‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 38 sur 91 · DIVISION BH ORDRES · texte numérisé non relu

DIVISION BH ORDRES

Les animaux à sabot sont tous de nécessité herhivores ou à couronnes des mâchelières plates, parce que leurs pieds ne leur permettraient pas de saisir une proie vivante.

Les aoimaux à doigts onguiculés étaient susceptibles de plus (^variétés ; il y en a de tous les régimes; et outrât forme des mâchelières, ils diffèrent encore beaucoup entre eux par la mobilité et la délicatesse des doigts. Oq a surtout saisi à cet égard un caractère qui influe prodigieusement sur l'adresse et multiplie leurs moyens d'industrie ; c'est la faculté d'opposer le pouce aux autres doigts, pour saisir les plus petites choses, ce qui constitue la main proprement dite ; faculté qui est portée à son plus haut degré de perfection dans l'homme, où l'extrémité antérieure tout entière est libre et peut être employée à la préhension.

Ces diverses combinaisons qui déterminent rigoureusement la nature des divers mammifères, ont donné lieu à distinguer les ordres suivants : .

Parmi les onguiculés, le premier, qui est en même temps privilégié sous tous les autres rapports, l'homme , a des mains aux extrémités antérieures seulement; ses. extrémités postérieures le soutiennent dans une situation verticale.

L'ordre le plus voisin de l'homme , c^ui des quadrumanes , a des %nains aux quatre extrémités.

Un autre ordre , celui des carnassiers, n'a point de pouce libre et opposable aux extrémités antérieures.

Ces trois ordres ont d'ailleurs chacun les trois sortes de dents , savoir : des mâehelières , des capines et des incisives.

Un quatrième, celui des rongeurs y dont les doigts différent peu de ceux des carnassiers , manque de -canines, et porte en avant des iMÎsives disposées pour une sorte toute particulière de manducation.

Viennent ensuite des animaux dont les doigts sont déjà fort gênés, fort enfoncés dans de grands ongles, le plus souvent crochus, et qui ont encore cette imperfection de manquer d'incisives. Quelquesuns manquent même de canines, et d'autres n'ont point de dents du tout. Nous les comprenons tous sous le nom d'édentés.

Cette distribution des" animaux onguiculés serait parfaite et formerait une chaîne très régulière , si la Nouvelle-Hollande ne nous avait pas fourni récemment une petite chaîne collatérale, composée des animaux a bourse , dont tous les genre» se tiennent entre eux par l'ensemble de l'organisation, et dont cependant les uns répondent aux carnassiers, les autres aux rongeurs, les troisièmes aux édentés, par les dents et par la nature du régime.

Les animaux à sabots , ; moins nombreux, ont aussi moins d'irrégularités.

Lesrummants composent un ordre très'distinct , par ses pieds fourfchus, sa mâchbift .supérieure sans vraies incisives , et ses quatre estomacs.

Tous les autres quadrupèdes à sabots se laissent

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réunir eo un seul ordre que j'appellerai pachydermes ou jumenta , excepté Y éléphant, qui pourrait faire un ordre à part, et qui se lie par quelques rapports éloignés avec l'ordre des rongeurs.

En£n viennent les mammifères qui n'ont point du tout d'extrémités postérieures , et dont la forme de poisson et la vie aquatique pourraient engager à faire une classe particulière , si pour tout le reste leur économie n'était pas la même que dans la classe où nous les laissons* Ce son t les poissons à sang chaud des anciens ou les cétacés, qui , réunissant à la force des autres mammifères l'avantage d'être soutenus par l'élément aqueux , comptent parmi eux les plus gigantesques de tous les animaux.

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