dont Tabdomen est ovalaire , Tangle extérieur de la base des élytres étant obtus ou point saillant. Le corps et les antennes sont , en général , proportionnellement plus longs. Ces dernières espèces ont été détachées des Ptérostîches pour former un nouveau genre , celui de Stérope (Sieropus, Meg.) (1). Nous terminerons enfin ce sous-genre par des espèces généralement assez grandes , dont le corselet a presque toujours la forme d^un cœur tronqué , et dont la base des élytres n^a point de pli transversal , ou ne présente au plus qu^un espace lisse , s^effaçant , et sans bord postérieur bien terminé. Tel est le caractère qui me parait le mieux signaler le genre Perçus {Perçus) de Bonelli. Ni la longueur relative des deux derniers articles des palpes maxillaires, ni Tinégalité des proportions des mandibules, ni quelques légères différences sexuelles prises des derniers anneaux de Pabdomen , ne le distinguent nettement des autres sous-genres. Ces espèces habitent exclusivement PEspagne , Pllalie et les grandes iles de la Méditerrannée. Quelques-unes sont aplaties en dessus (2).

Les Myas (Mtas.)

De Ziëgler^ ressemblent aux Féronies , avec lesquelles on a formé le genre Cheportu; mais leur corselet est plus dilaté latéralement, rétréci près des angles postérieurs , et offre immédiatement avant eux une petite échancrure. Les palpes labiaux se terminent par un article évidemment plus épais , presque triangulaire. On en connaît deux espèces, Tune de Hongrie (Chalxàœus), et Tau- Ire de PAmérique septentrionale, où elle a été découverte par Leconte (3).

Tantôt les mandibules sont aussi lougues que la tête, et s^avancent fortement au-delà^du chaperon. Le corps est toujours oblong, avec le corselet en forme de cœur alongé. Les uns ressemblent à des Scarites, et les autfes à des Lébies.

Les CÉPHALOTEs (Gepbalotes, Bon. — Broscut. Panz. )

Ont des antennes dont la longueur égale au plus la moitié de celle du corps , composées d'articles courts , et dont le premier est plus court que les deux suivants pris ensemble ; mandibule droite fortement unidentée au côté interne ; labre entier (4).

Les Stomis, (Stomis. Glairv.) Où les antennes sont plus longues que la moitié du corps , composées d^arti-

(1) Voyest f tant pour celui-ci que pour lé précédent, le Catalogue de Dejean et Germar

Ilniect. spec. nov. I, p. 26 et suiv.). Quelques espèces, telles que le Molopê terricola Scariits piceuê , Panz. Faun. Insect. Germ.XI, 2); le Molops elatua (Scarites gagates , ^QSd. XI, 1); le Steropus hottentota {Scarites hottentolus, Oliv. col. III , 3G, , 11 10), avaient été rangés avec les Scarites. Le Carabus madidus de Fabricius ( Faun. Insect. Gur. V, 2) , espèce assez commune dans quelques départements méridionaux , est un Stérope. Dejean forme un nouveau genre avec leSc. hottentot, à raison de ses pieds antérieurs, dont les jambes sont arquées , et de quelques autres caractères.

(9) Carabvs Paykulii, Ross. Faun. etrusc. mant. 1 , tab. V, f. C. — Perçus ebenus , Cbarp. Hor. Entom. Y, I. f^oyex aussi les Annales des sciences naturelles, et celles des sciences physiques par Bory de Saint-Vincent, Drapiez et Yan-Mons. Je rapporte au même tous-genre IMÂajr corsicus de Dejean.

(5) Quelques autres espèces , analogues par la forme des palpes labiaux , mais à mandibules plus fortes, dont la dent mitoyenne du menton est beaucoup plus grande, et propres aux Indes orientales , forment le genre Trigonotoma de Dejean , dont les caractères sont exposés dans le troisième volume de son Spccics. Ici encore parait devoir se placer le genre Pseudomorpha de Kirby (Lin. Trans. XI Y, 08).

(4) Carabus cephalalotes , Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. lxxxui^ 1 ; Ind. entom. pag. 69.

clés alongéft , et dont le premier plus long que les deux suivants réunis ; dont la mandibule droite offre près du milieu de son côté interne une forte entaille, et dont le labre est écbancré (1).

Le sous-genre suivant , celui des

Catascopks (Gatascopus. Kirb. ),

Se distingue des deux précédents , dont il se rapproche d^aillenrs par la longueur relative du troisième article des antennes , en ce que le corps est aplati, proportionnellement plus large, avec le corselet plus court, les élytres fortement écbancrées latéralement à leur extrémité postérieure , et que le labre est alongé. Les yeux sont grands et saillants. Ces Insectes ont des couleurs brillantes, et ressemblent, au premier aspect, à des Gicindèles ou à des Elaphres (2).

Là, la longueur du troisième article des antennes est triple, ou peu s^en faut , de celle du précédent. Ces organes ainsi que les pieds sont généralement grêles.

Dans ceux-ci , les quatre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont larges , et le pénultième est bilobé.

Les CoLPODEs. (CoLPODES. Macl.)

Ce sous-genre, établi par Mac Leay fils ( Annul. javan. , I , p. 17, 1. 1, fig. 3), paraît avoir de grands rapports avec le précédent et les suivants. Suivant lui, le labre est en carré transversal et entier. L^écbancrure du menton est simple ou sans dent. La tète est presque de la longueur du corselet. Celui-ci est presque en forme de cône tronqué , écbancré en devant , avec les côtés arrondis et no peu rebordés. Les élytres sont un peu écbancrées. Les lobes du pénultième article des tarses antérieurs du mâle sont plus grands. Le corps est un peu convexe. Il ne cite qu^une seule espèce (Brunneus)»

Dans ceux-là , tous les articles des tarses des deux sexes sont entiers.

Les AIoRMOLTCEs. (MoBHOLTCE. Hcgcmb.)

Le corps est très aplati , foliacé , et beaucoup plus étroit dans sa moitié antérieure. La tête est fort longue , très étroite , presque cylindrique. Le corselet est ovalaire et tronqué aux deux bouts. Les élytres sont très dilatées et arquées extérieurement, avec une écbancrure profonde au côté interne, près de lenr extrémité.

{\) Stomiê pumicatus , Clairr. Entom. beW. II , vi.

(2) Ce sous-genre a été établi par Rirby sur un espèce de Carabique ( Caiaacopuê Hari^ wickii, Traïu. Lin. soc. XIV, m , 1 ; Hist. nat. des Coléopt. d*£ur. II. vu , 8) des Indes orientales, ayant la tête et le corselet verts, les élytres d*un bleu verdâtre, otoc des stries ponctuées , et le dessous du corps presque noirâtre. Mac Leay fils ( Annul. jaTsn. I , p. 14) place les Catascopes dans sa famille des Harptides, immédiatement après les ChUsaies,ety rapporte le Carabe éléf^nt de Fabricius, rangé avec les Êlaphres par Weber. Il les distiogns d*an antre sous-genre très voisin , qu*il établit sous la dénomination de Ptricaluê, par ses antennes , dont le second et le troisième articles sont presque de longeur égale, tandis quMci le troisème est plus long; par les mandibules qui sont courtes, épaisses et coarbées , au lieu d*étre avancées et presque parallèles ; à raison encore des palpes , qui sont courts , épais , avec le dernier article ovoïde , presque tronqué , tandis que ceux des Péricales sont grêles et cylindriques; enfin parce qu*ici la tête est plus large que le <»nelet,ce 2ui n*a pas lieu dans les Catascopes. Les yeux, en outre, sont très saillants et ^obnleBX ans les Péricales , ce qui leur donne quelque ressemblance avec les Êlaphres et les Cidndèles. II n^en décrit qu^une espèce (Pericaluê cicindehides, t, 2); mais nous ignoroos encore quelles sont les différences sexuelles , surtout relativement aux tarses. La forme de It languette des Catascopes et celle de leurs jambes les éloignent des Êlaphres et des Tachys. Ces Insectes se rapprochent beaucoup des Chlœnies, des Anchomènes , des Sphodres , etc. Plusieurs Carabiques simplicimanes ont Textrémité de leurs élytres fortement sinaée an bout , et se distinguant à peine , sous ce rapport , des Troncatipenneê,

La seule espèce connue (Phxllodet) a été Tobjet d^une monographie particulière publiée par Hagembach , et se trouve à Java.

Les Sphodres (Sphodrcs , Giairv. Bon. — Loemosthenus, Bon. — Carabus, Lin. )

Ont le corps déprimé , mais non foliacé , avec la tête ovoïde , le corselet en forme de cœur et les élytres sans dilatation extérieure ni échancrure interne.

Plusieurs de ces insectes se tiennent dans les caves (1).

Les derniers simplicimanes se distinguent de tous les autres par les dentelures intérieures des crochets du bout de leurs tarses.

Les uns ont tous leurs palpes extérieurs filiformes , et le corselet soit en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement , soit en trapèze et s^éiargis- •aut de devant en arrière.

Les Gténipbs , (Ctbnipus. Latr. — Lœmosthenus, Bon.)

Dont le corps est droit , alongé , avec le corselet en forme de cœur , rétréci et tronqué postérieurement. Le troisième article des antennes est alongé (2).

Les Calatbes, (Calathus, Bon.)

Dont le corps est ovale, arqué en dessus, avec le corselet carré ou trapézoîde, plus large postérieurement (3).

Les autres ont les palpes labiaux terminés en massue, en forme de toupie ou de cône renversé , et le corselet presque orbiculaire.

Les Taphries. (Taphria. Bonelli. — Synuchus, Gyllenh.)

L^échancrure du menton est bidentée , ainsi que dans le sous-genre précédent (4).

5<* La section cinquième , celle des Patellimanes ( Patelltmani) , n^est distinguée de la précédente que par la manière dont se dilatent, dans les mâles, les deux tarses antérieurs; les premiers articles (ordinairement les trois premiers , le quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d'autres), tantôt carrés , tantôt en pallie de cette forme , et les autres en forme de cœur ou de triangle renversé , mais toujours arrondis à leur extrémité , et point terminés comme dans les sections précédentes , par des angles aigus, forment une palette orbiculaire ou un carré long, dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu.

Les pieds sont ordinairement grêles et alongés. Le corselet est souvent plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen. Ils fréquentent , pour la plupart , les bords des rivières ou les lieux aquatiques.

Nous partagerons les Patellimanes en ceux dont la tête se rétrécit insensible-

(1) Carahuêleucopîhalmua,\Àn,\ Carabuê planuê,yàb. Panz. Faun.Insect.'.Germ. XI, 4. Dans le Sphodruê terricola ( Carabus terricola, Payk; Oliv. Col. III, XXXV, ii , 134), les crochets des tarses offrent quelques petites dentelures , comme dans le sous-geore ■uÎTant.

(3) Les Sphodres yan/At nus , complanatus, et plusieurs autres de Dejean, qui se distintinguent des vrais Sphodres par le raccourcissement du troisième article des antennes et les dentelures des crochets des tarses. Ces deux sous-genres se confondent presque insensiblement. Fischer a figuré plusieurs espèces de Tun et de Pautre , sous la dénomination générique deSphodre, dans le second volume de son Entomographie delà Russie.

(3) Carabu* tnelanocephalus , Fab.; Panz. Faun. Insect. Germ. XXX, 19 ; C ciiteloides, ibid. XI , 1â ; — C. fuêcut , Fab.; — C. frigtdus , ejusd. ^oyeM le GaUl. de la coll. de Dejean, et Germar. Insect. Spec. nov. I , pag. 13.

(4) Carabuêvitaliê, IlUg. Pans. ibid. XXXYII, 19.

37â INSECTES

ment par derrière ou à sa base , et en ceux où le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux , de manière que la tête semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule.

Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux.

Les uns , dont les mandibules se terminent toujours en pointe , et dont la palette des tarses est toujours étroite , alongée et formée par les trois premiers articles , dont le second et le troisième carrés ont le labre entier ou sans écbaocrure notable, et une ou deux dents dans Téchancrure du menton ; Textrémité antérieure de la tête n^est point rebordée.

Ici le dessous de la palette des tarses offre , comme dans les précédents , deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermédiaire , et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont toujours filiformes et terminés par un article presque cylindrique ou cylindrico-ovalaire.

Tantôt le corps est très aplati.

Les DoLiQUBs, (DoLicHus. Bon.)

Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s^éloignent de tout les suivants, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous. Leur corselet est en forme de cœur tronqué (1).

Les Plattnbs, (Platynus. Bon.)

Semblables , quant à la forme du corselet , mais à crochets des tarses simples. Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelques-uns (2).

Les ÂGONBs, (Â60NUM. Bou.)

Où le corselet est presque orbiculaire (3).

Tantôt le corps est d^lne épaisseur ordinaire. Le corselet toujours en forme de cœur tronqué.

Les Anchombnbs. (AifCHOMBNcs. Bon.) (4).

Là le dessous de la palette des tarses est garni d^une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs et surtout les labiaux sont , dans plusieurs , terminés par un article plus épais ou plus large, en forme de triangle renversé.

Nous commencerons par ceux oà ils sont filiformes.

Les Gallistes (Callistus, Bon.)

Ont la dent de Téchancrure du menton entière , les palpes extérieurs terminés par un article ovalaire et pointu au bout , et le corselet en forme de cœur tronqué (ô).

(1) Carabus flavicomiê , Fab.; Preysl. Bohem. Insect. I , m, 6 , et quelques autres sfpèces du cap de Bonne-Espérance.

(2) Platynus complanatus^ Bon.; — Carabus angusHcoUis , Fab.; Pani. Faun. Insect Gcrra. LXXIII, 9; — Platynus blandus, Germ. Insect. Spec. nov. I, p. 12; — Carabus scrobiculatusy Fab. ; — Harpalus livens, Gyll.

(3) Harpulus viduus , Gyll.; Panx. ibid, XXXYIl , 18; — Carabus marginaius, Fab.; Pans. ibid. XXX , 14; — C. ù-^unctatus , Fab.; Pans. ibid. XXX, 13 et XXXVIII, 17 ? - C parum-punctatus^ Fab.; Panz.|tfrtV/. XCIl , 4 ; C. 4-punctatus ^Tàb.'j OUv. col. III, 55, XIII, 158. f^oye» le Calai, de Dejean. VA. rotundatum et quelques autres forment, pour lui , un nouveau genre.

(4) Carabus prasinus, Fab.; Panz. ibid. XVI , 0 ; — Carabus albipes, Fab. Pani. ibid. LXXIII, 7; — C. oblongus, Fab.; Panx. ibid. XXXIV, 3.

(5) Carabus iunatus, Fab.; Panx. Faun. Insect. Germ, XVI , 3 ; Dej. Spec. II , p. )96.

Les OODBS (OODES. BOD.)

Ressemblent aux Callistes quant à la dent de Péchancrure du menton , mats ont le dernier article des palpes maxillaires extérieurs cylindrique , et le même des labiaux en ovale tronqué. Le corselet est trapézoïdal, plus étroit en devant, et de la largeur de la base de Fabdomen , à son bord postérieur (1).

Les Chljknies. (Cbljsnids. Bon.)

Où la dent de Téchancrure du menton et bifide ; ils ont les palf)es maxillaires extérieurs terminés par un article presque cylindrique , un peu aminci à sa base , et le dernier des labiaux en forme de cône renversé et alongé.

Le Carabe savonnier d^Olivier (col. III , 36, m, 26), dont on se sert au Sénégal , en guise de savon , est de ce sous-genre (2).

Dans les suivants, les palpes extérieurs sont terminés par un article plus large, comprimé , en forme de triangle renversé ou de hache et plus dilaté dans les mâles. La dent de Téchancrure du menton est toujours bifide.

Les E^OMis, ( Epomis, Bonelli.)

Auxquels nous réunirons les Dinodbs (Dinodes) , dont le dernier article des palpes est un peu plus dilaté (3).

Le genre Littauchenut , de Mac-Leay fils ( Annul. javan. I , i , 1 ) , me paraît peu différer du précédent.

Les autres ont le plus souvent les mandibules très obtuses ou comme tronquées et fourchues ou bidentées à leur extrémité. Leur labre est distinctement échancré ou bilobé, et la portion antérieure de la tête, qui lui donne naissance , est rebordée et souvent concave. L^échancrure du menton n^offre point de dent. La palette des tarses de plusieurs est large , presque orbiculaire.

Ceux-ci ont les mandibules terminées en pointe , sans échancrure ni dent au dessous d^elIe.

La palette des tarses des mâles est formée par les trois premiers articles.

Les Rehbes. (Rembds. Latr.)

Le labre est bilobé. Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes , et le dernier article des labiaux est un peu renflé , en forme de cône renversé et alongé.

La tête est étroite , relativement à la largeur du corps. Les antennes et les palpes sont grêles (4).

(1) C. helopioidêê , Fab. Panz. ibtd, XXX, ii. VoyezXe second Tolume du Spccies de Dejean , pag. 574.

(2) C. ct»c/u«,Fab.; Herbst. Arcbiv. XXIX , 7: — C feslivus, Fab.; Panz. ibid, XXX, 15; — C tpoliatus^ Fab. Panz. ibid. XXXI, 6; Chlœniu» veluîinuSf Dej. Carabus cinc'^ tus, Oliv. col. III , 35 , III , 28 ; — C. holotericeus, Fab.; Panz. ibid. XI , 9, a ; — C. nigricomis, Fab. Panz. ibid. XI, 9, b, c. — C. agrorum , OIît. ibid. XII, 144 ; — C 4-<u/catus, Payk. et plusieurs autres espèces exotiques de Fabricius , telles que les suivantes : isnuicoUis , oculatus , posticus, micans , quadricolor^ ètigma , ammon , carnifex , etc. f^oycM le second vol. du Spec. de Dejean , pag. 297 et suiv.

