‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 60 sur 92 · TOME 9. 2I · texte numérisé non relu

TOME 9. 2I

EN

tennes coudées , souvent en massue. Le pénultième article de leurs tarses est presque toujours bilobé.

Les cuisses postérieures sont dentées dans plusieurs.

Les larves ont le corps oblong, semblable à un petit ver très-mou, blanc, avec une tête écailleuse , et sont dépourvues de pieds, ou n’ont à leur place que de petits mamelons. Elles rongent différentes parties des végétaux. Plusieurs vivent uniquement dans l’intérieur de leurs fruits ou de leurs graines, et nous causent souvent de grands dommages. Leurs nymphes sont renfermées dans une coque.

Beaucoup de rinchophores nous nuisent même, dans leur dernier état, lorsqu'ils sont nombreux dans des lieux circonserits. ls piquent les bourgeons ou les feuilles de plusieurs végétaux cultivés , utiles ou nécessaires, et se nourrissent de leur parenchyme.

Les uns ont un labre apparent, le prolongement antérieur de leur tête court, large, déprimé, en forme de museau, des palpes très-visibles , filiformes, ou plus gros à leur extrémité. [ls compo-

sent le genre Des Brucxes (Brucaus) de Linnæus ,

qui se subdivise comme il suit.

Les espèces dont les antennes sont en massue ou très-

sensiblement plus grosses vers leur extrémité; dont les yeux n’ont point d’échancrure, et qui paraissent avoir cinq articles aux quatre tarses antérieurs, forment le sous-senre.

Des Rainosimes (Ruainosimus) de Latreille et d'Olivier (1).

Celles qui avec des antennes et des yeux semblables,

n'ont que quatre articles à tous les tarses, dont le pénultième bilobé, rentrent dans celui

D'ANTari8e ( ANrærtBus) de Geoffroi et de Fabricius (2), auquel on peut joindre les rhinomacers d'Olivier (3).

Ces insectes se tiennent, en général, dans le vieux bois. Quelques autres vivent sur les fleurs.

Les BRucHESs proprement dites. (Brucaus. Fab, Oliv.)

Ou les #2ylabres de Geoffroi, ont leurs antennes en forme de fil, souvent en scie ou en peigne, et les yeux échancrés.

L'’anus est découvert et Les pieds peu sont ordinairement très-grands.

Les femelles déposent un œuf dans le germe, encore tendre et fort petit, de plusieurs plantes lécumineuses ou céréales , des palmiers, du caféyer, et la larve s’y nourrit et s'y métamorphose. L’insecte parfait détache, pour sortir , une portion de l’épiderme, sous la forme d’une petite calotte. C'est ce qui produit ces ouvertures circulaires que l’on n'observe que trop souvent aux graines des lentilles ,

(1) Lair. Gen. Crust. et Insect. IT, pag. 231; Oliv. Col. V, 86 ;

les anthribes : roboris, plantrostris, de Fabricius

(2) Les macrocéphales d'Oliv. Col. IV, 80 ; les anthribes n%. 1—53

de Geoffroi, ( les anthribes : latirostris , varius, scabrosus , de Fab )

(3) Oliv. Col. V, 87; les rhinomacer : leptaroides attaleboides, de Fab.

324 INSECTES des pois, à celles des dattiers, etc. L'insecte parfait se trouve sur les fleurs.

La B. du pois ( B. pisi. Lin.) Oliv. Col. IV, 70, 1, 6, a-d, Jonsue de deux lignes, noire, avec la base des antennes et une partie des pieds fauves; des points gris sur les étuis; une tache blanchâtre et en forme de croix sur l'anus.

Cette espèce est très-nuisible et a fait, de certaines années, de grands ravages dans l'Amérique septentrionale (x).

Les autres n’ont point de labre apparent ; les palpes sont très-petits, peu percepüubles à la vue simple, de forme conique; le prolongement antérieur de leur tête représente un bec ou une trompe.

T'autôt les antennes sont à la fois droites, insérées sur la trompe , composées de onze articles,

dont les trois derniers réunis en une massue perfoliée. Ils forment le genre

Des ATTELABES ( ATTELABUS) de Linnæus, et plus particulièrement de Fabricius, ou celui des Becmares de Geoffroi.

