‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 28 sur 105 · LEUR DIVISION · texte numérisé non relu

LEUR DIVISION

gane respiratoire dans un instant donné ; le second , la quantité relative d'oxigène qui entre dans la composition du fluide ambiant.

La quantité du sang qui respire, dépend de la disposition des organes de la respiration et de ceux de la circulation.

Les organes de la circulation peuvent être doubles , de sorte que tout le sang qui arrive des parties par les veines, soit obligé d'aller circuler dans l'organe respiratoire avant de retourner aux parties par les artères ; ou bien ils peuvent être simples, de sorte qu'une portion seulement du sang qui revient du corps , soit obligée de passer par l'organe respiratoire , mais que le reste retourne au corps sans être allé respirer.

Ce dernier cas est celui des reptiles. Leur quantité de respiration et toutes les qualités qui en dépendent , varient selon la proportion du sang qui se rend dans le poumon à chaque pulsation.

Les poissons ont une circulation double , mais leur organe respiratoire est formé pour respirer par l'intermède de l'eau ; et leur sang n'y éprouve d'action que de la part de la portion d'oxigène dissoute ou mêlée dans cette eau , en sorte que leur quantité de respiration est peut-être moindre encore que celle des reptiles.

Dans les mammifèr'es , la circulation est double et la respiralion aérienne est simple , c'est-à-dire qu'elle ne se fait que dans le poumon seulement- leur quantité de respiration est donc supérieure à celle des reptiles, à cause de la forme de leur organe circulatoire , et à celle des poissons à cause de la nature de leur élément ambiant.

Mais la quantité de respiration des oiseaux est encore supérieure à celle des quadrupèdes , parce que non-seulement ils ont une circulation double et une respiration aérienne , mais encore parce qu'ils respirent par beaucoup d'autres cavités que le poumon, l'air pénétrant dans tout leur corps, et baignant les rameaux de l'aorte ou artère du corps , aussi bien que ceux de l'artère pulmonaire.

De là résultent les quatre sortes de mouvements auxquelles les quatre classes d'animaux vertébrés sont plus particulièrement destinées : les quadrupèdes , où la quantité de respiration est modérée , sont généralement faits pour marcher et courir en développant de la force ; les oiseaux , où elle est plus grande, ont la vigueur de muscles et la légèreté nécessaires pour le vol ;

r^a ANIMAUX VERTEBRES.

les reptiles , où elle est plus faible , sont condamnés à ramper , et plusieurs d'entre eux passent une partie de leur vie dans une sorte de torpeur ; les poisson* enfin ont besoin , pour exécuter leurs mouvements , d'être soutenus dans un liquide spécifiquement presque aussi pesant qu'eux.

Toutes les circonstances d'organisation propres à chacune de ces quatre classes , et nommément celles qui concernent le mouvement et les sensations extérieures, sont en rapport nécessaire avec ces caractères essentiels.

Cependant la classe des mammifères a des caractères particuliers dans sa génération vivipare , dans la manière dont ses fœtus se nourrissent dans la matrice , au moyen du placenta , et dans les mamelles par lesquelles elle allaite ses petits.

Au contraire, les autres classes sont ovipares, et, si on les oppose en commun à la première , on leur trouve des ressemblances nombreuses, qui annoncent, pour elles, un plan spécial d'organisation dans le grand plan général de tous les vertébrés^

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