TOME
Les PULMONÉS TERRESTRES.
Ont presque tous quatre tentacules : deux ou trois seulement, de fort petite taille, n'ont pas laissé voir la paire inférieure (re
Ceux d’entre eux qui n’ont point de coquille apparente formaient, dans Linnæus, le genre
Des Limaces. ( Limax. L.)
Que nous divisons comme 1l suif :
Les Limaces proprement dites. ( Limax. Lan:.)
Ont le corps allongé, et pour manteau un disque charnu, serré, qui occupe seulement le devant du corps, et ne recouvre que la cavité pulmonaire. Il contient, dans plusieurs espèces, une petite coquille oblongue et plate, ou au moins upe concrétion calcaire qui en tient lieu. L’orifice de la respiration est au côté droit, vers le devant, et l’anus est percé à son bord postérieur. Les quatre tentacules sortent et rentrent en se déroulant comme des doigts de gants, et la tête elle-même peut rentrer en partie sous le disque du manteau. Les organes de la génération s'ouvrent sous le tentacule droit supérieur. Il n’y a à la bouche qu’une mächoire supérieure en forme de croissant dentelé, qui leur sert à ronger avec beaucoup de voracité les herbes et les fruits, auxquels elles causent beaucoup de désäts. Leur estomac est allongé, simple et membraneux.
Nous en avons cinq ou six espèces en France, que
ee
(2) Les petits bulimes dont Muller a fait ses genres CARYCHIUM et VERTICO.
BULMONÉS. 403
lon rencontre à chaque pas dans les temps humides (xs et quelques autres moins communes.
Les TEsraceLLes. (TEsrAcELLA. Lam.)
Ont l’orifice de la respiration et l’anus à l'extrémité postérieure; leur manteau est fort petit, et placé sur cette même extrémité. Il contient une petite coquille ovale à très-large ouverture , à très-petite spire, qui n’égale pas le dixième de la longueur du corps. Pour le reste, ces animaux ressemblent aux limaces.
On en trouve une espèce assez abondante dans nos départemens méridionaux.
{ Testacella haliotoidea. Draparn. ) Cuv. Ann. Mus. V, XXVI, G-I1.
Elle vit sous terre, et se nourrit principalement de lombrics. M. de Férussac a observé que son manteau se déve-
loppe extraordinairement lorsqu'elle se trouve dans un lieu trop sec, et qu’il lui donne alors une sorte d’abri (2).
Les PArMACELLES. (PARMACELLA. Cuv. )
Ont un manteau membraneux à bords lâches, placé sur le milieu du dos, et contenant dans sa partie postérieure une coquille oblongue, plate, qui montre en arrière un léger commencement de spire. L’orifice de la respiration et l'anus sont sous le côté droit du milieu du manteau.
On n’en connaît qu’une espèce , de Mésopotamie.
{ Parmacella olivieri.) Cuv. Ann. Mas. V, xx1x, 12-15.
Dans les pulmonés terrestres à coquille
(1) Limax ater, lim. rufus, lim. cinereus , lim. agrestis, ete. Voyez Drap. p. 122 et suivantes, |
(2) Ajoutez lesswespèces peu distinetes dont parle M, de Roissy, Moll, V,p. 253,
404 GASTÉROPODES complète et apparente, les bords de l'ouverture sont le plus souvent relevés en bourrelet
dans l'adulte.
Linnæus rapportait à son genre
Des Escarcors. ( Heuzix. L.)
Toutes les espèces où l'ouverture de la coquille un peu entamée par la saillie de l’avant-dernier tour , prend une circonscription en forme de crois-
sant.
Quand ce croissant de l'ouverture est autant ou plus large qu'il n’est haut, ce sont
Les EscarGors proprement dits. (Her1x. Brug. et Lam.)