(5) Dinodes rufipeê, Bon. Dej. Spec. II , pag. 373 ; Carabus asureus , Dufl. Chlœniusasureus , Strum. Y, cxxvii , — Epomis circumscriptus, Dej. Spec. II, p. 369 ; Carabus cinctus, Ross. Faun. ctrusc. I, iv, 9; — Carabus crœsus, Fab.

(4) Rembuspolitus, Dej. Carabus poh'tus, Fab. Herbst. Archiv. XXIX, 2; — R, impres^ suSy Dej. Carabus impressus, Fab.

Les D1GJSLB8. (D1CALU8. Bou.)

Le labre est simplement échancré , arec une ligne imprimée et longitudinale au milieu. Le dernier article des palpes extérieurs est plus grand et presque eo forme de hache*

Le corps est presque parallélipipède , arec la tète presque aussi large que le corselet , et les élytres fortement striées et souvent carénées latéralement. Les mandibules sont arquées inférieuremenl , au bord interne , et comme tronquées ensuite et terminées en pointe. Les espèces connues sont américaines (1).

Ceux-là ont des mandibules très obtuses, échancrées à leur extrémité, ou unidentées en dessous.

Les LiciNBS (LiGinus. Latr.)

Ont le dernier article des palpes extérieurs plus grand , presque en forme de hache. La palette des tarses des mâles est large , suborbiculaire et formée par les deux premiers articles , dont le basilaire fort grand (2).

Les Bàdister. (Badistbr , Clairv. Ambfychus, Gyllenh. )

Où le dernier article des palpes extérieurs est ovalaire ; celui des labiaux est simplement un peu plus gros (terminé souvent en pointe aiguë). La palette des tarses est en carré long et formée par les trois premiers articles (3).

Les derniers patellimanes , ou ceux qui composent leur seconde division générale, ont leur tête rétrécie brusquement derrière les yeux, et comme distbguée du corselet par une sorte de cou ou de pédicule. Elle est souvent petite, avec les yeux saillants. Dans plusieurs , la languette est courte et s^avance pev au-delà de Téchancrure du menton.

Ici cette échancrure n^a point de dent ; les mandibules sont fortes, et le labre est fortement échancré et presque bilobé. Tels sont

Les PÉLÉciBS. (Pblecidm. Kirby.)

Le dernier article des palpes extérieurs est en forme de hache. La languette est courte. Le corps est oblong , plus étroit en devant. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont en forme de triangle renversé , garnis de brosse en -dessous , et le quatrième bifide.

Les espèces de ce sous-genre et du suivant sont propres à rAmériqoe méridionale (4).

Là, Féchancrure du menton oITre une dent; les mandibules sont généralement petites et moyennes dans les autres. Le labre est entier on faiblement échancré.

Quelques-uns se rapprochent des Pélécies à Pégard des palpes extérieurs, terminés aussi par un article plus grand , en forme de hache ou de triangle renversé. Leur tète est toujours petite, et le corselet orbiculaire ou trap&CMdaL

(1) Voyez le Spec. gén. des Col. de Dejean, II, 283.

(3) Carabus agricola, OHt. col. III, 35, Y, 53;— C êtlphoides, Fab, Sturm. lU, uxir, a ; C. emargivatuê, Oliv. ihid, XIII, 150; Carabus cassideus, Fab. — C. ifaprvstifa. Payk.; Strum. ibid. LXXIY,o, 0; — C, Hoff'manseggii, Pan*. Faun. Insect. Germ. LXXaIX,5. yoyet le Species de Dejean , II , p. 393-401 .

(3) Carabu» bipusiulaius , Fab; Clairr. Entom. HeW. (I, xni; — C. mtUatuêjïBif. Panx. ibid* XXXVII, 90. f^oyeM le second volume du Spec. de Dejean , p. 405-411.

(4) Pehcium cyanipesy Rirb. Transact. Linn. soc. Xil, xxi, 1 .

Les Gtnthibs. (Ctuthia. Lai. — Aupar. Microcephalut,)

Dans les mâlesi les premiers articles des tarses antérieurs sont en forme de triangle renversé et composent la palette ; ils sont garnis de brosse en-dessous, et le quatrième est bifide. La tête et les mandibules sont proporlionnéllement plot fortes que dans le sous-genre suivant. Les palpes extérieurs sont moins alongés , mais plus comprimés au bout. Le corps est ovale , avec le corselet trapézoïdal, plus large postérieurement, plan, rebordé, sillonné longiluflinalement (1).

Les Panagkes, (Panagjeus, Lat. )

Dont la palette des tarses , propre aux mâles , n^est formée que par les deux premiers articles.

La tête est très petite , comparativement au corps , avec les yeux globuleux. Les mandibules, les mâchoires et la languette sont aussi très petites. Le corselet est le plus souvent suborbiculaire (2).

Dans les sous-genres suivants , et qui terminent cette section , lelÉUpes extérieurs sont filiformes; le dernier article des maxillaires est presque cylindrique, et le même des labiaux est presque ovalaire ou presque en cône renversé et alongé. Le premier sous-genre , celui JB

LORICÈRES, (LORIGEBA. Lat.)

Est très remarquable. Ses intennes sont sétacées , courbes , avec le second article et les quatre suivants plus courts que les derniers et garnis de faisceaux 4e poils. Les mandibules sont petites. Les mâchoires sont barbues extérieurement. Le labre est arrondi en devant. Les palpes labiaux sont plus Ittigs que les maxillaires. Les yeuuont très saillants. Le corselet est presque oroîculaire ov en forme de cœor, lipgement tronqué etarroi^di aux angles postérieurs. Les ferob inremiers articles des tarses antérieurs sont dilatés dans les mâles (3).

' Les Patbobes (Patrobus. Meg.)

Ont des antennes filiformes, droites, sans faisceaux de poils, avec le quaflème article et les suivants égaux , presque cylindriques \ les mandibules de inru|deur ordinaire ; le labre en carré transversal , avec le bortf^antérieur droit. La TOOgueur des palpes labiaux n^excède pas celle des maxillaires. Le corselet est en forme de cœur tronqué , avec les angles postérieurs aigus. Les deux premiers articles des tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les mâles. Les yeux •ont moins saillants et le cou est moins étroit que dans le sous-genre précédent (4). • .

Nous passerons maintenant aux Carabiques dont les jambes antérieures n^ont point d^écbancrure au côté interne , ou qui en oflrent une , mais commençant très près de Fextrémité de ces jambes , ou ne s^avançant point sur leur face

(1) Sous-genre établi sur des espèces du Brésil , ayant , ainsi que les Dictes, le port des jibax de Bonelli.

(2) Carabua crux-major, Fab.; Clairv. Entom. Helv. II, xv; — Carabus notulatuê, Fab. — Cychrut refleiua^TtA). OUv. col. 111,35, vu, 77',— Carabtn angulatus, Fab. OUt. ibid, vu, 76; — Panagée à quatre tachée^ CuT.'Reg. anira. IV^ xiv, 1. f^oyes Tarticle Panagée, de TEncyclop. méthod. et le second volume du Species de Dejean , pag. ^SSefsuiv.

(3) Loricera œnea, Latr. Carabuê pilicomh, Fab. Panz. Faun. Insect. Gerni. XI, 10; Oliv. col. 111 , ô5, XI , 1 19 ; Dej. Spec, 11, pag. 303.

(4) Cairabuê rufipesj Fab. C. excavatus^ Payk.; Panx. ibid, XXXIV, 2. Dejean , dans In Catalogue de sa collection , en mentionne deux autres espèces,rune du Portugal et Tautre de rAroér. septcnt.

antérieure et ne formant qu^un canal oblique et linéaire. La languette est souvent très courte, terminée en pointe au milieu de son sommet , et accompagnée de paraglosses allant aussi en pointe. Les mandibules sont robustes. Le dernier article des palpes extérieurs est ordinairement plus grand , comprimé en formé de triangle renversé ou de hacbe dans les uns , presque en forme de cuiller dans les autres (1). Les yeux sont saillants. Les élytres sont entières on simplement sinuéçs à leur extrémité postérieure. L^abdomen est ordinairement yolumineni, comparai! vement aux autres parties du corps. Ces Carabiques sont, pour la plupart, de grande taille, ornés de couleurs métalliques brillantes, courent très vite et sont très carnassiers. Us composeront une section particulière, la siuème du genre , et que nous nommerons Granoipalpes (Grandipalpi) (2).

Une première division aura pour caractères : corps toujours épais, sans ailes ; labre toujours bilobé \ dernier article des palpes extérieurs toujours très grand; écbancrure du menton sans dent; côté interne des mandibules entièrement on presque entièrement dentelé dans sa longueur.

Ici les m^dibules sont arquées, fortement dentées dans toute leur longueur, et Fextré JB latérale et extérieure des deux premières jambes est prolongée en nue pointe. Le dernier article de leurs palpes extérieurs est en demi-ovale , longitudinal, avec le c5té interne arqué; mm palpes maxillaires internes sont droits, avec le dernier aMicle beaucoM plui^rand que le premier et presque ovoïde. J/échancrure du menton est pSil proffinde. Tels sont les caractères

Des Pambobes. (PImboru^ Latr. )

0% n^en connaît encore qu^une seule espèce , le Pambore alternant (Cuv., flèg. anim. , Y, xiv, 2; Dej. , Spec. , II , p. 18 , 19) , et qui a été apportée de la No|^velle-Hollande par Pérou et Lesueur.

Là les mandibules sont droites , simplement arquééb-te crochues et dilaléei à leur extrémité. Les deux janlbes antérieures ne se prolongent point en numUn d^épine à leur extrémité latérale. Le dernier article des ^pes extérieurt tHà beaucoup plus large que les précédents , concave en deAévi|^|aresque en forme de cuiller. Le menton est profondément échancré , pi^poitionneilemeQt pins alongé que dans les sous-genres suivants , épaissi sur les côtés dans la plupart, et comme divisé longitudinalement en trois espaces. Les élytres sont soudéct^ carénées latéralement , et embrassent une partie des côtés de Tabdomei^fes Carabiques composent le genre Cychrus de Paykull et de Fabricius , mais ^on a modifié depuis , de la manière suivante :

Ceux dont les tarses sont semblables dans les deux sexes , dont le corselet est en forme de cœur tronqué , plus étroit postérieurement , ou presque orbîculaire, et point relevé sur les côtés, avec les angles postérieurs nuls hn arrondis, ont seuls conservé la dénomination générique

De Ctcibvs. (Ctchbcs, Latr., Dej.) (3)

Ceux où les mâles ont les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés, mais faiblement et sous forme de palette , et dont le corselet est en trapèie ,

(1) Il est loavent plus dilaté dans les mâles ; cela est surtout très sensible dans les Procèriis.

(â) Dénomination plas caractéristique que celle (T Abdominaux, que novs lui avons donnw auparavant.

(ô) ( jfckrus nw/mliM^ Tab.; Pani. Faun. Insect. Germ. LXXIV, 6;C1airT. Entom. Helv. II , XII , A ; — C. aUenHaiHê, Fab. Pani. ibid. 11,3: Clairv. ibid. xix , B ; — CJialicms , Bonel. Oliserv. Entom. (Mém. de TAcad. de Turin ). Voyes, pour les autres espèces, Spec. Brjean , Il , pag. 4 et suit.

large , échaocré aux deux bouts , relayé sur les côtés avec les angles postérieurs aigus et recourbés , composent une autre coupe générique , celle

Des ScApHiNOTKS. ( ScAPHiNOTus , Latr. , Dej.) (1)

lyautres espèces enfin , ayant le port des Cychrus , mais dont les tarses antérieurs ont , dans les mâlçs , les deux premiers articles très dilatés et formant arec le suivant , qui Test moins , et dont la figure est celle d^un cœur, une palette , sont pour le comte Dejean

Des Sphj[rodbrii8. (Sphjkbodebus.) (2).

Les espèces de ces deux derniers sous-genres sont particulières à VAtaKm rique.

La seconde division de cette section nous offrira des Garabiques ayant aussi comme les précédents le corps épais , le plus souvent privé d^ailes , mais dont le menton est muni , au milieu de son échancrure , d^une dent entière ou bifide, et dont les mandibules sont , au plus , armées d^une ou de deux dents et situées à leur base.

Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. L^abdomen est le plus souvent ovalaire.

Les uns , dont le labre est quelquefois entier, ont tous les tarses identiques dans les deux sexCs.

Les Tbpplus (Tbfflus. Leach.) •

Sont les seuls de cette division dont le labre smt entier ou sans échancrure.

Le Tefflus de MegeHe ( Carabus Megerlei, Fab. ; Yoet., col. II , xxxix, 49), a près de deux poucea de long , et habite la côte de Guinée et Pextrémité orientale du Sénégal. Il est tout noir , avec le corselet ridé , et les élytres divisées par des cotes longitudinales et ayant dans leurs sillons des points élevés. Le dernier article des palpes extérieurs est très grand , en forme de hache alongée , avec le côté interne curviligne. La dent de Téchancrure du menton est petite. Le troisième article des antennes est trois fois au moins plus long que le second.

Les Peocbrus (PaociRcs. Meg.) *

Ont le labre bilobé. Toutes les espèces connues sont pareillement de grande taille , soit entièrement noires , soit de cette couleur en dessous , et bleu^f ou ▼erdâtres en dessus , avec les élytres très chagrinées. Elles habitent généralement les montagnes des contrées orientales et méridionales de TËuro^, et celles du Gaucase et du Liban (3).

. Le9 autres, et dont le labre est toujours divisé en deux ou trois lobes , ont les tarses antérieurs très sensiblement dilatés dans les mâles.

Ceux-ci n^ont jamais d^ailes. Leurs mandibules sont lisses , et Ton remarque

il) CffchruM eiewaiuê, Fab. Knoch , Beytr. 1, tiu, 19; Dej. Spec. II, page. 17. 9) Dej. Spec. II , pag. 14 et suit.

(3) Carabus êcabroêua , Fab. C. gigas , Creutz. Entoro. I , ii , 15 ;— C. êcabrosus, OUt. Gol. III , 35, vu , 83 , décrit et figuré depuis long-temps par Mouffet , Ins. T^ath, 159;— P. iauricuêf Dej. Spec. 11,24 ; ^ Caraiua scabrosus , Fisch. Entom. delà Russie, I, h , 1, h, d, f;— -Procariis caucasicuê , Thy ibid, p. 95; — Carabuê êcabrosuê , Fisch. ibid, c,e. Labillardlère en a trouvé , dans le Liban , une antre espèce, mais inédite.

578 I^ISECTES

à leur base , ou à Tune dMles au moins , nue ou deux dénis. Le corselei est en forme de cœur tronqué , subisométrique ou plus long que large. L^abdomen est ovalaire.

Les PaocausTES, (PaocausTKS. Bon.)

Dont le labre est trilobé , et dont la dent de Téchancrure du menton est bifide (1).

Les CAaABES , ( Cababus , Lin. Fab. — Tachyput, Web. )

Où le labre est simplement écliancré ou bilobé , et dont la dent de Péchancrurc du menton est entière. ^

^^Le comte Dcjean en a décrit cent vingt-quatre espèces , qu^il a distribuées llpns seize divisions. Les treize premières comprennent celles dont les élytres sont convexes ou bombées , et les trois dernières , celles où elles sont planes , et dont Fischer forme deux genres, Plectes et Cechenus (2), fondés sur les proportions relatives de la tète et du corselet. La considération de la surface des élytres fournit les autres caractères secondaires de ces divisions , et telle a été la métbode de Glairville et de Bonelli. La migeure partiel de ces espèces habite PEurope , le Caucase , la Sibérie , PAsie mineure , la Syrie et le nord de PÂfrir que, jusqu^au trentième degré environ de latitude nord. On en trouve aussi quelques-unes aux deux extrémités de PÂmériqne , et il est probable que les montagnes des contrées intermédiaires en possèdent aussi quelques-autres.

Parmi les espèces à corps convexe et oblong , Pune des ^us communes est le C. doré ( C. auratus, Lin. ), Panz. , Faun. insect. Germ. , LXXXI , 4 , qu^oa nomme vulgairement le Jardinier. Long de près d^un pouce , d^un vert doré en dessus, noir en dessous^avec les premiers articles des antennes et les pieds fauves; élytres sillonnées , unidentées au bord extérieur, près de leur extrémité, surtoutdans la femelle, avec trois côtes unies sur chaque.

Ce Carabe disparait au midi de PEurope, ou ne s^y trouve plus que dans les montagnes (5).

Ceux-là sont le plus souvent ailés. Leurs mandibules sont striées transversalement , sans dents sensibles au côté interne. Le corselet est transversal, également dilaté et arrondi latéralement, sans prolongements aux angles postérieurs.

{%) Carabmê coriacêua , Fab.; Pani. Faun. Insect. Germ. LXXXI, 1. f^Offm le volume du Speci^ de Dejean , p. 20 et suit.

(3) CmrabuêhtÊpanua , Fab.; Germ. Faun. Insect. Europ. VIII, 3; — C. efan€u$, Fab. Pans. Faun. insect. Germ. LXXXI, 3; — C, crenisêri, Fab. Panz. ibid. CIX, 1 ; — C. cftprectiM , Bonel. — C, o»êeiicu», Dei. Plectes OêêêtictUy Fisch. Entom. de la Rusne , II, xxxiu, 5 ; — C. Fahricii, Pans, ibid, CIX, G ; — C. irregulariê, Fab. Pani. ibid, T, 4 ;

— CVmrr9fi<vti« , Dafour. — Los deux denières rentrent dans le senre Ceekênuê, de Fischer. J^ur tète est proporUonnellement plus large que celles des espèces précédentes oa des PlMtes de Fischer.

