‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 51 sur 101 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

aux nageoires ventrales, qui adhèrent un peu plus en

avant.

Certaines espèces ont la dorsale plus courte, et la ventrale

plus longue, à proportion (1). Mais d’autres espèces ont ces deux nageoires à peu près égales (2).

T'ous ces poissons viennent de la mer des Indes.

Les ARCHERS. (ToxoTEs. Cuv.)

Ont le corps comprimé, à grandes écailles, le museau obtus, aplati horizontalement, la bouche Tendue , les dents en lime douce, le bord inférieur du préopercule et du sous-orbitaire , finement dentelé , et la dorsale courte, et ne commencant que vis-à-vis du commencement de l’anale.

On n’en connaît qu’un de la mer des Indes.

( Labrus jaculator. Sh. IV, part. II, p. 485, pl. 68; et Schlosser, Phil. Trans. LVI, p. 187.)

Remarquable par l'instinct de lancer des gouttes d’eau sur les insectes qui sont à sa portée , afin de les faire tomber dans Veau et de s’en nourrir: Nous n’avons trouvé que des fourmis dans son estomac. Il est jaunâtre, avec cinq taches brunes sur le dos.

(1) Le frichopode, trichoptere, Lac. (labrus trichopterus, X,.) BI. 205,€ 2:

N. B. Qu'il a, outre le long brin, trois petits rayons à chaque ventrale. Ce poisson n’a rien des labres.

(2) Trichopode mentonnier, Lac. HE, ple vis, Ê 5; —trichogaster fasciatus , Schn. pl. 36.

ACANTHOPTÉRYCGIENS. 339

Les KurTes. (Kurrus. BI )

Appartiennent manifestement ici, malgré la fnesse que leurs écailles ont quelquefois. Leur tête et leur corps sont très - comprimés; leur dorsale beaucoup plus courte que lPanale et placée plus en avant; leurs dents en velours : ils viennent des mers orientales (1).

Les ANABas. Cuv.

Confondus encore nouvellement avec les amphiprions, ont des dentelures aiguës au sous-orbitraire, à l’opercule , au sous-opercule et à l’interopercule , mais on n’en observe aucunes à leur préopercule ; ce qui les distingue au premier coup d'œil. Leur museau est mousse et court; leur tête, ainsi que. leur corps, est entièrement garnie de larges écailles ; leurs deux mâchoires ont des dents en râpe : il y en a de fortes et coniques au pharynx; à la racine des branchies se trouve un appareil de lames compli- : quées qui sert japparemment à y retenir l’eau: aussi dit-on qu’une espèce,

(1) Kurtus indicus, Bl.—et le sparus compressus, J. White app.

267, ou £. argenteus, Schn.

N. B. On ne peut, faute d’observation, Le le £urtus palpebratus , Schn. sparus palpebratus, Pall. bodian œillère, Lace. IV, IV, 2, poisson tres-singulier qui doit sûrement former un genre à part.

Le Sennal. (Perca scandens. Daldorf. Ænthias testudineus. Bl. 322.) (r).

Rampe sur le rivage, grimpe le long des troncs des palmiers, et se tient dans l’eau de pluie, amassée entre les bases de leurs feuilles.

LEs Cœsio. -Commeérs.

Ont le corps oblong, la mâchoire supérieure un peu protractile, une rangée de petites dents pointues à chaque mâchoire, et derrière des denis en velours à peine sensibles, une dorsale bien écailleuse dans toutes ses parties, qui va en s’abaissant depuis son commencement ; l’anale n'ayant que la moitié de sa longueur, égalementcouverte d’écailles ; deux longues écailles au côté des ventrales et une entre elles; sept rayons aux branchies; cinq à six eæcums (2).

Les CASTAGNOLES. (BRAMA, Schn.)

Se font remarquer au premier coup d’œil par un front descendant verticalement, comme si le museau avait été repoussé ou tronqué, ce qui tient à la brièveté des intermaxillaires et à l'extrême hauteur de la crète verticale ; la bouche fermée se di-

(1) Voyez Schn. add. 570.

(2) Cæsio azuror, Lacép. C’est, je crois, le même poisson que Je bodianus argenteus , B1. 231 , 2.

