LES MOLLUSQUES BRACHIOPODES
Ont, comme les acéphales | un manteau à deux lobes, et ce manteau est toujours ouvert; mas leurs branchies ne consistent qu'en petits feuillets , rangés tout autour du bord de chaque lobe , à sa face interne ; au lieu de pied ils ont deux bras charnus, et garnis de nombreux filamens, qu'ils peuvent étendre hors de la coquille et y retirer ; leur intérieur a paru montrer deux cœurs aortiques et un canal intestinal replié , entouré du foie ; la bouche est entre les bases des bras, et Vanus sur un des côtés. On ne connaît pas bien leurs organes de la génération ni leur système nerveux.
Tous les brachiopodes sont revètus de coquilles bivalves, fixés, et dépourvus de locomotion, L’on n’en connaît que trois genres.
Les Linçures. (Lincura. Brug.)
Ont deux valves égales, assez plates, oblongues , ayant les sommets au bout d’un des côtés étroits , sailläntes par le bont opposé, et attachées entre les deux sommets à un pédicule charnu qui les suspend
BRACHIOPODES. 503 aux rochers; leurs bras se roulent en spirale pour rentrer dans la coquille.
On n’en connaît qu'une, de la mer des Indes. (Lingula
anatina. Cuv. Ann.Mus. I, vi. Séb. III, xvt, 4.) À valves minces , cornées et verdâires (1).
Les TÉRÉBRATULES. ( TEREBRATULA. Brue. )
Ont deux valves inégales, jointes par une charmère; le sommet de l’une avance plus que l’autre, etest percé pour laisser passer un muscle qui attache la coquille aux rochers , aux madrepores, ete., et quelquefois un pédicule charnu qui l’y ua Où remarque à l’intérieur une petite charpente osseu quelquefois assez compliquée, qui adhère à la valve saillante , pénètre dans le corps de l’animal, le soutient et donne surtout attache aux bras. Ceux-ci sont plus courts qu'aux lingules, et fourchus (2).
On trouve une quantité innombrable de térébratules à l’état fossile ou pétrifié, dans certaines couches secondaires d’anciennes formations. Lesespeces sont moins nombreuses dans la mer actuelle (5).
(1) Linn. qui n’en connaissait qu’une valve, l’appela patella unguis. Solander et Chemnitz qui surent qu’elle a deux valves , lui donnerent l’un le nom de mytilus lingua, autre celui de pina unguus. Bruguières connut son pédicule , et en fit en conséquence un genre sous le nom de Zingule, Encycl. méth. vers, pl. 250. Ce qui est singulier, c’est que personne n’avait remarqué que Séba, loc. cit, la représente très-bien avec son pédicule.
(2) Voyez Gründler, Naturforsch. II, nr, et Brug. Encyel. Méth, vers, pl. 246, 7.
(3) Anomia scobinata, Gualt. 96, À ; —an. aurita., id. à ;—
an. retusa;—an. truncata, Chemn. VIIT, LxxviIr, 701;--an. ça
504 MOLLUSQUES Les ORBIcuLEs. (ORBICULA. Cuv.)
Ont deux valves inégales, dont l’une ronde et conique ressemble, quand on la voit seule, à une coquille de patelle; l’autre est plate et fixée aux rochers. L'animal ( Criopus. Poli) a les bras recourbés en spirale comme celui des lingules.
Nos mers en produisent une petite espèce. ( Patella ano-
mala. Mull. Zool. Dan. V, 2-6. Anomia turbinata. Poli. MAX, b)}