ARTICULÉS
Ont des pieds articulés, un vaisseau dorsal, tenant lieu de vestige de cœur, mais sans aucunes branches pour la circulation; respirent
(1) Trombidium insectorum, Herm. Mém. apt. 1, 16, Deg. Insect. 7» VIH, 5;—t. latirostre, ibid. 15 ;—{#. cornutum, ibid. IL, 11 ;—#. aphidis, ibid. Deg. Insect. 7, vit, 14;—t. libellulæ, ibid. Deg. 1bid.-9 ;—t. culicis, ibid. Deg. ibid. 12 ;—f. lapidum, ibid. vi, 7.
(2) Æcarus parasiticus , Deg. ibid. vit, 7; trombidium parasiticum , Hermann.
(5) Ocypete rubra, Leach. Trans, Lian. soc, tom. x1, 596. Sux les tipulaires,
par deux trachées principales, s'étendant , parallèlement l’une à l’autre, dans toute la lonsueur du corps, ayant par intervalles des centres d’où partent beaucoup de rameaux, et qui répondent à des ouvertures extérieures ou des stigmates (1) pour l'entrée de l'air.
Ils ont tous deux antennes et une tête distincte.
Les uns, en petit nombre et toujours sans ailes, tels que les Myrzapodes ou les Aillepieds , se rapprochent de plusieurs crustacés, soit par la quantité des anneaux du corps et de leurs pieds, soit par quelques traits d’analogie, dans la conformation des parties de la bouche; mais tous les autres n’ont constamment que six pieds, et leur corps, dont le nombre des segmens ne surpasse jamais celui de douze, est toujours partagé en trois porions principales, la é£e, le 4ronc et l’abdomen. Parmi ces derniers, quelques-uns n’ont point d'ailes, conservent toute leur vie la forme qu’ils avaient en naissant, et ne font que croître et changer de peau. Ils ont, à cet égard, des rapports avec les animaux des
{1} Vingt et au delà , dans les myriapodes ; 18 au plus dans Îles autres insectes. Leur nombre est moindre dans les dernières familles
des insectes à deux ailes , surtout dans leurs larves.
EN GÉNÉRAL. 127 classes précédentes. Les autres insectes à six pieds ont presque tous des ailes; mais ces derniers organes, et souvent même les pieds, ne paraissent pas d'abord; et ne se développent qu'à la suite de changemens plus ou moins remarquables, nommés 72éfamorphoses , et que nous ferons bientôt connaitre.
La tête porte les antennes, les yeux et la bouche. La composition et la forme des antennes varient beaucoup plus que dans les crustacés.
Plusieurs ont, outre les yeux composés, des yeux lisses, ordinairement au nombre de trois, et disposés en triangle, sur le sommet de la tête. Ils sont plus nombreux dans la plupart des insectes des trois premiers ordres et réunis en groupe, sur les côtés de la tête. Ïls y remplacent les yeux à facettes ou composés.
La bouche des insectes à six pieds, est, en général, composée de six pièces principales, dont quatre latérales , disposées par paires , ct se mouvant transversalement; les deux autres opposées l’une à l’autré, dans un sens contraire à celui des précédentes , et remplissant les vides compris entre elles: l’une est située au-dessus de la paire supérieure , et Pautre
au-dessous de l’inférieure. Dans les insectes broyeurs où qui se nourrissent de matières solides , les quatre pièces latérales font l'office de mâchoires , et les deux autres sont considérées comme des lèvres ; mais comme nous Pavons déjà observé , les deux mâchoires supérieures ont été distinguées par la dénomination particulière de z2andibules ; les deux autres ont seules conservé celle de 7n4chotres ; elles ont d’ailleurs un ou deux filets articulés, qu'on appelle palpes ou antenrules, caractère que n’offrent jamais, dans ‘cette classe, les mandibules. Leur extrémité se termine souvent par deux divisions où lobes, dont l’extérieure est nommée, dans l’ordre des orthoptères, galète. Nous avons encore dit qu’on était convenu d’appeller labre , la lèvre supérieure. L'autre, ou la lèvre proprement dite , est formée de deux parties ; l’une plus solide*ët inférieure est le mention ; la supérieure et qui porte le plus souvent deux palpes, est la Z/anguette.
Dans les insectes suceurs, où ceux qui ne prennent que des alimens fluides, ces divers organes de la manducation se présentent sous deux sortes de modifications générales. Dans la première les mandibules et les mèàchoires
EN GÉNÉRAL. 120 sont remplacées par de petites lames en forme de soies ou de lancettes, composant, par leur réunion, une sorte de sucoir, qui est recu dans une gaine tenant lieu de lèvre, soit cylindrique ou conique et articulée, en forme de bec (le rosfre), soit membraneuse ou charnue, inarticulée et terminée par deux lèvres (la #rommpe). Le labre est triangulaire, voûté et recouvre la base du sucçoir. Dans la seconde sorte d'organisation, le labre et les mandibules sont presque oblitérés ou exirémement petits ; la lèvre n'est plus un corps libre et ne se distingue que par la présence de deux palpes, dont elle est le support; les mâchoires ont acquis une longueur extraordinaire, sont transformées en deux filets tubuleux, qui se réunissant par leurs bords, forment une espèce de trompe, se roulant en spirale, et quon nomme langue. Son intérieur présente trois canaux, dont celui du milieu est le conduit des sucs nutritifs. A la base de chacun de ces filets est un palpe, ordinairement très-petit et peu apparent.
Les myriapodes ou rulle-preds sont les seuls dont la bouche offre un autre type d'organisation, que j’exposerai en traitant de ces insectes.