N. B. Le cæsio poulain , Lacép. ( centrogaster equula, Gm.) est le æéme poisson que le clupea fasciata , Lac, ou nolre genre equula.

ï ACANTHOPTÉRYGIENS. 34r

rige vers le haut. Des nageoires dorsales et anales très-écailleuses commencent chacune par une pointe saillante, règnent en s’abaissant vers la queue , et n’ont qu’un petit nombre de rayons épineux cachés dans leur bord antérieur. Le corps est assez haut verticalement, la tête couverte d’écailles jusque sur les maxillaires, les dents en crochets, et une de leurs rangées externes plus forte. L’estomac est court, l'intestin peu ample, et les cæcums au nombre de cinq seulement.

Il en existe une espèce, en abondance, dans la Méditerranée. |

(Sparus Raïi.) B1. 275.

Qui s’égare aussi quelquefois dans l'Océan. C'est un bon poisson, qui devient grand.

La deuxième tribu des SQuUAMMIPENNES.

À les dents sur une seule rangée bien régulière , et n’approchant en rien de la forme de crins ou de cheveux: plusieurs de ses genres avaient été cependant laissés dans celui des chœtodons par Linnæus.

LES STROMATÉES. (STROMATEUS. L.)

Ont le plus grand rapport avec les castagnoles ; seulement leur bouche est moins verticale; c’est au contraire quelquefois leur museau qui avance, et ils manquent tout-à- fait de nageoires ventrales. Leurs dents sont très-fines , tranchantes, pointues et

342 POISSONS sur une seule rangée. Ils viennent pour la plupart de nos mers des pays chauds (1).

Dans | | Les FrATOLES, ( FIATOLA. Cuv.)

La partie antérieure de la dorsale et de l’anale est moins saillante, ce qui leur donne une figure totale plus ovale, et les écailles du corps et des nageoires sont si menues qu'on ne les voit que sur la peau desséchée. Cependant on s’apercoit, à l’épaisseur des nageoires, que ces poissons appartiennent à la famille des squammipennes. Ils n’ont qu’une rangée de très-petites dents poiutues; leurs épines dorsales et anales sont aussi cachées dans le bord antérieur des nageoires.

On n’en connaît qu'une, de la Méditerranée.

( Séromateus fiatola. TL.) Rondel. 157 (2).

Cendré, argenté, à plusieurs taches longitudinales d’un jaune-doré. Il est abondant et bon à manger.

LES SESERINUS.

Avec la forme, les écailles, les dents, les deux

Fe,

(1) Str. paru , BL. 160 ; — str. niger, 429 ; — str. argenteus, 421 ; — sir, cinereus , 420 ? — sir, chinensis , Euphrasen.

(2) N. B. Les deux figures de Rondel. stromateus , p.157, et fiaola, p.257 , ne représentent que le même poisson ; la première dans l’état frais; la seconde , sur un individu desséché. C’est encore le callichtys de Belon, 153. La première figure de Rôndelet a donné lieu à l'établissement du genre chrysostrome, Lac. IV, 698, parce que.sa pectorale droite, ployée vers le bas, et paraissant sous le bord inférieur de la poitrine, à l'air d'y former une ventrale; c’est ce qu'a déjà remarqué M, Schneider, BI. éd, de Schn. p. 493.

lignes latérales des fiatoles, ont la première épine dorsale et anale couchée en avant, et une épine unique représentant à elle seule les deux ventrales (T).

Les PIMÉLEPTÈRES. Lacép.

Ont le corps ovale, comprimé; une seule rangée de dents égales, tranchantes, obtuses et serrées, dont les bases font une saillie vers la bouche, et que des lèvres membraneuses peuvent recouvrir ; leurs nageoires verticales tellement recouvertes d'écailles dans leur partie molle, qu’elles en sont sensiblement épaissies; les pectorales et la membrane branchiostège elle-même, sont aussi garnies d’écailles. Cette membrane n’a que quatre rayons comme dans les chœætodons (2).

Les KypHoses. Lacép.

Paraissent peu différer des piméleptères, si ce n’est par une proéminence en ‘avant de la dor-

sale (3).

