SEPTIÈME ORDRE DES GASTÉROPODES
LES CYCLOBRANCHES.
Ont leurs branchies en forme de petits feuillets ou de petites pyramides attachés en cordon plus ou moins complet sous les rebords du manteau, à peu près comme dans les inférobranches, dont ils se distinguent par la nature de leur hermaphroditisme ; car , ainsi que les précédens , ils n’ont point d’organés d’accouplemens et se suflisent à eux-mêmes.
(1) Patella equestris , Li. List. 546, 38;—pat. sinensis, ib. 39 ;— pat. trochiformis, Marlini, 1, xti1, 135;—paf. auricula, Chemn.X, CLXVIN , 1628-29 ;—pat. plicata, Naturforsch. XVII, 17, 12 ;-—paf. striata , 1b. 13.
(2) Patella contorta, Naturf. IX , x, 54, XVI, 11, 14 ;—pañ. depressa,ib, XVIIL 11,11,
Leur cœur n’embrasse pas le rectum, mais il varie en situation. On n’en connaît que deux genres, dont la coquille n’a jamais rien de turbiné.
Les PATELLES. (PATELLA. L.)
Ont le corps entier recouvert d’une coquille d’une seule pièce en cône évasé: sous les bords de leur manteau règne un cordon de petits feuillets branchiaux ; l'anus et l'issue des organes de la génération sont un peu à droite au-dessus de la tête, laquelle a une trompe grosse et courte, et deux tentacules pointus , portant les yeux à leur base extérieure ; la bouche est charnue et contient une langue épineuse, qui se porte en arrière et se replie profondément dans l’intérieur du corps (1). L’estomac est membraneux et l'intestin long , mince et fort replié ; le cœur est en avant au-dessus du col, un peu vers la gauche (2).
(1) N. B. Dans un premier essai d’analomie de mollusques, que je donnai en 1792, je me trompai en considérant celte langue comme un organe de génération.
(2) Je sépare des patelles et range parmi les scutibranches, tous les animaux compris dans les genres fissurelle, crépidule, nawicelle, calyptrée et émarginule de M. de Lamark , auxquels j’ajoute les cabochons ; quant à la patella anomala de Müll. elle appartient aux brachiopodes ; les autres espèces citées par Gmel. restent dans le genre patelle ; mais il est probable qu’il faudra en distinguer les PAvois ({ScuTus, Montf, 58. ) Patella ambigua, Chemn. XI, cxcvir, 1918 , ainsi que la patella umbella, Martini, Il, vr, 18, qui ont l'air de coquilles intérieures.
LA
CYCLOBRANCHES. 453
Nous en avons quelques espèces en abondance sur nos
côtes.
Les OscABrioxs. (CxiTox. L.)
Ont une rangée d’écailles testacées et symétriques enchâssées le long du dos de leur manteau , mais n’en occupant pas toute la largeur. Les bords du manteau même sont très-coriaces , garnis ou d’une peau nue ou d’épines ou de poils ou de faisceaux de soie. Sous ce bord règne dé chaque côté une rangée de branchies en pyramides lamelleuses, et en avant un voile membraneux sur la bouche tient lieu de tentacules. L’anus est sous l'extrémité postérieure. Le cœur est situé en arrière sur le rectum. L’estomac est membraneux et l'intestin très-long et trèscontourné. L’ovaire occupe le dessus des autres viscères et paraît s’ouvrir sur les côtés par deux oviductus (1).
Nous en avons quelques petits sur nos côtes.
LA QUATRIÈME CLASSE DES MOLLUSQUES, Où es ACÉPHALES.
N’ont point de tête apparente, mais seulement une bouche cachée dans le fond ou entre les replis du manteau. Celui-ci est presque toujours ployé en deux et renferme le corps,
(1) Toutes les espèces de chiton des auteurs doivent rester sous ce
genre.
comme un livre est renfermé dans sa couverture; mais souvent aussi les deux lobes se réunissent par devant, et le manteau forme alors un tube ; quelquefois encore, entièrement fermé par un bout, il représente un sac. Ce manteau est presque toujours garni d’une coquille calcaire bivalve; quelquefois multivalve; et n’est réduit que dans deux genres seulement à une nature cartilagineuse ou même membraneuse. Le cerveau est sur la bouche , et il y a un ou deux autres ganglions. Les branchies sont presque toujours de grands feuillets couverts de réseaux vasculaires sur ou entre lesquels passe l’eau ; les genres sans coquilles les ant cependant d’une structure plus simple. De ces branchies, le sang va au cœur généralement unique qui le distribue partout ; et il revient à l'artère pulmonaire sans être aidé par un autre ventricule.
La bouche n’a jamais de dents, et ne peut prendre que les molécules que l’eau lui apporte. Elle conduit dans un premier estomac.
Ïl y en a quelquefois un second ; l'intestin varie beaucoup en longueur. La bile arrive généralement par plusieurs pores dans l’estomac que la masse du foie entoure, Tous ces animaux se fécondent eux-mêmes, et dans
EN GÉNÉRAL. 455 les testacés , les petits qui sont innombrables, passent quelque temps dans l'épaisseur des branchies avant d’être mis au monde. Tous les acéphales sont aquatiques.