‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 52 sur 92 · SM · texte numérisé non relu

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ailes ; leur labre est grand et souvent anguleux sur ses bords. Les côtés de la tête s'élèvent en une carène aigue , près du * bord supérieur des yeux; l'abdomen est en ovale court dans les uns (anthie), et circulaire dans les autres (oraphiptère). Les mâles de quelques anthies ont l’extrémité postérieure du corselet prolongée en arrière, et recouvrant même quelquefois une partie des élyires. Ces coléoptères sont en général de grande taille (x).

Les GRAPHIPTÈRES. (GRAPHIPTERUS. Lat. ANrurA, Fab.)

Voisins des anthies, mais plus courts et plus larges , très- . aplatis, avec l'abdomen circulaire, et la languette presque carrée.

Les antennes sont comprimées avec ds troisième article anguleux. Les palpes sont filiformes. Le corselet est ent forme de cœur dilaté ou élargi sur les côtés. Ces insectes sont plus petits que les anthies (2).

Les BrAcaiNes. (Bracuinus. Web. Fab.)

Dont la languette est presque semblable à celle des graphiptères, et qui ont l’abdomen en carré long, épais, avec des glandes intérieures , renfermant une liqueur caustique, volatile et détonnante.

(1) Anthia maxillosa , Fab. Oliv. Col. IT, 55, vur, go ; —a. #horacica , F, Oliv. ibid. I, x, 5 ;—a. decem-guttata,F, Oliv. ibid. 1, 15, À ; 1x, 15,C.;—a. sex-guttata , F. Oliv. ibid, 1, 6. fem. ; —a; venator, F, Oliv. ibid. x, 116 ;—a. sulcata, F. Oliv. ibid. virr, 97 ;—a. nimrod. F. Oliv. ibid. x, 117 ;—a. quatuor-guttata, F. Oliv. ibid. 11, 15, B,1x, 107 ;—a. tabida, F. Oliv. ibid. 11, 173 —a. macilenta, Oliv. ibid. x1, 130. L'espèce représentée par Olivier, pl. 1, fig. 10, et qu’il rapporte à son carabus maxillosus, paraît n’être pas de ce genre et avoisiner plutôt Les scarites et les siagones.

(>) Anthia variegata , Fab. Oliv. Col. HT,35, vi, 66. var. Tatr. gener. Crust. et Insect. 1, vi, 113—a. exclamationis, F.& graphuptère triliné, Nouv. Dict. d'Histoire nat. X, E,2,7;—a. trilineata , F, Oliv, ibid, 1x,301 ;—a. obsoleta, F.Oliv. ibid. v, 60,

af 182. INSE@TES

Ils se tiennent sous les pierres, et souvent rassemblés en grand nombre. Pour épouvanter leurs ennemis , ils font sortir par l’anus, et avec explosion, une liqueur qui s'exhale aussitôt en vapeur, et qui brüle ou foircit la peau exposée à son action (rt). ,

Ceux qui w’ont point d’aile forment le genre aptine de M. Bonelli ; ils sont tous étrangers à la France.

On y trouve très-communément ,

Le pétard ( B. crepitans. Fab.) , Panz. Faun. insect. Germ. XXX, v, qui est long de quatre lignes, d’un rouge fauve, avec le troisième et le quatrième articles des antennes ; l'arrière poitrine et l'abdomen noirâtres ; étuis d’un bleu obscur ou d’un vert foncé, finement sillonnés.

Le B. pistolet. (.B. sclopeta. Fab.) Clairv. Ent. Helv.

: LE SNA à Gi

Plus petit, d’un rouge fauve, avec les étuis d’un bleu foncé ou violet, et ayant la partie supérieure de leur suture de la couleur du corps (2).

Les Lépres. (Lrpra, Cyminprs. Latr.) *

Semblables aux brachines , mais ayant le corps trèsaplati et dépourvu des organes sécréteurs qui sont propres aux précédens.

Les espèces qui ont la languette cornée, les palpes exté-

(1) Mémoire sur le 0. tirailleur de M. Léon Dufour, Ann. du Mus. * d'Hist. nat. xvait, 70, V. 3

(2) Aj. Brachinus bi-maculatus, Fab. Olv. Col, Alf, 35 , 16; D. complanatus, F. Oliv. Col. II, 55, vi, 63;—0. nigripennis, F. Voëet. ibid. xxxvr, 28;—b. mutillatus, F. Panz. Faun. Insect. Germ. Lxxxvii, 111;—D. displosor, Duf. Ann. du Mus. d'Hist, nat. XVII, v. Ces éspèces sont aptères ;—b. humeralis, Ahr. Faun. Insect. Eur. T,1%#;—carabus exhalans, Ross. Faun. Etr. Mant. 1,1, B.;—06.6:-. pustulatus, Schon. synou. Insect, 1, 111,73;—0. cruciatus, ibid. 8.

Ces espèces sont aïilées. ”

\ COLÉOPTÈRES. 183 æieurs terminés par un article plus grand, presque en forme de triangle renversé, et le second article des antennes de la longueur du troisième, se rapportent au genre Helluo de M. Bonelli (1).

Celles qui ont les palpes maxillaires extérieurs filiformes, et Les labiaux terminés par un article plus grand eten forme de hache, forment le genre Cyminde de Latreille, ou celui de T'arus de M. Clairville (2).

Dans les autres , les palpes extérieurs finissent par un article, dont la forme se rapproche de celle d’un cône renversé où d’un cylindre, et-qui est tantôt un peu plus gros que le précédent, tantôt de la même épaisseur. Telles sont

Les Lampries, les Lebies, les Dromies etles Démétrias de M. Bonelli. Le corselet s'étend en largeur dans les deux premiers sous-senres. Leslébies (3) diffèrent des lampries (4) par leurs tarses, dont le pénultième article est divisé en deux lobes. Le corselet des Dromies (5)et des Démétrias (6) est presque aussi long que large. Les derniers ont la tète

(1). Helluo costatus , Bonel. Observ. Entom. (Mém. de l'Acad. de Turin) ;—galerita hirta, Fab.

(2) Carabus humeralis, Fab.; farus humeralis , Clairv. Entom, Helv. II, XIV ,-A. a; —t. crassicollis, ibid. B. b.;—c. axillaris, E.;— c. miliaris, ejusd.;— c. lineatus, Schonh. synon, insect, I, mur , 54

(5) Carabus hæmorrhoidalis, Fab, Panz. Faun, [nsect Germ. LxxV, 5;—c. crux minor, F. Panz, ibid. XVI, 11;—c, furcicus, F. Oliv. Col, ILE, 55, v1, 68 ;—c. sittatus, F. Oliv. ibid, 69 ;—c. suceinctus,Oliv. ibid. x111, 157.

(4) Carabus cyanocephalus, Fab. Clairv.Entom. Helv. Il, 1v,B. b. ; —c. chlorocephalus , Duf.

(5) Carabus quadri-maculatus, Fab. Panz. ibid. ExXv, 10 ;—c. agilis, Fab. Panz. ibid. 11, ibid. xxx, 9 ;—c. quadri-notatus , ibid. LXXII, 5 ;—0c, truncatellus, Linn, Panz. ibid. LxxV,12 ; — lebia biguttata, Clairv. ibid, 111, À, a.

