‹ Le règne animal (volume 2)Chapitre 65 sur 105 · LXXXI · texte numérisé non relu

LXXXI

Encore un peu plus grand ; à ventre plus argenté (2).

Les Figuiers étrangers sont fort nombreux et souvent revêtus de couleurs agréables (5).

Les Troglodytes. (Troglodytes Cuv.)

Ne diffèrent des Figuiers que par un bec encore un peu plus grêle et légèrement arqué.

Nous n'en avons qu'un ,

Le Troglodyte d'Europe, nommé en plusieurs lieux Roitelet. {Mot. troglodytes. L.) enl. 651, 2. Naum. txxxni, A.

Brun , strié en travers de noirâtre, avec du blanchâtre à la gorge et au bord de l'aile ; la queue assez courte et relevée. 11 niche contre terre , et chante agréablement jusque dans le plus fort de l'hiver (4).

Les HocHEQUECES (MoTAciLLA , Bcchst.) Joignent à un bec encore plus grêle que celui des Fauvettes, une queue longue

(1) Ajoutez le Roitelet omnicolor , Vieill. Galer. 166.

(2) Ajoutez en espèces européennes : Mot. Stbilatrtx , col. 245, 3, Naum. lxxi , 2; — M. Fitis, Naum. lxxx, ô ; — M. Rufa , Naum. lxxx, 4.

(3) Tels sout le Tscheric , Vaill. III , cxxi ; — le Cou-Jaune {Mot. pensilis) , enl. 686, 5 ; — le Fig. tacheté du Canada {Mot. œstiva) , enl. 38 , 2 ; — le Fiy. à gorge Jaune {Mot. ludoviciana) , enl. 731 , 2 ; — le Fig. à poitrine jaune {Mot. viystacca) , enl. 709, 2, Edw. 257, 2; — le Fig. cendré du Canada {Mot. canadensi.s) , enl. 685, 2; — le Fig. de Vile de France {Mot. mauriliana) , enl. 703 , 1 ; — le Plastron noir , Vaill. III, cxxuj ; — Sylvia venusfa, Temm. col. 295 , 1 ; — S. speciosa , ib. 2; — S, palpcbrosa, ib. etc., etc. Ceux qui ont le bec un peu large à sa base, tiennent de près aux Gobe- Mouches à bec étroit. Consultez l'énumération des espèces des Etats-Unis donnée par M. Ch. Bonaparte, Lycée de New-York, 11 juillet 1826, p. 76 et suiv.

(4) Les Troglodites étrangers se lient , d'une part aux Fourmilliers , de l'autre aux Grimperaux. Joignez-y le Tkriolhore à long bec {Thr. longirostris, Vieill. Gai. 168 , ou Kainpijlorhinchus scolopaceits , Spix lxxix.)

qu'ils élèvent pt abaissent sans cesse; des jambes élevées, et surtout des plumes scapulaires assez longues pour couvrir le bout de Taile repliée , ce qui leur donne un rapport avec la plupart des Echassiers.

Les Hochequeues proprement dits ou Lavandières (Motacilla, Cuv.)

Ont encore Tongle du pouce courbé comme les autres Becs-Fins. Elles vivent au bord des eaux.

Celle de notre pays [mot. alba et cinerea, L.) enl. 652, est cendrée dessus , blanche dessous , avec une calotte à Tocciput ; la gorge et la poitrine noires.

Le midi de l'Europe en possède une qvii , avec l'âge , prend un dos noir, mais qui. dans sa jeunesse, ressemble à la précédente. C'est \e3Iot. lunubris, Roux, 194.

Les Bergeronnettes (Budytes, Cuv.) (1)

Ont , avec les autres caractères des lavandières , l'ongle du pouce alongé et peu arqué, ce qui les rapproche des Farlouses et des Alouettes. Elles se tiennent dans les pâturages , et poursuivent les insectes parmi les troupeaux. La plus commune,

La Bergeronnette de printems {Mot. flava.), cnl., 674, 2,

Est cendrée dessus, olive au dos , jaune dessous , un sourcil et les deux tiers des pennes latérales de la queue blancs (2).

Les Farlouses (Anthus, Bechst.)

Ont été long-temps réunies aux Alouettes , à cause de l'ongle alongé de leur pouce; mais leur bec grêle et échancré les rapproche des autres Bec-Fins. En même temps , leurs pennes et couvertures secondaires , aussi courtes qu'à l'ordinaire, ne les laissent pas confondre avec les Bergeronnettes.

Les unes , dont l'ongle est encore assez arqué , se perchent volontiers.

Le Pipi. {Alauda trivkdis et minor. Gm. Anthiis arhoreus. Bechst.) enl. 660. 1 (3). Naum. Lxxxiv, 2.

Brun-olivâtre dessus, gris-roussâtre dessous, tacheté de noirâtre à la poitrine ; deux bandes transversales pâles sur l'aile.

D'autres ont tout-à-fait au pouce un ongle d'Alouette; elles se tiennent plus souvent à terre.

La Farlouse ou Alouette de prés. {Alauda pratensis. Gm.) Anthus pratensis. Bechst. enl. 661, 2 (4). Naum. lxxxiv, 3, et lxxxv, 1.

Brun-olivâtre dessus , blanchâtre dessous , des taches brunes à la poitrine et aux flancs; un sourcil blanchâtre, les bords des pennes externes de la queue hlancs.