(3) Ajoutez C. auro-nitenSf Fab. Panz. t6»rf. IV, 7 ; — Cnitetu, Fab. Pans, ibid, LXXXV, 3;— C. cœlatue, F. Panz. ibid, Li:XXViI,S; —Cpurpurescenê, F.; Panz. ibid. IV, 5;~C. caienaluê^ F. Panz. ibid. LXXXVU ,4; C. catenulaiuê , F. Pans, wbid, IV, 6;

— C. affinis, Panz. ibid, CIX, 5 ; — C. Sckeidlen, F.; Panz. ibid. LXVI, 3;— C. moniUs, F. Panz. ibid, CVIII , 1 ; — C. qMaiiuê, Panz. ibid,7i ; — C, canceilatus, F. Pans. ibid. LXXXV, 1 ; -^ C. arvenêiê, F. Hnz. ibid, LXXIV, 3, LXXXI , 3 ; — C. morbilloiuê, F. Panz , ibid, LXXXI, 5 ;— C granulatua, F.; Panz. ibid, 6 ; — C, violaceuê, F. ; Panz. ibid. IV, 4 ; — C, marginalis, F.; Panz, ibid, XXXIX, 7; — C, glabraius, F.;Panz. ibid. LXXIV, 4; — C convexuny F.; Panz. ibid. 5; — C hortensis, F.; Panz. ibid, V, 3; — C. noduionu, F. Panz. ibid, LXXXIV,4;— C. sylveêtris, F. Vani.ibid. V,3; — C, gemmaine, F. Panz. ibid. LXXIV, 2 ; —C, cœruleuê , Panz. ibid. CIX , 2; — C. concohr, F. Panz. ibid. CVIII , 3;— C, Linnœiy Panz. i6tcf. CIX, 5; — C, angustatuê^ Panz. ibid, 4. f^Offês, quanti la synonymie de ces espèces et quant aux autres du même sous-genre, le second volume du Species de Dejean, pag. 30-189.

^ COI£OPTÈR£S. 370

I/abdomen est pre8<|ue carré. Leurs palpes extérieurs sont moins dilatés à leur extrémité. Les mâchoires se courbent brusquement à leur extrémité. Le second article des antennes est court et le troisième alongé. Les quatre jambes postérieures sont arquées dans plusieurs mâles.

Les Calosombs. (Galosoma. Web. Fab. Caiosoma, Callisihenes , Fischer.)

Ce sous-genre est beaucoup moins nombreux que le précédent, mais ses espèces s^étendent depuis le nord jusqu^à Féquateur.

Le C sycophante* ( CaraSès sycophantha , Lin. ) , Glairv., Entom. Helyet. , II, XXI, A. •

Long de huit à dix lignes, d^un noir violet, ayec les élytres d^m vert doré ou cuivreux très brillant , très finement striées , et ayant chacune trois lignes de petits points enfoncés et distants.

Sa larve vit dans le nid des Chenilles processionnaires , dont elle se nourrit. Elle en mange plusieurs dans la même journée ; d^autres larves de sou espèce, encore jeunes et petites , Tattaquent et la dévorent , lorsqu^à force de s^étre repue , elle a perdu son activité. Elles sont noires , et on les trouve quelquefois courant à terre ou sur les arbres , et sur le chêne particulièrement (1).

La troisième et dernière division des Grandipalpes nous offre un ensemble de caractères qui la signalent distinctement des précédentes. La plupart ont des ailes. he% tarses antérieurs des mâles sont toujours dilatés. Le labre est entier. Les palpes extérieurs sont simplement un peu dilatés ou un peu plus gros à leur extrémité , avec le dernier article en forme de cône renversé et alongé. Le côté interne des mandibules ne présente point de dents notables ; celle du milieu de réchancrure du menton est bifide. Le milieu du bord supérieur de la languette s^élève en pointe. Les jambes antérieures de plusieurs ont an côt4 interne une courte écbancrure ou Pun des deux éperons inséré plus haut que Tautre , de sorte que ces Garabiques sont sous ce rapport ambigus et pourraient venir, ainsi que ceux de la section suivante, immédiatement après les Patellimanes (2). Ils fréquentent généralement les lieux humides et aquatiques. Quelques-uns même, comme les Omophrons, paraissent lier cette tribu avec la suivante ou les Carnassiers aqy tiques. *

Les uns , dont fcTcorps est aplati , ou bombé et suborbicnlaire , ont des yeux de grandeur ordinaire, les antennes linéaires et composées d'articles généralement alongés , presque cylindriques , le côté extérieur des mâchoires barbu et les deux éperons internes des deux jambes antérieures de niveau à leur origine ; ces jambes n^ont qu^un simple canal longitudinal.

Tantôt le corps est ovale-oblong , aplati , avec le corselet en cceur tronqué , rétréci postérieurement. L^écusson est distinct. Les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont dilatés.

he* PoGONOPBOEBS , (PocoROPHORus , Lat. , Gylleuh. — Leisius, FrœL, Gairv.

— Carabus, Fab. — Manticora , J^anz, )

Remarquables par Talongement de leurs palpes extérieurs^ et dont les labiaux sont plus louga que la tête ; par leurs mandibules, dont le côté externe forme un angle saillant et aplati; enfin par leur languette avancée et terminée par trois

(1) Ajoutes C. inquisilor, "F ah. Panz. Faim. Insect. Gerra. LXXXI, 7; — C reticulatum^ F.Pani. ihid. 9; — C. indagator, F. ClairY. Ent. llelv. II, xxi, B, — C. âcrutator, F. Leach , Zool. Mise, xciii ; — C. calidnin , F. Oliv. Col. III , 35 , iv , 45 , et ii , 31 . — Le C porculahitn de Fabricius est un Hélopa, Voyea lo second Tolume du Species de Dcjcan , psg. 100 et suÎY.

(2) Les Pogonophorcs sont très voisins des Loiiccres.

épines. Leur tête est brusquement rétrécie derrière les yeux , et tes articles de leurs antennes sont longs et menus. Toutes les espèces connues sont européennes (1).

Les Nbbries , (Nbbria , Lat.)

Qui ne diffèrent des Po^nophores que par des caractères négatifs , ou en ce que les palpes sont beaucoup plus courts , que le c6lé externe des mandiboles est peu ou point dilaté et ne forme plus qu^une Urès petite oreillette , ne s^avançant jpoint au-delà de la base des mâchoires ; qov la languette est courte y et que la téle n^offre point d^étranglement ou de cou. Les antennes sont aussi proportionnellement plus épaisses et composées d'articles plus courts (2).

Les Alpbbs (ALPjms), de Bonelli.

Ne sont que des Nébries aptères , un peu plus oblongues , et qui habitent plus spécialement les hautes montagnes (3).

Tantôt le corps , bombé ou convexe en dessus , est presque orbiculaire avec le corselet fort court , transversal , très échancré en devant , plus large et lobé postérieurement. L^écusson n^est point apparent. Le premier article des deax tarses antérieurs des mâles (et quelquefois le même des tarses intermédiaires, comme dans PO. mélangé) est seul sensiblement dilaté.

Les Omophbons. (Omophbon.) Lat. — Scolxtus, Fab.

Ce sous-genre se compose d^un petit nombre d^espèces que Ton trouve sor les bords des eaux, en Europe, dans FAmérique septentrionale, en Egypte et au cap oe Bonne-Espérance. Oesmarest a fait connaître la larve de Fespèce la plus commune. SaTorme se rapproche de celle des larves de Dytiques. Les observations anatomiques de Dufour paraissent confirmer ces rapports (4).

Les autres, dont le corps est assez épais , ont de grands yeux très saillants, des antennes grossissant un peu vers leur extrémité , et composées d'articles courts , pour la plupart en forme de toupie ou de cône renversé ; Pun des deux éperons de Pextrémité interne des deux jambes antérieur^, inséré plus haut que Fautre , avec une entaille dans Fentredeux. Les quatre ou trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont peu dilatés dans la plupart. Les palpes ne sont jamais alongés. Ces insectes sont riverains et tous d'Europe ou de Sibérie.

Tantôt le labre est très court, transversal et terminé par une ligne droite. Le dernier article des palpes extérieurs est presque en forme de cône renversé , plus gros et tronqué au bout. Les mandibules s'avancent notablement au-delà du labre. Les tarses antérieurs des mâles sont sensiblement dilatés.

(1) Carabus Êpinibarbiê , Fsb; Leishu cœruleuê, Clairv. Entom.fHelv. II, xxui , A, «; — C. spinilahriêf Fab. Leisirui rufeacenê, ibid. B, b; — C. rufescent, Fab. ; Canhtu* terminatuM. Panx* Faun. Insect. Germ. VII , ii. f^oyes , pour les autres espèices, le second volume du Species de Dejean , pag. 213 et suit.

(3) Nêbrt'a arenarta, Latr. Gêner. Crust. et Insect. 1,3, vu, 6; — Carahuê hnvieoilit y Fab. Panz. ihid, XI, 8;ClairT. ibid, XXII, B; — Csabuiosus, Fab. CUirr. ibid, K^ Panz. ibid. XXXI, 4; — C. picicorttis , Fab.; Panz. ibid, XGII , 1; — C.ptammodsêf Ross. Faun. etrusc , niant. I, v, M.

(3) Le C. Heiwigii de Vanter y ibid, LXXXIX, 4, est un Alipée. f^oyet le Species de Be- Jean , II , pag. 331 et suiv .

(4) yoyez Farticle Omo/iAroi» d^OIÎTier, Encyclop. méthod. FEntomol. Helvet. II,xxti; Latr. Gêner. Crust. et Inscct. 1 , 325 , vii , 7, et lo second vol. du Spec. de Dejean, p. W et suiv.

COLÉOPTÈKES. 381

Le» Elapiebs. (Elapbbvs, Fab. Elaphrus, Blethha^ Pelùphila, Dej.)

Les uns, et les plus grands (Blbthises, Bfethha, Bonellî) , ont le corselet plus large que long, plan , rebordé latéralement, presque carré , un peu rétréci vers les angles postérieurs.

Ici les trois premiers articles des tarses antérieurs sont fortement dilatés et cordironnMfdàlis les mâles. Ce sont les Prlopbiles (Pelophila) de Oejean (1).

Là , les qiuttre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont faiblement dilates ; ee sont les Blétbises (BleihUa ) du même (2).

Les antres ont le corselet aussi long au moins que large , convexe , en forme de cœur tronqué. Le corps est proportionnellement plus convexe que dans les précédents. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les mâles. Ceux-ci composent exclusivement son genre ëlaphbe.

'VÉlaphre uUginevx (C uliginosus, Fab.; Elaphrus rfparius, Oliv. col. II, 34, 1,1, A-E.) est long d^environ quatre lignes, d^un bronze noirâtre, très ponctué, avec des impressions ou petites fossettes sur le front et sur le corselet, et d^autres à fond violet, élevées dans leur contour et réunies les unes aux autres, sur les élytres. Les tarses sont d^un Dgir bleuâtre ; mais les jambes sont tantôt de cette couleur , tantôt roussâtvffli Ces derniers individus ont été considérés comme formant une espèce propre ( Cupreus)^ par Megerle et le comte Dejean. Il est très rare aux environs de Paris, mais commun dans d^autres parties de la France , en Allemagne, en Suède , etc.

liElaphre des rivages ( Cicindela riparia, Lin. ; Elaphrus riparlus, Fab. ; Clairv. Êntom. belvet. Il, xxv. A, a ; Elaphrus paludosus, Oliv. col. II, 34,. 1, 4, a b; Panz., Faun. Insect. Germ. xx, 1). D^un tiers environ plus petit que le précédent , très finement pointillé et d^un cuivreux mat , mêlé de ▼ert en dessus , avec des impressions \:irculaires , mamelonées au centre , vertes , disposées sur quatre lignes , et une tacbe cuivreuse , polie et luisante, près de la stature ^ sur chaque ély tre. Commun aux environs de Paris (3) .

Tantôt le labre est presque demi-circulaire et arrondi en devant; les palpea extérieurs se terminent par un article subovalaire , rétréci en pointe au bout. Les mandibules s^avancent peu au-delà du labre. Les tarses sont identiques dans les deux sexes. ^

. L'extrémité antérieure de la tète forme un petit museau. Le dessus du corps est plan , avec le corselet trapézoide, presque aussi large que la tête, un peu rétréci postérieurement.

Les NoTioPBiLBS. (NoTioPBiLvs. Dumér. — Elaphrus, Fab., Oliv.) (4).

Notre seconde division générale de cette tribu, IcsSubolipalpes {Subulivaipi)^ -est distinguée de la précédente par la forme des palpes extérieurs, dont 1 av^tdernier article , en forme de cône renversé , se réunit avec le suivant , et com-

Eose avec lui un corps commun ovalaire ou en fuseau , terminé , soit insensi- ^ lement, soit subitement, en pointe ou en manière d^alène. Les deux jambes antérieures sont toujours échanc^ées au côté interne. Ces Insectes ressemblent beaucoup aux derniers , tant pour les formes que pour la manière de vivre.

{\) Carabus horealis , Fab.; Nehria horealU ^ Gyllenh. Panz. Faun. Insect. Germ. LXXV, 8.

(3) Carahus nuUtipunctatuê yTah ;. Panx. thid» XI, 5.

(3) f^oytAoflPles autres espèces, le second volume du Species de Dejean, ^q, 368 et SUIT.

(4) Cicindela aquatica^ L\n,\ Elaphrus aquaticuê,'Eàb.*j Pans. Faun. Insect. Germ. XX, 8; — Elaphrus biguitaiuê, Fab. et auquel Dejean rapporte son C. semipunctalus. Consultez le Species de ce dernier , II , p. 376 et suiv.

Les Bembidiors (Bbmbidion. Latr. — Bembidlum, Gyllenh., Dejean.)

OdI rayant-dernier article des palpes extérieurs grand , reoQé, en forme de

toupie, et le dernier beaucoup plus grôle, très court, conique on acicnlaire.

Le premier article des deux tarses antérieurs est dilaté dans les mâles.

Ziéglcr et Megerle ont divisé ce sous-genre en plusieurs autres (1), Itaals sans

en donner les caractères, et en se fondant uniquement , k ce qn^ paraît,

diaprés les changements de formes du corselet.

L'espèce suivante est rangée par le comte Dejean avec aea Tachypet. Le B, à pieds jaunes {Cicindelaflavipes, Lin.) Panz. Faun.Inseci. Gemu XX , 2 , très semblable à TElaphre des rivages , long de deux lignes ; corselet un peu plus étroit que la tète , en forme de cœur tronqué, aussi long que large ; yeux gros ; dessous du corps d^un vert noirâtre ; dessus hronié, marbré de rouge cuivreux ; deux gros points enfoncés près de la suture, sur chaque étui ; base des antennes , palpes et pieds jaunâtres. — Très coaunaa aux environs de Paris (2).

Les Tréchus, (Trechus. Cbirv.)

Qui ont le dernier article <l6likr* palpes extérienrs aussi long ou plus long que le précédent , de sa grosseun son origine, de sorte que ces deux artidet forment, réunis , un corps en fuseau (3).

(1) Ce 8ou8-genre peut se diviser ainsi. Les uns ont le corselet moins déprimé, aussi long au moins que large, beaucoup plus étroit postérieurement qu*en devant, en cœur tronqaé, à angles postérieurs très courts ou peu prolongés.

Ceux où cette partie du corps n'offreaux angles postérieurs aucune impressiou bien 1■i^ quée, et dont les yeux sont très gros et font paraître la tète un peu plus large que lecorse^ let, forment le G. Tachypua deMegerle.

Ceux dont les yeux , ainsi que dans tous les suivants , ont moins de saillie , de manière que le corselet nVst pas plus large que la tète, mais offre d^allleurs les mêmes caractères, sont les Bembidiont , proprement dits de Dejean.

Avec Megerle, il range dans le genre Lopha, ceux dont le corselet Vftktii la même fonM et les mêmes proportions, offre, à chaque angle postérieur, une impression bien pronos" cée , de sorte que ces angles sont bien rebordés.

les autres Bembidions ont le corps plus aplati, le corselet plus large que long , etprsportionnellement moins rétréci postérieurement; ses angles postérieurs ont toujoarsaae forte impression et une petite carène oblique.

Des espèces dont le corselet, quoique rétréci près des angles postérieurs, Festoependsot moins que dans les autres, de sorte que le bord postérieur n*est guère plus étreit que Tsiitérieur , composent le genre Notaphus du même et de Megerle.

Parmi celles dont le corselet est notablement rétréci en arrière , tantôt sa longueur est seulement un peu plus grande que sa largeur et il est en forme de cœur tronqué , teb sont leàj^eryphus de ces savants. Tantêt , beaucoup plus court pruportionnellement, salonM se rapproche de celle d*une coupe ou d*un Cœur très évasé ; aans quelques-uns mème,ileit arrondi aux angles postérieurs. Ces espèces constituent, pour eux, le geure Lqfa, Les Tachypes, à raison de la saillie extraordmaire de leurs yeux , de leurs autres rappmisavee les Êlaphres , sont assex distincts: mais il n*en est pas ainsi des autres genres : il est impossible de les signaler par des caractères rigoureux. Ceux que Ton pourrait tirer des longoeors respectives et comparées des second et troisième articles des antennes m^ont encore para incertains, f^oyes le Catal. de la coll. des Coléopt. de Dejean.