Les uns ont la coquille globuleuse. Tout le monde connaît dans ce nombre le grand Escargot ( Xel. pomatia. L.), commun dans les jardins, les vignes, à coquille roussâtre, marquée de bandes plus pâles ; nourriture assez recherchée dans quelques cantons,
Et la Livrée ou petit Escargot des arbres. ( ÆZel. nemoralis. E.) A coquille diversement et vivement colorée, qui nuit beaucoup aux espaliers dans les temps humides (1). 1 n’est personne qui n’ait entendu parler des curieuses expériences dont leur reproduction a été l’objet (2).
(1) Ajoutez les elix glauca — citrina — rapa — castanea — globulus — lactea— arbustorum — fulva — epistylium — cincta — liga ta—aspersa—extensa—nemorensis—fruticum—lucena—vittata— rosacea—itala—lusitanica—aculeata—turturum—cretacea—fuscescens—terrestris—nisea—hortensis—lucorum— grisea — hæmastoma —pulla—venusta—picta, Gm. sauf les doubles por que je n’ai pas eu le courage de rechercher.
(2) Voyez Spallanzani, Schæffer , Bonnet, etc.
PULMONÉS. 405
D’autres ont la coquille déprimée, c’est-à-dire, à spire aplatie (1). à
On doit en remarquer parmi elles quelques - unes, qui ont intérieurement des côtes saillantes (2).
Et surtout celles où le dernier tour se recourbe subitement dans l’adulie, et y prend une forme irrégulière et plissée (3).
Les Vitrines. ( VirriNA. Draparn. Herico-Limax. Féruss. )
Sont des escargots à coquille très-mince, aplatie, sans ombilic, et à grande ouverture sans bourrelet ; dont le corps est trop grand pour rentrer entièrement dans la coquille ; le manteau a un double rebord (4); le rebord supérieur, qui est divisé en plusieurs lobes, peut beaucoup dépasser la coquille, et se replier sur elle pour la frotter et la polir.
Celles qu'on connaît en Europe vivent dans les lieux
humides, et sont fort petites (5).
Il y en a de plus grandes dans les pays chauds.
(1) el. lapicida—h. cicatricosa—h.ægophtalmos—h. oculus capri —h. albella—h.maculata—h.alzira—h. lævipes—h.vermiculata—h. exilis—h. carocolla—h. cornu militare—h. pellis serpentis—h. gualteriana—h. oculus communis—h. marginella—h. maculosa—h. nœævia—h,corrugata—h.ericetorum—h. n itens—h.costata—h. pulchella —h. cellaria—h. obvoluta—h. strigosula—h. radiata—h. crystallina—h. ungulina—h. volvulus—h. involoulus—h. badia—h. cornu
venatorium , etc.
(2) Hel. sinuata—h. lucerna—h. lychnuchus—h. cepa—h. isognomostoma—h. sinuosa—h, punctata.
(5) Hel. ringens, Chemn. IX, cix, 919, 920.
On doit encore éludier sur les escargots les planches v, VI, VII el vin de Draparn, et les descriplions y relatives.
(4) C’est ce que M. de Férussac nomme une cutrasse el un collier.
(5) Helix pellucida, Muüll, et Geoff.—el, draparnaldi, Cuv. itrina pellucida, Drap. VII, 54-57.
On doit en rapprocher quelques escargots qui, sans avoir de double rebord , ont néanmoins aussi peine à rentrer dans leur coquille (x). .
Quand le croissant est plus haut qu'il n’est large, ce qui arrive toujours dans des coquilles à spire oblongue ou allongée , ce sont :
Les Buzimes TERReSTRESs de Brug. F
Qu'il a fallu encore subdiviser comme il suit: LEs BuLIMESs proprement dits. (Burimus. Lam.)
Ont l'ouverture garnie d’un bourrelet dans l'adulte, mais sans dentelures.
On en trouve dans les pays chauds de grandes et belles espèces ; quelques-unes sont remarquables par le volume de leurs œufs dont la coque est pierreuse ; d’autres, par leur coquille gauche. ?
