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DES ANIMAUX VERTÉBRÉS EN QUATRE CLASSES

On vient de voir à quel point les animaux vertébrés se ressemblent entre eux ; ils offrent ce-> pendant quatre grandes subdivisions ou classes, caractérisées par l'espèce ou la force de leurs mouvements, qui dépendent elles-mêmes de la quantité

LBOR DIVISION. &J

de leur respiration , attendu que c'est de la respiration que les fibres musculaires tirent l'énergie de leur irritabilité,

La quantité de respiration dépend de deux facteurs ; le premier est la quantité relative du sang qui se présente dans F organe respiratoire dans un instant donné; le second, la quantité relative d'oxygène qui entre dans ^^composition du fluide ambiant. La quantité du sang qui respire dépend de la disposition des organes de la respiration et de ceux de la circulation.

Les organes de la circulation peuvent être doubles, de sorte que tout le sang qui arrive des parties par les veines, soit obligé d'aller circuler dans l'organe respiratoire avant de retourner aux parties par les artères; ou bien ils peuvent être simples , de sorte qu'une portion seulement du sang qui revient du corps soit obligée de passer par l'organe respiratoire , mais que le reste retourne au corps sans être allé respirer.

Ce dernier cas est celui des reptiles. Leur quan-i tité de respiration et toutes les qualités qui en dépendent varient selon la proportion du sang qui se rend dans le poumon à chaque pulsation.

Les poissons ont une circulation double, mais leur organe respiratoire est formé pour respirer par l'intermède de l'eau ; et leur sang n'y éprouve d'action que delà part de la. portion d'oxjgène dissoute ou mêlée dans cette eau , en sorte que leur quantité de

respiration est peut-être moindre encore que celle des reptiles.

Dans les mammifères , la circulation est double el la respiration aérienne est simple, c'est- à-dire qu'elle ne se fait que dans le poumon seulement ; leur quantité de respiration est donc supérieure à celle des reptiles à cause de la forme de leur organe circulatoire , et à celle des poissons à cause de la nature de leur élément ambiant

Mais la quantité de respiration des oiseaux est encore supérieure à celle des quadrupèdes , parce que non-seulement ils ont une. circulation double et une respiration aérienne , mais encore parce qu'ils respirent par beaucoup d'autres cavités que le poumon , l'ait pénétrant dans tout leur corps , et bai-* gnant les rameaux de l'aorte, ou artère du corps» aussi-bien que ceux de Tarière pulmonaire.

De là résultent les «quatre sortes de mouvements auxquelles les quatre classes d'animaux vertébrés sont plus particulièrement destinées : les quadrupèdes , où la quantité de respiration est modérée , sont généralement faits pouMUarcher et courir en développant de la force ; les oiseaux, où elfe est plus grande , ont la vigueur de muscles et la légèreté nécessaires pour le vol; les reptiles, où elle est plus faible, sont condamnée à ramper , et plusieurs d'entre eux passent une partie de leur vie dans une sorte de torpeur; les poissons enfin ont besoin, pour exécuter leurs mouvements, d'être soutenus

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dans un liquide spécifiquement presque aussi pesant qu'eux.

Toutes les circonstances d'organisation propres k chacune de ces quatre classes, et nommément celles qui concernent le mouvement et les sensations extérieures, sont en rapport nécessaire avec ces caractères essentiels.

Cependant la claslfc des mammifères a des caractères particuliers ; dans sa génération vivipare , dans la manière dont ses fœtus se nourrissent dans la matrice , au moyen du placenta , et dans les mamelles par lesquelles elle allaite ses petits»

Au contraire ^ les autres classes sont ovipares * et , si on les opposé eu commun 6 la première , ou leur trouve des ressemblances nombreuses qui annoncent podr elles un plan spécial d'organisation dans le grand plan général de tous les vertébrés.

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