(2) Ajoutes Carabu» iricolor , Fub. — ejusd. C modesius, — cursor, — bi-guttahUy — quatuor^uttaiuâj — guttula ; — C. fninM/Ms^Panz. Faun. Insect. Germ. XXXVIII, 10;— C. pygnuBUê, F. ; Panz. ibid, 11 ; — C articulatus^ Panz. ibid, XXX, 31 : — CtctiuMs quadrimaculaia ,^Àn. Carabuê pulchel/uê, Panz. ibid, XXXVIII ,8; l^,ji:— C. fisTM,

Panz.tftfef.9; — Elaphruê rupestris , Fab. Panz. ibid, XL, 6; — C.aimHfPPans. LXXIII, 4; — C. uKluîatuê^ ^*"'J P^**^*-) *^'^*> XL,7, 9; — C.bi-punctaius, Lin.OUv. col.III, 35, XIV , 163 ; — Einphrus ru/coUis, Panz. ibid, XXXVIII , SI ; — Elapkrus imprtums^ F. Panz. ibid, XL, 8 ; — Elaphrus paludoêuê, ibid, XX, 4. (ô) Trechus rubens y Clairv., Entom. Ilelv., II, ii, B, b. Le Carahus meridianusy

Les Coléoptères pentamères carnassiers aquatiques forment une troisième tribu , celle des Hydroganthares ( Hydroganthari , Lat. ) ou des N coeurs.

Leurs pieds sont propres à la natation : les quatre premiers comprimés^ ciliés ou en forme de lame, et les deux derniers éloignés des autres ; les mandibules sont presque entièrement recouvertes ; le corps est toujours ovale , avec les yeux peu saillants et le corselet beaucoup plus large que long. Le crochet qui termine les mâchoires est arqué dès sa base ; ceux du bout des tarses sont souvent inégaux.

Ces Insectes composent les genres DytisctM et Gyrinus de GeofiFroy. Us passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des étangs , etc. Ils nagent très bien et se rendent de temps en temps à la surface pour respirer. Ils y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur derrière hors de l'eau , soulèvent l'extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen, afin que Fair s'insinue dans les stigmates qu'ils recouvrent, et de là dans les trachées. Ils sont très voraces et se nourrissent des petits animaux qui font , comme eux , leur séjour habituel dans cet élément. Ils ne s'en éloignent que pendant la nuit ou à son approche. Lorsqu'on les retire de l'eau, ils répandent une odeur des plus nauséabondes. La lumière les attire quelquefois dans l'intérieur des maisons.

Leurs larves ont le corps long et étroit , composé de douze anneaux , dont le premier plus grand , avec la tète forte et offrant deux mandibules puissantes , courbées en arc et percées près de leur pointe , des petites antennes , des palpes , et de chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont six pieds assez longs , souvent frangés de poils , et terminés par aeux petits ongles. Elles sont agiles, carnassières, et respirent soit par l'a-

qu'il représente même planche, A , a, est un Slénolophe.— Coroèu* tnicro#^ Pau». Faun. Intect. Germ. XL, 4. — Le G. masoreus de Ziégler et Dejean , me parait ayouiner celui de Trtchu», L'espèce sur laquelle il est fondé est très yoisine deVHarpaluê coUariê de Gyllenhall. Les palpes maxillaires se terminent, ainsi que ceux des Tréchus, en manière de fuseau; feulement TaTant dernier article est beaucoup plus court que le suivant. Les tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans lesniAles. Cet Insecte semble lier les Tréchus avec diverses petites espèces du Sténolophes de Dejean.

Les Blbmus {Blemus) des mêmes naturalistes sont des espèces de Tréchus plus étroits et plus alongés , à corselet subisométrique , en forme de triangle renversé et tronqué, et à mandibules notablement plus grandes et prolongées au-delà du labre. On les trouve sous des pierres , sur nos rivages maritimes ou dans la mer même.

nus^ soit par des sortes de nageoires^ iraitint des branchies. Elles sortent de Teau pour se métamorphoser en nymphes. Cette tribu se compose de deux genres principaux.

Les DTnQcsS; (Dytiscus, Geoff.)

Qui ont des antennes en filets, plus longues que la tête , deux yeax , les pieds antérieurs plus courts que les suivants , et les derniers terminés le plus souvent par un tarse comprimé , allant en pointe (1). Ils nagent arec beaucoup de vitesse , à Faide de leurs pieds garnis de franges de longs poils, et particulièrement des deux derniers. Ils s'élancent sur les autres Insectes, les Vers aquatiques , etc. Dans hi plupart des mâles, les quatre tarses antérieurs ont leurs tI;^is premiers articles élargis et spongieux en dessous; ceux de la première paire sont surtout très remarquables dans les grandes espèces; ces trois articles y forment une grande palette, dont la surface inférieure est couverte de petits corps , les uns en papilles, les autres plus grands , en forme de godets ou de suçoirs , etc. Quelques femelles se distinguent de leurs mâles par les étuis sillonnés. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux, et recouverts d*une plaque écailleuse; elles sont longues , ventrues au milieu , plus grèies aux deux extrémités , particulièrement en arrière, où les derniers anneaux forment un cône alongé, garni sur les côtés d^une frange de poils flottants , avec lesquels l'animal pousse l'eau et fait avancer son corps qui est terminé ordinairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans Tentre-deux sont deux petits corps cylindriques , percés d'un trou â leur extrémité , et qui sont des conduits aériens , auxquels aboutissent les deux tracbées; on distingue cependant sur les côtés de l'abdomen des stigmates. La tète est grande, ovale, attachée au corselet par un cou , avec des mandibules très arquées , et sous l'extrémité desquelles De Géer a aperçu une fente longitudinale ; de sorte qu'à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de /<wrmis'lions, et servent de suçoirs ; la bouche oflre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes. Les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes assez longues , dont la jambe et le tarse sont bordés de poils qui sont encore utiles à la natation. Le premier anneau est plus grand ou plus long, et défendu en dessous, aussi bien qu'en dessus , par une plaque écailleuse.

Ces larves se suspendent à la surface de l'eau au moven des deux appendices latéraux du bout de leur queue, et qu'elles tiennent à sec. Lorsqu'elles veulent changer subitement de place , elles donnent â leur corps un mouvement prompt et vermiculaire , et battent l'eau avec leur queue. Elles se nourrissent plus particulièrement des larves de Libellules , de celles des Cousins , des Stipules , et d'AselIes. Lorsque le temps de leur transformation est venu , elles quittent l'eau , gagnent le rivage et s'enfoncent dans

(1) Selon Léon Dufour, leur jabot §e termine en arrière par un bourrelet aantilaire, caractère qu^on n*obscr?e pas dans la tribu précédente. Leur cœcum forme une vctHe natatoire. Leur poitrine renferme une ou deux utricules pneumatiques , tandis que les trachées des autres parties sont tubulaires. Le tissu adipeux splanchniciue a les caractères d^un Téritablc épiploon ou d'un mésentère. Leurs stigmates dilTèrcnt aussi de ceux des carnassiers terrestres. «

la terre ; mais il faut qu'elle soit toujours mouillée ou très humide. Elles 9k*Y pratiquent une cavité ovale et s'y renferment.

Suivant Rœsel , les œufe du Dytique bordé éclosent dix à douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq , la larve a déjà quatre à cinq lignes de long , et mue pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d'un intervalle de même durée , et l'animal est une fois plus grand. La longueur de deux pouces est le terme de son accroissement. En 5të, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours , et en Infecte parfait quinze ou vingt jours après. Outre le cloaque des Insectes de cette famille, les Dytiques ont un cœcum assez long, qui s'aperçoit dès rétat de larve.

Ce grand genre se subdivise comme il suit :

Les uns ont les antennes composées de onze articles distincts , les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité , et la base de leurs pieds postérieurs , ainsi que celle des autres , découverte.

Tantôt répaisseur des antennes diminue graduellement depuis leur origine juaqu^à leur extrémité -, le dernier article des palpes labiaux est simplement obtus à son extrémité , sans écbancrure. Tels sont

Les Dytiques proprement dits , (Ditiscus.)

Dont tous les tarses ont cinq articles très distincts , et dont les deux antérieurs ont , dans les mâles , les trois premiers articles très larges , et formant ensemble une palette , soit ovale et transverse , soit orbiculaire.

Le D. très large {D. latissimus, Lin.), Panz., Faun. Insect. Germ. , LXXXYI, 1 , long de près d'un pouce et demi , et très distinct par la dilatation comprimée et tranchante de la marge extérieure des étuis , dont le rebord est jaunâtre; corselet bordé tout autour de la même couleur; étuis sillonnés et à côtes dans la femelle. Dans le département des Vosges , au nord de TEiirope et en Allemagne.

Le D. bordé {D. marginalis, Lin. ), Panz. ibid,, 3, d^un quart environ plus petit, ayant aussi une bordure jaunâtre tout autour du corselet , et une ligne de la même couleur sur le bord extérieur et non dilaté des étuis ; ceux de la femelle sillonnés depuis leur base jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur.

Fabricius dit que , renversé sur le dos , il se rétablit , eo sautant , dans sa position ordinaire.

Esper conservait depuis trois ans et demi , dans un grand bocal de verre , un Dytique bordé et toujours bien portant. Il lui donnait chaque semaine, et quelquefois plus souvent , gros comme une noisette , du bœuf cru , sur lequel il se jetait avec avidité , el dont il suçait le sang de la manière la^lus complète. Il peut jeûner au moins quatre semaines. Il tue Tllydrophile brun , quoique une fois plus grand que lui , en le perçant entre la tête et le corselet, la seule partie du corps qui est sans défense. Suivant Esper, il est sensible aux changements de Tatmosphère , et les indique par la hauteur à laquelle il se fient dans le bocal.

Le D. de Rœsel (E, Bœselii, Fab.) Rœs. Insect. II, Âquat. class. I, ii, plus étroit ou plus ovale , et plus déprimé que les précédents ; bord extérieur du corselet et des étuis jaunâtre ; ces étuis très finement striés dans la femelle. Aux environs de Paris et eu Allemagne.

Le D. à antennes en scie {D. serricornls , Payk. Nov. act. Acad. scient. Stockh. XX, 1, 5), très singulier par la» forme anomale des antennes du

mâle, dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée et dentée en scie (1).

Les CoLYMBBTES, ( GoLTMBETES. Glairv.)

Dont tous les tarses ont aussi cinq articles très distincts, mais dont les quatre antérieurs ont , dans les mâles , leurs trois premiers articles presque également dilatés, et ne formant ensemble qu'une petite palette en carré long; leurs antennes sont au moins de la longueur de la tête et du corselet. Le corps est parfaitemeut ovale ; il a plus de largeur que de hauteur; les yeux sont peu saillants (2).

Les Utgbobies, (Hygbobia. Latr. — Hydrachnaj Fab., Glairy. — Pœiobius,

Scbœnh.

Qui ont encore des tarses à cinq articles distincts , et dont les quatre antérieurs dilatés presque également à leur base , dans les mâles , en une petite palette en carré lonç; mais dont les antennes sont plus courtes que la tète et le corselet; qui ont le corps ovoïde , très épais dans son milieu , et les yeux saillants (3).

Les Htdboporbs, (Utdropords. Glairv. — Hyphxdrus, Lat. Scbœnh.)

Dont les quatre tarses antérieurs , presque semblables et spongieux en dessous , dans les deux 9e\e9 , n^ont que quatre articles distincts , le quatrième étant nul ou très petit et caché, ainsi qu'une partie du dernier, dans une fissure profonde du troisième.

(1) Le docteur Leacka fondé sur ce caractère son genre Agabcs (ZooI. miscell. III, pag. 69 et 72). Quelques légères différences dans la forme et les proportions relatives dei articles des palpes maxillaires extérieurs Tont aussi déterminé à en établir quelques autres, telles que ceux d^HTDATicus {D. Hybneri, iranaversalis, atagnalis, A-viitaiua)'y d^Aciuirs {D. êulcatus), et de Trogus (Z>. lateralia) . Le dernier seul pourrait être conservé, à raison de quelques autres caractères. Les pieds postérieurs ont les jambes courtes, très larges, et lean tarses ne sont terminés que par un seul crochet. Aux espèces décrites ci-dessus, ajoutes D. êulcatuêff ah. ; Glairv. Entom. Helv. II, xx^ — D. coêialis, Oliv. Col. III, 40, 1,7;— D. puHciatuê, ibid. 1 , 6, b, et i , e; — D, actculatuêj ibid. lu , 50 ; — D, lœtiaatuê, ibuL 93; — D. tHpunciaiuB, ibid. 24; — RuficoUiê , ibid. ii , 20 ; — i>. rittatus, tbid. 1, 5;— D. griêeuê, ibid. n, 12; — D. êtieiicus, ibid, ii « 11; — D. circumflexus, F.

(2) D, fuscuê, Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXVI , 5 ; — Z>. cinereus^ F.; Panx. sW. XXXI, n 'y—D, Monahu, F.; Pani. ibid. XXXVIII, S;— Z). bi-punctatuê , F.; Panx.; sW. XCI , 6 ; — i>. fenestraius, F.; Pani. ibid. XXXVIII , 16 ; — Z>. chalconahta, F. ; Pani. ibid. 17; — D. ater, F.; Panz. ibid. 15; — D.ouUatus, Payk.; Pani. ibid. XC, 1; — D. fuiiginoêuê, F. ; Pani. ibid. XXXVIII, 14 j-- D. bi-pusiuhtus, F. Pans. ibid. CI , 2; — D. stagnaliê^ F. ; Pani. ibid. XCI , 7 : — I). transveraalis , F. ; Panx. ibid, LXXXVI , 6; — D. abbreviatuê, F. ; Pans. ibid. XIV, 1 ; — D. maculaius, F. ; Pans. ibid. 7 ; — D, agiliiyY.\ Pans. ibid. XC, 2;— Z>. adsperêus, F.; Pans. ibid. XXXVIII, 18;—/). minuima, F.;Pans. XXVI,3,5; — I>. /«ander, Oliv. iWd. m , 25 ; — D. rartiia , OUv. t6«f. u , 17; — D. bimacutaiuê, Oliv. ibid. 18. f^oyes Clairville, Entom. Helv. tom. II , genre Coiffmbetêê.

Quelques petites espèces n^ayant point d^écusson distinct , et dont jes tarses antérieors ■ont peu dilatés dans les mftles , composent le genre Lacophilcs du docteur Leach. Il cite les suivantes : D. hyalinua , Marsh. — D. interruptuê Pans ? — D. minuiuM , Lin. ; — D. marmoreuê^ Oliv. f^oyez son Zool. miscell. III , pag. 72.

(5) Hydrachna Hermanni, Fab.; Latr. Gen. Crust. et Insect.; I , vi , 5 ; ClairT. Entoo. Helv. II, xxYU, A , a , — H.ulginasa, Clairy. ibid. B, b.

Ces Insectes et les Haliples forment , dans la méthode de Leach (Zool. miscell. III, pag. 68), un groupe particulier, ayant pour caractères : un écusson , tous les pieds propres àia marche , cinq articles à tous les tarses , deux crochets au bout du dernier.

Les Hygrobies ont les palpes extérieurs un peu renflés à leur extrémité, deux forts ëperooi et rapprochés au bout des ïambes et leurs tarses antérieurs susceptibles de se replier sous les jambes, dont ils dépendent.

COLÉOPTiRES. 387

Us n^ont point d^écusson apparent (1).

On pourrait en détacher quelques espèces (3), dont le corps est très bombé ou presque globuleux , et dont le dernier article des quatre tarses antérieurs est très petit et peu saillant au-delà du précédent (Hyphydrus^ Latr.) Les autres ont le corps ovale et moins épais (3).

Tantôt les antennes sont un peu dilatées et plus larges vers le milieu de leur longueur \ le dernier article des palpes labiaux a une échancrure , et paraît fourchu.

Les NoTÈREs. (NoTERus. Clairv.)

L^écusson manque; les tarses ont cinq articles distincts; les deux premiers des quatre antérieurs sont dilatés dans les mâles et forment une palette alongée. Le premier article des deux tarses antérieurs est recouvert dans les mêmes individus par un large éperon, en forme de lame. La pièce pectorale, qui porte les derniers pieds , a , de chaque c6té , une rainure ou coulisse profonde (4).

Les autres n^ont que dix articles distincts aux antennes ; leurs palpes extérieurs se terminent eu alêne ou par un article plus grêle et allant en pointe; la base de leurs pieds postérieurs est recouverte d^une grande lame en forme de bouclier.

Le corps est bombé en dessous et ovoïde^ comme dans les Hygrobies; mais ils n^ont point d^écusson , et tous leurs tarses sont filiformes , à cinq articles distincts et presque cylindriques , et ont à peu près la même forme dans les deux icnes. Ce sont :

LesHALiPLBs. (Haliplus. Lat. — Hoplitus, Clairv. — Cnemidotus, Ulig.) (5).

Le second genre , ou celui

Des Gtrins, (Gtrinvs, L.)

Comprend ceux dont les antennes sont en massue , pins courtes que la tète ; les deux premiers pieds sont longs , avancés en forme de bras , et les quatre autres très comprimés, larges et en nageoires. Les yeux sont au nombre de quatre. ^

Le corps est ovale et ordinairement très luisant. Les antennes , insérées dans une cavité, au devant des yeux, ont le second article prolongé exté* rieurement , en forme d*oreillette , et les articles suivants (6) , très courts , fort serrés, se réunissent en une masse presque en forme de fuseau , et un peu courbe. La tète est enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, qui sont grands, et partagés par un rebord, de manière qu'il en parait deux en dessus et deux en dessous. Le labre est arrondi et très cilié en devant. Les palpes sont très petits , et l'intérieur des maxillaires manque ou avorte

(1) Les précédents , à Texception de quelques petites espèces , en ont un très sensible.

(2) Les Hydrachnes : gibba, ovaliêj scripta, de Fabricius; Hyphydrus lyratuê, Schœnh. Synon. Insect. II , ly, 1.