Ils rongent les feuilles ou les parties les plus tendres des végétaux, Les femelles, pour la plupart, roulent ces feuilles, en forme de tuyau ou de cornet, y font leur ponte, et préparent ainsi à leurs petits une retraite qui leur fournit en même temps leur nourriture.

Les proportions de la trompe, la manière dont elle se

PR

(1) Voyez pour les autres espèces Fabrioius et Olivier, ibid.

termine , ainsi que les jambes et la forme de l'abdomen, ont donné lieu à l'établissement des quatre sous-senres suivaus : APODÈRE (1), RHYNCHITE (2), ATTELABE (3) et APION (4). Le premier est le plus distinct. La tête des apodères est rétrécie en arrière, ou présente une espèce de cou, et s’unit avec le corselet par une espèce de rotule. |

L'Attelabe bacchus ( Rynchites bacchus. Herbst.) Olv. Col. V,87r, 11, 27, est d’un rouge cuivreux, pubescent, avec les antennes et le bout de la trompe noirs.

Les larves de cette espèce vivent dans les feuilles roulées de la vigne, et l’en dépouillent quelquefois entièrement,

‘dans les années où des circonstances ont favorisé leur multiplication. On la désigne ,,en quelques endroits de France, sous les noms de Zsette , béche, etc.

T'antôt les antennes sont filiformes dans Îles uns, en massue dans Îles autres, mais ne sont point simultanément droites , insérées sur la trompe, de onze articles, avec les trois derniers en massue.

Ils embrassent le genre Des CHaransons (CurcuLio) de Linnæus.

On le divise aujourd’hui en un grand nombre de sous-genres.

Les uns ont toujours des antennes en massue De s. composées de trois articles.

Il y en a, parmi eux, dont les pieds sont uniquement . propres à la course; les postérieurs, ainsi que les autres,

(1) Voyez Latr. Gen. Crust, et Insect.; Herbst, el Olivier.

(2) Les mêmes ouvrages.

(3) Les mêmes.

(4) Les mêmes et la Monographie des apions d'Angleterre de M. Kirby (Linn, Soc. Trans.).

ne servent point à sauter. Tels sont les CHARANsONS proprement dits (1), les Lixes (2), les Lipares (3), les Rayn- CHÈNES (4), les CRYPTORHYNQUES (5) et les Crones (6).

Les CHARANSONS ont la trompe courte, et les antennes sont insérées près de son extrémité.

De l'Amérique méridionale nous viennent les espèces les plus grandes et les plus belles, ou les plus riches en couleurs, comme : |

Le C. impérial (C. imperialis. Fab.) Oliv. Col. V , 83, 1,1, d’un vert doré brillant, avec des lignes élevées , entremêlées de points enfoncés de cette couleur, et disposés aussi en stries, sur les étuis.

Le C. royal (C. regalis. Lin.) Oliv. ibid. 1,8 , d’un vert bleu , avec des bandes cuivreuses ou dorées, très-éclatantes.

Les dénominations de fastueux , somptueux , noble , chrysis, qu’on a données à d’autres espèces, annoncent le luxe deleur ornement. Parmi les nôtres, il yen a dont les couleurs sont assez brillantes, comme les charansons: famarisct , micans , gemmalus , viridis, argentatus , etc.

Les antennes des LrxEs se terminent en une massue en forme de fuseau, et leur corps est généralement étroit et allongé. Tel est surtout celui du Z. paraplectique, dont la larve vit dans les tiges du phallandrium , et cause aux chevaux, suivaut Linnæus , la maladie dite paraplégie , lorsqu’ils la mangent avec cette plante.

Une autre espèce , qui vit dans les fleurs des chardons est réputée odontalgique. (Z. odontalsicus. Oliv.)

{1} Voyez Oliv. Col. V, 85.

(2) Ibid.

(5) Dbid.

(4) Ibiu.

(5) Les ryrichènes dont la trompe est reçue dans une cavilé de la poilrine,

(6) Ibid.