Nous en avons ici plusieurs, médiocres ou petites, dont
une ( Æelix decollata. Gwm.),Chemn. cxxxVI, 1254-1257,
a l'habitude singulière de casser successivement les tours
du sommet de sa spire. On emploie cet exemple pour
. prouver que les muscles de l'animal peuvent se détacher de la coquille, car il vient un moment où ce bulime ne conserve plus un seui des tours de spire qu'il avait
au commencement (2).
{1) Hel. rufa et brevipes , Féruss. Drap. VIT, 26-33.
(2) Aj. helix ovalis, Gm.Chemn. IX, cx1x, 1020, 1021 ;—hel. oblonga, ib. 1022, 1023;—/h.trifasciata, id. CXXxIv, 1215;-—h. dextras Sb, 1210-1212 ; — inferrupta, ib. 1213 , 2214, — h. 1b. 1215; — }. 1b, 12224, 1225;—h. perversa , id. cx et cx1, 928-937 ; —h.inversa, 3b. 925, 026 ;—h. contraria, id. cx1 , 958, 939; —h. læva, ib. 940, 040 ; — h. labiosa, id. cxxxIV, 2254 ;—/, 1h. 1232;—h, 1b. 1251 ; — h. cretacea , id. CxxxVI, 1263; —h. pudica, id. Cxx1, 1042; —h. calcare , id. CXXXV, 1226.
Bulla auris malchi, Li. Gm, ib. 1057, 1038. V. ib. 1041. Bulimus columba, Brug. Séb, HIT, xx, 61; —Bulimus fasciolatus,
PULMONÉS. 407
LA Les Maïzrors. ( Pupa. Lam.) Autrement Barizs LETS , etc.
Ont une coquille à sommet très-obtus, et dont le dernier tour redevient plus étroit que les autres dans l'adulte, ce qui lui donne la forme d’un ellipsoïde , ou quelquefois presque d’un cylindre. L'ouverture est entourée d’un bourrelet , et entamée du côté de la spire par le tour précédent. Ce sont de petites espèces qui vivent dans les lieux humides , parmi les mousses , etc.
Quelquefois il n’y a aucune dentelure (1).
Plus souvent, il y en a une dans la partie de l'ouverture fermée par l’avant-dernier tour (2).
Souvent aussi , il y en a en dedans du bord extérieur (3).
Les ScarAges. Montf. | Ont l'ouverture rétrécie par de grosses dentelures saillantes , tant du côté de la columelle que vers le bord extérieur; ce bord est plus renflé, et comme l’animal le refait après chaque demi-tour, la coquille est plus saillante sur deux lignes opposées, et a l’air comprimée. | Ils vivent sur les herbes, dans les Moluques (4).
Oliv. voy. pl. xvix. f. 5. Pour les petites espèces de ce pays-ci, Voyez Draparnaud, Moll. terr. el fluviat: pl. 1v, f. 21-52.
(1) Bulimus labrosus,Oliv. voy. pl. xxx1, f. 10, À. B.;—pupa edentula, Drap. LI, 28 et 29;—pupa obtusa , ib. 43 , 44 ; —bul. fusus, Brug.
(2) Turbo uva, Li. Martini, IV, curr, 1459; —turbo muscorum, L. (pupa marginata, Drap. [l,36, 37, 38) ;—pupa muscorum, Drap. HF, 26,27 (vertigo cylindrica, Féruss.) ;—pupa umbilicata, Drap. HT, 59 , 40 ; —p. doliolum, ib. 41, 42.
(3) Hel. vertigo, Gm. (pupa vertigo, Drap. HT, 54, 35 );—pupa antivertigo ,:ib. 52, 35;—pupa pygmæa, ib. 30, 31 ;—bulimus ovularis, Oliv. voy. XVIT, 12, a. b,
() Helix scarabœus, L,
LEs GRENAILLES. (CHonprus. Cuv. )
Ont, comme les derniers maillots, l’ouverture entamée du côté de la spire par le tour précédent, et bordée de lames ou de dents saillantes ; mais leur forme est plus ovoide, et comme aux bulimes ordinaires. |
Les uns ont des dents au bord de l'ouverture (1).
D'autres, des lames placées plus profondément (2).