(6) Carabus atricapillus, Linn. Oliv. ibid. 1x, 106.

plus large que cette partie du corps, allongée et rétrécie ex arrière , et leurs tarses ressemblent à ceux des lébies du même naturaliste.

Ces insectes se trouvent sous les pierres, sur les arbres, sous les écorces et dans les fissures desquels ils se cachent. Ils sont presque tous de très-pelite taille.

2°. Ceux qui ont les palpes extérieurs et les élytres, comme dans la division précédente, mais dont la languette a de chaque côté une pièce ou une division en forme d’oreillette, el dont la tête est séparée du corselet par un étranglement brusque et profond , ou lui est attachée par une sorte d’article, imitant un nœud ou une rotule.

Le corselet est plus allongé et plus étroit que dans la division précédente, de sorte que ces insectes semblent avoir un long cou. Le pénultième article des tarses est le plus souvent partagé en deux lobes ou en cœur.

Les Zupuxes. (ZupHrum. Lat. —GALERITA. Fab.)

Où le corselet est en forme de cœur; dont les quatre palpes extérieurs sont terminés par un article plus grand, presque en cône reuversé; dont la languette est tronquée à son extrémité; qui ont le corps très-aplati, avec les artickes des larses entiers (1).

Les GaLériTes. (GarertTA. Fab.)

Où le corselet est aussi en cœur ; dont les quatre palpes extérieurs sont encore terminés par un article plus grand, mais presque en forme de hache; dont la languette finit en pointe; qui ont le corps épais et le pénultième article des tarses divisé en deux lobes (2).

(1) Galerita olens, Fab. Clairv. Entom. Heiv. IT, xvir, À. a; —g. fasciolata, F. Clairv. ibid. B. b. Le geure polystichus de M. Bonelli.

(2) Galerita americana, Fab. Olis. Col. TN, 35, vr, 72. Latr. gen. Crust. et Tnsect. Ï, vis, 2. :

LA

Les Drypres. (Dryrra. Latr. Fab.)

Qui ont le corselet presque cylindrique , les quatre palpes extérieurs terminés par un article plus grand, presque en cône renversé; les mandibules avancées, longues et trèsétroites, avec la tête triangulaire. La languette est li-

Lo de se néaire (1). jh ,

Les AGres. (Acra. Fab.)

Qui ont le corselet presque cylindrique et un peu rétréci 4 en avant; les palpes maxillaires filiformes , et les labiaux terminés par un article plus grand, presque en forme de hache; les mandibules moyennes et triangulaires ; la tête ovale , allongée et rétrécie derrière les yeux (2).

Les OpacanTHEs. (OpaAcanNTHA. Payk. Fab.)

Dont le corselet est presque cylindrique ou en ovale tronqué ; et dont tous les palpes sont filiformes. Ils ont la tête des agres (3).

3°. Les palpes extérieurs et les deux premières jambes présentent toujours les mêmes caractères; mais les élytres ne sont point tronquées à leur extrémité : la pièce inférieure de la lèvre ou le menton n’a point de suture à sa base, ou

(1) Drypta emarginata, Fab. Clairv. Entom. Helv. IT, xvirt ; —d, cylindricollis, F, Ross. Faun. etrus. append. 1, c; ces deux espèces sont du midi de l’Europe. ”

(2) Agra œnea , Fab. ; carabus cajennensis, Oliv. Col. IE, 35, xr1, 135 ;—attelabus surinamensis, Linn, Degeer , insect. IV, xvrr, 16; —carabus tridentatus ? Oliv. Col. IE, 55, xr, 129.

(5) Odacantha melanura, Fab. Clairv. ibid. v;—o. bi-fasciata, Fab. Oliv. Col. ibid, vir, 80 ;—carabus acuminatus, Oliv. ibid. 1, 8 3; —galerita attelaboides, F. Oliv. ibid. vr, 70;—carabus occidentalis, Oliv. ibid, vis, 94. Drur. Insect. 1, xurx, 4, 6 ;-=attelabus pensylvanicus, Linn, Latr. gen, Crust. et Insect. FI, vit, 1 ; —l’odacantha tri-pustulata de Fabricius est une espèce de nofoxe.

n'est qu’une continuité de cette portion de la tête, qu’on a désignée sous la dénomination de corse,

Ces coléopières, propres aux contrées chaudes de Maine et de l'Asie, font le passage des précédens aux Scarites qui vont suivre. Leur corps est oblong, aplati, de la même larseur, avec la tête grande , le corselet en forme de cœur ou de coupe, séparé de l'abdomen par un pédicule. Les mandibules sont dentées; les palpes extérieurs sont terminés par un article plus grand ; le dernier des labiaux est en forme de hache. Ils doivent, d’après leur forme, se tenir cachés sous les pierres ou sous des écorces d'arbres. Quelques-uns n’ont point d'ailes.

LEs SrAGoNES. ( SrAGoNA. Lat.)

Ce genre étant peu nombreux, nous y réunissons celui d'Encelade de M. Bonelli, qui n’en diffère d’ailleurs que par des considérations peu importantes (1).

4°: Ils ont encore les palpes extérieurs terminés par un article de la grosseur du précédent ou plus épais; les deux premières jambes échancrées, les élytres entières ; mais la lèvre inférieure est articulée à sa base; et ces mêmes jambes sont dentées au côté extérieur, ce qui les fait paraître diaitées , ou bien elles sont terminées par deux épines longues et très-fortes; le second et le troisième articles de leurs antennes, toujours en forme de chapelet, sont presque égaux. k

Ils se rapprochent des siagones par la grandeur de leur tête et la forme de leur corselet. Leurs mandibules sont souvent très-crandes et dentées. Leur languette est tantôt courte, large et évasée au bord supérieur , tantôt saillante ,

(1) Siagona rufipes, Lalr. gen. Crust. el Insect. I, vrr, 9; cucujus rufipes, Fab.;—les galerites de Fabricius : depressa, plana, flesus , Bufo ;—scarites lævigatus, Herbst. Col.cLxxv,6. Voyez les observ. entom, de M. Bonelli (Mém. de l'Acad. de Turin).

divisée en trois , dont la pièce du milieu obtuse ou tronquée au bout. |

Ces insectes vivent dans les terreins chauds et sablonneux, et s’y creusent des retraites. [ls sont moins ägiles que les autres de la même famille, et ne paraissent pas avoir des habitudes carnassières dans leur état parfait. La plupart sont entièrement noirs.

« LES ScARITES. (ScARITÉS. Fab.)

Dont le labre est crustacé et denté; qui ont les mandibules aussi longues ou plus longues que la tête (le plus souvent dentées ), et la languette courte, large, concave ou très-évasée au bord supérieur.

Les quatre jambes postérieures sont ordinairement ciliées. ) |

Les uns ont les: palpes de la même grosseur et forment les genres Scarite et Pasimaque (1) de M. Bonelli. Les derniers ônt le corps ovale, «large, avec le corselet en forme de cœur tronqué et fortement échancré aux deux extrémités; leurs mächoires né sont pas crochues à leur extrémité. Les scarites ont le corps allongé, le corselet en croissant et les mâchoires arquées à leur extrémité.

Les autres ont les palpes extérieurs dilatés à leur extrémité, et composent le genre Carène (2) du même naturaliste.