Les Ryncnènes. (Ryncuænus. Fab.)

Auxquels on peut réunir les cryptorhynques et les lipares, se font remarquer par la longueur de leur trompe et vers le milieu de laquelle sont insérées les antennes. Telle est surtout l'espèce (Z. nucum), dont la Le se nourrit de l’amande de la noisette.

Les Crones. (Cronus. Clairv.)

Ont le corps très-court, presque globuleux , avec les antennes de dix articles, dont les quatre derniers en massue. Ils vivent, ainsi que leurs larves, sur les scrophulaires et les verbascum.

Ceux dont les pieds postérieurs ont de grosses cuisses , et qui sont propres à sauter, forment les genres ORGHESTES (1) et Rampuus (2). Dansle premier, les antennes sont insérées sur le milieu de la trompe et brisées ; elles naissent de l’entre-deux des yeux, et sont droites dans le second.

Les autres charansons ont les antennes soit filiformes , soit en massue, mais solide et composée d’un seul article distinct et terminal : le huitième dans les uns, le neuvième ou le dixième dans les aujres.

Ils rongent, en général, les parties les plus solides des végétaux. Plusieurs même vivent exclusivement dans les bois , et nous conduisent naturellement à la famille suivante.

Les Bracuycëres. (BrAcHYcERUs.) (3).

Ont tous les articles des tarses entiers , les antennes de neuf articles, dont le dernier , en forme de cône renversé, compose la massue. Leur corps est souvent, en tout ou en partie, très-raboteux ou très-inégal. [ls se tiennent dans

le sable , et sont propres aux pays méridionaux de l'Europe et à l'Afrique.

(x) Oliv. Col. V, 82.

(2) Oliv. ibid. 84.

(3) Oliv. ibid, 82.

Dans tous les sous- genres suivans, le pénultième article des tarses est bilobé.

Les BRENTES. (BRENTUS. Fab.) (r).

Ont leurs antennes droites et filiformes , ou grossissant

: à peine vers leur extrémité. Toutes les parties de leur corps

sont très-allongées, ce qui leur donne une forme linéaire.

Leur trompe est toujours avancée en avant. On les trouve sous les écorces des arbres des pays chauds.

Les CyLas. (Cyras. Lat.) (2).

Ont aussi les antennes droites ; mais leur dernier article, et qui est le dixième, forme une massue ovale et cylindrique. Leur corps est proportionnellement plus court que celui des brentes , avec l’abdomen ovale.

. Les Ruines. (RuiNa. Lat.) (3).

Se distinguent à leurs antennes coudées, dont Île buitième et dernier article forme une massue en fuseau ou Cylindrique, et dont le premier , ou le radical, est inséré vers le milieu de la trompe.

Lrs CALANDRES. (CaranDrA. Clairv. Fab. Dlr.à

Ayant aussi les antennes coudées , et dont le Hiiièine et dernier article forme la massue; mais cet article est presque olobuleux ou triangulaire , et Le premier est inséré à la base de la trompe.

Nous ne connoissons que trop la €. du blé (Curculio granarius. Lin.) Oliv. Col. V, 83, xvr, 196, allongée, brune ; corselet ponctué , aussi long que les élytres. Sa larve, connue sous le nom du genre, fait de grands dégâts dans les

magasins à blé.

(1) Latr. Gen. Crust. et Insect. IE, p. 244; Oliv. ibid, 84, bis. (2) Oliv. ibid. 853.

(3) Lat. ibid. pag. 268. Oliv. ibid. 85,

Une autre espèce, celle du riz (Curculio oryzæ. Lin.) Oliv. ibid. vit, 81, semblable à la précédente , mais ayant deux taches fauves sur chaque étui, attaque le riz.

