‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 39 sur 105 · Phyllostomes sans queue. ( Vampirus. Spix · texte numérisé non relu

Phyllostomes sans queue. ( Vampirus. Spix

Le Vampire. {V. spectrum. L.) Andira-guaçu des Brésihens. Seb. lviii. Geoff. Ann. du Mus. XV, xii, 4.

A feuille nazale ovale , creusée en entonnoir ; brun-roux ; grand comme une pie. De l'Amérique méridionale. On l'a accusé de faire périr les hommes et les animaux en les suçant, mais il se borne à faire de très petites plaies qui peuvent quelquefois être envenimées parle climat (5).

— M. alecto , Temm. , Monogr., pi. xx. — 7>/. ahrasus, Temm., ib., pi. xxi. — M. velox, Nalteier; Temm., pi. xxii, i. — 31. obscurusj Geofl". ; Temm., ib., pi. xxii , 2. Mais ces espèces n'ont pas été suffisamment comparées à celles de Buffon, ni aux M. ursinus, Spix, pi. XXXV, f. 4, et M. fumarius, ib., f. 5 et 6.

(1) M. plicatus ( f^espert. plicatus ^ Buchan) , Trans. lin. , V, pi. xiii. — M. Bupjjel (Dysopes Ruppelii, Temm., Monogr., pi xviii.)

(2) Cheiromeles torquatus,\\oTS&e\A , Jav. , ou Dysopes cheiropus , Temm., Monog. , pi. xvn.

(ô) Tliir. tricolor , Spix,ôG, f. 9. Nous ne plaçons ce sous-genie qu'avec doute, parce que sa description est incomplète.

(4) Le N. dorsatas, Geoff. ou N. vittatus, Pr. Max. , a une bande blanchâtre le long du dos. — Le N. albivciiter, Spix, 35 , 2 et 4 , est fauve dessus , blanc dessous, et un peu plus petH.- Aj . N. rufiis, Spix, 55, 1 .

(5) Ajoutez : La lunette. {Fesp. perspicillatus. L.), Buff., Sup. VII, lxxiv. — Et les trois espèces données d'après Azzara, par M. Geoff., Ann. du Mus., VI, 181-182.

3. Phyllostomes à queue engagée dans la membrane interfémorale. Le Fer-de-latice. {V. hastatus. L. ) Buff. XIII, xxxin. Feuille du nez en l'orme de fer de lance, à bords entiers (1).

5. Phyllostomes à queue libre au dessus de la membrane. Le Fer crénelé. {Ph. crenulatum. Geoff. Ann. du Mus. XV, pi. x. )

Feuille du nez en forme de fer de lance , dentelée au bord.

M. Geoffroy, Mém. du Mus. IV, p. 418, distingue des phyllostomes, les espèces à langue étroite , susceptible d'alongement et garnie de papilles semblables à des poils; et il les nomme Glossophages.

Toutes ces espèces sont aussi d'Amérique (2).

La deuxième grande tribu des chauve-souris n\i à Tindex qu'une phalange ossifiée ; les autres doigts en ont chacun deux.

On divise encore cette tribu en jîlusieurs sous-genres.

Les MÉGADERMES. (Geoff. Ann. du Mus. XV.)

Ont sur le nez une feuille plus compliquée que celle des Phyllostomes , Voreillon grand, le plus souvent fourchu; les conques des oreilles très amples et se soudant Tune à l'autre sur le sommet de la tète ; la langue et les lèvres lisses; la membrane interfémorale entière et sans queue. Ils ont quatre incisives en bas; mais ils en manquent en haut, et leur os intermaxillaire reste cartilagineux.

Ils sont tous de l'ancien continent, soit d'Afrique, comme la Feuille. {Meg.frons. Geoff.) Du Sénégal; à feuille du nez ovale, presque aussi grande que la tête ; ou de l'archipel des Indes , comme le Spasme de Ternate {Vespe)^(. spasina^L. Seh. I , lvi).— La Ljre, Geoff. Ann. du Mus. XV, pi. xn.— Le Trèfle de Java, kl., ib.,etc. On les distingue entre eux par la figure de leurs feuilles , comme les Phyllostomes.

Les Rhinolophes, (Rhinolophus. Geoff. et Cuv.) Vulgairement Fers-à-cheval;

Qui ont le nez garni de membranes et de crêtes fort compliquées, couchées sur le chanfrein , et présentant en gros la figure d'un fer à cheval; leur queue est longue et placée dans la membrane interfémorale. Ils ont quatre incisives en bas et deux très petites en haut, dans un os intermaxillaire cartilagineux.

Il y en a deux espèces très communes en France , et découvertes par Dau-

benton.

l^e grand Fer-à-cheval. {Vesp.ferrum equînum. L.) Buff. ou Rhinolophe bifer. Geoff. Ann. du mus. XX, pi. v, et \e petit. {Vesp. hipposideros. Bechst.) Buff. VIII, XVII, 2, et XX. Geoff., loc. cit.