(1) Budytes , nom de la Bergerette , parce qu'on la voit parmi les Bœufs.

(2) Aj. la Berg. jaune {Mot. boarula , L.), Edw. 259, et Yieill. Gai. 162.

(3) Sous le faux nom de Farlouse; la Pivote ortotane , Buff., enl. 642, 2 {Motacilla Maculata, Gmel), en est le jeune. Foyez Roux, 288.

(4) Nommée nial-à-propos Alouette Pipi ; Nauman rapporte cette figure à son Anthus aquaticus , dont il la croit le jeune mâle , et il faut remarquer que la synonymie de ce sousgenrc n'est pas moins obscure que celles des Fauvettes.

Elle se lient dans les prairies humides ou inondées , niche dans les joncs, les touffes de gazon. Elle engraisse singulièrement en automne en mangeant du raisin , est alors recherchée sous les nomsde bec-figue et de vinette (1).

Nous terminerons celle famille des denlirostres , par quelques oiseaux qui se distinguent de tous les précédents , en ce que leurs deux doigts extérieurs, réunis à leur base sur près du tiers de leur longueur, les rapprochent de la famille des syndaclyles.

Les Manakins (Pipra, Lin.)

Ont le bec comprimé , plus haut que large , cchancré , à fosses nasales grandes ; leur queue et leurs pieds sont courts ; leurs proportions générales les ont fait long-temps regarder comme assez semblables à nos Mésanges. Ou doit mettre à leur tête , et dans un groupe séparé ,

Les Coqs de roche (Rupicola, Briss.),

Qui sont grands , et portent sur la tête une double crête verticale de plumes disposées en éventail. Les mâles adultes des deux espèces américaines {Pipr% rupicola, Gm. , enl. 59, et 747 ; Vieillot , Gai., 189 ; — Pip. peruviana , Lalh. , enl. , 745. ) sont du plus bel orangé , et lesjeunes d'un brun obscur. Ces oiseaux vivent de fruits , grattent la terre comme des poules , et font leur nid avec du bois sec dans les cavernes profondes des rochers. La femelle pond deux œufs.

Les Calyptomènes (Horsfield)

Ne diffèrent des Coqs de roche, que parce que les plumes qui se relèvent sur leur tête ne sont pas disposées en éventail ; déjà observe-t-on un peu ce caractère dans le Coq de roche du Pérou.

Il y en a dans Tarchipel des Indes une espèce du plus beau vert d'émeraude

{Cal. viridis. , Ilorsf. jav.) , qui n'est pas plus grande qu'un Merle.

Les vrais Manakins (Pipra, Cuv.)

Sont petits, et se font presque tous remarquer par des couleurs vives (2). Ils habitent, en petites troupes, dans les forêts humides.

Les EuRYLAiMEs (Edrylaimus , Horsf.)

Ont les mêmes doigts que les Manakins et les Coqs de roche ; mais leur bec , aussi fort que celui des Tyrans , est énormément déprimé et large , sa

(1) Ajoutez YAnthus aquaticus , Naum. lxxxv, 2, 34; — la Rousseline {Anth. campestris), enl. 661 , 1 Naum. lxxxiv, 1 ; ou Alauda mosellana , Lath. dont le jeune est le Fist de Provence, enl. 654, 1 {Motac. massiliensis , Gmel.) , voyez Roux, p. 292; — — VAnt. Richard i , Vieill. Gai. ci, et Roux 189, 190. — Parmi les Farlouses étrangères , plsicetV Alauda capensis , enl., 304, 2; VAt. rufa , ibid. 238, 1 ; — probablement le Ruhra, Edw. 297 ; — Antlms rufulus ,y\e\\\. Gai. 161.

(2) Pipra milifaris , Sh. Nat. Mise. 849; — Pipra caudata, Sh. Nat. Mise. 153, Spix, VI ; — Pipra plicaiida , Spix, vni ; — Pipra pareola, enl. 637 , 2 ; et 303, 2; — Superha, Pallas , sp. I , pi. m , f. 1 ; — Erytrocephala , enl. 34 , 1 ; — Auréola, 34 , 3 , et302; — /?ii6roc«/3j7/a,, col. 54,3, ou Carmita , Spix, vu, 'i-^ — Coronata, Sp. vu, 1,2; — Scrcna, enl. 324 , 2 , et Vieill. Gai. 72; — Gutturalis, 324 , 1 ; — Leucocapilla, 34 , 2 ; — Martacus , 302 , 1 , et 303 , I ; — Strigilaia , Pr. Max. col. 34 , 1 2.

base dépassant même le front en largeur. La pointe en est un peu crochue et légèrement échancrée de chaque côté ; l'arête en est mousse.

Ce sont des oiseaux de l'archipel des Indes , à fond de plumage noir , avec des parties de couleurs vives, et qui ont quelque chose de la tournure des Barbus, genre d'un ordre fort différent.

Ils vivent près des eaux et se nourrissent d'insectes (1).

LES FISSIROSTRES

Forment une famille peu nombreuse, mais très distincte de toutes les autres par son bec court, large, aplati horizontalement , légèrement crochu , sans échancrure , et fendu très profondément ; en sorte que l'ouverture de leur bouche est très large, et qu'ils engloutissent aisément les insectes qu'ils poursuivent au vol.

C'est à la tribu des Gobe-Mouches qu'ils tiennent de plus près , et spécialement aux Procnias , dont le bec ne diflFère presque du leur que par son échancrure.