On trouve dans les dépariemens les plus méridionaux de la France, les trois espèces suivantes, qui se rapportent aux Scarites propres de M. Bonelli,.et qui ont toutes le corselet en croissant, avec une ligne imprünée le long du milieu du dos, et une petite dent, de chaque côté, à son EXtrémité postérieure.

S. pyracmon. (S. pyracmon, Bonel.) S. givas. Oliv., Col. ILT, 36, I, 1. Clairv. Entom. Helv. IL. 1x. à. Long

(1) Scarites marginatus , Fab. Pal. de Beauv. Insect. xV, 1, 2 ;— s. depressus, Fab. Pal, de Béauv, ib. 5 ;—5. sublævis, ibid, 4, (2) Scarites cyaneus, Fab, Oliv. Col, LIT, 26, 11, 17.

d'environ un pouce, sans ailes , déprimé; côté extérieur des jambes intermédiaires ayant deux petites épines, puis s’élargissant vers le hout avec des stries très - fines; deux impressions et de petites rides sur le front.

S. éerricole ( Terricola, Bon.), long de huit à neuf lignes, ailé; côté extérieur des jambes intermédiaires ayant une petite épine ; des stries ponctuées sur les étuis ; dessus de la têteschargé de petites rides.

S. des sables (S. sabulosus. Oliv. — S. lœvigatus. Fab.), Clairv. Entom. Helv. ibid. b, semblable au précédent , mais sans ailes et n'ayant que des lignes peu marquées sur les étuis.

Le genre scarite d'Olivier et d'Herbst qui l’a suivi, comprend plusieurs espèces, ayant le port extérieur des vrais scarites, mais très-différentes par les caractères essentiels, et qui se rangent dans la division suivante (1).

Les Crivines. (Crivina. Lat. ScariTEs* Fab.)

Dont le labre est membraneux ou coriace , sans denis; dont les mandibules, tojours sans dentelures notables, sont beaucoup plus courtes que la tête ; et dont la languette est saillante, droite ou obtuse à son sommet, avec une oreillette de chaque côté.

Ces insectes se plaisent dans les lieux un peu humides, sur les bords des fossés où des rivières.

Les uns (2) ont les deux premières jambes dentées au côté extérieur , de.même que les scarites. |

Les autres (3) les ont simplement terminées par deux

(1) Ajoutez:scarites Sulcatus, Oliv. Col. ibid. T, 11;—s. subterraneus , ibid. 10;:—zndus, ibid. 2 ;—les scarites : srandis, gigas, impressus, quadralus, porcatus , ruficornis et crenatus, de Fab.

(2) Tenebrio fossor, Läinn.; scarites arenarius, Fab. Clairv. Entom. Helv. IT, vis, À, a.

(3) Scarites thoracicus, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXIH, 11 ;—5, gibbus, F, Panz, ibid, V,1;=—s, bi-pustulatus, EF.

pointes très-fortes et longues, dont l’intérieure articulée à sa base, ou en forme d’épine. Ce sont les dischiries de M. Bonelli. Leur corselet est presque globuleux.

Les apotomes se rapprochent, quant au port extérieur, des clivines ; mais leurs palpes labiaux sont terminés en

- alène, caractère qui, d’après notre méthode, les place dans la dernière division.

5°. La cinquième division, conforme aux deux précédentes quant aux palpes , à l’'échancrure des deux jambes antérieures, et quant à la manière dont se terminent les élytres, nous montre une lèvre articulée à sa base , comme dans la dernière division (et toutes , à l’exception seule de de la troisième); les deux jambes antérieures ne sont point dentées au côté extérieur , et les deux épines qui les terminent sont courtes ou moyennes. Leur languette, toujours accompagnée de deux oreillettes, est en carré long, avec le bord sûpérieur droit et sans prolongement , en forme de pointe ou dent à son milieu.

Les uns, et c’est le plus grand nombre, n’ont point de

cou bien prononcé ; leur tête se rétrécit faiblement et peu à peu vers sa base.

Leurs mandibules sont tantôt pointues , tantôt tronquées

ou très-obtuses à leur extrémité. Ceux où elles vont en pointe sont :

Les OzÈnes. (OzæNA. Olv.) Qui ont des antennes composées en grande partie d’articles lenticulaires , et dont le dernier est plus gros (1} LEs Morrons. ( Morio. Lat.) |

Dont les antennes sont également grenues, mais de la : Eee ; à même grosseur. Îls ont de l’analogie avec les scarites (2).

(1) Ozœna dentipes, Oliv. Encycl. méth.

(2) Harpalus monilicornis, Latr. gen. Crust. et Insect. I, 206 ; —

scarites nigebrimus, Herbst, Col. CLXXVI, 2,—5. georgiæ, Palis. de Beauv. xv, 5.

Les ARisTEs. ( Arisrus. Zieg. DirTomus. Bonel.)

Voisins de beaucoup de scarites par leur grosse tête, le corselet en forme de croissant ou presque demi-cireulaire , et l'abdomen pédiculé à sa base, mais dont les antennes sont composées d'articles presque cylindriques , et qui ont les tarses semblables dans les deux sexes. |

Ils se retirent sous des pierres ou dans des trous cylindriques et assez profonds qu'ils creusent dans la terre. J'ai vu souvent l’a. bucéphale grimper sur des graminées, en arracher les bâles, et les emporter avec ses mandibules. Ilne court pas vite. Sa larve ressemble à celle des cicindèles , et vit de Ja même manière.

Toutes les espèces de ce genre ne se trouvent qu’au Midi de l’Europe et en Afrique. Les mâles de quelques-unes ont des cornes au-devant de la tête. Celle que je viens de citer .étend son habitation jusqu'aux environs de Paris (1).

Les HARPALES. (Harparus. Lat.)

Dont les mâles ont les quatre premiers tarses dilatés (2).

(1) Carabus interruptus, Oliv. Col. III, 55, v, 52 ; — scarites bucephalus, ibid. 26, 1, 3, 5; carabus buprestoides? Lin. ; —scarites sphærocephalus, Oliv. ibid. 4 ;—s. calidonius, ibid. 1, 12 ;—s. dama, Ross. Faun. etr. mant. Ï, 11, H. h.;—calosoma longicornis? F.

(2) Carabus megacephalus , Fab, Ross.—scarites picipes , Oliv. Col. IUT, 56, 1, 7;—c. signatus, Panz. Faun. Insect. Germ. XX XVIII, 1V ;—c. hirtipes, ibid. V;—c. binotatus, Panz. ibid, XCITL, 111;,—c Tuficornis, Fab. Panz. ibid. XXX , 11;,—c. chlorophanus, Panz. ibid. LXXIIT, 11;—c. tardus, F. Pan. ibid. XXXVH, 24 ;—c. sabuli cola , re ibid. XXX , 1v ;—c. saporariorum, Linn. Panz. ibid. XVI, viss—c. œneus, F. Panz. ibid. LXXV, 111, 1W;—c. mertdianus, Linn. Panz. ibid, 1x ;—c. germanus, Linn. Panz. ibid: XVI, 4 ;—c. discus, F. Panz, ibid, XXXVII, va j=— Ce VeSpertiNus Panz, ibid XXXVII xxr,

COLÉOPTÈRES. , ON Les FÉRONIES. (FERONIA.)

