‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 51 sur 92 · TOME à · texte numérisé non relu

TOME à

à l’aide des deux mamelons de leur dos , et arrivées à l’orifice du trou, rejettent leur fardeau. Dans le moment qu’elles sont en embuscade, la plaque de leur tête ferme exactement ei au niveau du sol l’entrée de leur cellule. Elles saisissent leur proie avec leurs mandibules, s’élançen tmême sur elle, et la précipitent au fond du trou #en inclinant brusquement et par un mouvement de bascule, leur tête. Elles y descendent aussi très-promptement, au moindre danger. Sielles se trouvent trop à l’étroit ou que la nature du terrein ne leur soit point favorable, elles se font un nouveau domicile. Leur voracité s'étend jusqu'aux autres larves de leur propre espèce qui se sont établies dans Les mêmes lieux. Elles bouchent l’ouverture de leur demeure, lorsqu'elles doivent chancer de peau ou se métlamorphoser en nymphe. Une partie de ces observations m'a été communiquée par M. Miger , qui a étudié avec beaucoup de soin un grand nombre de larves de coléoptères , et en a découvert plusieurs qui avaient échappé aux recherces des Naiuralistes.

La C. champétre. ( C. Campestris , Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXV. 111.

Longue d’environ six lignes, d’un vert-pré en-dessus , avec le labre blanc , faiblement unidenté au milieu. Cinq points blancs sur chaque élytre. |

Très-commune en Europe, au printems.

La C. hybride. (C. hybride, Lin.) Panz. ibid. rv.

Qui a sur chaque élytre deux taches en croissant et une bande blanche; une de ces taches située à la base extérieure et l’autre au bout ; suture cuivreuse. — Dans les sablonières , nesse mêlant point avec la précédente (1).

(1) Aj. Cicindela sylvatica, Linn. Clairv. Entom. Helv. IT, xx1Y, À.— C. sinuata, Fab. Clairv. ibid, B. b—C, germanica , Lion. Panz, Faun, Insect. Germ. VI, v.

COLÉOPTÈRES. 179 mt Les Mécacépnares. (MEcacepuALA. Lat.)

Ne diffèrent des cicindèles que par la longueur des palpes labiaux qui surpasse: notablement celle des maxillaires extérieurs (1). |

LEs THÉRATES. (THERATES. Lats

Semblables encore aux cicindèles, mais dont les palpes maxillaires internes sont remplacés par une petite épine (2). Les autres ont le corselet étroit, allongé, presque conique ou ovoïde et le pénultième article des tarses bilobé ; comme Les Corriures (Cozrriurts, Lat.—Corryris, Fab.)

Que l’on pourrait même diviser en deux autres sousgenres , d’après la forme des antennes et celledu corselet(3).

Le Colliure long-cou ( C. Longicollis ), Lat. Gener. Crust. et Insect. I, v:,8, d’un bleu d'azur, avec les cuisses fauves et le bout des élytres échancré. — Bengale.

La seconde tribu, celle des CARABIQUES ( Ca- RABICI. Lat.), comprend le genre

CARABE. ( CaraBus. L.)

Qui a les mâchoires terminées simplement en pointe ou en crochet, sans articulation à son extrémité. |

Leur tête est ordinairement plus étroite que le. corselet , Où tout au plus de sa largeur ; leurs mandibules , à l'exception de celles d'un petit nombre,

(1) Cicindela mezalocephala , Fab. Oliv. IT, 55, 11, 125—c: caro- Zina, Lann. Oliv. ibid. 11, 22 ;—c. virginica, Linn. Oliv, ibid. 26 ; —c. sepulcralis, Fab.;—c. æquinoctialis, Linn.

(2) Cicindela labiata, Fab.

(3) Antennes plus grosses vers le bout: les-co/lyris de Fabricius ; — antennes filiformes : cicindela aptera, Oliv. Col, IT, 33,1,1,:

différente du collyris aptera de Fabricius,

PRSTE, INSECTES

n’ont point, ou que très-peu, de dentelures. Beattcoup sont privés d'ailes et n’ont que des élytres. Ils répandent souvent une odeur fétide, et lancent par l'anus une liqueur âcre et caustique. Geoffroi a présumé ‘que les anciens les avaient désignés sous le nom de Buprestes , insectes qu'ils regardoient comme un poison très-dangereux, particulièrement pour les bœufs.

Les carabes se cachent dans la terre, sous les pierres, les écorces des arbres, et sont, pour la plupart, très-agiles. Leurs larves ont les mêmes habitudes. Cette tribu est très-nombreuse et d’une

étude difficile.

Je la diviserai en sept sections.

1°. Ceux dont les palpes extérieurs sont terminés par un article de la grosseur du précédent ou plus dilaté, soit qu’ils soient semblables, soit que les uns soient filiformes et les autres en massue ; qui ont une forte échancrure au côté intérieur des deux premières jambes, les éluis tronqués ou très-obtus au bout, la languette entière, ovale ou presque carrée, et dont la tête, légèrement rétrécie en arrière, ne tient pas au corselet par une espèce d'article ou de nœud.

Dans cette division et la suivante, la tête et "le corselet sont plus étroits que l'abdomen; mais ici le corselet est toujours en forme de cœur tronqué en arrière, et sa longueur n'excède pas sa largeur, ou lui est même souvent inférieure.

LEs ANTutEs. ( Antara. Web. Fab.)

Ont la languette ovale et très-avancée entre les palpes.

Les anthies et les espèces du genre suivant sont propres aux pays chauds de l'Afrique et de l’Asie, et vivent dans le sable. Leur corps est noir , moucheté de blanc, et sans

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