Ils habitent les carrières, s'y tenant isolés, suspendus par les pieds, et s'enveloppant de leurs ailes , de manière à ne laisser voir aucune autre partie de leur corps (5).

(1) Ajoutez : Philost. clongatiiin, GeofT., Ann. du Mus., XV, ix.

(2) Fcs2)ertiliosoricinus,Vix\\. , Spicil.^ Fascic. III, pi. m et iv- Buff. Suppl. III, pi. 53. — Glossoph. amplexicaudutus , Geolf., Mem. du Mus., IV, pi. 18, F. G. — Gl. caudifer, Id.,ib., pi. 17, Fig. A et B.

(ô) Ajoutez les quatre autres espèces représentées , Geoff. , Ann. du Mus. , XX, pi. v, dont une est le Fcsp. spcorts, Schr. , LIX, B. ; Pcion. Voy. aux Terres aust. pi. 35.

Les Nyctères. (Nycteris. Cuv. et Geoff.)

Dont le chanfrein est creusé cViine fosse longitudinale , marquée même sur le crâne et bordée d'un repli delà peau, qui la recouvre en partie. Leurs narines sont simples. Ils ont quatre incisives en haut, sans intervalles, et six en bas ; leurs oreilles sont grandes , non réunies , et leur queue est comprise dans la membrane interfémorale. Ce sont des espèces d'Afrique. Daubenlou en a décrit une sous le nom de campagnol volant, Buff. , X , pi. xx, fig. 1 et 2. {F. kispidus , Linn., Schreb. , LVL ) Geoffroy en a trouvé d'autres en Egypte (1).

Les Rhinopomes. (Geoff.)

Ont sur le chanfrein une fosse moins marquée, les narines au bout du museau et une petite lame au-dessus , présentant une espèce de boutoir ; leurs oreilles sont réunies , et leur queue dépasse de beaucoup la membrane. On en connaît un d'Egypte, où il se tient surtout dans les pyramides (2).

Les Taphiens. (Taphozous. Geoff.)

Ont au chanfrein une fossette arrondie ; mais leurs narines n'ont point de lames relevées ; leur tète est pyramidale, et on ne leur compte que deux incisives en haut ; ils en manquent même souvent; leurs incisives inférieures sont au nombre de quatre et trilobées ; leurs oreilles sont écartées et leur queue libre au-dessus de la membrane. Les mâles ont sous la gorge une cavité transversale. Un petit prolongement de la membrane de leurs ailes forme une sorte de poche près^ du carpe (3). Geoffroy en a découvert une espèce dans les catacombes d'Egypte (4).

Les MoRMoops. (Leach.)

Ont quatre incisives à chaque mâchoire, les supérieures assez grandes, les inférieures trilobées; leur crâne est singulièrement élevé, comme en pyramide au-dessus du museau ; et de chaque côté du nez est une lame triangulaire qui va rejoindre l'oreille (5).

Les Chauve -Souris communes ou Vespertilions. { Vespertrio. Cuv. et Geoff. )

Qui ont le museau sans feuille ni autres marques distinctives , les oreilles séparées, quatre incisives en haut, dont les deux moyennes écartées, et six en bas à tranchant un peu dentelé : leur queue est comprise dans la membrane. Ce sous-genre est le plus nombreux de tous; on en trouve des espèces dans toute les parties du monde; on en compe six ou sept en France.

(1) Nyctère de la Thébaïde , 29 , Mammif., 1 , 2 , 2 ; et Ann. du 3Ius., XX , pi. i. — N. de Java, Geoffr. , Ann. du Mus. XX , pi. i.

{'i) Rhinoponie Microphylle, GeofF. ; J^esperliliomicrophyllus, Sclir.

(5) C'est ce qui avait fait nommer par Iliger , saccopterix , celui de ses genres qui comprend les tapliiens.

(4) Le Taphien filet , Eg. Mammif. , I , i, i. — Le Taphien perforé, ib. III , L. , qui ne parait pas différer du lerot volant, Daub. T. sencijalensis , G. — Ajoutez le f^'esp. lepturus, Gm., Schr. , LVII. — Le T. des Indes (V. brachmanus , G .) — Le T. de l'Ile-de-France ( T. viauritianus, G.). — Le T. roux ( T. ru fus, Wils. , Amer. Ornith. , tom. VI , pi. l , "° ^■)- — Le T. aux longues mains (T. longimanus, Hardw.) , Trans. Linn., tome,.... pi.

(5) L'espèce iJfon«oo/>s Blainvillii, Leach., Trans. Linn., XIII, est de Java.

Les unes ont l'oreillon en forme d'alêne, et c'est à cette division qu'appartient Tespèce si connue , ou

La Chauve-souris ordinaire. {Vesp. murinus. Linn.: V. Myotis Kuhl.)Buff.VIII, XVI.