Dont les antennes sont formées , ainsi que dans les deux genres précédens, d’articles presque cylindriques ou presque coniques , et dont les mâles #ont que les deux premiers tarses dilatés.

Ici viennent se placer "un grand nombre des genres de M. Bonelli, formant des coupes naturelles, mais qu'il est très-difhcile de bien caractériser; elles se nuancent d’ailleurs si insensiblement, qu’il est presque impossible d’en fixer rigoureusement les limites. Nous allons cependant les signaler , en employant quelques autres considérations.

Dans les uns, les mâles ont le second et le troisième articles de leurs deux premiers tarses dilatés en forme de cœur et sarnis en-dessous de'deux rangs de petiles écailles.

Nous séparerons ensuite ceux dont le corselet, mesuré dans son plus grand diafnètre transversal, est tantôt de la largeur des étuis réunis, tantôt plus étroit. Les suivans sont dans le premier cas. à

Les zabres, les pelors, les amares , les calathes et les pœæciles se rapprochent des harpales par la forme plus ou moins ovale de leur corps, et gonvexe ou arquée en-dessus, et par celle du dernier article de leurs palpes extérieurs qui est ordinairement ovalaire. Leurs antennes sont filiformes et composées, un peu au-delà de leur base, d’articles cylindriques. La plupart. sont ailés, habitent les champs , et ne fuient point la lumière.

Les sabres (x) et les pelors (2) ont le dernier article de leurs palpes extérieurs plus court que le précédent; les premiers ont des ailes et deux épines à l’extrémité intérieure de leurs jambes de devant. Les seconds sont aptères et n’ont qu’une

. épine à cette partie des mêmes jambes.

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(1) Zabrus g'bbus, Clairv. Entom. Helv. IT, x1; carabus gibbus, F.

(2) Blaps spinipes, Fab. Panz, Faun, Insect. Germ. XCVI, v.

Les amares (1) se distinguent des pœciles et des calathes par leur labre échancré et leur corselet transversal.

Les calathes (2) n’ont point d’échancrureau labre , et leur corselet est aussi long ou plus long que large, presque carré ou en trapèze, sans rétrécissement à sa base.

Les pæciles (3) n’en diffèrent q#’en ce que leur corselet est plus étroit postérieurement. Le troisième article deleurs antennes offre presque toujours en-dessus une carène aiguë.

Le Carabe cuivreux (Cupreus ) de Fabricius , Panz. Faun. insect Germ. LXXV, 11, très-commun en Europe, est de cette division; long d’environ cinq ligues, noir endessous, vert ou bronzé-cuivreux en-dessus, avec la base des antennes fauves.

Dans les genres suivans de M. Bonelli, et qui ont aussi le corselet de la longueur des élytres, le Corps , souvent allongé, est droit; le dernier article des palpes maxillaires extérieurs est presque cylindrique ; les antennes sont en grande partie composées d'articles amincis à leur base et se rapprochant de la. forme d’un cône renversé; elles paraissent sétacées, ou comprimées au bout, vues de

de profil. La plupart des espèces sont aplières , et recherchent l'obscurité.

(1) Carabus apricarius, Fab. Panz. ibid. XL, m1; —c. fulvus, Illig. concolor, Oliv. Panz. ibid. XXXIX , x;—ec. aulicus, Panz. ibid. XXXVIITL, x ;—c. alpinus, ibid. LXXV, vit ;—c. torridus, ibid, XXXVII, 11, —0c. eurynotus, ibid. xxI11;—c. vulgaris, F. Panz, ibid. XL ,1:5—c. communis, F. Panz. ibid. 11 ;—c. scalaris, Oliv. Col. l!i, 95, x ,-114.

(2) Carabus melanocephalus, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. XXX , xix;—c. cisteloides, ibid. XT, x11 ;—c. fuseus, F. ejusd.; —c. frigidus.

(3) Carabus lepidus, F. Oliv. Col. IT, 35, xx, 118 ;—c. dimidiatus , F. Panz. ibid. XXXIX, vit1;—c. punctulatus, F. Panz. ibid. XXX, x ;—0c. vernalis, ibid. xvni ;—c. strenuus, ibid, XXXVIIL, Vi ;—ç. éenebrioides, Oliv. Col. III, 35, vi, 67.

Les céphalotes de M. Bonelli ou les brosques (1) de Panzer, et les séomis (2) de Clairville, ont des ailes, des mandibules irès-fortes et le port des scarites, ou l’abdomen pédiculé à sa base, avec le corselet presque en forme de cœur. Dans les stomis, le labre est divisé en deux lobes ; et le premier article de leurs antennes est plus long que les deux suivans réunis. Ilest plus court dans les céphalotes, et leur labre est entier.

Les percus et les molops de M. Bonelli, et quelques-uns de ses péérochistes , ont beaucoup de rapports avec les précédens , et on a même associé plusieurs d’eux aux scarites.

Dans les percus (3), le rebord extérieur des étuis se termine à l’angle extérieur de leur base , et ne se replie point, comme dans tous les suivans, sur elle.

Les antennes des 770/ops (4) sont composés d'articles courts et presque en forme de chapelet.

Les ptérochistes, les abax, les platysmes de cet auteur, ayant, comme les m0/ops, le rebord extérieur de leurs étuis replié à leur base jusque près de l’écusson , mais dont les antennes sont formées d’articles plus longs, ne diffèrent point d’ailleurs entre eux par des caractères essentiels.

Les platysmes (5) ont le corps étroit, allongé, presque parallélipipède ou cylindrique, avec le corselet presque carré.

(1) Carabus cephalotes, F. Panz. ibid. LXXXIIT, 1, Index Entom. p. 62,

(2) Sfomis pumicatus , Clairv. Entom. Helv. IT, vr.

(3) Carabus paykulii, Ross. Faun. Etrusc. Mant. I, v,c;—scarites lœævigatus, Oliv. IT, 36, 11, 18. s

(4) Carabus elatus, Fab. ; scarites gagates, Panz. Faun. Insect. Germ. XI, 1;,—c. terricola, F. ;-scarites piceus, Panz. ibid, 11.

(5) Carabus niger, F.'Pauz. ibid. XXX , 1, 1 ;—c, nigrita, F. Panz. ibid. XIL, xxir;—c. cylindricus, Herbst. archiv. Ins. xx1x, 3, — c. leucophtalmus, Fab.;—c. anthracinus, Illig. Pauz. ibid.

XI, xre TOME 3. 13

194 INSECTES Celui desabax (1) est ovale, ou ovale-oblons , avec le cor-

selet grand , carré et appliqué le long de son bord postérieur , contre la base de l’abdomen.

Les ptérochistes (2) ont une forme mitoyenne. Leur corselet est plus étroit vers sa base, en forme de cœur tronqué (3).

Les féronies à corselet plus étroit que les étuis, comprennent les genres sphodre, platyne, dolique, lemosthæne , anchomène et taphrie de M. Bonelli, qu'on peut réduire à trois :?

Les sphodres (4), dont les palpes sont filiformes , et qui onf le troisième article des antennes aussi long ou plus long que les deux précédens réunis.

Les doliques (5), qui ont aussi des palpes filiformes, mais dont le troisième article des antennes est évidemment plus court que les deux précédens pris ensemble.

Les taphries (6), dont les palpes labiaux sont terminés par un article plus grand, et qui ont le corselet presque circulaire, ou en carré, avec les angles arrondis.

