‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 61 sur 92 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

3338 | INSECTES | ceux où les yeux sont arrondis, entiers où légèrement échancrés.

Leurs larves vivent presque toutes dans l'intérieur des arbres ou sous leurs écorces, sont privées de pieds, ou n'en ont que de très-petits; ont le corps mou, blanchätre , plus gros en avant, avec la tête écailleuse, pourvue de mandibules fortes et sans autres parties saillantes. Elles font beaucoup de tort aux arbres, surtout les grandes, les perçant souvent très-profondément , ou les criblant de trous. Quelques-unes rongent les racines des plantes. Les femelles ont l'abdomen terminé par un oviducte tubulaire et corné. Ces insectes produisent un petit son aigu par le frottement du pédicule de la base de leur abdomen contre la paroi intérieure du corselet, lorsqu'ils l'y font entrer et qu'ils le reürent alternativement.

Les uns ont les yeux allongés, en forme de rein, et environnant la base des antennes; les étuis de la longueur de l'abdomen, recouvrant toute son étendue supérieure , et les ailes pliées. Ils composent, en majeure partie, le genre

Des CaPricoRNEs (CERAMBYX) de Linnæus.

On l’a divisé en plusieurs sous-genres :

Tantôt le labre est nul ou très-petit, comme dans

LEs SPONDYLESs. (SPonDyLts. Fab.— ATreragus. Lin.)

Qui ont les antennes grenues ou. courtes; le corps convexe , cylindrique, avec le corselet arrondi, sans épines ni rebord.

La larve du S. buprestoïde ( Attelabus buprestoides. Lin.) Oliv. Col. IV,73,1,1, qui est tout noir, et la seule espèce connue, vit dans le tronc des pins, du nord de l’Europe, et des landes de Bordeaux.

Les Priones. (Prionus. Geoffr.)

Où les antennes, toujours plus longues que le corselet, sont en scie ou en peigne dans les uns, simples, mais épineuses dans les autres ; qui ont le corps déprimé , avec les bords du corselet tranchans , dentés ou inécaux.

Ils ne volent que le soir ou dans la nuit, et se tiennent toujours sur les arbres. Quelques espèces étrangères sont remarquables par leur grande taille, et celle de leurs mandibules. On mange la larve du p. cervicorne, qui vit dans le bois du fromager. On trouve en France

Le P. corroyeur ( Cerambyÿx coriarius. Lin.) Oliv. ibid. n°. 66,1, 1, long de quinze lignes, d’un brun-noirâtre, avec les antennes en scie, et trois dents aux bords latéraux du corselet. Sa larve vit dans les troncs pourris du chêne et

du bouleau, et se creuse un trou dans la terre, pour ù métamorphoser.

Le P. rouillé (Prionus scabricornis. Kab.) Oliv. ibid. XI, 42, long d’un pouce et demi, d’un brun-canelle foncé, avec-les antennes plus grèles vers le bout, hérissées simplement de petites épines, et une seule dent de chaque côté du corselet, formée par ses angles postérieurs (1).

(1) Voyez pour les autres espèces Fabricius , Syst. Eleut. et Oliv. ibid. ; mais il faut retrancher de sa nomenclalure les trois premières espèces ou sa première division, qui forment le genre macropus de

Thuuberg.

“ Tantôt le labre est très-apparent, et s’avance entre les

mandibules ; comme dans

Lzs Lam1es. (Lamra, SAPERDA. Fab.)

Qui ont la tête verticale , les palpes filiformes et terminés par un article ovalaire, ou presque cylindrique.

1°. Les espèces qui ont, de chaque côté du corselet , une épine mobile, forment le genre macropus de Thunberg. Tel est le capricorne à longs bras (longimanus) de Linnæus, Oliv, Col. IV , 66, 111, 1V, 12, dont les antennes et les deux pieds antérieurs sont très-longs, et qui a Île dessus du corps varié de gris, de rouge et de noir. On lappelle vulsairement l’arlequin de Cayenne (1).

2°. Celles dont les côtés du corselet ont des épines fixes , et qui ont cette partie courte, sont

Les Lamies proprement dites de Fabricius.

On met dans cette coupe :

La L. tisserand ( Cerambyx textor. Lin.) Oliv. ibid. 67, vi, 39, longue d’un pouce, noire, avec les antennes courtes et les étuis chagrinés.

Jertaines espèces, dont les antennes sont sénéralement plus courtes, et dont l’abdomen est ovale, vivent à terre. Leurs larves rongent probablement les racines des plantes. Telles sont :

La L. cendrée ( Cerambyx fuliginator. Lin.) Oliv. ibid. X, 21 , longue de six lignes, noire, avec les étuis cendrés ou quelquefois bruns, rayés de blanc (2).

3°. Les espèces où le corselet, armé pareillement d’épines

(1) Div. I, des priones d'Olivier.

(2) Aj. les lamies de Fabricius,et quelques espèces, indiquées plus bas , qu’il a mises avec les capricornes. Olivier les réunit aux der

niers , en les séparant néanmoins dans une coupe particulière,

COLÉOPTÈRES. 34t

immobiles, est allongé, et dont les palpes sont plus effilés à leur pointe, sont désignées par Fabricius sous le nom générique de gnoma (1). Elles sont toutes exotiques.