Ici se terminent les espèces terrestres d’helix, à coquille - munie d’un bourrelet dans l’adulte.
LEs AMBRETTES. ( Sucernea. Drap.) AMPHIBULIMES. Lam.
Ont la coquille ovale, l'ouverture plus haute que large, comme les bulimes, mais plus grande à proportion, sans bourrelet , et le côté de la columelle presque concave. L’animal ne peut y rentrer en entier, et on pourrait presque le regarder comme une testacelle à grande coquille. IL a les tentacules inférieurs fort petits, et vit sur les herbes et les arbustes des bords des ruisseaux, ce qui a fait regarder ce genre comme amphibie (3).
On a dû démembrer du genre TURBO de Ar.
ct rapprocher des hélices terrestres ,
(1) Bulimus zebra, OI, XVII, 10 ;— pupa tridens, Drap. HI, 57 ;— pupa sariabilis, ib. 55, 56.
(2) Bulimus avenaceus, Brug. (pupa avena), Drap. TL, 47,48 ; —psecale, ib. 49 , 50; — p. frumentum, ib. 51, 52 ;—bulimus similis, Brug. ;—p. cinerca, Drap. ib. 53, 54 ;—p. polvodon. IV, 1 ,2;—helix guadridens (pupa quadr. Drap.) ib. 5.
(5) Succinea amphibia, Drap. IV, 22, 23 (helix putris, L.); —s. longa , 1b. 24; — l’'amphibulime encapuchonné, Lam. Ann. du
Mus, VE 1, 1, pourraït aussi bien être une testacelle.
ob
PULMONÉS. 409 Les NonpareiLces. (CLAUSILIA. Drap.)
Qui ont la coquille grêle, longue et pointue, le dernier tour dans l'adulte rétréci, comprimé et un peu détaché, terminé par une ouverture complète, et bordée d’un bourrelet, souvent dentelée ou garnie de lames. |
Le plus souvent on trouve dans le rétrécissement du dernier tour une petite lame légèrement courbée en 8, dont on ionore l'usage dans l'animal vivant.
Ce sont de pelites espèces qui vivent dans les mousses, au pied des arbres , etc. Un grand nombre sont tournées à gauche (1).
On a dû également séparer des Buzces de Linnœæus , ef ramener ici
Les AGATINES. (ACHATINA. Lam.)
Dont la coquille ovale ou oblongue, a l’ouverture plus haute que large des bulimes , mais manque de bourrelet, et a l'extrémité de la cotumelle tronquée, ce qui est le premier indice des échancrures que nous verrons aux coquilles de tant de gastéropodes marins. Ces agatines sont de grands
cs
G) Turbo perversus, L. List. 41, 30; —turbo bidens, Gm. Drap. IV, 5-7; turbo papillaris, Gm. Drap. ib. 13; et les autres elausilies de Drap. représ. sur la même planche ;—bulimus retusus, Olv. voy. XVIT, 2 ;—bul. inflatus, ib. 3 ;—bul. teres, 1b. 6 ;—bul, torit- » collis, 1b. 4, a.b, ;—furbo tridens , Li Chemn. IX, x11, 957 ; —clau-
silia collaris, Féruss. List. 20, 16.
fe SUN GASTÉROPODES
escargots, qui dévorent les arbres et les arbustes
dans les pays chauds (1).
Montfort endistingue celles où le dernier tour aen dedans un cal ou épaississement particulier (les Licuus Montf. (2)); ce tour y est moins haut, à proportion, que dans les précédentes.
Et celles où l'extrémité de la columelle se recourbe vers le dedans de l'ouverture (les Poryrnaëmes. Montf. (3) ); le dernier tour y est plus haut.
Les PuLMONÉSs AQUATIQUES.
N'ont que deux tentacules, comme nous l'avons dit : ils viennent toujours à la surface pour respirer, en sorte quils ne peuvent habiter des eaux bien profondes; aussi viventils la plupart dans les eaux douces ou les étangs salés, ou du moins près des côtes et des embouchures des rivières.
il yen a sans coquilles, tels que:
Les ONcHIDyES. ( Oxcxibrüm. Buchanan.) (4).