Leur régime , absolument insectivore , en fait éminemment des oiseaux voyageurs, qui nous quittent en hiver.

Ces oiseaux se divisent en diurnes et nocturnes, à l'instar des oiseaux de proie.

Les Hirondelles (Hirundo , L.)

Comprennent les espèces diurnes, toutes remarquables par leur plumage serré, la longueur extrême de leurs ailes et la rapidité de leur vol.

Parmi elles, on distingue

Les Martinets. (Cypselus , Illiger.),

De tous les oiseaux , ceux qui ont les plus longues ailes à proportion , et qui volent avec le plus de force ; leur queue est fourchue ; leurs pieds , très courts, ont ce caractère fort particulier, que le pouce y est dirigé en avant presque comme les autres doigts, et que les doigts moyen et externe n'ont chacun que trois phalanges comme Tinlerne.

La brièveté de leur humérus , la largeur de ses apophyses , leur fourchette ovale, leur sternum sans échancrure vers le bas, indiquent, même dans le squelette , à quel point ces oiseaux sont disposés pour un vol vigoureux ; mais la Jjrièveté de leurs pieds , jointe à la longueur de leurs ailes, fait que, lorsqu'ils sont à terre, ils ne peuvent prendre leur élan ; aussi passent-ils pour ainsi dire leur vie en Tair , poursuivant en troupes et à grands cris les insectes dans les plus hautes régions. Ils nichent dans des trous de murs et de rochers , et grimpent avec rapidité le long des surfaces les plus lisses.

(1) Todus macrorynchos, Gm. Lath. Syn. IT, pi. xxx, et col. 154, sous le nom à'Euryl. nasulus; — Euryl. jarmins, llorsf., et col. 130 et 151 , sous le nom à'Euryl. Horsfieldii; — Eiir. cticuUatus , Tcmm. col. 261 -—Euryl. Blainrillii , Less, et Gain., Voy. de la Coquille, pi. xix, f. 2. — Le caractère du bec est surtout excessivement di'veloppc dans V Euryl. corydon , Tenim. col. 297.

L'espèce commune ( Hintndo apus, L.,) Enl. , 541 , 1 , est noire , à gorge blanche.

L'espèce des hautes montagnes {Hirunclo melba, L.), Edw. , 27; Vaill. , Afr., 243; VieiU. , Gai. 121, est phis grande, hrune dessus, blanche dessous , avec un collier brun sous le cou (1).

Les Hirondelles proprement dites (HiRiJNDO , Cuv.)

Ont les doigts des pieds et le sternum disposés comme dans le grand nombre des Passereaux.

Quelques-unes ont les pieds revêtus de plumes jusqu'aux ongles ; leur pouce montre encore un peu de disposition à se tourner en avant; leur queue est Courchue et de grandeur médiocre.

\i' Hirondelle de fenêtre. {Hirundo urbica. L.) Enl. 542, 2.

Noire dessus, blanche dessous et au croupion. Tout le monde connaît les nids solides qu'elle construit en terre aux angles des fenêtres , sous les rebords des toits , etc.. (2).

D'autres ont les doigts nus , la queue fourchue à fourches souvent très longues.

h'' Hirondelle de cheminée. {Hirundo rustica. L. ) Enl. , 543, 1.

Noire dessus; le front, les sourcils, la gorge roux; le reste du dessous blanc; son nom vient de l'habitation qu'elle choisit d'ordinaire.

'L'Hirondelle de rivage. {Hirimdo riparia. L.) Enl, 543, 2.

Brune dessus et à la poitrine ; la gorge et le dessous blancs. Elle pond dans des trous le long des eaux. Il paraît constant qu'elle s'engourdit pendant l'hiver.

On doit remarquer parmi les Hirondelles étrangères.

La Salangane. {Hir. esculenta. L.)

Très petite espèce de l'archipel des Indes , à queue fourchue ; brune dessus ; blanchâtre dessous et au bout de la queue ; célèbre par ses nids de substance gélatineuse, blanchâtre, disposée par couches, qu'elle fait avec une espèce particulière de fucus, à brins grêles et blanchâtres, qu'elle macère et broie avant de l'employer. Les vertus restaurantes attribuées à ces nids , en ont fait un article important de commerce à la Chine. On les apprête comme des champignons (5).

(1) Ajoutez Hir. sinensis; — le Martinet à croupe blanche, Vaill. Afr. ccxliv ,1? — le Martinet vélocif ère, id. ib. , ccxliv , 2? — le Martinet à Moustaches ( Cyps. mystâceus, Less. et Gain. ) , Voy. de la Cog., no 122; — le M. coiffe (C. coinatus, T. ) , col. 268; — le M. longipenne ( Hir. lotigipennis, T. ), col. 83 , 1.

(2) Ajoutez Hirundo catjennensis, enl. 725, 2 ; — Hir. ludoviciana, Nob. ; enl. 725, 1, et Catesb. 1, 51 ; — Hir. montana (la même que rupestris).