4°. Ses saperdes ne diffèrent sensiblement des autres lamies, que par le défaut d’épines ou de pointes au corselet. Il est parfaitement cylindrique. Telle est :

La S. chagrinée (Cerambyx carcharias. Lin.) Oliv. Col. IV, 68,11, 22, longue d’un pouce, couverte d’un duvet cendréjaunâtre, ponctuée de noir, avec les antennes annelées de noir et de gris.

Sa larve vit dans le tronc des peupliers, et en détruit quelquefois les jeunes plantations.

La S. effilée ( Cerambyx linearis. Lin. ) Oliv. ibid. 11, 13, qui est longue, cylindrique, noire, avec les pieds jaunes, vit dans le bois du coudrier (2).

LES CALLICHROMES. (CALLICHROMA. Lat.)

Ont la tête penchée en avant; les palpes terminés par un article plus grand , en forme de cône renversé, allongé et comprimé; les maxillaires sont plus courts que Îles labiaux, et ne dépassent pas l'extrémité des mâchoires.

Ils sont ornés de couleurs métalliques ou brillantes, et répandent une odeur agréable, Leur corselet est épineux. Tels sont :

Le C. Rosalie (Cerambyx Alpinus. Lin.) Oliv. ibid. 67, 1X, 58, qui est d’un bleu-cendré, avec des taches et des bandes noires ; les articles des antennes sont noirs et velus à leur extrémité. — Dans les montagnes, et se frouve quelquefois dans les chantiers de Paris. Il sent le musc.

Le C. musqué ( Cerambyx moschatus. Lin.) Oliv. Col. IV,

(1) Voyez Fab. Syst. Eleut. ;—cerambyx giraffa, Schreib. Linn. Soc. Trans. VI, xx1, 2.

(2) Voyez Fab. et Oliv. ibid,

67,11; 79 d’un vert-doré, changeant en bleu et brillant. IE répand une odeur de rose, et se irouve sur les saules (1).

Les CAPRICORNES proprement dits. Lat. (CERAmeyx et STENOCORUS. Fab.) |

Analogues aux callichromes par la direction de la tête et la forme du dernier article des palpes , mais ayant les palpes maxillaires plus longs que les labiaux. Le corselet est presque toujours épineux ou tuberculé sur ses côtés, et tantôt presque carré, tantôt presque cylindrique.

Le C. Réros ( Cerambyx heros. Fab.) Oliv. ibid. x, 1, long d’un pouce et demi à deux pouces; noir , avec le bout des étuis brun ; antennes longues; corselet très-ridé, épineux. — Dans les pays tempérés et chauds de l’Europe. Sa larve fait des trous très-grands dans le bais du chêne. C’est peut-être aussi le cossus des anciens (2).

Lzrs Carripres. Lat. ( Carriprum, CLyrus. Fab. — CEramByx, Leprura. Lin.)

Ayant aussi la tête penchée en avant et le dernier article des palpes plus grand, mais proportionnellement moins

(1) Ajoutez les capricornes : sirens, albitarsus, nitens, micans, ater, festivus, vittatus, velutinus , sericeus, elegans, suturalis, latipes, regius , albicornis, longipes , cyanicornis , de Fab.

(2) Ses autres cerambyx , à l'exception des suivans : longimanus, nebulosus, griseus, costatus, fasciculatus, hispidus , pilosus, quadripunctatus , et de quelques autres qui sont du genre des lamies ; ajoulez aux capricornes ses stéuocores : cyaneus, garganicus, festivus, marylandicus , spinicornis, bidens , semipunctatus , irroratus , obscurus, glabratus, sexmaculatus , quinquemaculatus , quadrimaculatus, maculatus, geminatus, cylindricollis etc. Quelques autres espèces, comme : farinosus, annulatus, sont des saperdes. Le s. strepens appartient à notre genre stencore, et parait intermédiaire entre les rhagies ctles leptures. Voy. Lair. Gen, Crust, et Insect. If, p. 58 el suiv.

COLÉOPTÈRES. 343 allongé et plus large, presque en forme de triangle ren-

versé ou de hache.

Le davant de la tête est dti ou arrondi. Le corselet

ést slobuleux ou circulaire dans les uns, en ovoide tronqué aux deux bouts dans les autres, et presque toujours sans épines ni tubercules.

Ceux qui ont le corselet déprimé et presque circulaire ; forment le genre callidie de Fabricius. Tel est

Le C. sanguin ( Cerambyx sanguineus. Tin.) Oliv. ibid. 70, 1, 1, long de cinq lignes, noir, avec le corselet et les. étuis veloutés, d’un rouge de sang. — Très-commun, au printemps, dans les chantiers et même dans les maisons (1).

Ceux qui ont le corselet élevé, presque globuleux, com prennent le genre des clytes, comme

Le C. arqüé ( Leptura arcuata. Lin.) Oliv. ibid. IV, 70, 11,16, long d'environ un demi-pouce, très-noir, avec deux bandes sur le corselet, trois raies arquées sur les étuis, quelques points à leur base et leur extrémité, d’un jaunedoré.— Dans les bois (2).