Un large manteau charnu, en forme de bouclier,
(1) Bulla zebra, Li. Chemn.1X, cm1, 875, 876; exviit, 1014- 1016 ;—Bulla achatina, ib. 1012, 1013 ;—bulla purpurea, ib. 1018; --bulla dominicensis, id. cxvir, 1011 ;—bulla stercus pulicum , CXX, 1026, 1027 ;—bulla flammea, id. cx1x, 1021-2025 ;—helix tenera, Gun. ib. 1028, 1030 ;—bulimus bicarinatus, Brug. List. 37 ; — mélanie buccinoide, Oliv. voy. XVIT, 8.
(2) Bulla virginea, L. Chemn. IX, cxvur, 1000-1003; X,CLXXHN, 2082, 3. x
(5) Bulimus glans, Brug. Chemn. IX, cxvVIr, 1009, 1010.
(4) ONcurDIuM , nom donné à ce genre, parce que la première
VIS LE Dee
PULMONÉS,. | Re:
déborde leur pied de toute part, et recouvre même Jéur tête quand elle se contracte. Elle a deux longs tentacules rétractiles et deux autres semblables à des lèvres triangulaires et comprimées.
L’anus et l’orifice de la respiration sont sous le bord postérieur du manteau. Près d'eux , à droite, s'ouvre lorgane femelle de la génération; l'organe mâle est au contraire entre les deux tentacules droits, et ces deux ouvertures sont réunies par un sillon qui règne sous tout le bord droit du manteau.
Ces mollusques, dépourvus de mâchoires, ont un gézier musculeux suivi de deux estomacs membraneux, Leurs mœurs paraissent assez voisines de celles de nos limaces, mais plusieurs se tiennent sur les bords de la mer. |
Les pulmonés aquatiques à coquilles complètes ont aussi été placés par Linnæus dans ses genres Herix, Burra et VoiurA, dont on a dû les retirer. | ‘
Les deux premiers genres étaient compris dans celui des Heurix.
espèce (onchid. typhæ, Buchan. soc. Linn. Loud. V, 132 ) était tuberculeuse; j'en connais maintenant une lisse, onchid. lœævigatum, Cuv. et trois autres tuberculeuses, onch. Peronu, Cuv. Ano. Mus. V,6 ;—onchid. Sloanii, Cuv. Sloane, Jam, pl. 275, 1 et 2; .—et onch. celticum, Cuy. petite espèce des côtes de Bretagne,
hr2 GASTÉROPODES Les PLANXORBES. ( PLanorBis. Brug.) (1).
Avaient déja été distingués des helix par Bruguières, parce que leur coquille roulée presque dans un même plan, a les tours peu croissans , et l’ouverture plus large que haute ; ellerenfermeun animal à longs tentacules minces et filiformes , dont les yeux sont placés à la base intérieure de ces tentacules ; il exprime des bords de son manteau une liqueur abondante-et rouge , mais qui n’est pas son sang. Son estomac est musculeux , etsa nourriture végétale comme celle des lymnées, dont les planorbes sont les compagnons fideles dans toutes nos eaux dormantes.
Les Lymnées. (Lymnæus. Lam.) (2).
Ont la spire oblongue et l'ouverture plus haute que large des bulimes ; mais leur bord, comme celui des ambrettes, ne se réfléchit point, et leur co- Jumelle a un pli longitudinal qui rentre obliquement dans la cavité. La coquille est mince; l’animal a deux tentacules comprimés, larges, friangulaires, portant les yeux près de la base de leur bord interne. Ils vivent d'herbes et de graines ; et leur estomac est un gézier très-musculeux, précédé d'un jabot. Hermaphrodites comme tous les pulmonés, ils ont l'organe femelle assez éloigné de l’autre, ce qui
(1) Hel, sortex—h. cornea—h. spirorbis—h. polygyra—h. contorta—h. nitida—}, alba—h. similis—h, cornu arietis.