(1) Carabus striola, F. Panz. ibid, XI, vi;—c. striolatus, ibid. LXXXVII, v;—c. metallicus, F. Panz. ibid. XI, vus.

(2) Car. globosus, Fab. ;—c. æthiops, Panz. ibid. XXXVIT, xx1r; —c. jurine, ibid. LXXXIX, vi ; —fasciato-punctatus, ibid. LXVIF, 1x ;—c. oblongo-punctatus, Fab. Panz. ibid. XXXIX, vrir;—c. panzeri, ibid. LXXXIX, vit ;—c. illigeri, Panz. ibid, LXXXIX, vi;—c. aterrimus, F.;—c. selmannt, Duft.;—ejusd. c. interpunctatus ; c.picimanus, c. striatus , Ross.

(5) Les mélanies ( carabus aterrimus, F.) de M. Bonelli s’y rapportent. .

(4) Carabus planus, Fab. Panz. Faun. Insect, Germ. XI, 1V;—0c. terricola , Payk. Oliv. Col. IT, 35, x1, 124 ;—c. inœqualis, Panz. ibid. XXX, xvirt ; —c. janthinus, Slurm. ;—c. stevent , Schonh.

(5) C. flavicornis , F. Preysl. Bohem. Insect. I, 111, 6; —c. angusticollis,,F. Panz. LXXXII, 1x.

(6) Carabus vivalis, 1lig. Panz. ibid, XXXVIT, x1x.

‘ Les mäles des autres féronies ont, ainsi que ceux des genres qui terminent cette subdivision , le second article de leurs tarses antérieurs, et souvent même le troisième, en forme de paleite carrée ou ronde, avec le dessous garni de papilles, en forme de grains ou de poils nombreux et serrés.

La plupart ont des ailes et se trouvent sur les bords des eaux ou dans les hieux humides.

Tantôt le labre est entier ou lésèrement échancré, avec le bord antérieur et supérieur de la tête droit.

Les epomis (1) de M. Bonelli, auxquels, l’on peut joindre ses dinodes, ont Île dernier ariicle des palpes extérieurs dilaté, comprimé, en forme de triauble renversé, celui des labiaux surtout.

Ses chlænies (2), dont les palpes extérieurs sont filiformes; le dernier des maxillaires est cylindrique, et le même des labiaux a la figure d’un cône RATER

Le Carabe savonnier d'Olivier (Col. IIT, 36, 117, 26. ), dont on se sert au Sénégal , en guise de savon, est de ce genre. |

Ses oodes (3), qui ont aussi les palpes extérieurs filiformes, avec le dernier article ovalaire, et ressemblent aux calathes par leur forme ovale et leur corselet en trapèze.

Ses callistes (4), semblables aux oodes par les palpes,

(1) Carabus cinctus, Ross. Faun. Etrusc, I, 1V, 9; c. crœsus? Fab.;—c. azureus, Duft.—Les carabes posticus , micans , stigma, ammon de Fabricius, paraissent aussi devoir s'y rapporter , de mème que lanalis d'Oliv. II, 35,x, 115; xt, 115, b.

(2) C. festivus, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. XXX, xv ;—c. spoliatus, F. Panz. ibid. XXXI, vi ;—c. zonatus, Panz. ibid, vi ;— c. vestitus, Fab. Panz. ibid. v ;—c. holosericeus, F. Panz. ibid. XE, 15 j—c. cinctus, Fab. Herbst. Arch. xx1X , 7.

(3) Carabus helopioides, Fab. Panz. ibid. XXX, x1,

(4) C Carabus lunatus, F. Panz, ibid. XVI, v;—carabus pallipes, F. Pauz. ibid. LXXIIT, vir ;—c. prasinus , F. Panz. ibid. XVI, vi; —c. tœæniatus, Panz, ibid. XXXIV , 111,

mais dont le corps est oblong, avec le corselet en forme de cœur tronqué. |

J'y réunis quelques-uns de ses anchomènes.

Ses agones (1), ayant aussi des palpes terminés de mème, mais dont le corselet est rond ou carré, avec les angles arrondis.

Tantôt le labre est profondément échancré, et le bord antérieur et supérieur de la tête forme une espèce de cintre. Tels sont

Les dicèles de M. Bonelli, qui se rapprochent d’ailleurs de ses abax par la physionomie extérieure. ( Observ. entom. Mém. de l’Acad. de Turin.)

Le Carabus indicus de Herbst. (Archiv. xx1x, 11.) se place ici, quoique la forme du corps soit différente.

Les carnassiers de cette subdivision à mandibules tronquées ou très-obiuses , et dont le bord antérieur de la tête est également cintré, forment les genres suivans :

Les Licines. (Licinus. Latr.)

Qui ont le dernier artitle de leurs palpes extérieurs presque en forme de hache (2). |

Les BapistTes. (BAD1sTEer. Clairv.)

Dont les palpes maxillaires sont filiformes, et qui ont le dernier article des labiaux plus gros et ovoide (3).

(1) Carabus marginatus, F. Panz. ib. XXX,x1V ;—c. austriacus, F. Panz. ibid. VI, 1V;—c. sex- punctatus, F. Panz. ibid. XXX, X111 ;—c. viduus, Panz. ibid. XXXVII, xvin1;—c rotundatus, Payk. Panz, ibid. CVIIL, 1V;—c. flavipes, ibid. 1x ;—c. impressus, ibid.

XXXVII; xvsi ;—c, parum-punctatus, F. Panz. ibid. XCIT, 1v. | . (2) Licinus emarginatus, Lat. Gen. Crust. et Insect » L, V1, 8 ;—

carabus cassideus, Fab. Clairv. Entom. Helv. II, xv, A, a ;—

c. depressus, Panz. Faun. Insect. Germ. XXXI, 8 ;—c. silphoides, Fab.

Clairv. ibid. B. b; —c. hoff{manseggii, Panz. ibid. LXXXIX, v. (5) Carabus bipustulatus, Fab. Clairv, ibid. XIIT ;—c,. peltalus, 1llig, Panz. ibid, XXX VI, xx.

Re. di - »

D’autres carnassiers , distincts des précédens par leur cou brusquement étranglé, en forme de nœud ou d'article, terminent cette subdivision.

Ils ont la tête petite et le corselet grand et presque rond.

Les PanaGéEs. (Panacæus. Latr.)

Leurs palpes extérieurs sont terminés par un article dilaté et presque en forme de hache. Leur languette est trèscourte (1).

N.B. Les Loricères , d’après la forme de leurs tarses antérieurs et celle de leur tête, semblent devoir être placées ici; mais d’autres caractères et leurs habitudes fixent ces insectes dans la subdivision suivante, près des pogono= phores, des nébries, etc.

6°. Dans la sixième division, les élytres sont entiers, les deux jambes antérieures n’ont que très-rarement une échancrure bien prononcée ou évasée (2), et le milieu du bord supérieur de la languette s'élève en pointe ou en forme de dent.

Les yeux sont ordinairement saillans. Le corselet est le plus souvent en forme de cœur tronqué et plus étroit que l’abdomen. Celui-ci est ovale ou carré.