D'autres tétramères longicornes qui ont ‘aussi les yeux en forme de rein et entourant la base des antennes, sont distingués des précédens par leurs étuis, ou beaucoup plus courts. que l'abdomen , ou resserrés brusquement en arrière, et par leurs ailes étendues dans leur longueur, ou simplement plissées à leur extrémité.

(1) Voyez Fab. Syst. Eleut. genre callidium.

(2) Voyez Fab. Syst. Eleut. genre clytus, et pour les deux divisions, Olivier, ibid. genre callidie,

Ils se rapportent au genre Des NécypaLes (Necyparis) de Linnæus.

Leur tête est penchée en avant; le dernier article des palpes, est plus gros, presque cylindrique, ou presque ovoïde et tronqué.

Fabricius comprend dans son genre molorchus , toutes

celles dont les élytres sont très - courtes, comme, par exemple,

La grande Nécydale ( Necydalis major) de Linnæus et de Geoffroi. Oliv. ibid. 74, 1, 1 (r).

Celles dont les étuis se prolongent jusqu’au bout de l’abdomen, mais qui se resserrent et se terminent en manière

d’alène, ont été associées , mal-à-propos aux ædemères par Fabricius. Telle est

La NN. fauve (NN. rufa. Lin.), la Lepture à étuis étranglés de Geoffroi. Oliv. ibid. 1, 6 (2).

Tous les autres tétramères longicornes, ont les yeux arrondis, entiers ou légèrement échancrés, et n’entourant point la base des antennes. Leur corselet se rétrécit de sa base à son extrémité antérieure, et a la forme d’un trapèze ou d’un cône tronqué. Le corps est souvent arqué et plus étroit vers son extrémité postérieure.

(1) Voyez Fab. ibid.

(2) Ajoutez n. atra, prœusta de Fabricius, Voyez Oliv. genre nécy dale.

COLÉOPTÈRES. 345 Ils forment le genre Srenocorz (STENocorus) de Geoffroi.

Les uns ont le corselet énineux, et Les antennes courtes ou

de longueur moyenrie. Ce sont

Les Raacies (RaaciumM) de Fabricius , et les Sfenocores d'Olivier. Linnæus les réunit aux capricornes.

Tels sont le Scenocore noir, velouté de jaune, de Geoffroi, (Rhagium inquisitor. F.)son S. rouge, à étuis violets (A, salicis. F.), etc. (1).

Les autres ont le corselet uni et les antennes longues.

Ils composent le genre Leprure (LEprurA) de Fabricius , d'Olivier, et comprennent plusieurs de celles de Linnæus. Telle est

La Z. noire ( L. nigra. Lin.) Oliv. Col.JV,73, 111, 36, qui est noire, luisante , avec l'abdomen rouge (2).

La cinquième famille des TÉTRAMÈRES, Les Evuroness.

Voisins des longicornes par la conformité des tarses, des antennes, de l’allongement du corps et de la division extérieure des màchoires, commencent déjà à s’en éloigner sous le rapport de la figure de la languette, qui, dans les derniers de cette famille, est presque carrée ou arrondie, et non évasée en forme

(1) Voyez Olivier , ibid. n°, 69, genre stenocore. (2) Ibid. n°, 73.

de cœur, se rapprochent des derniers longi-cornes en cé queles yeux n'entourent pas les antennes, et s’en distinguent par la forme cylindrique et étroite du corselet; leurs tarses Sont aussi proportionnellement plus courts.

Les cuisses postérieures sont très- grandes dans un grand nombre. Les espèces indigènes dont nous connaissons mieux les habitudes , se tiennent fixées et tranquilles sur différentes plantes, et ont aussi les lobes du pénultième article de leurs tarses allongés, de même que les hispes et les cassides, premiers genres de la famille suivante. Nous verrons aussi que les larves des cassides et celles des criocères ont un caractère commun, celui de se couvrir de leurs excrémens et de s'en former une espèce de fourreau. Enfin nous verrons encore que les gribouris, les clythres, genres qui viennent immédiatement après celui des cassides, vivent aussi, sous celte première forme, dans des fourreaux.

On pourrait réunir les tétramères de cette cinquième famille dans un seul genre, celui

Des Criocères (CrrocEeRis) de Geoffroi.

Les uns ont la languette profondément échancrée, et la pointe des mandibules entière ou sans échancrure.

COLÉOPTÈRES. 347 Les Méçcazores. (Meearorus. Fab. Oliv.)

Où les antennes sont courtes, presque en scie, et où le dernier article des palpes finit en pointe. Ils sont propres à l'Amérique méridionale (1).

Lrs Orsopacxes. (OrsoDacnE. Lat. Oliv. — CRIOCERIS. Fab.)

Qui ont les antennes simples, allongées, presque entièrement composées d'articles en forme de cône renversé, avec le dernier article des palpes maxillaires plus grand , presque cylindrique, et les cuisses à peu près de la même grandeur (2).

Les SAGRESs. (SAGRA. Fab.)

Dont les antennes sont encore simples et allongées , mais à articles inégaux, et qui ont les palpes filiformes, avec le dernier article ovoide et pointu, Les cuisses postérieures sont très-srandes.

Ces coléoptères, désignés primitivement sous le nom générique d’alurne , ont des teintes uniformes, mais éclatantes , et ne se trouvent qu’en Afrique et en‘Asie. Ils sont très-voisins des suivans (3).