Voyez les citations de Gmel. et ajoutez-y Draparnaud, pl. 1, f. 39- S1,et pl,rt,£. 1-22,
(2) Hel, stagnalis, L.—h. fragilis—h. palustris—h. peregra—h. limosa—}. auricularia. Voyez Draparn. pl. 11, f. 28-42, et pl. nr,
PULMONÉS. 413 les oblige à s’accoupler de manière que celui qui sert de mâle à l’un , sert de femelle à un troisième, et l’on en trouve quelquefois de longs chapelets ainsi disposés.
Ils vivent en grand nombre dans les eaux dormantes.
Les Puyses. (Paysa. Drap.)
Qui étaient rangés (mais sans motif) parmi les bulles, ont à peu près la coquille des lymaées, mais sans pli à la columelle comme sans rebord, et trèsmince. L'animal , lorsqu'il nage ou qu'il rampe, recouvre sa coquille de deux lobes dentelés de son manteau, et a deux longs tentacules grêles et pointus qui portent les yeux sur leur base interne fortement renflée. Ce sont de petits mollusques de nos fontaines.
Nous en possédons une , tournée à gauche. ( Bulla fon-
finalis. Le) (1): di
Les deux genres suivans étaient parmi les VoLurTes.
Les AURICULES. ( AURICULA. Lam.)
Différent de tous les pulmonés aquatiques qui précèdent, par une colunelle marquée de grosses cannelures obliques ; leur coquille est ovale ou oblongue , l'ouverture haute comme aux bulimes et aux
A PANILA
(1) Les espèces voisines, bull. hypnorum, Li. et physa acula, et 0. "1
scaturiginum , Drap. auront besoin d’un nouvel examen pour leurs
animaux. Vid, Draparu , p. 54 et suivantes.
lymnées ; le bord est garni d’un bourrelet. Plusieurs sont assez grandes; on n’est pas bien certain si elles vivent dans les marais comme les lymnées, ou simplement sur leurs bords comme les ambrettes.
Nous n’en avons qu’une en France, des bords de la Méditerranée. L'animal n’a que deux tentacules, et les yeux sont à leur base. (4uricula myosotis. Drap. III, 16, 17. Carychium myvsotis. Kéruss. ) (1).
Les MELAMPEs. Montf. (ConovuLes. Lam.)
Ont, comme les auricules, des plis saillans à la columelle , mais leur ouverture n’a point de bourrelet ,et leur lèvre interne est finement striée , leur coquille a la figure générale d’un cône dont la spire ferait la base. Elles habitentles rivières des Antilles (2).
On est obligé de rapprocher des auricules , à cause de leur forme et du défaut d’opercule, deux genres que l’on croit marins , mais dônt les animaux ne sont pas connus. Leur rebord n’a point de bourrelet.
Les AcTéons. Montf. ( TORNATELLES. Lam.)
Qui ont la coquille elliptique, à spire peu sail- Jante, l'ouverture allongée en croissant, élargie par
(1) Ai. Voluta auris Midæ, Li. Martini, I, xcur, 4356-58 ; Chemn. X, cxLIx, 1305,1306 ;=vol. auris Judæ , L. Martini, Il, xL1V, 4409-51 ; —wol. auris Sileni, Born. IX, 3-4 ;—»0ol. glabra, Mart. I, fau 447; 448 ;—vol. coffea, Chemn. IX, cxxr, 104%,
2) Voluta minuta L. Mariin. IL, xuu, f. 445, ou ha es cont- | Jormis, Brug.;—bul. montile, Brug. Martini, ib. f, 444 :—Dul ovulxs, Br, Mart. ib. 446.
PULMONÉS. 415
en bas, et le bas de la columelle marqué d’un ou deux gros plis ou callosités obliques (1).
Et LES PYRAMIDELLES. Lam.
Qui ont la spire turriculée, l'ouverture large, en croissant, le bas de la columelle contourné obliquement et marqué de plis aigus en spirale (2).