‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 22 sur 105 · DE LA METHODE DANS SON APPLICATION AU REGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

DE LA METHODE DANS SON APPLICATION AU REGNE ANIMAL

D'après ce que nous avons dit sur les méthodes en général, il s'agit de savoir c|uels sont, dans les animaux, les caractères les plus influents, dont il faudra faire les bases de leurs premières divisions. Il est clair cjue ce doivent être ceux cjui se tirent des fonctions animales, c'est-à-dire des sensations et du mouvement; car non-seulement ils font de l'être un animal , mais ils établissent en quelque sorte le degré de son animalité.

L'observation confirme ce raisonnement, en montrant que leurs degrés de développement et de complication concordent avec ceux des organes des fonctions végétatives.

Le cœur et les org-anes de la circulation sont une espèce de centre pour les fonctions végétatives , comme le cerveau et le tronc du système nerveux le sont pour les fonctions animales. Or, nous voyons ces deux systèmes se dégrader et disparaître l'un avec l'autre. Dans les derniers des animaux , lorsqu'il n'y a plus de nerfs visibles, il n'y a plus de fibres distinctes , et les organes de la digestion sont simplement creusés dans la masse homogène du corps. Le système vasculaire disparaît même avant le système nerveux dans les insectes; mais, en général, la dispersion des masses médullaires répond à celle des agents musculaires; une moelle épinière sur lacjuelle des nœuds ou ganglions représentent autant de cerveaux, correspond à un corps divisé en anneaux nombreux, et porté sur des paires de membres réparties sur sa longueur, etc.

Cette correspondance des formes générales , qui résultent de l'arrangement des organes moteurs, de la distiibution des masses nerveuses , et de l'énergie du système circulatoire , doit donc servir de base aux premières coupuues à faire dans le règne animal.

IXous examinerons ensuite, dans chacune de ces coupures,

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