(5) Ici viennent : Hir. americana, Wils. V, xxxvin, 1, 2, ou rufa, VieiU. Am. 3 ; — une autre Hir. rufa, enl. 724, 1 ; — Hir. fulia, Vieill. Am. 32; — Hir. faciata , enl. 724,2; — Hir. violacea , enl. 722. ou H. purpurea , Wils. V, xxxix, 1, 'H; — Hir. chalybœa, enl. 545, 2; — Hir. senegalensis, enl. 310 ; — Hir. capensis, enl. 725, 2 ; — Hir. indica, Lath. Syn. II, pi. lvi; — Hir. panayana, Sonn. !«■•. f^oy. pi. lxxxvi ; — Hir. subis, Edw. 120 ; — Hir. ambrosiaca , Briss. II, pi. xlv, fig. 4 ; — Hir. tapera ; ib. fig. 3 ; — Hir. nigra, id. pi. xlvi, fig. 5; — Hir. daurica ; — VHir. à front roux, Vaill, Afr. ccxlv , 2; — VHir. de marais, id. ib. ccxlvi , 2; — Y Hir. huppée, id. ib.

Les pays étrangers ont quelques hirondelles à queue prescjue carrée (I) . et d'autres dont la queue carrée et courte a ses pennes terminées en pointe (2) .

Les Ensouleveivts (Caprimclgus. L.) (3)

Ont ce même ])lumage léger , mou et nuancé de gris et de Lrun. qui caractérise les oiseaux de nuit ; leurs yeux sont grands; leur bec, encore plus fendu qu'aux Hirondelles, garni de fortes moustaches, et pouvant engloutir les plus gros insectes, qu'il retient au moyen d'une salive gluante; sur la base sont les narines , en forme de petits tubes ; leurs ailes sont longues ; leurs pieds courts, à tarses emplumés, à doigts réunis à leur base par une courte membrane ; le pouce lui-même s'unit ainsi au doigt interne, et peut se diriger en avant ; l'ongle du milieu est souvent dentelé à son bord interne, et le doigt externe, par une conformation rare parmi les oiseaux , n'a que quatre phalanges. Les Engoulevents vivent isolés , ne volent que pendant le crépuscule ou dans les belles nuits , poursuivent les phalènes et autres iusectes nocturnes, déposent à terre, et sans art, un petit nombre d'oeufs ; l'air qui s'engouffre , quand ils volent , dans leur large bec , y produit un bourdonnement particulier.

Nous n'en avons en Europe qu'une espèce ,

( Caprimulgus europœus. L. ) Enl. 103,

Grande comme une grive, d'un gris brun ondulé; et moucheté de brun noirâtre, une bande blanchâtre , allant du bec à la nuque. Elle niche dans les bruyt^res, pond deux œufs seulement.

L'Amérique produit plusieurs de ces oiseaux, à queue ronde ou carrée , dont un aussi grand qu'un hibou {Caprim. grandis. ) Enl. , 525, et un autre C. vocifents. Wils. V. xli, célèbre par les cris très forts qu'il fait entendre au printemps (4). 11 y en a un à la Nouvelle-Hollande.

L'Afrique en a aussi quelques-uns (5), et dans le nombre il en est à queue pointue (6), et d'autres dont la queue fourchue est un indice de plus des rap-

ccxLVii; — Cyps. sene.r , T. 397 ; — Hir. fucala, Temm. col. IGl , 1 ; — Hir.jugiilaris, Pr. Max. col. ib. 2; — Hir java nica, Lath. ; col, 85, 2 ; — ////•. melanoleuca, Pr. Max.; col. 209, 2; Hir. minuta., — Pr. Max.; col. ib. 1 ; Hir. bicolor, Yieill. Am. 51, ou H. viridis, Wils. V, xxxvui, 3.

(1) Hir. dominicensis, enl. 545, 1 ; — Hir. torquata, enl. 725, 1 ; — Hir. leucoptera, enl. 546, 1 ; — Hir. francien, enl. 544, 2 ; — Hir. borbonica; — Hir. americana ,• — VHir. faute, Yaill. Afr. ccxlvi, 1.

(2) Hir. acuta, enl. 344, 1 ; — Hir.pelasgia,en\. 726, 1 et 2, et Wils, V, xxxix, 1 ; — Ctjppselus giganleus , Temm. col. 364; —Hir. albicollis, Vieill. Galer. 120, ou Ci/ps. coUaris, Pr. Max. ; col. 193.

(5) Caprimulgus, Téts-Chètre, œgolhclas, noms tirés de l'idée bizarre, répandue parmi le peuple, qu'ils tètent les chèvres et même les vaches.

(4) Ajoutez : Capr. virginianus, Edw. 05 , ou ainericanus , Wils. V. xl , 1 , 2 , qui me parait au moins très voisin du gutjancnsis, enl. 753 ; il a été confondu avec le vociféras ; — Capr. carolinensis, Catesb. 8, Wils. VI, liv , 2, espèce fort voisine de la nôtre : — C. jamaicensis, Lath. Syn. II, pi. Lvn ; — C. rufus, enl. 733; — C. scmitorqualus , enl. 734 ; — C. cayennensis, enl. 760 ; — C. acuttis, enl. 732 ; — C. Nattcrcri, col. 107; — C. diurnus, Pr. Max. ; col. 182; — C. mystacalis, Temm.

(3) C. infuscalus. Ruppel, pi. vi; — C. isabcUinus , T. col. 579;— C. eximius , Rupp. ; col. 398.

(fi) C. climacuru.i , vieill. Galer. 122.

porls de ce genre avec les Hirondelles (1). Il y en a même un en Amérique tlont les fourches de la queue sont plus longues que le corps (2) ; l'ongle du milieu de ces espèces à queue fourchue , n'est pas dentelé.