(1) Je crois que ie petit poisson que je rapporte à ce genre est le même que le seserinus, Rondel. 287. Je soupçonne que le chætodon alepidotus de L. ou le rhombe de Lacép. est aussi, sinon le même, au moins une espèce du même genre.

(2) Le piméleptère bosquien , Lac. IV, pl. 1x, f. 1.

(3) On ne connaît le kyphose que par un dessin trouvé dans les päpiers de Commerson. La note du méme naturaliste sur laquelle repose le genre Dorsuaire, Lacép. V, p.482 , se rapporte à ce dessin, el par conséquent les deux genres sont identiques.

Le caractère attribué aux dents du genre Kisrère Commerson,

344 POISSONS LEs PLECTORYNQUESs. ( PLECTORHYNCHUS. Lacép.)

Ont le préopercule dentelé , une rangée de petites dents perçant à peine la gencive, et des ventrales plus larges et pourvues de rayons plus nombreux qu’à l'ordinaire.

On n’en connaït qu'un, de la mer des Indes.

Le Plectorynque chétodonoïide. Lacép. IT, 135, IX, KIIT, 2

Les GLiypnisopoxs. Lacép.

Sont également ovales, mais leurs nageoires sont moins épaisses; toute leur tête est écailleuse; leurs dents tranchantes et sur une seule rangée, sont souvent échancrées, et leur ligne latérale se termine entièrement vis-à-vis la fin de la dorsale (1).

LES POMACENTRES, Lacép.

Ne différent des giyphisodons que par leur préopercule dentelé. Leur ligne latérale finit aussi visà-vis la fin de la dorsale (2).

Eacép. V, p. 484, se reirouve dans celles du piméleptère , mais le nombre des rayons branchiaux ne s'accorde pas.

De tous ces genres, quels qu’ils puissent être, nous n'avons encore vu que les pimélepteres.

(1) Chætodon maculatus, B1. 427 —ch saxatilis , 206 ,f.2 ;—ch, Bengalensis , BI. 213 , 2; —ch. marginatus , 207 ; le même que le cA. sargoïide, Lacép. IV, X, 5 ;—le labre macrogastère, Lacép. IL, xx1x , 5 ; — le labre sixbandes, id. ib. 2 , ious poissons qui me paraissent renirer en partie les uns dans les autres, |

(2) Chætodon paro RE 108 pe PA

Ïyena où le sous-orbitaire même est dentelé (r).

LES AMPHIPRIONS.

Que l’on a confondus avec les lutjans, avec les anthias, avec les sogho, doivent venir ici. Ils ont aussi les dents , la ligne latérale , la forme ovale, l& tête obtuse des pomacentres; mais leurs sous-orbitatres et les quatre pièces de leurs opercules sont dentelés (2).

Enfin nous retirons des chœtodons , du sousgenre holocanthe, et nous placons ici

Les PREMNADES. ( PREMNAS. Cuv. } (3).

Qui ont de fortes épines au sous-orbitaire , le

(1) Chætodon aruanus , id. 198, 2.

N. B. Les pomacentres seton et faucille , Lacép. (ch. setifer et falcula , BI.) sont de vrais chœtodons , comme Je l’ai dit ci-dessus. Je pense de même à l'égard du pomacentre lunulé. Quant au perca mrniata ei summana de Forsk. ( Pomacentre burdé et summan ; Lacép.) comme leur description indique {rois épines à l’opercule , quoiqu'il y soit question de dents flexibles, j'hésite à les placer ailleurs que parmi les serrans. Je suis dans la même incertitude par rapport au genre pomadasis (sciæna argentea, Forsk.) En général un des plus grands services que l’on pourrait rendre à l’ichtyologie serait de À retrouver et de figurer les poissons indiqués par Forskahl.

(2) Amph. ephippium, BI. 250;—a. polymnus, id. 316, 1 ;—a.

bifasciatus, 14. 316 ,2;—a. marginatus, nob. id. 316, 3.

N. B. Je place ailleurs (dans La famille des Gate ne sogho , et l’amph. americanus, Schn. 47, ou mon genre polyprion.

Amph. testitudineus et sennal sont le même, et forment mon

genre anabas , Conf. Schn. add. 570.