Les uns ont le labre divisé par une ou deux échancrures en deux ou trois lobes. Le dernier article des palpes extérieurs est tantôt beaucoup plus large, en forme de cuiller ou de hache, tantôt en cône renversé: le dernier des labiaux , lorsqu'il est sous cette dernière forme, est beaucoup plus court que le précédent.

Les antennes sont toujours filiformes , à articles allongés ;

(1) Carabus crux-major, Fab. Clairv. Entom. Helv. IT, xv ; — eychrus reflexus, Fab. Oliv. Col. IT, 35, vit, 77 ; —carabus angulatus, F, Oliv. ib, vrr, 76. Voyez Oliv. Encycl, méthod. article panagée.

(2) Loricére.

la languette est très-courte; les mâchoires ne sont point ciliées ou barbues au côté extérieur. Ces insectes, généralement aptères, ornés de couleurs brillantes , et d’assez grande taille, habitent plus particulièrement les pays froids et tempérés.

Les Cycures. (Cycurus. Fab.)

Où le dernier article des palpes extérieurs est en forme de cuiller; où les étuis embrassent les côtés inférieurs de l'abdomen, et qui ont les mandibules très-étroites, fort avancées et bidentées sous leur extrémité.

La languette est très-petite (1).

Les PamBores. (Pamgorus. Lat.)

Qui ont des mandibules fortement dentées le long de leur bord intérieur, et les deux jambes terminées , à l'angle extérieur, par une forte pointe (2).

Les Cazosomes. (Carosom4a. Web. Fab.)

Qui ont le dernier article des palpes extérieurs à peine plus large que le précédent , en cône renversé; le second des antennes beaucoup plus court que le suivant, et l’abdomen presque carré. ,

Ils habitent les bois, courent très-vite, grimpent sur les arbres pour y chercher des chenilles et d’autres insectes qu'ils dévorent, et répandent une odeur forte et désagréable.

(1) Cychrus rostratus, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. LXXIV, vi. Clairv. Entom. Helv. II, x1x, A;—c. aftenuatus, F. ,Panz. ibid. IT, ur. Clairv. ibid. B;—c. elevatus, Fab. Knoch. Beytr. T, vir, 123—c. unicolor, F. Knoch. ibid. 1 ;—c. stenostomus, Web. Knoch, ibid, 13;—c. italicus, Bonel. Observ. Entom. (Mém. de l’Acad. de Turin.) *

(2) Pamborus alternans, Lat. Encycl, méthod, Nouvelle- Hollande.

Le C: sycophanrte. (Carabus sycophanthe. Linn.) Clairv. Extom. Helvet. II, xxz:, À.

Long de huit à dix lignes, d’un noir violet, avec les élytres d’un vert doré ou cuivreux très- brillant, trèsfinement striées, et ayant chacune trois lignes de pos points enfoncés et distans.

Sa larve vit dans le nid des chenilles processionaires dont elle se nourrit. Elle en mange plusieurs dans la même journée; d’autres larves de son espèce , encore jeunes et petites , l’attaquent et la dévorent , lorsqu’à force de s’être repue, elle a perdu son activité. Elles sont noires, et on les trouve quelquefois courant à terre ou sur les arbres, et sur le chène particulièrement (r).

Les CARABES propres. (CARABUS.)

Dont le dernier article des palpes extérieurs est sensiblement plus large que le précédent, presque en forme de hache ou de triangle ; qui ont le second des antennes aussi long, au moins , que la moitié du suivant, et l'abdomen ovale.

Le corselet est échancré postérieurement.

Les uns ont le bord antérieur du labre divisé en trois lobes , et deux dents à l'extrémité de la saillie du milieu du menton. Ce sont les procrustes de M. Bonelli (2).

Les autres n’ont que deux lobes au labre, et la pièce mitoyenne du menton se termine en uue pointe simple. Ce sont les carabes propres du même.

(1) Ajoutez c. inquisttor, Fab. Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXT, VII ;—c. nm D. Panz. ibid, 1x;—c. sericeum, F. Clairv. Ent. Helv. II, xx1, B ;—c. scrutator, F. Leach. Zool. Misc. xcitt ; —c. calidum , F. Oliv. Col. HE, 35, 1v, 45. Le c. porculatum de Fabricius est un Lelops.

(2) Carabus coriaceus, F. Pañz. Faun. Insect, Germ. LXXXI, 1

Ajoutez c. auro-nitens, Fab. Panz. ibid. IV, vi1;—c. nitens, F. Panz.

ibid, LXXXV , 11,

Le C. doré (C. auratus. Linn.) Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXI, 4, qu'on nomme vulsairement le Jardi= nier, est de cette division. Long de près d’un pouce, d’un vert doré en dessus, noir en dessous, avec les premiers articles des antennes et les pieds fauves; élytres silonnées, avec trois côtes unies sur chaque.

Ce carabe, très-commun aux environs de Paris, disparait au midi de l’Europe, ou ne s’y trouve plus que dans les montagnes (1).

Quelques espèces dont l'abdomen est aplati doivent terminer le sous-senre et conduisent naturellement à celles du sous-genre suivant (2).

Les autres ont le labre entier ou faiblement sinué ; les palpes extérieurs terminés par un article de la grosseur du précédent ou légèrement dilaté, soit presque cylindrique, soit en forme de cœur renversé, mais allongé; le dernier des labiaux est presque aussi long que le pénultième.

(1) Aj.C. scabrosus, F. Panz. LXXXVII, 11; —c. cyaneus, F. Panz. ibid. LXXXT, 11;—c. cælatus, F. Panz. ibid. LXXX VIT, 111 ;—c. purpurascens , F. Panz. ibid. IV, v;—c catenatus, Panz. ibid. LXXXVIL, 1v ;—0c. catenulatus, F. Panz. ibid. IV, vi;—c. affinis, Panz. ibid. CIX , r1;,—c. scheidleri, F. Pauz, ibid. LXVI, n ;— ce. monilis, F, Pauz, ibid. CVIH , 5 ;—c. consitus, Panz. ibid. 111 ;— —c. cancellatus, F, Panz. ibid, LXXXV , 1;—0c. arvensis, F. Panz. ibid. LXXIV , ur, LXXXI, 111,—-c. morbillosus, F. Panz. ibid. LXXXI, v;—c. granulatus, F. Panz. ibid. vtr ;—c. violaceus , F. Panz. ibid, IV, 1v ;—c. marginalis, F. Panz. ibid. XXXIX , vi ; — c. glabratus, F. Panz. ibid, LXXIV, 1v ;—c. convexus, F. Panz. ibid, v;—c. hortensis, F. Panz. ibid. V, 11; —c. nodulosus, F, Panz. ibid. LXXXIV, 1v;—c. sylvestris, F. Panz, ibid. V, 10 ;—c. gemmatus, F. Panz. ibid. LXXIV, xr.

(2) C.creutzer:, F. Panz. ibid. CIX A ne depressus, Bonel. ;— c. irregularis , F. Panz. ibid. V,1v;—c. cœruleus, Panz. ibid. CIX, 11;—c. concolor, F. Panz. ibid. CVIIT,11,—c. Linnæi, Panz. ibid.

CIX , v;—c. anguslatus, Pauz. ibid, 1v.

COLÉOPTÈRES. no

La plupart ont des ailes et fréquentent les lieux aquatiques et humides.

