TROISIÈME CLASSE DES MOLLUSQUES
Constituent une classe très-nombreuse de mollusques ,. dont on peut se faire une idée par la limace et le colimacon.
Ils rampent généralement sur un disque charnu placé sous le ventre; le dos est recouvert par le manteau, qui s'étend plus ou moins, prend diversesfigures, et produit une coquille dans le plus grand nombre de genres. Leur tête, placée en avant, se montre plus ou moins selon qu'elle est plus ou moins engagée sous le manteau. Elle n’a que de petits tentacules qui sont au-dessus de la bouche et ne l'entourent pas. Leur nombre va de deux à six, et ils manquent quelquefois. Leur usage n’est que pour le tact, et au plus pour lodorat. Les yeux sont très-petits, tantôt adhérens à la tête, tantôt à la base, ou au côté, ou à la pointe du tentacule. [lsmanquent aussi quelquefois. La position, la structure et la nature de leurs organes respiratoires varie et donne lieu à les diviser en plusieurs familles, mais
aussi à la famille des ptéropodes, appartiennent à celle des gastéropodes; le philliroé, du méme-auteur, y appartient très - probablemieut aussi ; el son callianire est un zoophyte. À
EN GÉNÉRAL. 383 ils n’ont jamais qu'un cœur aortique, c’est-àdire placé entre la veine pulmonaire et l'aorte.
La position des ouvertures par lesquelles sortent les organes de la génération et celles de l’anus varient; cependant elles sont presque toujours sur le côté droit du corps.
Plusieurs sont absolument nus; d’autres n’ont qu'une coquille cachée ; mais le plus grand nombre en porte qui peuvent les recevoir et les abriter.
Ces coquilles se produisent dans l'épaisseur du manteau. Il ÿ en a de symétriques de plusieurs pièces, de symétriques d’une seule pièce, et de non symétriques, qui dans les espèces où elles sont très-concaves et où elles croissent long-temps, donnent nécessairement une spirale oblique.
Que l’on se représente en effet un cône oblique, dans lequel se placent successivement d’autres cônes, toujours plus larges dans un certain sens que dans les autres, il faudra que l’ensemble se roule sur le côté qui grandit le moins.
Cette partie sur laquelle est roulé le cône, se nomme la columelle, et elle est tantôt pleine, tantôt creuse. Lorsqu'elle est creuse, son ouverture se nomme o7btuc.
Les tours de la coquille peuvent rester à peu près dans le même plan, ou tendre toujours vers la base de la columelle.
Dans ce dernier cas, les tours précédens s'élèvent au-dessus les uns des autres et forment ce que l’on nomme la sprre, qui est d'autant plus aiguë que les tours descendent plus rapidement et qu'ils s’élargissent moins. Ces coquilles à spire saillante, senomment /wrbtnées.
Quand au contraire les tours restent à peu près dans le même plan, et qu'ils ne s'enveloppent pas, la sprre est plate ou même concape. Ges coquilles s'appellent dscoides.
Quand le haut de chaque tour enveloppe les précédens, la spzre est cachée.
La partie de laquelle l'animal semble sortir, se nomme l'ouverture.
Quand les tours restent à peu près dans le mème plan , lorsque l'animal rampe, il a sa coquille posée verticalement, la columelle en travers sur le derrière de son dos, et sa-tête passe sous le bord de l’ouverture opposée à la columelle. |
Quand la spire est saïllante , c'est obliquement du côté droit qu'elle se dirige, dans presque toutes les espèces ; un petit nombre seulement ont leur spire saillanté à gauche,
‘EN GÉNÉRAL. 389 lorsqu'elles marchent , et se nomment perverses.
On remarque que le cœur est toujours du côté opposé à celui où se dirige laspire. Ainsi il est ordinairement à gauche, et dans les perverses il est à droite. Le contraire a lieu pour les organes de la génération.
Les organes de la'respiration qui sont toujours dans le dernier tour de la coquille, reçoivent l'élément ambiant par dessous son bord, tantôt parce que le manteau est entièrement détaché du corps le long de ce bord, tantôt parce qu’il y est percé d un trou.
Quelquefois le manteau se prolonge en canal pour que l'animal puisse aller chercher.
l'élément ambiant sans faire sortir sa tête et son pied de la coquille. Alors la coquille a aussi dans son bord , près du bout de la columelle, opposé à celui vers lequel tend la spire, une échancrure où un canal pour loger celui du manteau. Par conséquent le canal est à gauche dans les espèces ordinaires, à droite dans les perverses.
Au reste l'animal étant très-flexible, fait varier la direction de la coquille, 8 le plus souvent lorsqu'il y a une échancrure ou un canal, il dirige le canal en avant, ce TOME 2. 25
qui fait que la spire est en arrière , la columelle vers la gauche et le bord opposé vers la droite. Le contraire a lieu dans les perverses. Voilà pourquoi on dit que leur coquille tourne à gauche.
L'ouverture de la coquille et par conséquent aussi le dernier tour sont plus ou moins grands » par rapport aux autres tours, selon que la tête ou le pied de l'animal qui doivent sans cesse en sortir et y rentrer, sont plus ou moins volumineux par rapport à la masse des viscères, qui restent fixes dans la coquille.
Cette ouverture est d'autant plus large ou plus étroite, que cesmèmes partiessont plus ou moins épaisses. [Il y a des coquilles dont l’ouverture est étroite et longue; c’est que le pied est mince et se replie en deux pour rentrer.
La plupart des gastéropodes aquatiques à coquille spirale, ont un opercule, ou pièce tantôt cornée, tantôt calcaire, attachée sur la partie postérieure du pied, et qui ferme la coquille quand l'animal y est rentré et replié.
Il y a des gastéropodes à sexes séparés, et d’autres qui sont hermaphrodites et dont les uns peuvent se suflire à eux-mêmes, tandis que les autres ont besoin d’un accouplement réciproque.