(3) Les Dytiscus : tnœqualiê, reiiculaiuê, confluena, picipes, pictuê, geminuê, lineahu, haienêia^ duodecim-pustulatuê , dorsalis, sex^uatulatuê, paluatria, depreBaus, lituratua, planua , eryihrocephalua , nigrita,granularia,de Fabricius. f^oy^s Schœnherr. Synon. Insect. tom. II, genre Hyphydr%u\ — Panz. Index. Entom. genre if y JroporiM, et Claire. Entom. HeW. tom. II, même genre.

(4) Dytiacua craaaicomia , Fab. ; Clairv. Entom. HeW. II, xxxii.

(5) Les Dytiques : fulvua, impreaaua, ohliquus de Fabricius. f^oyez Latreille, Gêner. Crust. et Insect. I,pag. 234;C!ainr. Entom. HcIy. tom. II,genreifop/ifMB; XXXI; Pani. Ind. Entom. genus. id. etSchœnherr. Synon. insect. II, genre Cnemidotuê,

(6) On n'en voit bien que sept, dont le premier et le dernier plus longs.

dans plusiears espèces , notamment dans les plus grandes. Le corselet est court et transversal. Les élytres sont obtuses ou tronquées au bout postérieur , et laissent à découvert Tanus qui se termine en pointe. Les deux pieds antérieurs sont grêles , longs , repliés en double et presque à angle droit avec le corps, dans la contraction, et terminés par un tarse fort court, très comprimé, dont lo dessous est garni d'une brosse fine et serrée dans les mâles. Les quatre autres sont larges , très minces , comme membraneux, et les articles des tarses forment de petits feuillets , disposés en falbalas.

Les Gyrins sont en général de taille petite ou moyenne. On les voit, depuis les premiers jours du printemps jusqu'à la fin de l'automne , â la surface des eaux dormantes , et même sur celles de la mer, souvent assemblés en troupes , y paraître , par l'effet de la lumière , comme des points brillants , nager ou courir avec une extrême agilité , y faire clés tours et détours circulaires , obliques et dans toutes les directions , et de là le nom de Puce aquatique, de Tourniquet, que des auteurs leur ont donné. Qoelquefob ils se reposent sans se donner le moindre mouvement ; mais pour

feu qu'on les approche , ils se sauvent aussitôt à la nage et s'enfoncent dans eau avec une grande célérité. Les quatre derniers pieds leur servent d'avirons, et ceux de devant à saisir leur proie. Placés à la surface de l'eau, le dessus de leur corps reste toujours à sec , et lorsqu'ils plongent , une petite bulle d'air, semblable à un globe argentin , reste attachée à leur derrière. Si on les saisit , ils font suinter de leur corps une liqueur laiteuse qui se répand sur lui , et qui produit peut-être cette odeur désagréable et pénétrante qu'ils exhalent alors , et qui se conserve long-temps aux doigts. Us s'accouplent sur la surface de l'eau. Quelquefois ils restent au fond , accrochés aux plantes : c'est là aussi probablement qu'ils se cachent pour passer l'hiver (1).

Le G. nageur. {G. natator, Lin.) Panz. Faun. Insect., Germ. III, 5; De Géer, Insect., IV, xiii, 4, 19. Long de trois lignes , ovale , très glabre , fort luisant, d^un noir bronzé en dessus , noir en dessous , avec les pattes fauves. Ecusson triangulaire , très pointu , un peu plus long que large \ ély très arrondies au bout, avec des petits points enfonces, formant des lignes régulières et longitudinales.

La femelle pond ses œufs sur les plantes aquatiques. Ils sont très petits, en forme de cylindres , et d^un blanc un peu jaunâtre. La larve a le corps long, eflQlé , linéaire , composé de treize anneaux, dont les trois premiers portent chacun une paire de pieds. La tête grande, en ovale alongé et très aplatie, offre les mêmes parties que celles des larves des Dytiqaes; mais , ici , le quatrième anneau et les sept suivants ont , de chaque cdte , un filet conique , membraneux , flexible et barbu sur ses bords. Le douzième anneau en a quatre semblables , mais beaucoup plus longs , et plus dirigés en arrière. Deux trachées très fines parcourent toute la longueur du corps , et reçoivent de chaque filet un vaisseau artéricn. Le dernier anneau du corps est très petit et terminé par quatre crochets longs et parallèles. Cette larve vit dans Teau, et en sort, au commencement d^août , pour passer à Pétat de nymphe. Elle forme, avec une matière qu^elle tire de son corps, et semblable

(!) Léon Dufour a publié dans les Annales des sciences naturelles (octobre 1834)qDeU c|ucs observations anatomiques sur ces Insectes. L^inteslin grélc est remarquable par sa longueur. Le cœcum n^est point latéral comme celui des Dytiques. Les organes génitaux mâles diffèrent de ceux des autres Carnassiers.

h du papier gris , une petite coque ovale , pointue aux deux bouts , qu^elle fixe aux feuill^ de roseau , et où elle s^enferme. Cette espèce %st très commune en Europe (1).

La seconde famille des Coléoptères peihtamêres ^

Les Brachélytres , Cuv. (Microptera, Gravenhorst. )

N'ont qu'un palpe aux mâchoires , ou quatre en tout ; les antennes ^ tantôt d'égale épaisseur, tantôt un peu plus grosses Ters le bout, sont ordinairement composées d'articles en forme de grains ou lenticulaires ; les étuis sont beaucoup plus courts que le corps qui est étroit et alongé, avec les hanches des deux pieds antérieurs très grandes, et deux yésicules près de lanus, que Fanimal fait sortir à son gré.

Ces Coléoptères composent le genre

Staphtliii ( Staphyuh us } de Linnœus.

On les a considérés comme faisant le passage des Coléoptères aux Forficnles ou Perce- Oreilles , premier genre de l'ordre suivant. Sous quelcpies rapports , ils avoisinent encore les Insectes de la famille précédente , et sous plusieurs autres les Boucliers, les Nécrophores, genre de la quatrième. Ils ont, le plus souvent , la tête grande et aplatie , de fortes mandibules , des antennes courtes , le corselet aussi large que l'abdomen , les étuis tronqués à leur extrémité , et recouvrant néanmoins les ailes qui conservent leur étendue ordinaire. Les demi-anneaux du dessus de l'abdomen sont aussi écailleux que les inférieurs. Les vésicules de l'anus consistent en deux pointes coniques et velues que l'animal fait sortir et rentrer à volonté ; il s'en échappe une vapeur subtile et qui , dans quelques espèces , sent fortement Féther sulfurique. Léon Dufour (Annales des sciences natur,, t. vm, pag. 16) a donné la description de l'appareil qui la produit. Le dernier segment de l'abdomen , celui où est l'anus, se prolonge et se termine en pointe.

Ces Coléoptères , lorsqu'on les touche ou qu'ils courent , relèvent le bout de leur abdomen et lui donnent toute sorte d'inflexions. Ils s'en^ servent aussi pour pousser leurs ailes sous les étuis et les y faire rentrer. Les deux pieds antérieurs ont souvent les tarses larges et dilatés ; leurs hanches , ainsi que celles des pieds intermédiaires, sont fort grandes. Ils vivent, pour la plupart , dans la terre , le fumier, les matières excrémentielles ; d'autres se trouvent dans les champignons, la carie ou les plaies des arbres, sons les pierres ; quelques-uns n'habitent que les lieux aquatiques. On en

(1) yoyezy pour les autres espèces, Olivier, col. III, n® 41 , et Schœnherr, Synon. Insect. II, n® 55. On trouve encore aux environs de Paris les Gyrins minutus et bicolorde Fabricius. Les espèces les plus {^randes, et toutes exotiques , n^ont pas d^écusson sensible , et leurs palpes ne sont qu^au nombre de quatre.

Mac Leay fils ( Annul. javan. I, pag. 30), forme un genre propre, sous le uom de Df- 11 KQTBS , avec des espèces dont le labre nVst point cilié, dont les palpes sont en massue, qui ont les pieds antérieurs de la longueur du corps,' et les antennes terminées en pointe. Il ne mentionne qu^une seule espèce ( Politua ).

connaît encore , mais de très petits , qui se tiennent sur les fleurs. Tons sont Yoraces , marchent d*ane grande vitesse , et prennent toI très prompteroent.

Leurs larves ressemblent beaucoup à Flnsecte parfait; elles ont la forme d'un cône alongé , dont la base ou la partie la plus épaisse est occupée par la tète qui est très grande ; le dernier anneau se prolonge en manière de, tube , et est accompagné de deux appendices coniques et velus. Ces larves se nourrissent des mêmes matières que Flnsecte dans son dernier état.

Le premier estomac des Staphylins est petit et sans plis ; le deuxième très long et très velu ; Tintestin est très court (1). .

Ce genre est considérable. Nous le divisons en cinq sections.

La première, celle des Fissilabres (Fissilabra)^ a la tête entièrement nae et séparée du corselet qui est tantôt carré ou en demi-ovale, tantôt ^arrondi oo en cœur tronqué , par un cou ou un étranglement visible. Le labre est profondément divisé en deux lobes. Tels sont :

Les OxTPORES, (OxTPORcs. Fab.)

Dont les palpes maxillaires sont filiformes, et les labiaux terminés par un article très grand et eu croissant.

Les antennes sont grosses , perfoliées et comprimées. Les tarses antérieurs ne sont point dilatés ; le dernier article et le second ensuite sont les plus longs. Ils vivent dans les bolets et les agarics.

\jO. roux (Staphylinus rufus ,\à\ïï,) Panz. Faun. Insect. Germ. Xyi,19, long d^environ trois lignes , fauve , avec la tête, la poitrine , Textrémité et le bord intérieur des étuis, ainsi que Panus , noirs (2).

Les ÂSTRAPÉBS. ( AsTRAPiEus. Grav.)

Où les quatre palpes sont terminés par un article plus grand et presque triangulaire. Les tarses antérieurs sont très dilatés ; le premier et le dernier articles sont le^ plus longs (3).

Les Stapbtlins propres ( Stapb ylincs. Fab.)

Qui ont tous les palpes filiformes , et les antennes insérées au-dessus du Ubre et des mandibules entre les yeux.

Les uns , et surtout les mâles, ont les tarses antérieurs très dilatés, les antennea écartées à leur naissance, et dont le premier article égale au plos Je qtiart de leur longueur totale. La tôte est peu alongée. Les espèces offrant ces caractères composent seules dans quelques métbodes le genre Siaphylin. On en a même séparé, pour en former un autre, le S, dilaté (S, dHo" tatus, Fab. Germ. Faun. Insect. d^Europe, Vl, xiv), à raison de ses antennes formant une massue alongée et dentée en scie. Selon les observations de Che-

(1) Selon Dufour , leur canal alimentaire ne diffëre essentiellement de celui des Coléoptères carnassiers que par Tabsence du jabot. Leurs vaisseaux biliaires sont insérés sur on même point latéral, et, dans quelques espèces au moins, offrent, vers leur milieu , un nœud oa une vésicule , ce qu*on ne remarque dans aucun Insecte. Leur appareil générateur diffère beaucoup de celui des Coléoptères carnassiers ( yoyez Annal, des se. nat. (octobre, 1835).

(3) Ajoutez 0. fnaxilloêuêy Fab.; Panz. i6. 90. Les autres Ozypores de Fabricius appartiennent à des sous-genres de notre quatrième section, f^oye» Olivier, Encyclop. méthod. genre Oxypore, et Gravenhorst, Coleoptera microptcra,

(S) Staphylinuê ulmi, Oliv. ; Ross. Faun. Etrusc. I , v, C; Pani. ibid. LXXXTIII. 4; Latr. Gêner. Crust. et 1 , â84.

OOLÉOPTÈRES. 391

vrolat, entomologiste très zélé, cet Insecte se nourrit de Chenilles, qu'il va chercher sur les arbres.

Le S. bourdon {S. hlrtus, Lin.)Panz. Faun. Insect., Germ. IV, 19, long

de dix lignes , noir, très velu , avec le dessus de la tôte , du corselet et les

derniers anneaux de Tabdomen couverts de poils épais , dHin jaune doré et

lustré; étuis d'un gris cendré, avec la base noire; dessous du corps d'un

• noir bleuâtre. — Nord de l'Europe , France et Allemagne.

Le S. odorant ( S. oleni, Fab. ) Panz. ibid. , XXVII , 1, long d'un pouce , d'un noir mat , avec la tête plus large que le corselet, et les ailes roussâtres. Ses œufs sont d^une grosseur remarquable.

Très commun aux environs de Paris, sous les pierres.

Le S. à mâchoires {S, maxillosus, Lin.), Panz. ibid., 2 , ayant près de huit lignes de longueur, noir, luisant; tête plus large que le corselet; grande partie de l'abdomen et des ély très d'un gris cendré , avec des points et des taches noires. — Dans la terre et le fumier.

Le S, gris de souris (S, murinus^ F.) Panz. ibid. , LXVI , 16 , long de quatre à six lignes ; tête , corselet et étui d'un bronze foncé , luisant, avec des taches obscures ; écusson jaunâtre , marqué de deux taches très noires ; abdomen noir ; majeure partie des antennes roussâtres. — Avec les précédents.

Le «S*, à ély très rouges ( S, erythropterus , Lin.), Panz. XXVIII , 4, long de six à dix lignes , noir, avec les étuis , la base des antennes et les pieds fauves (1).

Les autres , dont la forme est linéaire , avec la tête et le corselet alongés , en forme de carré long, ont les antennes rapprochées à leur base , fortement coudées et grenues ; leurs tarses antérieurs ordinairement ne sont point ou que très peu dilatés. Les jambes antérieures ont une forte épine au bout. Le labre est petit. Ceux-ci composent le genre Xamtholin (XanthoUnus) de quelques entomologistes (2).

Les PiNOPHiLBs, ( PiNOPHiLDS. Grav.)

Qui ont aussi les palpes filiformes, mais dont les antennes sont insérées audevant des yeux , en dehors du labre , et près de la base antérieure des mandibules (3).

Les Lathrobibs, ( Lathrobium. Grav. — Pœderus, Fab.)

Dont les palpes sont terminés brusquement par un article beaucoup plus petit que le précédent, pointu , souvent peu distinct. Les maxillaires sont beaii» conp plus longs que les labiaux , et Tinsertion des antennes est la même que dans le genre précédent. Les tarses antérieurs sont très-dilatés dans lefl^deux sexes. La longueur du dernier article des quatre postérieurs égale presque celle des quatre articles précédents réunis (4).

(1) y oyez la Monographie de cette famille (Coleopîera microptera) de Gravenhorst; Pans. Index Entom. pars. 1, pag. 208 etsuiv.; Latr. ibid. 1, 285. Rapportes à ce genre les espèces suivantes d'Olivier : aureuê, œneus, hœmorrhoidalis , oculatua, erythrocephalu» , êimiliê, cyaneuê , pubeâcens , cupreuê, êiercorarius , brunnipêê , piloêUê, polituê, amornuê , en outre des cinq dont nous donnons ici ]a description.

(2) Les Staphylins /«/^tcfus ^ fulmineus , pyropieruê , elegan, êkmgatus , oekraceuê , altêmans , melanocephaluê de Gravenhorst.

(3) Pinophiluê latipe», Grav. Amer, septent. Il est réuni au genre suivant dans son ManiiêêQ,

(4) Voyez Gravenhorst, Coleopt. microp, et Latr. Gêner. Crust. et Insect. 1 , 289. Le L. él&ngatum {S. elong^tus Lin.), a été figuré par Panier, ibid. IX, 12;— «9/apAy/tiiiis /i- ««aris^Oliv. Col. III; 2, iv, 38. f^oyss aussi GyUenh. Insect. Suec. I, pars. Il9pag.303et sniv. et le Catal. de la coUect. de Dtjean, p. 24.

392 INSECTBS

La sooonde section, les Loifcii»AL»K8 {Lon^paipi)^ qai ont aussi la tête entièrement découverte , mais dont le labre est entier , et dont les palpes maxillaires sont presque aussi longs que la tète , terminés en massne formée par le troisième article , avec le quatrième caché ou très peu distinct , et sons U figure d^une petite pointe , terminant cette massue lorsqnll est yisiblej le pré cèdent est très renflé. Ces Insectes vivent sur le bord des eaux.

Les PÉDERfis. (PcBDBRus. Fab.)

Où les antennes , insérées devant les yeux , sont filiformes ou grossissent insensiblement , et sont plus longues que la tête ; dout le corps est long et étroit, avec les mandibules dentées au côté interne et terminées en une pointe simple.

Les uns (Fédères, Latr.) ont le pénultième article des tarses bifide (1).

Le P. des rivages (Stctphylinus rîparius , Panz. Faun. Insect. Germ« IX, 11), long d^environ trois lignes , très étroit et fort alongé , fauve , avec la tête , la poitrine, Fextrémité supérieure de Tabdomen et les genoux noirs; élytres bleues. Très commun dans le sable humide, sous les pierres . à la racine des arbres , etc.

Les autres (Stiuqves, Stilieus, Latr.) ont tous les articles des tarses entiers (2).

Les EvicsTBBTBS. (EvASTHBTUs. Grav.)

Dont les antennes sont pareillement insérées devant les yeux , mais guère plus longues que la tête et presque entièrement moniliformes; le corps est pea alongé, avec la tête aussi large que le corselet (3).

Les Stènes. (Stencs. Latr.)

Où les antennes, insérées près du bord interne des yeÎJR, sont terminées par une massue de trois articles. Ils ont Textrémité des mandibules fourchues et de gros yeux.

Le S. à deux points (Staphylinus ^-guttatus, Lin.), Panz. Faun. lusect. Germ. XI, 18, long de deux lignes, tout noir, avec un point roussâtrésor chaque étui (4).