Tantôt les antennes sont filiformes , composées d'articles cylindriques , longs et grêles ; les mâchoires sont ciliées ou barbues au côté extérieur. Tels sont :

Les Négries. (NegrtA. Lat. Bon.— Arræus. Bon.)

Dont les deux jambes antérieures n’ont point de profonde échancrure à leur bord interne; dont la languette est courte; où les palpes maxillaires sont au plus de la longueur de la tête, et qui ont le corps oblong et le corselet en forme de cœur tronqué (1). |

Les Omopxrons. (Omopnron. Latr.— Scocyrus. Fab.)

Semblables aux précédens, quant aux deux jambes antérieures , à la languette et aux palpes , mais dont le corps est en ovale court, avec le corselet trapezoïde, transversal et sinué ou lobé au bord postérieur (2).

Les PocoxorPnores. (Poconormorus. Latr. — LEïIsTus. Froh.)

Ayant aussi les jambes antérieures sans échancrure, mais dont la languette est étroite ou allongée, et dont les palpes maxillaires sont notablement plus longs que la tête.

(1) Les unes sont ailées, nebria arenaria , Lair. Gener. Crust. et Insect. , I vir, 6;—carabus brevicollis, Fab. Panz. Faun, Insect, Germ. XI, vus. Clairv. Entom, Helv. IT, xx11, B ;—c. sabulosus, F.Clairv.äibid. A. Panz. ibid. XXXI , 1v ;—c. picicornis, F. Panz. ibid. XCIT, 1;—c. psammodes, Ross. Faun. Elrusc. Mant. I, v, M; —scolytus flexuosus , F.

Les autres sont aptéres, Ce sont les alpées de M. Bonelli (Observ. entom.);—c. Helwigii, Panz. LXXXIX, 1v.

(2) Voyez l’article omophron d'Olivier, Encycl. méth.I ; l’Entom. helvétique de M, Clairville, IT, xxvr , et Latr. Gen. Crust. I, 225, NAT

Leurs mandibules sont très-dilatées à leur base, et le côté extérieur de leurs mâchoires est comme épineux (1).

Les LoricÈREs. (LoricerA Lat.)

Qui ont une forte échancrure au bord interne de leurs deux premières Jambes.

Leurs antennes sont courtes, composées d'articles inégaux , avec des aigrettes de poils. La tête tient au corselet par un cou en forme de nœud. Le corselet est orbiculaire (2). ”

Tantôt leurs antennes, plus courtes que dans les précédens, vont un peu en grossissant, sont composées d’articles courts , dont lafigure se rapproche de celle d’un cône renvérsé , et leurs mächoires ne sont point ou très-peu ciliées à leur côté extérieur.

Ces insectes ont les yeux gros et presque hémisphériques, une couleur ordinairement bronzée, ressemblent à de petites cicindèles , et courent très-vite sur les bords des eaux, où ils se tiennent habituellement.

Les ÉLAPHRES. (ELaparus. Fab.)

Ceux qui, comme l’£. aquatique, ont le corselet presque carré, le labre en demi-cercle, et les palpes labiaux terminés par un article proportionnellement plus court et plus gros que dans les autres espèces , forment le genre noriophile de M. Duméril.

Les bléthises de M. Bonelli ne paraissent pas différer essentiellement des élaphres.

L'Æ, des rivages. (Cicindela riparia. Lin.) Clairv. Entom.

(1) Carabus spinibarbis , Fab.;—leistus cæruleus, Clairv. Entom. Helv. IT, A, a;—c.spinilabris, Fab.—ejusd. c. rufescens ; leistus rufescens, Clairv. ibid. B, b. Les carabes: rufo-marginatus , Frohlihit, nitidus de M. Dufischmid. Faun. Aust. 11.

(2) Loricera ænea, Lalr. Gener. Crust. et Insect, I, vrr, 5. Clair y. Entom. Helv. Il, vus,

Helv. If, xxv , À, a. Long de trois lignes, vert brillant et foncé en dessous, d’un cuivreux mat et mêlé de bronze en dessus, très-pointillé, avec des impressions ou des cicatrices arrondies, vertes , ayant le centre un peu élevé et rougeâtre; une tache cuivreuse, luisante et polie, sur chaque étui, près de la suture.

L'£. uligineux ( E. uliginosus. F.), Elaphre riverain , Oliv. Col. IT, 34, L. a—e, est un peu plus grand, plus foncé, avec les élytres plus inégales et les bords des cicatrices élevés. On le trouve, mais plus rarement, avec le précédent (1). y La sentième et dernière division de cette tribu, est distinguée des précédentes par la forme des palpes extérieurs, dont deux au moins sont terminés en alène, ou par un corps ovalaire, acéré, formé de deux derniers articles réunis. ï

Ils ont les deux jambes antérieures échancrées au côté interne, et ressemblent beaucoup, dans la plupart, aux élaphres , tant pour les formes que pour la manière de vivre.

Les uns ont les quatre palpes extérieurs courts ou peu

allongés , terminés en alène, avec le port des élaphres.

Les Bemeipions. (Bemgrpron. Lal. — Ocypromus. Froh. Clairv.)

Ont le pénultième article des palpes extérieurs plus grand, renflé, en forme de poire, et le dernier très-menu et fort court.

(1) Ajoutez carabus borealis, F. Panz. Faun. Insect. Germ. LXXV, Vin ;—c, multipunctatus, F. Panz. ibid. XI, v. Ces deux espèces apparliennent au genre bléthise de M. Bonelli ;—elaphrus aquaticus , Fab.;—ejusd. e. semi-punctatus, Clairv. Entom. Helv. IT, xxv, B. b. Fabricius et Olivier ont placé dans ce genre des espèces du

suivant.

Le B. à pieds-jaunes ( Cicindela flavipes. Lin. ) Panz. Faun. Insect. Germ. XX , 11, très-semblable à l’élaphre des rivages , long de deux lignes; corselet un peu plus étroit que la tête, en forme de cœur tronqué , aussi long que large; yeux gros; dessous du corps d’un vert-üoirâtre ; dessus bronzé , marbré de rouge cuivreux ; deux gros points enfoncés près de la suture, sur chaque étui ; base des antennes, palpes et pieds jaunätres. — Très-commun aux environs de Paris (x). |

Les Trécaus. (Trrcaus. Clairv.)

Qui ont le dernier article de leurs palpes extérieurs aussi long ou plus long que le précédent, de sa grosseur à son origine, de sorte qu’ils forment réunis un corps en fuseau (2). ;

Les autres ont les palpes extérieurs fort longs, et dont les labiaux seuls terminés en alène; le port des clivines ou le corps long, étroit, avec le corselet presque globuleux, et séparé de l'abdomen par un pédicule.

(1) Ajoutez carabus tricolor, Fab. ;—ejusd. c. modestus—cursor— bi-guttatus — quatuor-guttatus—guttula;—c. mirsutus, F. Panz. Faun. Insect. Germ, XXXVIIL, x;—c. pygmœus, F. Panz. ibid. x1;— c. articulatus, Panz. ibid. XXX, xx1; — cicindela quadrimaculata, Linn.; carabus pulchellus, VPanz. ibid. XX XVII, vit ; XL, v;—c. doris, Panz. ibid. 1x ;—elaphrus rupestris, Fab. Panz, ibid. XL, 6;—c. decorus, Panz. ibid. LXXIIT, 1V;—c. ustulatus, Lion, Panz. ibid. XL, vit, 1x ;—c. bi-punctatus, Linn. Cliv. Col, IT, 35, x1v, 163 ;—elaphrus ruficollis , Panz. ibid. XXXVIII, xxt; —elaphrus impressus, F. Panz. ibid. XL, vit 3 —elaphrus paludosus, ibid. XX , 1v.