(3) Premnas, uom grec d’un poissun indéterminé.

préopercule et le sous-opercule dentelés : leur tête est très-obtuse, leurs dents fines , courtes, égales et sur une seule rangée ; leur ligne latérale se termine anssi avant d'arriver à la queue (1).

Les Squamipennes de la troisième tribu

Ont deux dorsales sans l'épaisseur écailleuse desquelles on pourrait les rapporter à la seconde section de la famille des perches, dont ils offrent la plupart des traits.

LEs-TEMNoODoNs. Cuv.

Ont à chaque mâchoire une rangée de dents es. pacées, comprimées, tranchantes et pointues ; derrière celles d’en haut une autre rangée de petites, et au vomer et aux palatins des dents en velours. Leur corps est oblong et écailleux, ainsi que leur tête, qui n’a ni épines ni dentelures: Leur première dorsale frèle et peu élevée, est soutenue par des rayons très - flexibles. La seconde et l’anale sont écailleuses; leurs ouïes ont sept rayons.

On n’en connaît qu'un, de la mer des Indes (2).

Les Caevariers. (Eques. BI.) (3).

Ont le corps allongé , finissant en pointe par l'amincissement du bout de la queue; la tête mousse,

(1) Chœtodon biaculeatus, B\. 210, f. 2.

(2) Cest le cheilodiptère heptacanthe, Lacép. IE, xxt, 3. (5) Eques americanus, B1. 547. — Eg. punctatus, Schn. 3, Î. Lt

Grarmmistes acuminatus, Schn. p. 184. Seb, LIT, xxvr, 53,

et les rayons de la première dorsale prolongés ; leurs dents sont en velours; leur vessie natatoire très-grande et très-robuste. Leur estomac médiocre, leurs cœcums courts au nombre de cinq ou six.

Les PoLyNÈMES. (Pozynemus. L.) et vulgairement Poissons mangues, Poissons de paradis.

Ont le museau bombé, la tête toute écailleuse, les préopercules dentelés et les dents en velours (comme les ombrines) ; mais toutes leurs nageoires verticales, même l’épineuse du dos, sont plus ou moins écailleuses, comme dans les squammipennes.

Leur caractère particulier consiste en plusieurs rayons libres attachés sous les pectorales, et dépassant la longueur du corps dans quelques espèces. On les a toujours placés parmi les abdominaux , parce que leurs ventrales sont un peu en arrière ; cependant leurs os du bassin sont suspendus aux os de l'épaule. On en trouve dans toutes les mers chaudes, et leur chair donne partout un excellent manger. Plusieurs espèces remontent dans les rivières (x).

(1) Espèces : polyn. paradiseus, L. Edw. 208 ;—polyn. paradiseus, BI. 402, espèce toute différente , probablement le piracoaba, Margr. 176, x;—polyn. quinquarius, Séb. TT, xxvir, 2 ;—polyn. plebeius, Brouss. pl. VIII ;—polyn. plebeius, BI. 400, espèce différente, probablement la même que le polyn. rayé, Liacép. V, x1n1, 2 ;—polyn. decadacty lus, B1. 4o1 ;—polyn. polydactylus, Vahl. soc. de Copenh. IV, 11, 158;—polyn. sextarius, Schn, IV ; polydactyle plumier, Lacép. V, x1v, 3.

Ï ve serait pas impossible que le polyn. virginieus, L, ne fût qre

La septième et dernière famille des Acanthoptérygiens , ou celle

Des BoucHes EN FLUTE.

Se caractérise par un long tube formé au-devant du crâne par le prolongement de l’ethmoïide , du vomer, des préopercules, interopercules | ptérygoïdiens et tympaniques , et au bout duquel se trouve la bouche composée comme à l'ordinaire des intermaxillaires, maxillaires, palatins et mandibulaires. Leur intestin n’a point de grandes inégalités, ni beaucoup de replis, et leurs côtes sont courtes ou nulles.

Les uns (les fistulaires) ont le corps cylindrique ; les autres (les centrisques) l'ont ovale et comprimé.

Les FisTULAIRES. ( KisTULARIA. L.)