La troisième section , celle des Denticrures ( Denticrura), dilTère de la précédente par les palpes maxillaires, qui sont beaucoup pins courts que la tête, et toujours de quatre articles distincts; les jambes antérieures au moins sont dentées ou épineuses au côté extérieur. Les tarses qui , dans la plupart , se re-

(1) LcfèTre a rapporté de Sicile un Insecte voisin des Pédéres, mais formant ëyiderament un nouveau genre. Le quatrième et dernier article des palpes maxillaires est ici très distinct, et les termine en manière de massue. Le dernier des antennes est plus grand que le r recèdent et oToîdo-conique. La tête tient au corselet par nn pédicule alongéct de nlTean, son origine , avec la tête. Le corselet est étroit et alongé. Les deux tarses antérieun sont très dilatés ; le premier article des autres eét fort long , et leur pénultième m^a paru échancrc ou bifide. Je désignerai ce genre par la dénomination de Procirruêy ot cette espèce sera consacrée au zélé naturaliste ( Lefehuri) qui Ta découverte.

(3) yoiie% Latr. Gêner. Crust. et Insect. I, pag. 200et sui?. etGyllenh. Insect. Suée. I, pars. II , 37â.

(•5) Evœsthetuè êcaher y Grav. ; Germ. Faiin. Insect. Europ. VII , 13; Gyllenh. Insect. Suec. I , pors. II, pag. 461 . Blondel fils, de Versailles, en a découvert une nouvelle espèce dans les environs de cette ville.

(4) Ajoute! .y/o/iAy/fntis juifo, Eayk.; — Pœderuê proboscideuê , Oliv. Col. III, 44,1, 5 \—StaphylinuM claviconnêyVtLUU Faun. Insect. Germ. XXVII, 3. yoye% Gmvenborst, Coleopi, microp, ; Latr. Gêner. Crtist. et Insect. genre Stenu* y et Gyll. s'frtrf., p. 463.

GOLtOPTÈRES. 593

plient BUT le» jambes , ont le dernier article aussi long ou plus long que les précédents pris ensemble ^ le premier ou les deux premiers sont ordinairement si petits ou si cachés , que leur nombre total ne parait être que de deux ou de trois.

Le devant de la tête , et quelquefois même le corselet , est armé de cornes dans plusieurs mâles. Le$ antennes sont insérées devaut les yeux.

Les uns , dont les palpes se terminent en manière d^alène , dont les antennes sont en majeure partie grenues et vont en grossissant , n^olTrent distinctement que trois articles aux tarses (1).

LesOxTTÈLEs. (OxTTBLts. Grav.)(2).

Les autres ont les palpes filiformes et quatre articles au moins , bien apparents, llix tarses.

Les OsoRivs (OsoBius. Leach. Dej.) ^

Ont le corps cylindrique , toutes les jambes élargies et dentées ; la tête aussi longue que large , le corselet presque en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement, et les antennes, eu majeure partie grenues, grossissant insensiblement vers le bout , plus courtes que la tête et le corselet ; les mandibules beaucoup plus courtes que la tête , très croisées , terminées en une pointe simple , et le menton grand et en forme de bouclier.

On n^en connaît qu^un petit nombre d^espéces , qu^on n*a pas encore décrites, et qui habitent la Guiane française et le Brésil.

Les Zteopbobbs. (Ztrophords. Daim. — Leptochire, Germ. — Irenceus, Leach.

— Oxytelus, Oliv. — Piestus, Grav.)

Dont le corps est déprimé; dont les jambes antérieures , plus larges que les autres , sont seules dentées extérieurement ; qui ont la tête transyerse , le corselet carré , les antennes de la même grosseur partout , aussi longues au moins que la tête et le corselet , composées d^articles pour la plupart ovalaires ou cybndriques et arrondis aux deux bouts , et les mandibules aussi longues que la tête et dentées à leur extrémité (3).

Les PaosifATHBS. (Procsnatba. Latr.,* Blond. — Siagona, Kirby.)

Qui ne diffèrent guère des Zirophores que par leurs antennes filiformes, composées d^articles alongés (4) • O

Les CopROPBiLES. ( CopROPfliLus. Latr. — Omalium^ Grav., Oliv., Gyll.)

Où le corps est encore aplati , mais dont toutes les jambes sont dentées ou

épineuses extérieurement 3 dont les antennes, beaucoup plus longues que la

(1) Si Ton en excepte les Tachines, les tarses antérieurs ne sont plus notablement «latës.

(9) Voye% rariicle Oxttèlk de l*£ucyclop. méthod.: la Monographie précitée de Gravenhorat, et GyllenhaU , Insect. 8uec. 1, pars, n, p. 444.

(S) Foye» Dalman , Aual. Entom. pag. 25 ; son Z. Fronticomis , iy , fig. 1 ,' parait être VOgffUlHêhi€omiêd'Oiiy\er (Encyclop. méthod.). Celui quHl nomme PeniciUatus jihià.^ fie. § , parait avoir de grands rapports avec le Pieaius gulcaiua de Gravenhorst. Le LfiptO" cMiruê êcoriaceus de Germar. ( Insect. Spec. nov. 1 , 1 ) est une espèce très distinefte des précédentes.

(4) Siagonum quadricome , Kirb. et Spencc , Introd. Entom. 1,1,5; Blondel, Annal, des 8C. nat., avril 1817, XXII, 14-17.

t^te 9 sont grenues , grossissent hisensiblement Ters le bout ; et dont les mandibules , arquées extérieurement , presque en croissant . ne sont point sensiblement dentées , et se prolongent peu à leur extrémité (1).

La quatrième section, celle des Aplatis (Depressa)^ nous offre , ainsi que h précédente , une télé dégagée , un labre entier, des palpes maxillaires courts et à quatre articles distincts \ mais les jambes sont simples ou sans dents m épines au côté extérieur, et les tarses ont manifestement cinq articles.

Ici les palpes sont filiformes.

Les oifiLLiKS. (Omalium. Grav.)

Dont le corselet est de la largeur des élytres , plus large que la tête, presque en carré transversal (avec les angles ou du moins les antérieurs arrondis), et souvent rebordé latéralement, et dont les antennes vont en grossissant vers leur extrémité (2).

^ Les Lbstbvbs. (Lkstbva. Latr. — Anthophagus, Grav.)

Qui ont le corselet en forme de cœur, rétréci et tronqué postérieurement, presque isométrique , de la largeur de la tète , plus étroit que les élytres ; les antennes généralement filiformes et à articles alongés (3).

Là , les palpes se terminent en alêne.

Les MiCROPBPLBS. (MiCBOPBPLUS. Lat.)

Distingués par leurs antennes finissant en une massue solide et se logeant dans des fossettes du corselet (4).

Les Protbiubs. (Pbotbiiius. Latr.)

Où les antennes grenues, un peu perfoliées et plus grosses vers le bout, mais sous forme de massue et toujours à découvert , sont insérées devant les yeux ; où le corselet est court , et dont les élytres recouvrent la majeure partie de Pabdomen (5).

Les Albocbares. (Aleocbara. Grav.)

Où les antennes sont insérées devant les yeux ou près de leur bord inférieur, et à nu , à leur naissance , avec les trois premiers articles sensiblement plos longs que les suivants, ceux-ci perfoliés, et le dernier alongé et conique. Le corselet est presque ovale , ou en carré arrondi aux angles (6).

(1) Omalium rugoêum , Gravenhont , et d*autret espèces à élytres courtes.

(3) f^oyes GraYonhorsl , Tarticle Omalie de l*Eocyclop. méthod. et Gyllenhal y Hii. pag.198.

(5) ^oyes Latr. ^^ner. Cnist. et Insect. I , pag. 396 , 397; Gravenhorst eMyllenbalI , genre Ànthophagus,

(4) FoyeM Latr. Gêner. Crust. et Insect. IV, p. 377; Omalium porcatum, GyU. Inseet. Suec. I , pars. II, pag. 311 ; — Micropeplus porcaiuê, Charp. horœ entom. VIII «O; -^ GyU. ibid, O. staphylinoideê,paQ, 313.

(5) Voyez Latr. ihid, I, pag.398, et lesOma/ttfm ùf)atum eïmacropterum de Gravenbont.

(6) Staphylinuê canaliculatuê, Fab.: Panz. ibid, XXVII , 13; — Staphylinuê impretêU9, Oliv. Col. ibid. v, 41 ]—S. Boleti, Lin. ; OIît. Col. ibid. m, 35 : — «9. coHaris, ^nsd. ibid. II, 13 ;—S. minutuê, ejusd. ibid. vi, 53 ; — S. êocialia, ejusd. ibid. m , 35, et généralement les trois premières familles du genre Aleochara de Gravenhorst, Col. Hic. tom. II. yoyo% aussi Gyllenhall , Insect. Suec. I, par9. II, pag. 377. Maison observera que ni cet auteur , ni Gravenhorst , n*ont assigné aux Aléochares et aux Lumëchuaes de caractères clairs et rigoureux ; ces deux sous-genres réclament un nouveau travail.

La cinquième section, les MicROcépHALss { Microcephala), ont ki tête enfoncée postérieurement jusque prés des yeux , dans le corselet ; elle n^est point séparée par un cou , ni par un étranglement visible ; le corselet a la forme d^un trapèze , et s^élargit de devant en arrière.

Ils ont le corps moins alongé que les précédents , et se rapprochent davantage de la forme elliptique ; la tête beaucoup plus étroite , rétréci At aiPAncée en Jevant; les mandibules de grandeur moyenne , sans dentelures , et arquées simplement à la pointe. Les élytres, dans plusieurs , recouvrent un peu plus de^ la moitié de la longueur du dessus de Tabdomen. Les uns vivent dans les champignons 9 sur les fleurs , et les autres dans les fientes. JÇabricius en a réuni plusieurs espèces avec les Oxypores.

Les LoBfioHusBS. (Lombcivsa, Albocvara. Grav.)

Qui n^ont point d^épines aux jambes , et dont les antennes, depuis le quatrième article , forment une massue perfoliée ou en fuseau alongé , et dont les palpes sont terminés en alêne; les antennes sont souvent plus courtes que la tête et le corselet (1).

Les Tachinbs. (Tachinus. Grav.)

Qui ont les jambes épineuses ; dont les antennes sont composées d^articles en cône renversé ou en poire , et grossissant insensiblement , et dont les palpes sont filiformes (2).

Les Tacbtporbs. (Tacrtporus. Grav.)

Semblables aux Tachines par les jambes et les antennes , mais af ant des palpes terminés en manière d^alène (3).

Le genre Callicbbus de Gravenhorst m^est inconnu. Celui de Stbnosthetus de Megerle, indiqué dans le catalogue de la collection des Coléoptères de Dejean , offre tous les caractères d un véritable Psélaphe , et doit être supprimé ; telle est aussi maintenant Fopinion de ce dernier naturaliste.

La troisième (4) famille des CoLéoPTiREs Pentamères ,

(1) Les unef ont le corselet uni et non relevé sur ses bords ; telles sont les Aléochara hipunctatOy lanuginosa , nitida ( Staphylinus bi-pustulatus , Lin.; Oliv. Col. III, 42, v , Ai)]fumata, nana de Gravenhorst , ou ses familles lu-vi (Col. micropt. tom. 9). Les autres ont les bords du corselet relevés et forment son genre Lomechuaa ; L. paradoxa; Staphylinuê emarginatus, Oliv. ibid, ii, 12; — L. dentata , Grav.; Staphylinus sirumthêuê, Payk.,y.

(2) Oxifporua subterranetiê, Fab.; — O.bi-puêtulatuSf ejusd. Panz. Faun. Insect. Germ. XVIy 21 ; — O. marginellua, Panz. ibid, IX, 13; — Siaphylinua fuêcipeê, ibid.|lLXVI1, 12;

— Oxyporus êuturaliê , ibid. XVIII, 20; — O. pygmœuê, ibid. 27; — O. lunulatus, ibid. XXII, 19; 15; — Staphylinus airicapilluê, F.; — Oxyporuê merdariua, Panz. ibid, XXYI , 18 ; — Staphylinus striatus, Oliv. ibid, v, 47; — S. lunaius, Lin. yoyez aussi, tant pour oe sous-genre que pour le suivant , la seconde partie du premier volume des Insectes de Suède de Gyllenhall. On y trouve d'excellentes remarques sur les différences sexuelles de plusieurs espèces , et dont TappUcation pourrait être très utile.

Les Tachines qui, telles que VAtricapillus, ont le corselet presque aussi long que large , le museau avancé, les quatre tarses postérieurs sensiblement plus longs que leurs jambes respectives , paraissent devoir former une coupe particulière.

(o) Oryporus rufipesy Fab.; Panz. ibid, XXVII, 20 ; — O: marginatus , F.; Panz. sUof. 17; — O, chrysomelinus, F.; Panz, ibid, IX, 14; — 0, analis, F. ; Panz, ibid, XXII ,to ;

— O, abdominalis, F.

(4) Les Boucliers on Silpha sont les seuls Coléoptères pentamères qui présentent y ainsi que (es précédents , un appareil exorémentiel, encure n*est-il point binaire , comme dans

Les Seerigornes (Serricornes) ,

Ne Dous offrent , ainsi que 1^ famille précédente et les sui- Tantes ^ même ordre, que quatre palpes. Leurs élytres recouvrein l'abdomen , ce qui les dislingue avec quelques autres ^ caractères des Brachélytres , dont nous Tenooa ae faire l'exposition. Les antennes, à quelques exceptions près, sont delà même grosseur partout, ou plus menues à leur extrémité , dentées, soit en scie, soit en peigne, ou formant même TéTentail, et plus développées sous ce rapport dans les mâles. Le pénultième article des tarses est souvent bilobé ou bifide. Ces caractères se présentent très rarement dans la famille suivante, celle des Clavicornes , et à laquelle on arrive par des transitions si nuancées , qu'il est très difficile d'assigner rigoureusement ses limites.

Les uns , dont le corps est toujours de consistance ferme et solide , le plus souvent ovale ou elliptique , avec les pieds ea partie contractiles, ont la tête engagée verticalement jusqu'aux yeux dans le corselet; et le présternum, ou la portion médiane de cette dernière partie du corps , alongé, dilaté , ou avancé en devant jusque sous la bouche , distingué ordinairement de chaque côté, par une rainure où s'appliquent les antennes (toujours courtes ) , et prolongé postérieurement en une pointe , reçue dans unibnfoncement de l'extrémité antérieure du mésosternum. Ces pieds antérieurs sont éloignés de l'extrémité antérieure du corselet. Ces Serricornes formeront une première section, celle de Ste^y^oxes {Stemoxi).

D'autres , ayant aussi la tête engagée postérieurement dans le corselet , ou du moins recouverte par lui à sa base, mais dont le présternum n'est point dilaté et avancé antérieurement en manière de mentonnière , ni ordinairement (1) terminé pos^

ceux-ci, et le conduit extérieur se dégorge directement dans le reotum , oomme rnrèthre des oiseaux. Il paraîtrait donc, d'après ces rapports, €{ue lesEouoliers doTmient Tenir, «an que d^autres Clavicornes, immédiatement après les Brachélytres. D*autrea oonnidénitioiis m'avaient conduit au même rapprochement, (yoyez la Préface de mon ouvrage intâtolé: Considérations générales sur Tordre naturel des Crustacés , etc.). Suivant Léon Pufour, qui m*a fourni ces observations anatomiques, les conduits hépatiques desBuprestideaetdesEntérides, ou de mes Sternoxes , ressemblent, par leur nombre , leur longueur et leur mode d'insertion , à ceux des Carabiques. Les Lampyres et les Mélyrides n'ont autti que deux Taisseaux hépatiques; mais il y en a quatre dans les Téléphores , les Lycus et les PtiniorBS. Malachies, les Drilles et lès Vrillettes , sont, de tous les Insectes de la famille des Semnes dont il a étudié l'organisation;, ceux où le tube alimentaire est le plus long

cSr\

(1) Les Cébrions font exception et se rapprochent, à cet égard, des Taupins; mais rextrérait^ inférieure du présternum ne s'avance point sur le dessous de la tète. Les mandibules sont avancées, arquées et simples; les palpes sont filiformes; lespleds ne sont point contrtc-

COLtOPTÈRES. 307

térieurement eli une pointe reçue dans une carité du mësostéri^^Q ; dont le corps est le plus souvent, en tout ou en partie, de colsistance molle ou flexible, composeront une seconde seo«* tion^ cette des MalAgodermcs {Mnlacodermi).

Une troisième et dernière , celle des Limebois , ( Xytotrogi ) y comprendra des Serricornes dont le présternum n'est point pareillement prolon^ré à son extrémité postérieure ^ mais dont la tête est entièrement à découvert et séparée dii corselet, par un étranglement ou espèce de cou.

Nous diviserons les Stêrnoxes en deux tribus.

La première, celle des Bdprestides ( Buprestides )^ ala saillie postérieure du présternum aplatie et point terminée en une pointe comprimée latéralement , et simplement reçue dans une dépression ou dans une échancrure du mésosternum. Les mandibules se terminent souvent en une pointe entière ou sans échancrure ni fissure. Les angles postérieurs du corselet ne sont point ou très peu prolongés. Le dernier article des palpes est le plus souvent presque cylindrique , guère plus gros que les précédents , et globuleux ou ovoïde dans les autres. La plupart de ceux des tilrses sont communément larges ou dilatés , et garnis en dessous de pelottes. Ces Insectes ne sautent point , caractère qui les distingue éminemment de ceux de la tribu suivante (1) ; ils composent le genre

BiJBRiSTi ( BupuBSTis) de Linnœus.