Les autres ont la languette entière ou peu échancrée, et l'extrémité des mandibules bifide, ou terminée par deux dents. Tels sont

Lrs Donacres. (Donacra. Fab. — LEprura. Lin.)

Qui ont encore les cuisses postérieures beaucoup plus grandes que les autres ; dont les antennes sont formées

(1) Voyez Latr. Gen. Crust. et Insect. IIT, pag. 45, et I, xr, 5; Fab. Syst. Eleut. et Oliv. Col. V, 96 bis.

(2) Voyez Latr, Gen, Crust, et Insect. III, p. 44, et Oliv. Col. V, 94 bis.

(5) Voyez Fab, Syst, Elent. el Oliv. ibid. V, go,

d'articles allongés et presque cylindriques , et dont les yeux ne sont point échancrés.

Ils ressemblent, en petit, aux sagres, et ont souvent, comme eux, des couleurs brillantes , bronzées ou dorées. Ils se trouvent sur les plantes aquatiques, particulièrement sur les glayeuls, la sagittaire , le nymphæa , etc. Leurs larves vivent probablement dans l’intérieur de ces plantes (1).

Les CriocÈres proprement dits. (Crioceris. Geoffr. Oliv. —CHrYsOMELA. Lin. — LEmA. Fab.)

Ils ont les cuisses presque égales, les antennes en majeure partie grenues, et les yeux échancrés. Ils produisent un petit bruit, à la manière des coléoptères de la famille précédente. Leurs larves vivent sur des liliacées , les asperges , etc., auxquelles elles se tiennent cramponnées par le moyen de leurs six pattes écailleuses. Elles ont le corps mou, court et renflé, et se garantissent de l’action

du soleil et de l’intempérie de l’air, en se couvrant le dos

de leurs excrémens. Leur anus est, à cet effet, situé en dessus. Elles entrent en terre pour se changer en nymphes.

Le C. du lis ( Chrysomela merdigera. Lin.) Oliv. Col. V, 94, 1, 8, long de trois lignes , noir, avec le corselet et les étuis d’un beau rouge ; étuis striés. — Dans toute l'Europe, sur le lis blanc.

Celui de l’asperge (C. asparagi. Lin.) Oliy. ibid. 11, 28, a sur les étuis une croix d’un noir bleuâtre sur un fond jaunâtre ou blanc (2).

re

(1) Voyez Fab. Oliv. ibid. IV, 75, et la monographie de Hoppe,

dans son Cat. des Insectes d'Erlanc.

(2) Voyez Olivier , ibid. et Fab. Syst, Eleut. genre lema, à l'ex-.

ception des espèces sauteuses.

COLÉOPTÈRES. 349 La sixième famille- des TÉTRAMÈRES,

Celle des Cxycziques.

Ayant encore les trois premiers artcles des tarses spongieux, ou garnis de pelottes en dessous, avec le pénultième partagé en deux lobes, et les antennes filiformes ou un péu plus grosses vers le bout, nous présente un corps ordinairement arrondi, et dont la base du corselet est de la largeur des élytres, dans ceux, en petit nombre, où le corps est oblonsg; des mächoires, dont la division extérieure , par sa forme étroite, presque cylindrique et d’une couleur plus foncée, a l’apparence d’un palpe ; la division intérieure est plus large et sans onglet écailleux. La languette est presque carrée ou ovale, entière ou légèrement échancrée. |

Toutes les larves, qui nous sont connues, sont pourvues de six pieds, ont le corps mou, et se nourrissènt, ainsi que l’insecte parfait , des feuilles de végétaux, où elles se fixent ordinairement avec une humeur visqueuse ou gluante. C'est là aussi que beaucoup d’elles se changent en nymphe, à l’extrémité postérieure de laquelle est engagée et pliée en peloton , la dernière dépouille de la larve. Ces

350 INSECTES nymphes ont souvent les couleurs variées.

D'autres larves entrent en terre.

Ces insectes sont généralement de petite taille, souvent ornés de couleurs métalliques et brillantes, et ont le corps ras ou sans poils. Ils sont, pour la plupart, lents, timides, se laissent tomber à terre, lorsqu'on veut les saisir, ou replient leurs antennes et leurs pieds contre le corps. Plusieurs espèces sautent très-bien. Les femelles sont très-fécondes.

Les uns ont les antennes très-éloignées de la bouche , insérées à la partie supérieure de la tête, très-rapprochées- à leur base, avancées, droites, et souvent presque cylindriques.

Tantôt le corps est ovale-oblong, avec la tête entièrement dégagée. Le corselet est toujours presque carré ou en trapèze. Ils forment le genre

Des Hispes (Hispa) de Linnæus,

Auquel on peut réunir celui des a/urnes(alurnus) de Fabricius.

L'Amérique nous fournit un grand nombre d'espèces de ce genre. Quelques-unes ont le dessus du corps et même une partie des antennes très-épineux, et lelle est l'espèce suivante de nos environs.

L'AÆ. très-noire, (IH. atra, Lin.) Oliv. Col. V,95,1,9; bien nommée par Geoffroi, la chataigne noire. Elle est en-

COLÉOPTÈRES. 351 tièrement de cette couleur, très - épineuse et longue d’une ligne et demie. Sur les graminées (1).