(2) Trechus rubens, Clairv. Entom. Helv. II, 1, B. b. Le carabus meridianus , qu’il représente , même planche, À. a, est un harpale; —carabus micros, Panz. Faun. Insect. Germ. XL, 1v. Les carabes suivans de M. Duftschmid. (Faun, Aust.) secalis , palpalis, testaceus, quadristriatus, verbasci,etc,

VIT SV Te

COLÉOPTÈRES. 205 Les Aroromes. ( Aporomus. Hoffm.)

On n'en connaît qu’une espèce, qui se trouve en Italie et en Espagne (1).

Les Coléoptères pentamères carnassiers aquatiques forment une troisième tribu, celle des HyprocanTHAREs (HyprocanrHant, Lat.),

ou des A, ageurs

Elle a des pieds propres à la course et à la natation ; les quatre derniers sont comprimés, cilés ou en forme de lame; les mandibules sont presque entièrement recouvertes; le corps est toujours ovale, avec les yeux peu saillans et le corselet beaucoup plus large que long. Le crochet qui termine les machoires est arqué dès sa base.

Ces insectes composent les genres Dytescus et Gyrinus de Geoffroi. Ils passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux - douces et tranquilles des lacs, des marais, des étangs, etc. [ls nagent très-bien etse rendent de temps en temps à la surface pour respirer. lis y remontent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur derrière hors

(1) Scarites rufus, Ross. Faun. Etrusc. I, 1v,3; Oliv. Col. IIT, 36 ,11, 15. Herbst. Col. CLXXVII, 7. | ;

de l’eau, soulèvent l’extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen, afin que l'air s’insinue dans les stigmates qu'ils recouvrent, et de là dans les trachées. Ils sont très-voraces et se nourrissent des petits animaux qui font, comme eux, leur séjour habituel dans cet élément. Ils ne s’en éloignent que pendant la nuit ou à son approche. La lumière les attire quelquefois dans l'intérieur des maisons.

Leurs larves ont le corps long et étroit, composé de douze anneaux, dont le premier plus grand , avec la tête forte et offrant deux mandibules puissantes, courbées en arc, percées près de leur pointe, de petites antennes, des palpes, et de chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont six pieds assez longs, souvent frangés de poils, et terminés par deux petits ongles. Elles sont agiles, carnassières, et respirent soit par l'anus, soit par des espèces ” de nageoires, imitant des branchies. Klles sortent de l'eau pour se métamorphoser en nymphes.

Cette tribu se compose de. deux genres

principaux.

Les Dyrisques. (Dyriscus. Geoff.)

Qui ont des antennes en filets, plus longues que

COLÉOPTÈRES. | 207 la tète, et dont les derniers pieds ont un tarse aplati, terminé en pointe. Ils nagent avec beaucoup de vitesse, à l’aide de leurs pieds garnis de franges de longs poils, et particulièrement des deux derniers. Ils s’élancent sur les autres insectes, les vers aquatiques, etc. Dans la plupart des mâles, les quatre tarses antérieurs ont leurs trois premiers articles élargis et spongieux en dessous; ceux de la première paire sont surtout très-remarquables dans les grandes espèces; ces trois articles y forment une grande pelotte, dont la surface inférieure est couverte de petits corps, les uns en papilles, les autres plus grands , en forme de godets ou de sucoirs, etc. Plusieurs femelles se distinguent des mâles par les étuis sillonnés. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux , recouverts d’une plaque écailleuse , sont longues, ventrues au milieu , plus grêles aux deux extrémités, particulièrement en arrière, où les deux anneaux forment un cône allongé, garnis sur les côtés d’une frange de pois flottans, avec lesquels l'animal pousse l’eau et fait avanter sôn corps, qui est terminé ordinairement par deux filets côniques, barbus et mobiles. Dans l’entre-deux sont deux petits corps cylindriques, percés d’un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens , auxquels aboutissent les deux trachées. On distingue cependant sur les côtes de l'abdomen des stigmates. La tête est grande, ovale, attachée au corselet par un cou, avec des mandibules très-arquées, et sous l'extrémité desquelles de

Géer a apercu une fente longitudinale; de sorte qu’à cet égard ces organes ressemblent aux mandi bules des larves de fourmis-lions, et servent de sucoirs ; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes. Les trois premiers anneaux portent chacun une paire de pattes assez longue, dont la jambe et le tarse sont bordés de poils, qui sont encore utiles à la natation. Le premier anneau est plus grand ou plus long , et défendu en dessous , aussi-bien qu’en dessus, par une plaque écailleuse.

Ces larves se suspendent à la surface de l’eau au moyen des deux appendices latéraux du bout de leur queue, et qu’elles tiennent à sec. Lorsqu’elles veulent changer subitement de place, elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l’eau avec leur queue. Elles se nourrissent plus particulièrement des larves de libellules, de celles des cousins, des tipules et des aselles. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l’eau, gagnent le rivage et s’enfoncent dans la terre; mais il faut qu’elle soit toujours mouillée ou très-humide. Elles s’y pratiquent une cavité ovale et s’y renferment.

Suivant Ræsel, les œufs du dytisque éclosent dix à douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq , la larve a déjà quatre à cinq lignes de long, et mue pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d’un intervalle de même durée , et l'animal est une fois plus grand. La lon-

gueur de deux pouces est le terme de son accroissement. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours, et en insecte parfait quinze ou vingt jours après. Outre le cloaque des insectes de cette famille, les dytisques ont un cœcum assez long, qui s’apercoit dès l’état de larve.

Ce grand genre se subdivise comme il suit :

Les uns ont les antennes composées de once articles distincts , les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité, et la base de leurs pieds postérieurs, ainsi que celle des autres, découverte.

Tantôt l'épaisseur des antennes diminue graduellement depuis leur origine jusqu’à leur extrémité; le dernier article des palpes labiaux est simplement obtus à son extrémité, sans échancrure. Tels sont

Les DyrisquEs proprement dits. (Dyriscus.)

Dont tous les tarses ont cinq articles très-distincts, et dont les deux antérieurs ont, dans les mâles, les trois premiers articles très-larges, et formant ensemble une palette, soit ovale et transverse, soit orbiculaire.

Le D. très-large. ( D. latissimus, Lin.) Panz. Faun. Insect. Germ. LXXXVI, 1, long de près d’un pouce et demi , et très-distinct par la dilatation comprimée et tranchante de la marge extérieure des étuis, dont le rebord est jaunâtre; corseiet bordé tout autour de la mêine couleur ; étuis sillonnés et à côtes dans la femelle. Au nord de l’Europe et en Allemagne.

Le D. bordé ( D. marginalis. Lin.) Panz. ibid. x1r, d’un quart environ plus petit, ayant aussi une bordure jaunâtre tout autour du corselet, et une ligne de la même couleur sur le bord extérieur et non dilaté des étuis; ceux de la femelle sillonnés depuis leur base jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur.

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