Une espèce, également d'Afrique, mais à queue ronde , est fort remarquahle par une plume deux fois plus longue que le corps , cpii naît près du poignet de chaque aile, et n'a de barbes que vers son extrémité {Cap. long ipennis) Shaw. , Natur. Miscell. , 265.

Les PODARGES. ( PODARGUS. CuV. )

Ont la forme, la couleur, les habitudes des Tète-Chèvres ; mais leur bec est plus robuste, et ils n'ont ni membranes entre les doigts ni dentelure à l'ongle du milieu (3).

Le P. coidré. ( P. Cuvieri. ) Vieill. Gai. 123. Varié de cendré , de blanchâtre et de noirâtre , de la taille d'une Corneille.

Le P. roux. (P.javanensis, Ilorsfield. Jav. ) Roux, varié de brun ; une bande blanche le long des scapulaires.

Le Podarge cornu ( P. cornutus. T.) Col. 159. lloux, varié de blanc; des grandes touffes de plumes aux oreilles.

La troisième famille des passereaux , ou

LES CONIROSTRES ,

Comprend les genres à bec fort, plus ou moins conique et sans échancrures; ils vivent d'autant plus exclusivement de grains , que leur bec est plus fort et plus épais.

On distingue d'aboi'd parmi eux le genre des

Alouettes ( Alaijda, L.),

Par l'ongle de leur pouce , qui est droit , fort et bien plus long que les autres (4) : ce sont des oiseaux granivores, pulvérateurs, qui se tiennent et nichent à terre.

Le plus grand nombre a le bec droit, médiocrement gros et pointu. \j' Alouette des champs {Al. arvensis.) enl. 368, i ; Naum. c, 1 ,

Est connue de tout le monde par son vol perpendiculaire, qu'elle exécute en chantant avec force et variété , et par l'abondance avec laquelle on la prend pour nos tables. Plumage brun dessus , blanchâtre dessous , tacheté

(1) Capr. fiircatus, Cuv.; Vaill. Afr. xlvu 5 C-iJectoralis, id. ib. xciv.

(2) C. ;Ma/j«-M5, Tem. col. 117, 151.

(ô) M. Vigors considère les Podarges comme liant les Tête-Chèvres aux Chouettes; il fait un genre (/Ecotheles) du Caprimulgus novœ-hollandiœ. Phillip. Bat. b. pag. 270.

(4) Ce caractère est plus ou moins marque dans les Bergeronnettes, les Alouettes, les Anllius, dont nous avons déjà parlé, et dans les Bruants de neige, dont nous parlerons plus bas. *

parloiil de brun plus l'oucé ; les deux pennes externes de la queue blanches en dehors.

Le Cochevis ou Alouette huppée. { Alauda cristata.) Enl. 503, Naura. xcix, 1.

A peu près de même taille et de même plumage ; les plumes de la tête pouvant se relever en huppe ; moins commune que la précédente , elle se rapproche des villages, des taillis.

V Alouette des bois, Cujelier, Lulu, (Al. arborea. Al. neinorosa.) Enl. 503. 2. Naum., c. 2.

Porte aussi une petite huppe , maismoins marquée ; elle est plus petite, et se distingue en outre par un trait blanchâtre autour de la tête, et par une ligne blanche sur les petites couvertures ; elle se plaît surtout dans les bruyères de l'intérieur des bois (1).

On voit quelquefois en Europe

U Alouette à hausse-col noir. {Al. alpestris^ Al. Jlava, et Al. sibirica. Gm. ) Enl. 652. 2. Naum. xcix. 2. 3. Wils. am. I. v. 4.

Oiseau de Sibérie et de l'Amérique du nord; à front, joues et gorges jaunes, avec des trais noirs; nne large tache noire en travers du haut de la poitrine. Le mâle a une petite toulïe pointue derrière chaque oreille. D'autres ont le bec si gros qu'on pourrait, sous ce rapport, les rapprocher des Moineaux : Telle est

La Calandre. ( Al. calandra.) Enl. 563. 2. Naum. xcviii, 1.

La plus grande espèce d'Europe; brune dessus, blanchâtre dessous, une grande tache noirâtre sur la poitrine du mâle. Du midi de l'Europe et des déserts de l'Asie.

Mais surtout

Jj Alouette de Tartarie. {Al. Tartarica et mutabilis et Tanagra sibirica, Gm.), Sparm. Mus. Caris. , pi. xix, Vieill. Gai. 160 ,

Dont le plumage d'adulte est noir, onde en dessus de grisâtre. Elle s'égare quelquefois en Europe (2).

D'autres l'ont alongé , un peu comprimé et arqué , ce qui les rattache aux Huppes et aux Promerops; Tel est

Le Sirli, { AL africana, Gm ) , enl. 712 ; Vieillot , Gai. 159 ,

Oiseau assez commun dans les plaines sablonneuses d'une extrémité à l'autre de l'Afrique ; son plumage s'éloigne peu de celui de notre alouette commune (3).

(1) Ajoutez en espèces européennes : la Girole {al. Italica); — la Coquillade {Al. undata)., enl. C62 ; — rAlouelte à doigts courts {Al. brachtjdactyla, Naum. xcvni , 2). En espèces étrangères , la Bateleuse, Vaill. Afr. 194 ; — le Dos roux, ib. 197 ; — la Calotte rousse, ib. 198.