Tantôt le corps est presque circulaire ou carré, avec la tête cachée sous le corselet, ou recue dans une échancrure de son extrémité antérieure ; il est ordinairement en demi-cercle. Ce sont

Les Cassrpes. (CassipA de Linnæus. )

Les imatidies (imatidium de Fabricius) ne différent de ses cassides que par leur tête découverte et engagée dans l’échancrure du corselet. Les cassides ont le corps déprimé , presque rond, en forme de bouclier ou de petite tortue, souvent un peu élevé en pyramide, au milieu du dos, et débordé, tout autour, par les côtés du corselet et des étuis. Son dessous est plat, de sorte que ces insectes sont comme collés sur les objets où ils se sont fixés.

La C. equestre ( C. equestris, Fab.) Oliv. Col. V, 07, 1,3, très-voisine de la suivante, mais un peu plus grande et ne se trouvant que dans les lieux aquatiques, sur la menthe. Verte en dessus, noire en dessous, avec les bords de l’abdomen et les pieds jaunâtres.

La C. verte (C. viridis, Lin.) Ste ibid. IT, 29, longue d’une ligne et demie, ne différant dela précédente que par les points des étuis , qui forment des lignes régulières vers la suture ; les cuisses sont ordinairement noires. Sa larve vit sur les chardons, et plus communément sur l’artichaux. Son corps est très-plat, garni d’épines tout autour de ses

(1) Voyez pour les autres espèces Olivier, ibid. et Fab. Syst, Elent.

genres kispa et alurnus.

bords, et se recouvre de ses propres excrémens qu’elle tient suspendus en masse sur une espèce de fourchette, attachée près de l'ouverture de l’anus. La nymphe est aussi trèsaplatie, avec des appendices minces en forme de dentelures en scie sur ses côtés; son corselet est large, arrondi en devant et cache la tête.

Dans la larve d’une espèce de St.-Domingue (C. ampulla d’Oliv.) les excrémens forment de petits filets nombreux et articulés, et imitent une sorte de perruque.

Le C. noble (C. nobilis, Lin.) Oliv. ibid. 11, 24, est d’un gris jaunâtre, avec une raie d’un bleu doré près de la sulure , mais qui disparaît à la mort de l’insecte (r).

Les autres ont les antennes rapprochées ou peu éloignées de la bouche, insérées devant les yeux ou dans l’espace qui les sépare.

Elles sont ordinairement plus longues etplus grêles que daus les précédens. Le corps est plus bombé. Cette subdivision comprend le genre

Des CHRYSOMÈLES ( CHRYSOMELA ) de Linnæus.

Tantôt les antennes sont insérées au-devant des yeux et distantes l’une de l’autre.

Les CLYTHRES. (CLYTHRA. Laich. Fab.)

Dont le corps est en forme de cylindre court avec la tête

entièrement enfoncée dans le corselet, verticale, et les antennes courtes et en scie.

L’undes sexes a souvent les deux pieds antérieurs allongés.

La C. quadrille (chrysomela quadripunctata, Lin.) Oliv.

Col. V, 96,1, 1, longue de quatre à cinq lignes, noire,

(1) Voyez pour les autres espèces Olivier, ibid, ; Fab. Syst. Eleut. Schonh. Syn. Insect. IT, p. 134 et 200.

COLÉOPTÈRES. 353 étuis rouges, avec deux points noirs sur chacun, dont le postérieur plus grand.

Sa larve vit dans un tuyau, formé d’une matière coriace, qu'elle traine avec elle. M. Waudouer, de Nantes, m'a communiqué cette observation.

Les cAlamys de M. Knoch, très-voisins des clythres, en diffèrent par leurs palpes labiaux qui sont fourchus, et par leurs antennes, se logeant dans des rainures, le long de la poitrine (1).

Les Grisouris. (CryProcerxarus, Geoff. Fab.)

Dont la forme du corps est encore cylindrique, avec la tête enfoncée verticalement dans le corselet, mais qui ont les antennes simples et presque de la longueur du corps.

Le G. soyeux ( Chrysomela sericea , Lin. ) Oliv. Col. V, 96, 1,5, longs de trois lignes, d’un vert doré; antennes noires, avec la base verte. Très-commun sur les fleurs semi-flosculeuses (2).

Les Eumorpes. (Eumorrus, Kug. Fab.)

Quiont le corps ovoïde ou en ovale allongé (souvent rétréci en avant); les mandibules resserrées brusquement et arquées à leur extrémité, avec la pointe très-forte ; la tête presque verticale ; les quatre à cinq derniers articles des antennes allongés, comprimés , en forme de cône ou de triangle renversé, et le dernier des palpes plus grand et ovoide (3). :

mm (1) Knoch. Nev. Beyt. Insect. p. 122; Latr. gen. Crust. et [nsect,

HT , p. 53 ; Oliv. Col. V, 96; Schonh. ibid. tom. Il, p. 543.

(2) Voyez pour les antres espèces Oliv. ibid. ; Fab. Syst. Eleut, ; Schonh. Syn. Insect. tom. II, p. 553.