La dénomination générique de Richard donnëe par Geoffroy à ces Coléoptères, nous annonce la beauté de leur parure. Plusieurs espèces indigènes et beaucoup d'exotiques, d'ailleurs remarquables par la grandeur de leur taille , ont l'éclat de For poli sur un fond d'émeraude ; dans d'autres , l'azur brille sur l'or, où sont réunies plusieurs autres couleurs métalliques. Leur corps , en général , est ovale , un peu plus large et obtus , on tronqué, en devant , et rétréci en arrière depuis la base de l'abdomen , qui occupe là plus grande partie de sa longueur. Les yeux sont ovales y et le corselet est court et large. Llcusson est petit ou nul. L'extrémité des élytres est plus ou moins dentée dan^^un grand nombre. Les pieds sont courts.

Ils marchent lentement , mais îeur toI est très agile , lorsque le temps est chaud et seCè^i on veut les saisir, ils se laissent tomber a terre. Les (^ roelles ont à l'extrétnité postérieure de l'abdomen , une partie coriace ou écornée , en forme de lame conique , composée de trois pièces (les derniers

tiles, et les deux antérieurs sont peu éloignés , à leur naissanc^del^extrémitéanlcrieure du corselet , et très rapprochés.

(1 ) Les Insectes de cette tribu diffèrent encore de tous les autres de cette famille par leurs trachées Tésiculaires , tandis qu^etles sont tubulaires dans les autres Serricornes. F'&ffc» les Obscrrationt onatomiquef de Léon Bufour.

anneaux ) , et qai est probablement une tarière avec laquelle elles déposent leurs œufs dans le bois sec , où vivent leurs larves. On rencontre pl«« sieurs des petites espèces sur les fleurs et les feuilles ; mab les antrââb tiennent pour la plupart dans les forêts , les chantiers : ils éclosent qffiquefois dans les maisons , y étant transportés en état de larve ouHe npiphe f avec le bois.

Tantôt les antennes sont tout au plus en scie. Les articles intermédiaires des tarses sont en forme de cœur renversé et le pénultième au moins est bifide. Les palpes sont filiformes ou légèrement plus épais au bout. Les mâchoires soot bilobées*

Les Richards. (Bupbkstis , Lin.)

Dont les antennes sont de la même grosseur partout, et en scie , depuis le troisième ou quatrième article.

Les uns n^ont point dVcusson.

Le R. à faisceaux ( B.fasciculaia, Lin.(, Oliv., Col. 11, 32, iv, 38 , long d^envîron un pouce , ovoïde , convexe , très ponctué et ridé , d^un vert doré ou cuivreux , quelquefois obscur, avec de petites touffes de poils jaunâtres ou roageâtres ; étuis entiers. — Au cap de Bonne-Espérance , et quelquefois en si grande abondance sur le même arbuste , qu^il semble tout chargé de fleurs.

Le R, stemicome (B. ttemicornis , Lin.), Oliv., Col. ibid,, vi , 52, a ; un peo plus grand , même forme , d^un vert un peu doré , très brillant ; de eros points enfoncés , dont le fond est garni d^écailles blanchâtres , sur les étuis : trois dents à leur extrémité ; sternum postérieur avancé en forme de corne. — Indes orientales.

Le R. chtjrsis ( B, chrysis, Fab., Oliv., ibid.. Il , 8 , vi , 52, b , dill(ère du précédent par les étuis d^un brun marron et sans taches blanchâtres.

Le R, bande-dorée {B, viitaia F.) Oliv., ibid., III, 17, long de près d^an ponce et demi , plus étroit et plus alongé que les précédents , déprimé , dhtn vert bleuâtre ; quatre lignes élevées et une bande dorée et cuivreuse sur chaque étui , dont le bout a deux dents. — Des Indes orientales.

Le R. ocellé {B. ocellaia F.) Oliv., ibid., 1,3, presque semblable , pour la taille et la forme , a sur chaque étui une grande tache jaune et phosphoHqoe, située entre deux autres de couleur d^or ; le bout de chaque étui est terowié par trois dents. %

Les autres ont un écusson.

Le R. géant {B. gigas Lin.), Oliv., ibid,,l, 1, long de deux pouces ; corselet cuivreux , mêlé de vert brillant , avec deux grandes taches lisses , couleur d'acier firuni ; étuis terminés par deux pointes , cuivreuses dans leur milieu, dHin ■ vert bronzé sur leurs bords, avec des points enfoncés, des lignes élevées et des rides. — De Cayenne.

Nous citerons parmi les espèces de notre pays ,

Le R. à fossettes ( B, affinis , F.) B. chrysostigma , Oliv., ibid.^ VI , 54, bronzé en dessus, cuivreux et brillant en dessous , dont les élytres, dentelées en scie à leur pointe , ont trois lignes longitudinales élevées , et deux impressions dopées sur chacune.

Le R. vert (B. vMdis, Lin.), Oliv., ibid.^ XI , 127, long d'environ deux lieues et demie , à forme linéaire, d'un vert bronzé, avec les étuis entiers et pointulés. — Sur les arbres.

Fabricius a détaché des Richards propres ceux qui ont le corps court, phis large proportionnellement et presque triangulaire ; le front excavé , le corselet transversal et lobé postérieurement , et les tarses fort courts , avec les pelotes

GOLÉOPTilUBS. 390

larges ; les cinq derniers articles des antennes forment seuls des dents de scie ; les précédents , à Texception des deux premiers , sont petits , presque grenus , ou en cône renversé ; les deux premiers sont beaucoup plus gros. Ces espèces composent le genre Trachts {Trachys). De ce nombre (1) est

Le II, nain {B, minuta. Lin.) Oliv., ibid.^ Il, 14, noir en dessous, d^un brun cuivreux en dessus , avec le milieu du front enfoncé, le corselet sinué à son bord postérieur, et des raies blanchâtres , ondées , formées par des poils et Iransverses, sur les étuis.— Commun sur le Coudrier, dont il ronge les fouilles.

Les Aphanistiquxs ( âphanisticos. Latr. )

Ont les antennes terminées en une massue brusque , oblongue , comprimé^ légèrement en scie , formée par les quatre derniers articles. Le dernier des palpes est un peu plus gros , presque ovalaire. L^entre-deux des veux est excavé , ainsi que dans les Tracuis. On en connaît deux ou trois espèces , toutes très petites et de forme linéaire (2).

Tantôt les antennes sont très pectinées (d^un seul côté) dans les mâles, fortement en scie dans Tautre sexe ; les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers ; les palpes sont terminés par un article beaucoup plus gros que les précédents et presque globuleux. Les mâchoires se terminent par un seul lobe.

Les Mblasis. (Melasis. Oliv.)

Leur corps est cylindrique , et les angles postérieurs du corselet sont prolongés en une dent aigué , caractères qui , de même que ceux pris Aes tarses et des palpes , annoncent que ces Insectes font le passage de cette tribu à la suivante (3).

La seconde tribu , celle des Élatérides , ne diffère essentiellement de la précédente qu'en ce que le stylet postérieur de l'ayant-sternum , terminé en une pointe comprimée latéralement et souvent un peu arquée et unidentée, s'enfonce à la Tolonté de l'animal, dans une cavité de la poitrine, située immédiatement au-dessus de la naissance de la seconde pdire de pieds, et que ces Insectes, placés sur le dos, ont la faculté de sauter ( voyez ci-après). Ils ont, pour la plupart, des mandibules échancrées ou fendues à leur extrémité , les palpes terminés par un article beaucoup plus grand que les précédents , en forme de triangle ou de hache , et les articles des tarses entiers. Cette tribu ne comprend que le genre

Tavpin. (Elater. Linn.) Le corps est généralement plus étroit et plus alongé que celui des

(1) Vo^oi les autres espèces citées par Fabricius, System. Eleut. Il , 318, et, quant aux divisions a établir dans ce genre nombreux, PouTrage de Schœnherr sur la synonymie des Insectes.

(2) liupresti» emargtnata, F.; Oliv. ibid, x,lt6î Gcrm. Faun. Insect. Enrop. UI , 9j — ejusd. Buprestri» lineolOf ibid. 10.

(3) Melaêia buprestoides, Oliv. H, 30, i , 1 '^—Mehsis olateroides, Illig. différent suivant Ini ,de V Elater hupreitoide» de Linnœus.

Ruprcslides, et les angles postcrlears du corselet se prolongent en pointe aiguë , en fomie d*cpine.

On les a nommés en français Scarabées à ressort ^ et en latin Noiopeda^ Elaier. Couchés sur le dos, et ne pourant se relever, a raison de la brièveté de leurs pieds , ils sautent et s^élèvent perpendiculairement en Tair jusqu'à ce qu'ils retombent dans leur position naturelle ou sur leurs pieds* Pour exécuter ces mouvements, ils les serrent contre le dessous du corps, baissent inférieurement la tête , et le corselet , qui est très mobile de haut en bas, puis , rapprochant cette dernière partie de Tarrièfi^poitrine , ils poos- ^t avec force la pointe du préstcnium contre le bord du trou situé en avant du raésosternum , où elle s'enfonce ensuite brusquement et eomme par ressort. Le corselet avec les pointes latérales , la tête , le dessus des élytres, heurtant avec force contre le plan de position, surtout s'il est ferme et uni , concourent , par leur élasticité , à faire élever le corps en l'air, l^s cùtés de l'avant-sternum sont distingués par une rainure où ces Insectes logent, en partie , leurs antennes, qui sont en peigne ou en longues barbes, dans plusieurs m«âles. Les femelles ont k l'anus une sorte de tarière alongée , avec deux pièces latérales et pointues au bout , entre lesquelles est l'oviducto proprement dit.

ÎAis Taupina se tiennent sur les fleurs ^ les plantes , et même a terre ou sur le gazon; ils baissent la tête en marchant, et quand on les approche, ils se laissait tombera terre, en appliquant leurs pieds sous le dessous da corps.

De Géer a décrit la larve d'une espèce de ce genre {E. Undulatus), Elle eit longue , ]>rcsque cylindrique , pourvue de petites antennes, de palpes, de six pieds; elle a douze anneaux couverts d*une peau écailleuse , dont celui Textrémilé postérieure forme une plaque rebordée et anguleuse sur les bords avec deux pointes mousses et courbées en dedans ; au-dessous est un gros mamelon chcirnu et rétractilc , qui fait roflîce de pied. Elle vit dans le terreau de bois pourri ; on en trouve aussi dans la terre. Il parait même que celle du 2\ strié de Fabricius , ronge les racines du blé et fait beaucoup de dégât lorsqu'elle se nmltiplie.

L'estomac des Taupins est long , ridé en travers , quelquefois gonflé à la partie postérieure; leur intestin est médiocre.

On peut rapporter h deux divisions principales les divers sons-genres cpi'oii a formes dans celte Iribu. Ceux dont les antennes peuvent se loger en tiéreBieot dans des cavités iniëriciires du corselet composeront la première.

Tantôt elles sont reçues , de chaque c(^té, dans une rainure longitudinale, pratiquée immédiatement au-dessous des bords latéraux du corselet, et toujours filiformes et simplement en scie. Les articles des tarses sont toujours entiers et sans prolongements^ en forme de palette, en dessous. Le corselet est convexe ou bombé, du moins sur les cotés, et se dilate, vers les angles postérieurs, en manière de lobe, allant en pointe, ou triangulaire. Ces Insectes se rapprochent des Ihiprcstides.

Les Galba. (Galda. Lat.)

Dont les mandibules se terminent en une pointe simple ; dont les mâchoires n^ofi'rent (pi^iu seul lobe; dont le dernier article des palpes est globuleux et le corps presque cylindrique (1).

(1) JV>n ai vu trois espèces et toutes du lirè^il. I/uuea de grands rapports avec le JMn'

Lc« ËIJCMBNIS. ( ËUCMEMI8. Arll.)

Où les mandibules sonl bifides et les mâchoires bilobées; où lo dernier article des palpes est presque en forme de hache et le corps presque elliptique (1).

Tantôt les antennes, quelquelbis en massue , se logent , du moins en partie , soit dans les rainures longitudinales des bords latéraux du présternum , soit dans des fossettes situées sous les angles postérieurs du corselet. Les tarses ont souvent des petites palettes, formées par le prolongement des pelottes inférieures , ou le pénultième article est biûde.

Quelques-uns, à antennes filiformes , ont les articles des tarses entiers et sans palettes en dessous 3 les deux pattes antérieures se logent, dans la contraction, dans des enfoncements latéraux du dessous du corselet. Tels sont

Les Adblocbres. (Adelogeaa. Lat.) (2).

D^autres, à antennes pareillement de la même grosseur partout , ont les articles des tarses entiers, mais avec les pelottes iniérieures prolongées et avancées en manière de petites palettes ou de lobes. Leur télé est découverte. Ce sont

Les LissoMBS. (LissoBUJS. Daim,— rLissodes, Lat. — Drapetes, Meg., Dej. (3).

D^autres à antennes pareillement filiformes, mais dont les second et troisième articles plus grands que les suivants et aplatis , se logeant seuls dans les rainures sternales; les tarses sont semblables à ceux des Lissomi^s ; la tète est cachée en dessous et comme recouverte par un corselet demi circulaire , où elle est enfoncée. Tels sont

Les Chélonaibbs. (CaBLONARiDii. Fab.) >

Les antennes, dans le repos, s^étendent parallèlement le long de la poitrine; le premier et le quatrième articles sont les plus petits de tous ; les sept suivants sont de la même grandeur, et, à Pexccption du dernier, qui est ovoïde, presque en forme d^ cône renversé et égaux. Le corps est ovoïde, avec les jambes antérieures plus larges que les autres. Toutes les espèces connues sont de TAmériquc méri dionale (4).

Le dernier sous-genre de cette première division, celui des

Throsques (Throscus. Lat. — TrixaguSy Kugel., Gyllenh. — Elater, Lin.)

Se distingue de tous ceux de cette tribu par ses antennes terminées en une maisuede trois articles, et logée dans une cavité latérale et inférieure du corselet. Le pénultième article des tarses est )i>ifide. La pointe *des mandibules çst entière (5).

iuberculata de Dultnan (Anal. Entom.). Les mûchoirus se terminent par uu lobe très petit et pointu.

(1) MauDherheim u publié un très belle Bloiiographie de ce (ious-n;enre , dont on a donné un extrait cl reproduit les planches dans le troisième volume des Annales des sciences naturelles. J\ ai ujooté quelques observations sur la trop (][rande étendue que oc savant a donnée à ce sous-genre. L^espèce qu^il nomme Capuçinua est, selon moi, la seule qui doive y rester, et telle fut d'abord ropinion de celui qui rétablit.

(2) Elater oralis^ Gerni.; — Elater fuscus, Fab.j et quelques autres des Indes orientales , rapportés par Labillardière.

(3) Daim. Ephem. Entom. 1824. Son Lissomus punctulatus a do grands rapports avec lo Drapeteê castaneus de Dejean, el V Elater lœvigatua do Fubricius.

L*£urope possède une espèce de ce sous-gcnrc ^VElaterequestriada celui-ci, figuré par Ponser , Taun. Inscct. Germ. XXXI , 21 .

(4) Fab. Syst. Eleut. I, 101 ; Latr. Gcncr. Grust. Inscct. I, vui;7 et II, 44; Dabn. Ephem. Entom. 1824 , pag. 29.

(5) Elater dermestoÙeê , Lin. ; E, clavicornis, Oliv. Col. II , 31 , VIII > S5 , a, b. i

Notre seconde division de cette tribu comprendra tous les Elatérides dont les antennes sont toujours à découvert ou extérieures.

Nous en détacherons d^abord ceux dont le dernier article des palpes, des maxillaires surtout , est beaucoup plu9 grand que les précédents , presque ea forme de hache.

Un seul sous-genre, celui des

Gbrophttxs, (Cbrophttdh. Lat.)

S^éloigne des suivants par ses tarses , dont les quatre premiers articles, courts , en forme de triangle , et le pénultième sont bifide.

Les antennes des mâles sont branchues au côté interne , la base du troisième article et des suivants se prolongeant en un rameau élargi et arrondi au bout; celles de la femelle sont en scie (1).

Dans tous les autres sous-genres, les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers.

Tantôt la tète s^enfonce jusqu^aux yeux dans le corselet. L^extrémité antérieure du présternum s^avance sur le dessous de la tète et son bord est arqué.

Quelques-uns ont le labre et les mandibules cachés par Textrémité antérieure du présternum , le chaperon ou épistome étant élargi et s^appliquant sur cette partie. Tels sont :

Les Grtvtostoubs, (Gbtptostoua. Dej. — Elaier, Fab.)

Qui ont Tangle interne du sommet du troisième article des antennes et des sept suivants se prolongeant en manière de dent; les second et quatrième articles plus courts , le dernier long et étroit , et un rameau droit et linéaire an côté interne du troisième, près de son origine.

Les mandibules sont unidentées sous la pointe. Les mâchoires ne présentait

Ïii^un seul lobe ; elles sont , ainsi que la languette , petites et membraneuses, es palpes sont très courts. Les tarses sont petits, menus et presque sétacés.

La seule espèce connue {Elater deniicon^, Fab.) se trouve à Cayenne, d^oû elle a été envoyée au Muséum d^histoire naturelle par Banon.

Les Nbmatodbs. (Nbmatodbs. Lat.)

Où les antennes ont le premier article alongé, les cinq suivants en cône renyersé , égaux, à Fexception du premier dVntre eux ou du second , qui est an peu plus court, et les cinq derniers plus épais , presque perfoliés, et celui da sommet ovoïde.

Le corps est presque linéaire (2).

Le labre et les mandibules sont maintenant découverts.

Ici , les antennes des mâles sont terminées en éventail. Ce sont

Les Hbmirripes. (Hbmibhipus. Lat.) Les espèces sont toutes* exotiques (3).