N. B. VAL magna {Csitesb. l, xxxui) n'est qiiele Sturnus ludovicianus.

(2) Ajoutez le Traçai, Vaill. Afr. pi. 191 ; — VAL gros bec, id. pi. 192. (ô) Aj. AL bifasciata. Rupp. pi. v; col. 593.

M. Swainson sépare des alouettes le bateleur, Vaill. sous le nom de Brachonyx ; sa sentinelle, 195, sous celui de Macronyx; et de ma division à bec alongé, il fait sa ceuthilanda.

Les Mésanges ( Parcs , L. )

Ont le bec menu , court , conique , droit , garni de petits poils à sa base, et les narines cachées dans les plumes : ce sont de petits oiseaux très vifs , voletant et grimpant sans cesse sur les branches, s'y suspendant en toute sorte de manières , déchirant les graines dont ils se nourrissent, mangeant aussi beaucoup d'insectes , et n'épargnant pas même les petits oiseaux , quand ils les trouvent malades et peuvent les achever. Ils ont l'habitude de ramasser des provisions de graines, nichent dans les trous des vieux arbres , et pondent plus d'oeufs qu'aucun des autres Passereaux.

Nous avons six Mésanges proprement dites :

La Charbonnière. {Parus major. L.) Enl. 5,1. Naum. cxiv.

Olivâtre dessus, jaune dessous; la tête noire ainsi qu'une bande longitudinale sur la poitrine ; im triangle blanc sur chaque joue. lAme des plus communes dans les taillis, les jardins.

Lapetiïe Charbonnière, {Parus ater. L. ) Fricsh. I , pi. xiii, 2. Naum. xcxv, 2.

Plus petite que la précédente, a du cendré au lieu d'olivâtre , et du blanchâtre au lieu de jaune. Elle habite de préférence les grands bois de sapin.

La Nonnelte. {Parus palustris. L.) Enl. 5, 3. Naum. xciv , 4.

Cendrée dessus, blanchâtre dessous , une calotte noire.

La Mésange à tête bleue. { Parus cœruleus. L. ) Enl. 5 , 2. Naum. xcv ,1,2.

Olivâtre dessus , jaunâtre dessous, la sommet de la tête d'un beau bleu, la joue blanche encadrée, de noir, le front blanc, joli petit oiseau assez commun dans les taillis.

La Mésange huppée. {Parus cristatus. L. ) Enl. 702, 2.

Brunâtre dessus , blanchâtre dessous ; la gorge et le tour de la joue noirs j une petite huppe maillée de noir et de blanc.

La Mésange à longue queue. {Parus caudalus. L.) Enl. 502, 5. Naum. xcv , A. 5. 6.

Noire dessus ; les couvertures des ailes brunes, le dessus de la tête et tout le dessous blancs , la queue plus longue que le corps. Elle fait son nid sur les branches des arbrisseaux et le recouvre par-dessus (1).

(1) Nos Mésanges sont aussi représentées dans l'ouvr. de M. Roux ^ pi. cxu — cxxiv. Joignez Parus hicolor (Catesb. i 57) ; — P. cyanus (Nov. Coinm. Petrop. XIV, pi. xni, fig. I, et xxiu, fig. 2), et P. sœlbijensis (Sparm. Bi. Caris, pi. xxv), qui paraissent à Bechstein les deux sexes d'une même espèce. Vieill. Gai. 68. Naum. cxv, 6; — P. alricapilltis (Briss. III, pi. XXIX, fig. 1); P. sibiricus (enl. 708, fig. ô), ei P. palustris, B. (enl. 502, 1), qui sont trois variétés ou espèces très voisines ; — P. atriceps, Horfs., col. 287, 2.

Les Partis malabaricus (Sonner. 2" Fo^J. pi. cx, 1) , et coccùwus (Sparm. Mus. Caris. XLviii, xLix), P. furcatus, col. 287, 1 , sont des Traquets ou des Gobe-Mouches, voisins de YOranor, Vaill.; du Mot. ruticilla, L. ; du Turdus sjieciosus, Lath. On peut remarquer que toutes les fois que les caractères d'un oiseau ne sont pas bien tranchés, les auteurs l'ont ballotté do genre en genre.

Les Moustaches

Diffèrent des Mésanges proprement dites, par la mandibule supérieure de leur beC; dont le bout supérieur se recourbe un peu sur Tautre. Nous n^en avons qu'une ,

La Moustache. {Parus hiarmicus. L.) Enl. 618, 1 et 2. Vieillot, 69. Naum. cxvi.

Fauve : le mâle à tète cendrée , avec une bande noire qui entoure l'œil et se termine en pointe en arrière. Cet oiseau niche dans les joncs les plus épais. On en trouve dans tout Tancieu continent , quoique rarement.

Les Remiz.

Ont le bec plus grêle et plus pointu que les Mésanges ordinaires : ils mettent généralement plus d'art dans la construction de leur nid. Nous n'en possédons aussi qu'un ,

Le Re77iiz. {Parus pendulinits.) Enl. 618, 5. Vieillot, 70. Naum, cxvii.

Cendré; ailes et queue brunes; un bandeau noir au front, se plongeant jusque derrière les yeux dans le mâle. Ce petit oiseau , habitant du midi et de l'orient de l'Europe , est fameux par le joli nid, en forme de bourse , tissu de duvet de saule , de peuplier , et garni en dedans de plumes , qu'il suspend aux rameaux flexibles des arbres aquatiques (1).