A oreilles oblongues. de la longueur de la tête ; à poil brun , marron dessus , gris-clair dessous ; les jeunes, d'un gris-cendré.

On a observé depuis peu en Europe quelques espèces plus petites mais voisines (1).

D'autres vespertilions ont l'oreillon anguleux. Telle est :

La Séroti7ie.{ V. serotinus. L. ) Buff. VIII, xviii, 2.

Marron-foncé, à ailes et oreilles noirâtres : la conque de celles-ci triangulaire, plus courte que la tête. La femelle est plus pâle. On la trouve sous les toits des églises et autres édifices peu fréquentés (2).

D'autres encore ont l'oreillon en forme de croissant.

La Nodule. {F. noctula. L.) Buff. VIII. xviii, i. V.proterus. Kuhl. V. lasiopterus. Sclireb. 58. B.

Fauve , à oreilles triangulaires , plus courtes que la tête , avec l'oreillon arrondi ; elle est un peu plus grande que la sérotine. On la trouve dans les creux des vieux arbres , etc.

La Pipistrelle. ( V. pipistrellus. Gm. ) Buff. VIII , xix , i.

La plus petite de ce pays-ci ; brune noirâtre , à oreilles triangulaires (5). M. Geoffroy sépare encore des vespertilions

Les Oreillards. (Plecotus. Geoff.)

Dont les oreilles , plus grandes que la tète , sont unies l'une à l'autre sur le crâne, comme dans les megardermes , les rbinopomcs , etc. Leur oreillon est grand et lancéolé , et il y a un opercule sur le trou auditif.

L'espèce vulgaire {Fesp. auritus , L.) , Buff., VllI, xvii, i, est plus commune encore que la cbauve souris ; ses oreilles égalent presque son corps. Elle habite les maisons, les cuisines, etc. Nous en avons une autre , découverte par Daubenton , la harbastelle [Fesp. barbastellus , Gm.), Buff., VIII, XIX, 2, brune , à oreilles bien moins grandes (4).

(1) La C. de Beschstein ( V. heschsteinii , Leisler) , Kuhl . Chauves. D'Allem.,pl. xxii.

— La C. à moustaches (Mystacinus, id.), Ib. 18. — N . Dauhcntoni , Leisler, Kuhl., pL XXV ,2. — V. Nattereri, Kuhl. , pi. xxiii , etc. — Aj. en espèces étranfjères : F. emarginatus, Geoff., Ann. du Mus., VIII, pi. xlvi. — F. pictus,!,., ou kirivoula de Java, Seb., I , pi . Lvi , f. 25. —F . polythrix, Isid. Geoff. , Anu. des Se. nat. , III , p. 443. — F. levis, Id., ib., p. 444, etc.

(2) Aj. V. carnlinensis, Geoff., Ann. du Mus., VIII, pi. xlvii,

(ô) Aj. le V. de Kuhl (F. KnhUi. Natterer. ), Kuhl, Chauves. d'Allem., p. 55. (4) Aj. Voreillard de Timor { Plcc. timoriensis, Geoff). — L'or, voilé {PI. velatus. Isid. Geoff).— L'or, de Maugé. (PI. Maugei. Desmar.). — L'or, cornw, [Plec. cortiutaSy^ahre).

— Le T^csp. mcgalotis , Rafinesque.

N. B. Notre plan ne nous permettant de classer que des animaux dont nous avons con-

Enfin les Nyctickes {Rafinesque) ont, avec les oreilles médiocres et le museau simple des vespertilions , deux incisives seulement à la mâchoire supérieure. Les espèces connues sont de l'Amérique septentrionale (1).

Les Gaiéopithèques . (Galeopithecus. PaU.) Vulg. Chats volants.

Diffèrent génériquement des chauve -souris, parce que les doigts de leurs mains , tous garnis d'ongles tranchants , ne sont pas plus alongés que ceux des pieds; en sorte que la membrane qui en occupe les intervalles et s'étend jusqu'aux côtés de la queue, ne peut guère remplir que les fonctions de parachute. Leurs canines sont dentelées et courtes comme leurs molaires. En haut sont deux incisives aussi dentelées , très écartées l'une de l'autre ; en bas six autres , fendues en lanières étroites comme des peignes , structure tout-à-fait particulière à ce genre. Ces animaux vivent sur les arbres, dans l'archipel des Indes, et y poursuivent les insectes, quelquefois les oiseaux ; à en juger par la détrition que leurs dents éprouvent avec l'âge, ils doivent aussi se nourrir de fruits. Ils ont un grand cœcum.

On n'en connaît distinctement qu'une espèce, à pelage gris-roux en dessus , roussàtre en dessous , varié et rayé de différents gris dans la jeunesse. C'est le Lemur volans. Linn. ; Audeb. , Galœop., pi. i et ii. Elle habite aux Moliiques, aux îles de la Sonde, etc..

Tous les autres carnassiers ont les mamelles situées sous le Tentre.

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