(3) Oliv. ibid. ; Fab, ibid, ; Schouh, ibid, IT, p. 234. TOME à, | 23

354 INSECTES Les Coraspes. ( Coaspis. Fab. Oliv.)

Presque entièrement semblables aux eumolpes, et n'en différant que par leurs palpes filiformes, et dont le dernier article est conique (1).

Les CHrysoMÈLes proprement dites. (CHRYSOMELA. Lin.)

Où le corps est encore plus ou moins ovale, mais dont les mandibules ont leur extrémité soit obtuse ou tronquée, soit terminée en une pointe très-courte; qui ont la tête saillante et simplement penchée ; les derniers articles des antennes presque globuleux ou en forme de toupie.

Les antennes sont plus courtes et plus grenues que dans les genres précédens.

Les chrysomèles dont le corps est hémisphérique ou en ovale court, avec le corselet transversal et le dernier article des palpes maxillaires presque en hache, forment le genre paropside ( paropsis) d'Olivier (2).

Celles dont la forme est analogue, mais dont le dernier article des palpes maxillaires est beaucoup plus court que le précédent, transversal, et dont l’arrière-sternum s’avance en forme de corne, composent le genre doryphore ( doryphora) d’Illiger et d'Olivier (3).

Les espèces qui, semblables encore aux précédentes, par la forme du corps, ont les deux derniers articles des palpes maxillaires presque de la même longueur , avec le terminal en ovoide tronqué, ou presque cylindrique, conservent seules le nom générique de chrysomèle.

(1) Oliv. ibid. et Fab. ibid. à l'exception des espèces sauteuses, que je range avec les altises ; Schonb. ibid. IN, p. 524.

(2) Oliv. Col. V, 92. M. Marsham a publié une monographie de ce même sous-genre, dans les actes de la Soc. Linnéenne, tom. 1x, sous le nom de notoclea.

(5) Oliv. ibid. 91.

Le quatrième et dernier sous-genre , formé aux dépens des chrysomèles, celui d’hélode (helodes) de Paykull, de Fabricius et d'Olivier, ou de prasocuris de Lalreille, renferme celles qui ont le corps oblong, le corselet à diamètres presque égaux et les quatre derniers articles des antennes presque en massue (1).

Parmi les espèces de notre pays qui se rapportent au troisième sous-genre ou aux chrysomèles propres, l'on distingue

La C. Ténébrion (tenebrio lævigatus. Tin.) Oliv. Col. V, 91,1, 11, longue de quatre à huit lignes, noire , sans ailes; corselet et élytres lisses ; antennes et pieds violets.

Très-commune en France, dans les bois , les haies, etc. Sa larve est violette, très-renflée, avec l'extrémité fauve, et vit sur le caille-lait jaune. Elle se métamorphose dans la terre.

La C. céréale (C. cerealis. Lin.) Oliv. ibid. vir, 104, longue de trois lignes et demie; d’un rouge cuivreux en dessus, avec dés raies longitudinales bleues; trois sur le corselet et sept sur les étuis. —Commune‘en France sur le genef.

La C. sanguinolente ( C. sanguinolenta. Lin.) Oliv. ibid. 1, 8, de la grandeur de la précédente; noire; élytres trèsponctuées , bordées de rouge. A terre, dans les champs, sur les bords des chemins.

La C. du peuplier (C. popudi. Lin.) Oliv. ibid. vrs, x10, longue de cinq à six lignes, ovale-oblongue, bleue; étuis fauves ou rouges, avec un point noir à l’angle interne de leur extrémité.

(1) Latr, Gen. Crust. et Insect, II, p. 59; Oliv. ibid, 91 bis;Schonh. Synon. Insect. tom. II, p. 277.

356 INSEE 22

Sur le saule et le peuplier, où sa larve vit aussi, et souvent en sociélé (1). |

Tantôt les antennes sont insérées enîre Fe yeux et trèsrapprochées à leur base.

Les GaLÉéRuquEs. ( Gareruca. Gcoff. Fab. — Crioceris, Fab.)

Qui n'ont point de pattes propres à sauter. Quelques espèces exotiques, ayant le pénultième article des paipes maxillaires, dilaté, et le dernier beaucoup plus court et tronqué, forment le genre adorie ( adorium ) de Fabricius, ou celui d’ozdes de Weber (2).

Celles dont les deux derniers articles des palpes maxillaires diffèrent peu en grandeur, et dont les antennes composées d'articles cylindriques, sont au moins de la longueur du corps, ont été distinguées sous le nom générique de Zupères (luperus ) (3).

Les autres, qui avec des palpes terminées de même, ont les antennes plus courtes, et composées d'articles en cône renversé, sont les ga/érugues propres. Telle est

La G. de l’orme (Chrysomela calmariensis. Lin.) Oliv. Col. V, 93, 111, 37, longue de trois lignes; jaunâtre ou verdâtre en dessus; trois taches noires sur le corselet; une autre, avec une raie de la même couleur, sur chaque étui.— Sur l’orme, ainsi que sa larve. Cette espèce, dans les années où elle est abondante, en déiruit toutes les feuilles, et fait autant de tort que certaines chenilles.

La G. de la tanaisie ( Chrysomela tanaceti. Lin. ) Oliv.

(1) Oliv. ibid. ; Schonh. Synon. Insect. IF, p. 207.