* Une troisième, la C. palmiste (Curculio pjalmarum. Lan.) Oliv. ibid, 11, 16, qui a un pouce et demi de long, qui est. toute noire, avec des poils soyeux à l’extrémité de la trompe, vit de la moelle des palmiers de l'Amérique méridionale. Les habitans mangent sa larve , nommée ver- palmiste , comme un mets délicieux (1 5

Le derniér sous-senre, celui des Cosson (2), nous dffee encore des antennes coudées, mais dont {e neuvième et dernier article forme une massue ovoide ou en cône renversé. Le corps est presque cylindrique. Ces insectes vivent dans les bois, etont, de même que les calandres, les jambes terminées par un fort onglet.

La séconde famille des CoLÉOPTÈRES TÉTRAMÈRES,

Celle des XYLoPHAGES.

Nous offre une tête terminée à l'ordinaire ou sans museau ni trompe; des tarses à articles entiers ou dont le pénultième seul est quelquefois élargi et en forme de cœur; des antennes plus grosses vers leur extrémité, ou perfoliées dès leur base.

Ils vivent presque tous dans le bois; leurs

mo

(1) Voyez, pour les autres espèces , Olivier , ibid. (2) Clairville (Entom, Helvet.), Latr, Gen. Crust, et Insect., et Olivier, ibid,

larves le percent ou y creusent des sillons en divers sens; et lorsqu'elless ont très-abondantes dans une Mbrct particulièrement dans celles de pins et de sapins, elles font périr, en peu d'années, une grande quantité d'arbres, ou les mettent hors d’état d’être employés utilement dans les arts. Quelques-unes mêmes font beaucoup de tort à l'olivier.

On peut couper cette famille en deux secuons. La première comprend ceux dont les antennes n'ont que dix articles distincts, et se compose de trois genres.

Celui des ScoLyTEs (Scozyrus) de Geoffroi , d'Olivier (1),ou des ipsde De Géer,et que Linnæus ne distinguait point de celui des Derrmnestes.

Les palpes sont coniques et très-petits; les antennes sont composées de huit à neuf articles distincts, dont les derniers forment une massue solide ou à trois feuillets. Le corps est cylindrique.

Ceux dont les antennes, plus courtes que la tête ou guère plus longues ,se terminent par une massue solide, souvent arrondie, et qui commence avant le neuvième article, forment le genre bostriche (2) de Fabricius, et comprennent ceux d’Aylurgus , tomicus et platypus de Latreille (5).

Ceux dont les antennes , ordinairement plus longues que

(1) Oliv. Col. 1V ,1n°. 78:

(2) Syst. Eleut.

(3) Latr. Gen. Crust. et Insect, IT, p. 274-278.

COLÉOPTÈRES. 201 la tête, et qui sont encore terminées par une massue solide, mais ne commençant qu'au neuvième article, et dont la forme est ovoide, sont des Aylesinus (1) pour Fabricius et Latreille, et embrassent en outre celui de sco/ytus du dernier. F

Deux ou trois petites espèces, dont la massue des antennes est composée de trois feuillets, forment le genrê phloiotribe de celui-ci (2).

Le second genre, celui

Des Pausses ( Paussus ) de Linnæus,

Présente , ainsi que le précédent, des palpes coniques, Où qui s’amincissent de la base à la pointe, mais assez allongés. |

Leurs antennes n’ont tantôt que deux articles, et dont le dernier très-grand , comme dans les PAussus propres (3), et tantôt de dix et perfoliés dès la base, ainsi que dans les CÉRAPTÈRES (CERAPTERUS. Swed.) (4). Leur corps est en carré long et déprimé.

Ces insectes sont rares dans les collections, et se trouvent plus particulièrement aux Indes orientales.

Le troisième genre, celui

Des Bosrricues ( Bosrricuus), de Geoffroi,

Diffère des deux précédens par les palpesfiliformes ou plus gros vers leur extrémité. Leurs antennes sont terminées en massue, tantôt perfohiée ou en

(1) Syst. Eleut.

(2) Latr. Gen. Crust. et Insect. IT, p. 278-280. (5) Latr. ibid. IT, p. 1.

(4) Latr. ibid. p. 4.

scie, tantôt solide et globuleuse et formée par le dernier article.

Les uns ont le corps étroit et allongé, soit cylindrique, soit linéaire. Tels sont :

e Les Bosrricxes propres, ou les Apates et une partie des Sinodendrons de Fabricius.