Les Bruants (Emberiza. Lin.)

Ont un caractère extrêmement distinct dans leur lîec conique , court, droit , dont la mandibule supérieure , plus étroite et rentrant dans l'inférieure , a au palais un tubercule saillant et dur. Ce sont des oiseaux granivores , qui ont peu de prévoyance et donnent dans tous les pièges qu'on leur tend.

Le Bruan commun. {Emberiza citrinella. Lin. ) Enl. 50, 1. Naum. en, 2.

A dos fauve , tacheté de noir ; à tête et tout le dessous du corps jaunes ; les deux pennes externes de la queue abord interne blanc. Niche dans les haiesse rapproche des habitations en troupes innombrables en hiver, avec les Moineaux , les Pinsons, etc. , quand la neige couvre la terre.

Le Bruan fou {Emb. cia, Lin. ) , enl. 30, 2; Naum. civ, 1 , 2,

En diffère parce qu'il a le dessous gris-roussâtre , les côtés de la tête blanchâtres, entourés de lignes noires en triangle. Des contrées montagneuses (2).

Le Bruant des haies {Emb. cirlus , Lin.) , enl. 653 ; Naum. en ,3,4,

A la gorge noire , les côtés de la tête jaunes. Il niche dans les taillis , au bord des champs (3).

(1) Parus narhonensis (enl. 708 , 1) paraît la femelle du PenduUnus ; ajoutez le Parus capensis (Sonner. 2« f^oy. pi. cxn ) , dont le nid, fait de coton et en forme de bouteille , porte sur ie bord du goulot une espèce d'auget pour poser le mâle.

(2) VEmb. lotharingica, enl. 511, 1, n'en diffère pas.

(ô) On y rapporte aussi VEmb. passerina; et peut-être les Emh. prorincialis, enl. 636, 1, et Leshin, ib. 2, n'en sont-elles nue des variétés accidentelles. Foyez Roux, p. 176 et 178.

Le Bruant de roseaux (Emb. schœnîchts , Lin. ) enl. 247, 2; Naiim. cv ,

A sur la tète une calotte noire, des taches de même couleur sur la poitrine , el le dos roux. Niche aux pieds des buissons , le long des eaux , etc. (1). La plus grande espèce de nos pays-ci est

Le Proyer. {Emb. 7n'iliarin. L. ) enl. 233. Naum. ci, 1.

Gris-brun . tacheté partout de brun foncé. Il niche dans les herbes, les blés. Le plus célèbre , par la saveur de sa chair, est

V Ortolan. {Emb. hortulana. L.) enl. 247, 1 Naum. cm.

A dos brun-olivâtre, à gorge jaunâtre, les deux plumes externes de la queue blanches en dedans. II niche dans les haies ; est commun et très gras en automne (2).

Le sud de l'Europe voit aussi quelquefois

Le Bruant à tête 7ioire. {Emb. melanocephala. Scop. Naum. ci , 2. — Fring. crocea. Vieil. Ois. tab. 27.

Fauve dessus , jaune dessous ,

Et le Bruant des pins. {Emb. jyit/ifornis. Pall.) Naum. civ. 3.

A gorge et un trait au côté de la tète , d'un roux marron. M.Meyer dislingue, sous le nom de Plf.ctrophanes, les Bruants qui ont l'ongle du pouce alongé comme les Alouettes. Tel est

Le Bruant de neige. {Emb. nlvalls. L. ) enl. 511, Naum. cvi, cvii.

Qui se reconnaît aune large bande longitudinale, blanche sur l'aile. C'est un oiseau du Nord , qui devient presque tout blanc en hiver (5). Ou doit y joindre

Le Bruant de Laponîe ou grand Montahi de Buff. {Fring. laponica. Gm. ou Calcarata. Pall. Voyez Trad. i'r. III, pi. 1, 1. ) Naum, cviii.

Tacheté denoir sur un fond fauve; la gorge elle haut delà poitrine noirs dans

(1 ) M. Wolf croit devoir y réunir VEinb. chloiocephala et VEmb. hadensis.

(2) Tu Emb. vtelbensis, Sparm. Mus. Caris, i , 21 , n'est qu'un jeune Ortolan.

Après tous les doubles emplois que nous avons signalés, il faut encore éloigner de ce genre VEmb. briimalis, qui est le même oiseau que Fring. citrinella, enl. 658, 2; — E. rubra , le même que FringiUa erylhrocephala, enl. G65, 1 , 2 ; — toutes les Veuves , comme je dirai ci-dessons ; — Emb. quadricolor, enl. 101,2; — Emb. cyanopis, Briss. III, pi. VIII , fig. 4. — Emb. cœrulea, id. ib. XIV, 2, le même que cyanella, Sparm. Caris. II, 42, 43, qui sont trois Loxics; — Emb. quelea, enl. 223, i; — Emb. capensis , enl. 158 et oC4; — Emb. borbonica ,en\. 521, 2; — Emb. brasiliensis , ib., 1, qui sont quatre Moineaux ; — Emb. ciris, enl. 158, qui est une Linotte ; — enfmEmb. oryzivora, enl. 388, qui a le bec des Linottes, sans compter les espèces que je n'ai pu examiner. Mais il faut vraiment placer dans le genre des Bruants : le Br. commandeur {Emb. gubernatorf T., col. 63), le même que le Br. huppé {Emb. cristatclla , Vicill. gai. 67); — Emb. striolala, Ruppel Av. pi. x, a; — Emb. cœsia, id. ib.b.; les Tanagra cristatella , graminea, ruficolliSj Spix, lui, sont aussi des Bruants.