(2) Web. Observ. Entom. ; Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, p. Go, etI1,xt1,9; Oliv. Col. V, 92 bis; Schonh. ibid. IT, p. 230 ; Fab. Syst. Eleut.

(5) Oliv, Col, IV, 75 bis ; Schonh, ibid, p. 392, 294.

? a 2 Mr COLÉOPTÈRES. 087

ibid. 1, 1, ovale-oblongue, très-noire, peu luisante; étuis fortement poñctués, sans stries. — Sur la tanaisie (1).

Les ALTISES. ( AzTica. Geoff. Oliv. )

Qui ont les cuisses postérieures renflées et propres à sauter, d’où vient le nom de puces des jardins qu’on a donné aux espèces qu’on y trouve communément, et QuE font beaucoup de tort, ainsi que leurs larves, aux plantes potagères.

Fabricius les a dispersées dans les genres chrysomela , galeruca , crioceris et lema. |

Ces coléoptères sont très-petits, mais ornés de couleurs très -variées ou brillantes , sautent avec une extrême promptitude et à une grande hauteur , et dévastent les feuilles des végétaux qui sont propres à leur nourriture. Leurs larves vivent aussi sur les mêmes plantes, et s’y métamorphosent.

L’A. potagère ( Chrysomela oleracea. Lin.) Oliv. Col. V, 93 bis, 1V, 66, longue de deux lignes, en ovale allongé, verte ou bleuâtre, avec une impression transverse sur le corselet ; étuis finement pointillés. — Sur les plantes potaaères. C’est la plus grande des espèces indigènes.

L’A. rubis ( Chrysomela nitidula. Lin.) Oliv. ibid. v, 80, est verte, avec la tête et le corselet dorés et les pieds fauves. — Sur le saule (2).

La septième et dernière famille des Ti- TRAMÈRES,

LxEs CLAVIPALPES.

Se distinguent de tous ceux de la même

(1) Voyez Olivier , ibid.

(2) Olivier, ibid. et la monographie de ce genre donnée par Illiger’ dans son Magasin Entomologique.

section, ayant comme eux le dessous des trois premiers articles des tarses garnis de brosses, et le pénultième bifide, par leurs antennes terminées en une massue très-distincte et perfohiée, et même de tous les tétramères par leurs mâchoires armées, au côté interne, d’un ongle ou d'une dent cornée.

Leur corps est le plus souvent de forme arrondie, souvent même très-bombé ethémisphérique , avec les antennes plus courtes que le corps, les mandibules échancrées ou dentées à leur extrémité, les palpes terminées par un article plus gros, et dont le dernier des maxillaires très-grand , transversal, comprimé, presque en croissant. La forme des organes de la manducation nous indique que ce sont des insectes rongeurs. Nous trouvons, en effet, les espèces indigènes dans les bolets qui naissent sur les troncs d'arbres, sous Les écorces, etc.

On peut les réunir dans un genre unique, celui

Des ÉroTyces ( Eroryius) de Fabricius.

Les uns ont le dernier article des palpes maxillaires transversal, presqu’en forme de croïssant ou en hache.

Les EroryLés proprement dits ( Eroryzus. Fab. ),

COLÉOPTÈRES. | 359 et dont les œgithes de Fabricius ne nous paraissent pas essentiellement distincts.

Ont les articles intermédiaires de leurs antennes presque cylindriques, et la massue, formée par les derniers, oblongue; la division intérieure et cornée de leurs mächoires, est terminée par deux dents.

Ils sont propres à l'Amérique méridionale (1).

Les Tripcax. (TripLax, TRITOMA. Fab.)

Diffèrent des érotyles par leurs antennes presque grenues , et terminées en une massue plus courte, ovoide , et par leurs mâchoires, dont la division intérieure est membraneuse, avec une seule et petite dent au bout.

Ceux qui ont une forme presque hémisphérique, ou qui sont presque ronds , forment le genre #ritome de Fabricius. Tel est

Le T. à deux pustules ( Tritoma bipustulatum. Oliv. Col. 89 bis,1, 5, noir, avec une grande tache rouge à la base de chaque étui. Dans les bolets et les champignons (2).

Ceux dont le corps est ovale ou oblong, composent le genre des ériplax, du même (3).

Les autres ont le dernier article des palpes maxillaires allongé, et plus ou moins ovalaire.

Les LAnGuRIEs. (LanGurtrA. Lat. Oliv. — TroGosrra. Fab. )

Qui ont le corps linéaire et la massue des antennes de cinq articles.

(13 Voyez Olivier, Col. V, 89; Schonh, Syn. Insect. II, genres ægithus, eroty lus.

(2) Fab. Syst. Eleut.

(3) Fab. ibid. Voyez Oliv. Col. V, 89 bis, genre friplax. Les tritomes de Geoffroi sont des mycétophages.

360 INSECTES Hs sont tous étrangers à l’Europe (x).

Les PHALACRES. (PHALACRUS. Payk. — ANïrsorowA. Illig. Fab. — Antarigus. Geoff. Oliv.)

Où le corps est presque hémisphérique , et dont la massue des antennes n’est que de trois articles (2). — Sur les fleurs et sous les écorces des arbres.