Leurs antennes sont en massue perfoliée ou en scie , plus longues que la tête. Le corps est cylindrique, avec le corselet globuleux ou cubique.

On trouve souvent sur les vieux bois, dans les chantiers,

Dep capucin ( Dermestes capucinus. Lin.) Oliv. Col. IV, 77» 1,1, long de cinq lignes, avec les étuis et l’abdomen rouges (1).

Les Pso4a (Psoa) de Fabricius.

Ne s’éloignent que par la forme déprimée de leur corps (2).

Les NéÉmosomes ( NemosomA) de Latreille.

Ont aussi des antennes en massue perfoliée, mais guères plus longues que la tête; cette dernière partie du corps est “presque aussi allongée que le corselet. Ils sont linéaires (3).

Les CÉRyYLONs (CERYLOoN ) du même.

Ont leurs antennes terminées en une massue solide, presque globuleuse (4). à

Les autres ont une forme ovale ou arrondie, et toujours déprimée. Ils se distinguent encore des précédens par leurs

(1) Voyez pour Les autres espèces Olivier, ibid.

(2) Syst. Eleut. à

(5) Latr. Gen. Crust. et Insect, II, p. 12, et [, x1, &. (4) Latr, ibid. IE, p. 15.

palpes maxillaires, qui sont beaucoup plus grands que les labiaux, et plus gros à leur extrémité. Têls sont

Lxs Cis (Crs) de Latreiile.

Qui vivent dans les agarics ou les bolets desséchés des arbres. La massue des antennes est perfoliée. Les mâles ont souvent deux petites éminences sur la tète , comme ceux de plusieurs hétéromères, qui se nourrissent des mêmes substances (1).

On peut encore placer ici le genre CLyPÉASTRE (CLy- PEASTER), dont Le corps est orbiculaire, très-plat, avec la tête cachée sous un corselet en demi-cercle. Il a la forme d’un petit bouclier (2).

La seconde section de la famille des X xL0o- PHAGES nous offre onze articles distincts aux

antennes, et peut se réduire à trois genres , dont le premier est celui

DE MycéropnAce. (MyceropxAGus. Fab. Oliv.

— TriToMA. Geoffr. )

Qui ont le corps ovale , avec les antennes insensiblement plus grosses et perfoliées, dans le’plus grand nombre - (terminées en massue de trois à quatre articles dans quelques autres). Ils vivent dans les champignons et sous les écorces des arbres (3).

(1) Latr. ibid. IIT, pag. 111 ; ajoutez anobium reticulatum de Fab, (2) Latr. ibid. p. 67.

(3) Latr. Gen. Crust, et Insect, LT, pag. 9; Fab. et Oliv. (Encycl. méthodique.)

Le second genre, celui des AGATHIDIES. ( AGATHIDIUM. Illie. }

Bien distinct par la figure presque globuleuse et contractile de son corps.

Il paraît, nonobstant la conformité des tarses , devoir se rapporter, sous d’autres considérations , à la dernière famille des tétramères (1).

Le troisième genre, celui

des TRoGosiTEsS (TRoGosiTA) d'Olivier et de Fabricius.

Dont Le corps est étroit et allongé, avec lextré- mité seule des antennes en massue. On peut y rapporter les sous-genres suivans :

Les uns ont la massue des antennes composée seulement de deux articles. Tels sont :

Les Lyctes. (Lycrus.)

Où les antennes sont de la longueur de la tête et du corselet, et qui ont des mandibules saillartes (2).

Les Dironss. (Diroma. Herbst ).

Où les antennes sont beaucoup plus courtes, et dont les mandibules sont cachées ou peu découvertes (3).

Les autres ont la massue des antennes formée de trois à quatre articles, un peu en scie.

(1) Sturm. Faun. Germ.Il,xxvi-xx1ix.

(2) Latr. Gen. Crust. et Insect. III, pag. 16 ; lyclus canaliculatus , Fab.

(3) Latr. ibid, p. 15 ; lyctus crenatus, Fab.