Les Emdf.rizoïdes, Timm. col. 114, paraisseul être des Bruants à queue longue et étagée, dont le bec se rapproche un peu de celui des Moineaux. M. Swaiiison en a fait son genre

TARDIVOLA.

(3) VEmbcn'za moiilana et VEmb. musiclina ne sont que difTérenls clals du BrunnI de neige.

le mâle. Jl habile dans les mêmes pays que le précédent, et ne nous vient de même qu'en hiver , mais bien plus rarement.

Les MoiNEArx ( Frikgula. Lin. )

Ont le bec conique et plus ou moins gros à sa base; mais sa commissure n'est point anguleuse : ils vivent généralement de grains , et sont pour la plupart voraces et nuisibles.

Nous les subdivisons comme il suit :

Les Tisserins. (Ploceus. C»v.)(1).

A bec assez grand pour les avoir fait en partie classer parmi les Cassiques ; mais sa commissure droite les en distingue ; ils ont de plus la mandibule supérieure légèrement bombée.

On en trouve dans les deux continents. La plupart de ceux de l'ancien font leur nid avec beaucoup d'art, en entrelaçant des brins d'herbes ; c'est ce qui les a fait nommer tisserins.

Tel est

Le Toucnam-Coiirvi des Philippines. {Loxia Philippina. Lin.) enl. 135.

Jaune, tacheté de brun, à gorge noire. Son nid , suspendu, est en forme de boule , avec un canal vertical et ouvert en dessous, qui communique par lé côté dans la cavité où sont les pelits (2).

Quelques-uns rapprochent leurs nids en grande quantité , pour en former une seule masse à plusieurs compartiments.

Tel est

Le Républicain. {Loxia socia. Lalh. ) Paters. Voyage, pi. xix.

D'un brun olivâtre , jaunâtre en dessous , à tête et pennes brunes ou noirâtres.

Parmi ceux du nouveau continent , on peut remarquer

Le MancjeKr de riz , petit Choucas de Surinam, de la Jamaïque , Cassique noir etc. ( Oriolus niger , Or. oryzivorus, Corvus surinamensis . Gm. )enl. 534 ; Broun, lllustr. X, Wils. Am. III, xxi, 4 ,

Qui dévaste en troupes innombrables, les champs de plusieurs des parties chaudes de l'Amérique. Il est d'un noir changeant en magnifiques rellets de toutes les teintes de l'acier bruni (3).

(1) U)DXivi; tisserand. Vieillot a adopté ce genre et ce nom. Gai. 84.

(2) Ajoutez le Capmorc, Buff. {Oriolus tcxtor, Gm.), enl. 573 et Ô7G; — FrinqiUa crythrocephala, enl. CG3. Vieill. Ois. ch. 28; — le prétendu Tangaru de malimbc, Daud. An. du Mus. I, p. 148, pi. x; ou 3/o//wèi! /iw;j/)p, Vieill. Ois.ch. 42et 43; — le Mali mbe orangé, id. 44 ; — le Malimbe ù gorge noire, id. 45; — le Tisserin à front d'or {Pion, aurifrons, Temm. col. 175, 17G); — le Baglafecht {Lot. abysstntca)'^ — le Nélicoiirvi {Los. pensilis), Sonn. 2^ Voy. pi. cix ; — le fVorabee {Fring abyssinien, Gm.), Vieill. Ois. ch. 28** ; — Fring. erythrocephala, Gm. Vieill. ib. 28.

On pourrait distinguer le Tisserin alecto , Temm. col. 446, qui a un renflement sur la base du bec.

(ô) Les nomenclateuis n'ont pu encore mettre en ordre les oiseaux noirs d'Amérique plus ou moins voisins des Cassiques , parce que les descriptions que les voyageurs en ont données sont insignifiantes.

Nous croyons devoir indiquer ici les principaux , avec ce qu'il y a de plus clair dans leur synonymie.

1° Le Cassique noir à mantelet , indiqué^ci-dessous aux Cassiques.

2o L'Oiseau ci-dessus, bien dessiné, mais peint sans reflets, enl. 534, et cité sous

Les Moineaux proprement dits ( Pyrgita, (1). Cuv. )

Ont le bec un peu plus court que les précédents, conique , et seulement un peu bombé vers la pointe.

Le Moineau domestique {Fring. dames tica. enl. 6, \, Naum. cxv.

Niche dans les trous des murs ; infeste les lieux habités , par son audace et sa voracité. Brun, tacheté de noirâtre dessus, gris dessous, une bande blanchàlre sur l'aile, calotte du mâle rousse sur les côtés, sa gorge noire.

Il yen a en Italie une espèce ou variété, dont le mâle a la tète entièrement marron. {Fr. cisalpina. Tem. Fr. IlaVice. Vieill. Gai. 65. ) Le noir de la gorge s'étend quelquefois sur la poitrine : c'est alors Fr. hispaniolensis.

Le Frlquet ou 3Ioineau de bois. ( Fring montana) enl. 267 , 1. Naum.

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