Les agathidies, que nous avons placés dans la seconde

famille de cette section, à raison des tarses, sont très-voisins, par d’autres rapports, des phalacres.

La quatrième section des CoLÉOPTÈRES , . Celle des TriMères,

N'a que trois articles à tous les tarses. Les insectes dont elle est composée ont de grands rapports avec ceux qui terminent la section précédente. Tous ont les antennes en massue ou plus grosses à leur extrémité, et le corps hémisphérique ou ovale.

Les Trimères forment deux familles.

La première, les APxintPxAGES,

Dont les antennes sont plus courtes que le corselet (terminées par une massue comprimée, en triangle renversé); qui ont le der-

(2) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, p. 65,1, xx, 11; Oliv. Col. V, 88. Ajoutez aux espèces indiquées : trogosita, elongata et filiformis, de Fab.

(1) Voyez Payk, Faun, Suec. et Sturm. Faun. Germ. If, XXX- RIT.

COLÉOPTÈRES. | 361 uier article des palpes maxillaires très-grand, en forme de hache; le corps hémisphérique ou en ovale court, avec le corselet très-court, fort large et en forme d’arc.

Cette famille se réduit au genre

Des Coccinezzes. (CoccinezLaA. Lin. Fab.

A GéoËt }

Plusieurs espèces de ce genre sont très-répandues sur les arbres et sur les plantes, dans nos jardins , viennent même dans les maisons, et sont désignées sous les noms de scarabées hémisphériques ou tortues, de béte à Dieu, vache & Dieu, etc. La figure souvent hémisphérique de ces insectes , le nombre et la disposition des taches de leurs étuis, qui forment sur un fond tantôt fauve ou jaune, tantôt noir, une espèce de marqueterie ou de damier, la vivacité de leurs mouvemens, les font aisément distinguer. Ils sont des premiers à reparaître au printemps. Lorsqu'on les saisit ,ils replient leurs pieds contre le corps, et font sortir, par les jointures des cuisses avec les jambes+, de même que les chrysomèles , les saléruques , etc., une humeur mucilagineuse et jaune, d’une odeur forte et désagréable. Ils se nourrissent de pucerons, ainsi que leurs larves, dont la forme et les métamorphoses ressemblent beaucoup à celles des larves des chrysomèles.

On trouve quelquefois des individus très-différens par leurs couleurs accouplés ; mais on n’a pas suivi les résultats de ce mélange.

, La C. à sept points ( Coccinella 7 - punctata. Yin.) Oliv. Col. 98, 1, 1, longue d'environ trois lignes, noire; éluis rouges , avec trois points noirs sur chacun , et un septième commun aux deux, au-dessous de l’écusson; c’est la plus commune de notre pays.

La C. à deux points ( C. 2-punctata. Lin.) Oliv. ibid. 1, 2, noire; étuis rouges, avec un point noir sur chaque.

La C. à deux pustules.(C. pustulata. Lin.) Oliv. ibid. vit, 104, toute noire, avec une bande rouge, transverse et courte sur les étuis (1).

La seconde famille des TriImÈRES, Les Funcrcozss.

Sont distincts des aphidiphages, par leurs antennes plus longues que la tète et le corselet; à raison de leurs palpes maxillaires, soit filiformes, soit simplement un peu plus gros à leur extrémité ; et de la forme plus oblongue de leur corps, dont le corselet est trapézoïde.

Ils ont aussi des habitudes différentes. Nos espèces indigènes vivent, pour la plupart, dans les champignons ; quelques-unes se uennent sous les écorces des arbres.

(1) Voyez pour les autres espèces Olivier ibid. ; Schonh. Synon. Insect. IL, p. 151.

On peut encore réduire cette famille à un genre principal, celui

Des EumorpPxes. ( EuMorPHus.)

Les uns ont le pénultième article des tarses bilobé; le neuvième et dixième articles des antennes en forme de cône ou de triangle renversé, et composant, avec le dernier, une massue, et la tête plus étroite que le corselet.

Les Eumorpxes propres. (Eumorpaus. Web. Fab.)

Qui ont les palpes maxillaires filiformes avec le dernier article presque cylindrique ; le troisième antennes beaucoup plus long que le suivant.

La massue est très-comprimée.

Ils sont tous exotiques (1).

Les Expomyques (Enpomycaus. Payk. Fab. ), auxquels nous réunissons les /ycoperdines de Latreille.

Ont les palpes maxillaires plus gros vers leur extrémité, et le troisième article Ges antennes de la longueur du suivant, ou simplement un peu plus long.

Ils vivent dans les lycoperdons, ou sous les écorces du bouleau et de quelques autres arbres (2).

Les autres ont les articles des tarses entiers ; les derniers articles des antennes globuleux et velus, et la tête plus large que le corselet.

Le chaperon recouvre la bouche. Le corselet est étroit et les élytres embrassent l'abdomen. Ils vivent dans les bolets, ou sous les feuilles tombées à terre.

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. III, p. 171,etI,x1, 123 Oliv. Col. V, 99 ; Fab. Syst. Eleut. et Schonh. Syn. Insect. IE, p. 329.

(2) Latr, ibid. IL, pag. 72 et 73; Oliv. ibid. 100 ; Schonb. ibid. genres erdomychus, lycoperdina.

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