Tantôt les anterñnes ne sont guères plus longues que la ièle, comme dans

Les Corypres (Corypium) de Fabricius (1).

Tantôt elles sont notablement plus longues, comme dans

Les Trocosires propres d'Olivier , qui ont des mandibules fortes et avancées.

Le 7! mauritanique (Tenebrio mauritanicus. Lin.) Oliv. Col. II, 19, 1, 2, long de près de quatre lignes, noirâtre en dessus, d’un brun plus clair en dessous, avec les étuis striés. — On le trouve sous les écorces des arbres, dans les noix, le pain. Sa larve, connue en Provence sous le nom de cadelle , attaque les grains (2).

Les Méryx (Meryx) de Latreille.

Dont les mandibules sont petites ; qui ont les palpes maxillaires saillans (3).

Les Latrioies (LaTripius) d'Herbst.

Où les mandibules sont encore petites; mais dont les palpes sont très-courts ; le second article de leurs antennes est plus grand que le troisième; celui-ci et les suivans, jusqu'à la massue, sont beaucoup plus menus et presque

cylindriques ; la tête et le corselet sont plus étroits que l'abdomen (4).

Les SiLvAINs (SrLvanus) de Latreille.

Ayant aussi de petites mandibules et des palpes fort

7 om om

(1) Latr. ibid, p. 21; Fab. Syst. Eleut. à l'exception du 6. fru= mnentarium. Voyez Latr. ibid. pag. 20.

(2) Voyez pour les autres espèces Olivier , ibid.

(3) Latr. ibid. p. 17, etE, xt, 1.

(4) Lair, Gen, Urust, et Insect, IE, pag. 18.

courts; mais dont les antennes ont leur second article et les suivans jusqu’à la massue, presque égaux, et en forme de cône ; la largeur du corps est égale (1).

La troisième famille des TÉTRAMÈRES, Celle des PLarysomes.

Se rapproche de la précédente quant aux tarses , dont les articles sont tous entiers, et quant aux habitudes ; mais leurs antennes sont de la même grosseur ou plus grêles vers leur extrémité. |

Ils sont déprimés , allongés, se tiennent sous les écorces des arbres, et peuvent être réduits à un seul genre , celui

des Cucuyes ( Cucuius) de Fabricius.

On y distingue :

Les CucusEs propres.

Qui ont le labre avancé entre les mandibules , les tarses fort courts, les antennes presque en forme de chapelet, et plus courtes que le corps (1).

Les Urriotes ( ULEroTA) de Latreille.

Semblables aux cucujes par la saillie du labre et la brié-

(1) Latr. ibid. pag. 19. À l'exception des trogosites propres, tous ces genres, ainsi que ceux d’Aypophlée et de dacné, sont des ips pour Olivier.

(2) Les cucujes : clavipes, depressus, rufus, bimaculatus ; pioeus; testaceus, ater d'Olivier, Col, IV , n°. 74 bis.

veté des tarses, mais dont les antennes sont longues, et à articles cylindriques (r).

Les PARANDRES (PARANDRA) de Latreille.

Où le labre est très-petit, et dont les tarses sont allongés. Leur corps est moins aplati que celui des précédens; leurs mandibules sont fortes et dentées (2).

La quatrième famille des 'ÉTrAmèREs, Les Loncrcorness.

Ont le dessous des trois premiers articles destarses spongieux ou garni de brosses, avec le pénultième divisé profondément en deux lobes; les antennes filiformes ou le plus souvent amincies vers leur extrémité et longues; le corps et les pieds allongés; la division extérieure des màchoires- plus grande, ou du moins aussi grande que l’interne, et ne ressemblant point à un palpe; la languette grande, comparativement au menton, en forme de cœur , évasée, échancrée ou bifide à son extrémité supérieure ; les yeux sont allongés, en forme de rein, et embrassent la base des antennes , dans les uns; le corselet est en forme de trapèze, ou rétréci en devant, dans

(1) Latr. Gen. Crust et Inseel. IT, pag. 25 ; les brontes de Fab. (2) Latr. ibid. p. 28 ,et 1, 1x, 7 ; tenebrio brunneus , Fab.

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