‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 30 sur 91 · GRANDES DIVISIONS · texte numérisé non relu

GRANDES DIVISIONS

•Si l'on considère le règne animal d'après les principes que nous venons de posées en se débarrassant de? préjuges établi* sur les divisions anciennement ad* mises , en n'ajanfrégardqu'à l'organisation et à la nature des animaux , et non pas à leur grandeur, à leur utilité , ail plus ou moins de connaissance que nous eu avons, ni à toutes les autres circonstances accessoires, on trouvera qu'il existe quatre formes principales , quatre plans généraux, si l'on peut s'exprimer ainsi, d'après lesquels tous les animaux semblent avoir été modelés , et dont les divisions ultérieures , de quelque titré que les naturalistes les aient décorées, ne sont que des modifications assez légères , fondées sqr le développement ou l'addition de quelques parties , qui ne changent rien à l'essence du plan.

Dans la première de ces formes, qui est celle de l'hoiitibe et des animaux qui lui ressemblent le plus , le cerveau et le tronc principal du système nerveux •sont renfermés dans une enveloppe osseuse, qui se compose dttarâne<etd6S vertèbres * aux eèvi&de cette uofonne mitoyenne $7 attachent les côte» et les os des membres qui forment la charpente du corps; iësmû*fctes recouvrent en général les os qu'ils fonugitf* et les viscères sont renfermés dans la tète et dans le tcoix?.

Nous appellerons les animaux de cette forme les animaux vertébrés. (Aninudia vertebréula.) tr

DIVISION DES ÀKIMÀUX. ^9

Ils ont tous le sang rouge, un cœur musculaire ? une bouche à deuxmâchoiresplacéesl'uneau-dessus ou au-devant de l'antre, des organes distincts pour la vue, pour l'ouïe, pour l'odorat et pour le goût, placés dans les cavités de la face ; jamais plus de quatre membres; des sexes toujours séparés, et une distribution très semblable des masses médullaires et des principales branches du système nerveux*

£n examinant de plus près chacune des parties de cette grande série d'animaux, on y trouve toujours quelque analogie, même dans les espèces les plus éloignées l'une de l'autre, et Ton peut suivre les dégradations d'un même plan , depuis l'homme jusqu'au dernier des poissons.

' Dans la deuxième forme, il n'y a point de squelette ; les muscles sont attachés seulement à la peau , qui forme une enveloppe molle , contractile en divers sens, dans laquelle s'engendrent, en beaucoup d'espèces , des plaques pierreuses , appelées » coquilles , dont la position et la production sont analogues à celles du corps muqueux; le système nerveux est avec les viscères dans cette enveloppe générale, et se compose de plusieurs masses éparses , réunies par des filets nerveux, et dontlesprincipales, placées sur l'œsophage, portent le nom de cerveau. Des quatre sens propres , on ne distingue plus que les organes de celui du goût et de celui de la vue ; encore ces derniers manquent-ils souvent» Une seule famille montre des organes de l'ouïe* Du reste il y

tomb i. 4

5o ' I5TIIODUCTION.

a toujours un systènie complet de circulation , et des organes particuliers pour la respiration. Ceux de la digestion et des sécrétions sont à peu près aussi compliqués que dans les animaux vertébrés.

Nous appellerons cesanimauxdelaseconde forme, Animaux mollusques. {Animcdia molhisca.)

Quoique le plan général de leur organisation ne soit pas aussi uniforme, quant à la configuration extérieure des parties , que celui des animaux vertébrés , il y a toujours entre ces parties une ressemblance au moins du même degré dans la structure et dans les fonctions.

La troisième forme est celle qu'on observe dans les insectes, les vers, etc. Leur système nerveux consiste en deux longs cordons régnants le long du ventrç , renflés d' espace en espace en nœuds ou ganglions. Le premier de ces nœuds, placé audessus de l'œsophage, et nommé cerveau, n'est guère pi us grand que ceuxquisont le long du ventre, avec lesquels il communique par des filets qui embrassent l'œsophage comme un collier. L'enveloppe de leur tronc est divisée par des plis transverses en un certain nombre d'anneaux, dont les téguments sont tantôt durs , tantôt mous , mais où les muscles sont toujours attachés à l'intérieur. Le tronc porte souvent à ses côtés des membres articulés ; mais souvent aussi il en est dépourvu.

Nous donnerons à ces animaux le nom d' Animaux articulés* (Anima lia articulata.)

C'est parmi eux que s'observe le passage de la

Page 1