Dermeaieê adatrictor, Fab. Panz. Faun. Insect. G^vm, LXXY , 15. Sa larve vit dans le bois du chêne.

Insect

MelastB

gie avec les Cérophytes.

(2) Ennemis filum, Manncr.

•) Elater /lab9Uicorni3 j Fab. ; ojuad, E . fascicularia , elc.

GOLllyPTÈRES. 403

Là, cet organes, dans le même sexe, sont pectines, dans leur longueur.

Les CTBNIcàRSS. (CïENtCBBA. Lat.) (1).

Dans le sous-genres suivant, ou

Les Taupirs proprement dits. (Elatbb).

Les antennes des mâles sont simplement en scie

Le T. cuciifo {E. noctilucus, Lin.), Oiiy., Col., 11,31, 11, 14, a; longd^un peu plus d^un pouce, d^un brun obscur , avec un duvet cendré; une tache jaune , ronde, convexe , luisante , de chaque côté du corselet ^ près de ses angles postérieurs; des lignes de petits points enfoncés sur les étuis. — De FAmérique méridionale.

Ses taches répandent pendant la nuit une lumière très forlc , et qui permet de lire récriture la plus fine, surtout si on réunit plusieurs de ces Insectes dans le même vase. Cest à cette lueur que des femmes font leurs ouvrages ; elles le placent aussi , comme ornement , dans leurs coiffures , pour leurs promenades du soir. Les Indiens les attachent à leur chaussure , afin de s^éclairer dans leurs voyages nocturnes. Brown prétend que toutes les parties intérieures de rinsecte sont lumineuses, et qu^il peut suspendre à volonté sa propriété phosphorique (3). Nos colons Tappellent Mouche lumineuse , et les Sauvages Çucujros, Coyouyou; de là le nom espagnol Cuctç'o, Un individu de cette espèce , transporté à Paris , dans du bois , en état de larve ou de nymphe , s^y est métamorphosé , et a excité , par la lumière qu^il jetait, la surprise de plusieurs habitants du faubourg Saint-Antoine, témoins de ce phénomène, inconnu pour eux.

Le T, bronzé (E. œneus^ Lin.), Oliv., Col., /6i/^., vui, 83; long de six lignes, d^nn vert bronzé, luisant, avec les étuis striés et les pattes fauves. — En Allemagne et au nord de TEurope.

Le T, germanique {E.germanus, Lin.), Oliv., i5id,, 11, 12; très commun aux environs de Paris , ne diffère du précédent que par la couleur des pieds , qui sont noirs.

Le Taupin porte-croix {E, cruciatus, Oliv., ibid,, IV, 40) ; jolie espèce d'Europe, ayant le port du T. bronzé , mais plus petite , noire , avec deux bandes rouges et longitudinales sur le corselet, près des bords latéraux ; les éty très •ont d'un rouge jaunâtre, et ont près des angles antérieurs de leur base une ligne noire et deux bandes de cette couleur, formant une croix à la suture. Elle est rare aux environs de Paris.

Le T. marron {E, castaneus, Lin.), Oliv. iôid,, III, 25 ; v, 51 ; noir ; corselet couvert d'un duvet roussâtre; élytres jaunâtres, avec l'extrémité noire; antennes du mâle en peigne. — D'Europe.

Le T. à corselet fauve {E, rujîcollis, Lin.), Oliv., ibid.^ VI, 61, a, b ; long de trois lignes , d'un noir luisant, avec la moitié postérieure du corselet rouge. — Du nord de l'Europe.

(1) SesElater pectinicomis, cupreus , hœmatodos; — T, doulle-croix y Guv. Règn. anira. IV, xiv,3.

(2) L^extrémito' antérieure de la tête est tantôt de niveau avec le labre ou sur le mdme plan horizontal , tantôt plus élevée et terminée brusquement ; mais ces différences , souvent inappréciables , ne peuvent servir à établir des coupes génériques , et le genre que j*avais nommé Ludio sollicite un nouvel examen.

(5) De la Cordairo, qui a observé cet Insecte vivant, m*a dit que le principal réservoir de la matière phosphorique était situé inférieurcmcnt à la jonction do PuMlomen avec le thorax.

404 LNSECnS

Le T, ferrugineux (E, ferrugineux^ Lin.), Oliv. , iMd, , lit , 55, long de dix lignes, noir avec le corselet, à Texception de son bord postérieur, et les étuis d^un rouge de sang foncé. Sur le saule. G^est la plus grande espèce d^£urope(l).

Tantôt la tête est dégagée postérieurement ou ne s^enfonce pas jusqu^aux yeux qui sont saillants et globuleux. Les antennes sont insérées sous les bords dVne saillie frontale, déprimée et arquée en devant. Le corps est long et étroit , ou presque linéaire. Tels sont

Les Gamptles. (Gampylo^. Fischer. — Exophthalmut^ Latr»'^£[anmUonMs,

Mûhfeld.) (2).

Des Élatérides à palpes filiformes, à antennes pectinées, depuis le quatrième article , composeront un dernier sous-genre, celui des

Phtllocèbks. (Pbtllocbrus.) (3)

Notre seconde section , celle des Malagodermes , sera partagée en cinq tribus.

La première, les CéBRioNiTES ( Cébrtonites ) , ainsi nommée du genre Cébrion d'OUyier, auquel se rattachent les autres , a les mandibules terminées en une pointe simple ou entière , les palpes de la même grosseur ou plus grêles à leur extrémité, le corps arrondi et bombé dans les uns , OTale ou oblong, mais arqué en dessus, et incliné par devant ^ dans les autres. Il^est le plus souvent mou et flexible, avec le corselet transversal, plus large à sa base , et dont les angles latéraux sont aigus ou même prolongés , dans plusieurs , en forme d'épine. Les antennes sont ordinairement plus longues que la tête et le corseleL, Les pieds ne sont point contractiles.

Leurs habitudes sont inconnues. Beaucoup se tiennent sur les plantes, dans les lieux aquatiques. Ces Insectes peuvent être réunis en un seul genre, celui des

CÊB1I01I8. (Cbbiio. Oliy. Fab.)

Les UD8, établissant une connexion de cette tribu avec la précédente, dont la consistance est même aussi solide que celle des Sternoxes, dont les

(1) yoyei f pour les autres espèces, Oliv. ihid. Pans. Faun. Inscct. Germ. et soo Ind. Entom. ; ainsi qu^Hcrbst. Col. et Palisot de Beauvois, Insect. d*Af. et d*Amér. La genre DiM de Zicgler, et dontrespèce nommée Elateroidea a éié figurée par Charpentier , dans son ouvrage intitulé Horœ entomolog. VI, 8 ,^nem*a offert aucun caractère (jui ledtilingue nettement du précédent.

(2) ^oyes Fischer, Entomog. delà Russie, tom. II,pag. 153. Ce aous-gcnre conaprend VElaterlincaris de Linnanis , dont son Mesomelaa n*est qu^une variété ; i^JS» batfmlû de Gyllenhall , et son E, cinctuM,

(5)Df^jcan n*ayant recueilli qu^un seul individu, je nM pu le sacrifier, po«r en éiodier en détail les caractères. Deux Insectes de Java m*ont offert un port aemblablie. Ici seolenent ( et 'probablement des femelles ) les antennes sont simplement en scie. Les maBdibola m^ont paru se terminer en une pointe entièi'o ou sans dent. Le dernier article 4e8 palpes est un peu plus grand , presque oblonique. Supposé que les mmdibttloa des Pbyllooèrts soient semblables , ces espèces exotiques seront congénères.

pieds ne sont jamais propres à sauter , et dont le corps est généralement ovale-oblong , avec les antennes soit flabellées ou pectinées , soit en scie , dans les mâles , les palpes filiformes ou on peu plus gros à leur extrémité, les angles postérieurs du corselet prolongés en pointe aiguë , nous offrent des mandibules s'avançant au-delà du labre , étroites et très arquées , ou en forme do crochets. Le labre est ordinairement très court, échancré on bilobé.

Là , ainsi que dans les Élatérides , le préstemum se termine postérieurement en une pointe reçue dans un enfoncement du mésostemam.

Les antennes , longues dans les mâles de quelques espèces , sont composées de onze articles pectines ou en scie. Le dernier article des patpes est presque cylindrique ou en cône renversé.

Les Physodacttles. (pHtsoDACTTLUs. Fisch.)

Où les trois articles intermédiaires des tarses présentent en dessous une pelotle membraneuse (sole ou semelle), orbiculaire; dont les cuisses postérieures sont renflées, et dont les antennes , du moins dans Pun des sexes, sont fort courtes, en scie et insensiblement amincies vers le bout*

Ce sous-genre a été établi par le célèbre auteur de Tentomographie de la Russie, snr un Insecte de TAmérique septentrionale (P. Henningii^ lettre snr le Physodactyte , Moscou , 1824, Annales des scienc. nat., décemb. 1824, XXVII, B.).

Les GÉBRiONS propres. (Gebrio. Oliv. Fab.),

Dont tous les articles des tarses sont entiers et sans pelottes, et où les cuisses postérieures ne sont guère plus grosses que les autres.

Les espèces propres à TEuropc paraissent en quantité après les pluies d^orage.La femelle (1) de Fespèce la plus conmie(Gigas, Fab.; CAongicomiêy Oliv., Coi. 11, 30 bis. 1, 1, a, b, c ; Taupin, I, 1, a, b, c), diffère singulièrement du màlc; ses antennes ne sont guère plus longues que la tète ; leur premier article est beaucoup plus long que les autres; le quatrième et les suivants composent, réunis, une petite massue oblongiie et presque pcrfoliée. Les ailes avortent en partie. Les pieds sont plus courts, mais proportionnellement plus robustes que ceux des mâles. La larve vit probablement en terre. Le C bicolor de Fabricius (2) et quelques autres espèces d^Amérique dont le corps est alongé , moins arqué en dessus ou presque droit, avec les antennes plus courtes, ont paru au docteur Leacli , devoir composer une nouvelle coupe générique (3).

Ici le présternum ne se prolonge point notablement en pomte , et le mésosternum n^offre point antérieurement de cavité.

Tantôt les articles des tarses sont entiers et sans palette membraneuse et avancée en dessous. '

(1) Ccbriobrcvicomin j Olir. Col. Il , 50 &ij, I, 2, a, b, r; Tenebrio dubius , Rossi, Fnun. Elrusc. 1,1,3. Cette femcllo m^nvait paru, à raison de tes nntenncs, devoir former un nouveau ^ctirc , qiip j^avais nommé Hammonie. On trouve nu cap de Bonne-Espérance une espèce dont les articles des antennes jettent chacun , à la base de leur côté interne, un rameau lonf; et linéaire, dont les palpes se terminent pariin article ovoïde, ot non en forme de cône renversé , comme dans les autres espèces. Celle-ci pourrait en être séparée.

(2) Palis, de Beauv. Insect. d'Afr. et d'Ara. 1 , 1 , S , a , b.

Les Anrlastbs. ( Anblastbs. Kirby. )

Dont les antennes sont écartées à leur naissance , courtes , presque grenues , avec le dernier article (1) presque en croissant ; et dont le même clés palpes est presque en forme de c6ne renversé. Kirby n^en mentionne qu^une seule espèce {A* Druriiy Linn. Trans., XII , xxi,â).

Les Gallirhipis. (Gallibbipis. Latr.)

Dont les antennes sont très rapprochées à leur naissance , insérées sur une éminence , et à partir du troisième article , forment dans les mâles un grand éventail. Le dernier des palpes est ovoïde. Le même des tarses est presque aussi long que les autres pris ensemble , et présente entre ses crochets un petit appendice linéaire et soyeux.

L^espèce servant de type ( C. D^eanii ) se trouve à Java et a été envoyée au Muséum d^Histoire naturelle par Diard et feu Duvaucel. Les antennes n^ont que onze articles , et diffèrent par là de celles des Rhipicères, qui ont bien la même figure , mais donjt les articles sont beaucoup plus nombreux, dans les individus du même sexe , ou les mâles.

Tantôt les tarses ont en dessous des palettes membraneuses , ou leur pénultième article est profondément bilobé.

Dans les deux sous-genres suivants , les quatre premiers articles des tarses offrent chacun , en dessous , deux lobes membraneux et avancés ; le dernier est long et terminé , entre les crochets , par un petit appendice soyeux. Les antennes des uns sont composées de plus de onze articles, et disposées en éventail; celles des autres n^en ont que onze, en dent de scie, et dont les quatre derniers plus gros , formant une massue.

Les Sandalus. (Sandalus. Knoch. )

Les antennes , du moins celles des femelles , sont simplement un peu plus longues que la tête, composées de onze articles, dont le troisième et les suivants, le dernier excepté , en forme de dents de scie , et dont les quatre derniers , un peu plus dilatés , composent une massue \ le terminal est presque ovoïde , arrondi ou très obtus au bout (2).

Les Rhipicèrbs. (Rhipicera. Lat. Kirb. — Ptyocerus, Hoffmans. — Pafy-tomui,

Daim.)

Les antennes forment dans les deux sexes un éventail , et sont composées d^un grand nombre d'articles (20-40), mais en moindre quantité dans les femelles.

Ce sous-genre se compose de cinq à six espèces , dont deux de la Nouvelle- Hollande et les autres d'Amérique (5). ,

(1) Le troisième est plus long que le précédent et le suivant, tandis que, dans'leiCébrions, cetarticle et lesecond sont plus courts que le quatrième et les suivants. Ce* organes, de même que ceux des Elatcrides , semblent avoir douso articles , le onzième étant brofquement aminci vers le bout, et terminé en pointe , ayant Papparence d*un petit artide conique ou triangulaire.

<2) Sandalus petrophya , Kno||. N. Beyt. I , p. 151 , v, 5 ; — .S. niger, ejusd. ibid.

(3) Rkipicera margiftata, Latr. Cuv. Règn. anim. III , p. 235; Kirb. Lin. trans. XII, Kl, S niM.'y —Poljftomus marginatun, Daim. Anal. Entom.p. 22; —ejusd. P.fewunruiui, ibid. 21 ;— ejusd. P, mystacinus, p. ^^—Hiapa myaiacina, Fab. ; Drur. Ins. III, vin, 7. J'ai vu , dans In Collection de Dejean , une autrc^pèce , toute fauve , recueillie dans PAmérr sept., par Leconte. w

GOLiOPTiRKS. 407

Les trois premiers articles des tarses des deux sous-genres suÎTants sont en forme de cœur renversé , sans prolongement membraneux en dessous ; le quatrième est profondément bilobé ; le dernier, peu alongé , ne présente point entre ses crochets , d^appendice saillant et soyeux. Les antennes sont filiformes, simples ou tout au plus pectinées , et n'ont jamais au-delà de onze articles.

Les Ptilodacttles (Ptilodacttla. lllig. — Pyrochroa^ De G.)

Se distinguent par leurs antennes demi pectinées ou en scie dans les mâles. Ce sous-genre se compose d^espèces propres à TAmérique (1).

Les Dascillbs ( Dascillcs. Lat. — Atopa» Fab.)

ITen ij|UDH)ro>t que par leurs antennes simples dans les deux sexes (2).

Hds ont^çé Cébrionites ont des mandibules petites, peu ou point saillantes au-delà/.dà fibre, le corps généralement mou, presque hémisphérique ou OYoîde, •! lai palpes terminés en pointe. Les antennes sont simples ou faiblement dentée** Dans plusieurs , les pattes postérieures servent à sauter.

Cea Insectes habitent les plantes des lieux aquatiques.

Ceux-ci ont le pénultième article des tarses bilobe. Le second et le troisième des antennes sont plus courts que le suivant.

'Les Élodes. (Elodbs. Lat. — Cjrphon, Fab. Dej.) Où les cuisses postérieures diffèrent peu en grosseur des précédentes (3).

Les ScTiTBS, ( ScTRTBS. Lat* — Qrphtmf Fab.)

Dont les pattes postérieures ont les cuisses très grosses , et les jambes terminées par deux forts éperons , dont Tun très long, ce qui donne à ces Insectes la faculté de sauter.

Les palpes labiaux sont fourchus. Le premier article des tarses postérieurs est aossi long que les autres pris ensemble (4).

Ceux-là ont tonales articles des tarses entiers.

LesNTCTBKS. (Ntctbus. Lat. —i7amitxo6/um, Ziégl. — Eucynetuê^ Schùppel.)

Où le troisième article des antennes est très petit et beaucoup plus court que le second et le suivant, et où les derniers sont presque grenus ; et dont les quatre pieds ont les jambes terminées par deux éperons très distincts , avec les tanee longs , plus grêles vers le bout (5).

Les EuBBiBs, (EuBRiA. Ziég. Dej.)

Qui ont les antennes un peu dentées en scie , avec le second article très petit, les deux suivants les plus grands de tous, et le dernier un peuéchancré au beat et allant en pointe. Les éperons des jambes sont très petits ou presque Baie» hes tarses sont filiformes (6).

8) Piflûdaeiyla èlatrina, lllig. ; — Pyrochroa nHida, De G. Insect. Y, xiu , 6-17. ) jikfpm C9rtima, Fab. ejusd. A. cinerea, yar. \—Piinu9 t9êtaceaviUoêuSy lie G. IV,», 8 ; -^CiêtsU Mnina, OHv. Col. III , 54 , i , 2 , a. (3) La première division des Cyphonè de Fabricius. M) La ieeonde. Fo^e* le Catal. de la Coll. de Dejean.

(5) iS'«cf fiefiM hœmorrhoidalis, Germ. Faun. Insect. Europ. V, 11, f^oyeM leCatal.de la ooilflot. des Goléopt. de Deîean , p. S5. [qCjOfkomgmkitlrU , Germ. ibid. IV, 3.

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