Prennent en particulier leur nom du long tube commun à toute la famille. Les mâchoires sont au

le paradiseus de BI. ou piracoaba, qui aürait été décrit d’après un individu à queue mulilée ;—le polyn. niloticus, Schn. ou ‘binny , Bruce ; voyez pl. xLr, paraît résulter d’une confusion faite par Bruce d’un dessin de polynemus plebeius pris dans la mer Rouge, avec des notes relatives à la carpe binuy du Nil.

bout, peu fendues et dans une direction presque horizontale. Cette tête ainsi allongée, fait le tiers ou le quart de la longuenr du corps, qui est lui-même long et mince. On compte six ou sept rayons aux ouïes ; des appendices osseux s'étendent encore en arrière de la tête sur la partie antérieure du corps qu’elles renforcent plus où moins. La dorsale répond à l’anale ; l'estomac en tube charnu se continue avec un canal droit, sans replis , au commencement duquel adhèrent deux cœcums.

Dans les FISTULAIRES proprement dits. (FISTULARIA. Lacép.)

I] n’y a qu’une dorsale, composée en grande partie, ainsi que l’anale, de rayons simples. Les intermaxillaires, et la mâchoire inférieure , sont armés de petites dents. D'entre les deux lobes de leur caudale sort un filament quelquefois aussi long que tout le corps. Le tube du museau est très-long et déprimé; la vessie natatoire excessivement petite ; les écailles invisibles. On en trouve dans les mers chaudes des deux hémisphères (1).

Dans les Aurosromes. Lacép. (2).

La dorsale est précédée de plusieurs épines libres, et les mächoires manquent de dents; le corps bien écailleux, moins grêle, est élargi et comprimé, entre la dorsale et l’anale, que suit une queue courte et menue, terminée par une nageoire ordinaire. Le tube du museau est plus court,

(1) Fistularia tabacaria, BI. 587, 1 ;—jfestul. serrata, id. ib.2, sont d'Amérique, Mars. 148, Catesb. IT, xvt1;— fist. immaculata, Commers. John White, p.206, f, 2, est de la mer des Indes.

(2) Aulostome (bouche en flûte), de ayAas et sopes,

350 POISSONS gros et comprimé; la vessie natatoire est très-grande. On n’en connaît qu’un, de la mer des Indes (1).

Les CENTRISQUES. ( CENTRISCUS (2). L.) Vulgairement Bécasses de mer.

Ont, avec le museau tubuleux de cette famille, un corps non allongé, mais ovale ou oblong, comprimé par les côtés et tranchant en dessous; des ouïes seulement de deux ou trois rayons grèles; une première dorsale épineuse et de petites ventrales en arrière des pectorales. Leur bouche est extrêmement petite et fendue obliquement ; leur intestin sans cœcums, replié trois ou quatre fois, et leur vessie natatoire considérable.

Dans les CENTRISQUES proprement dits.

La dorsale antérieure , située fort en arrière, a sa première épine, longue et forte, supportée par un appareil qui tient à l'épaule et à la tête. Ils sont garnis de petites

écailles, et ont de plus quelques plaques larges et dentetelées sur l'appareil dont nous venons de parler.

( Le Centriscus scolopax. L.) BI. 123 (3).

. Est une espèce très-commune dans la Méditerranée , longue de quelques pouces , d’une couleur argentée.

Dans les AmeuisiLes. ( Ampuisirx. Klein.)

Le dos est cuirassé de larges pièces écailleuses, dont l’'épine antérieure de la première dorsale a l’air d’être une continuation.

(1) Fistularia chinensis, B1. 388.

(2) Centriscus, de seylee.

(3) C'est aussi le silurus cornutus de Forsk., macroramphose, Las.

Les uns ont même d’autres pièces écailleuses sur les Hancs , et l’épine en question placée tellement en arrière, qu’elle repousse vers le bas la queue la seconde dorsale et l'anale. Tel estle Centriscus scutatus. 1. BI. 123, 2.

D’autres tiennent le milieu entre cette disposition et celle des centrisques ordinaires. Leur cuirasse ne couvre que la moitié du dos. ( Centriscus velitaris. Pall. Spic. VIII, 1V, 0.)

Les uns et les autres viennent de la mer des Indes.

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