LES CARNIVORES
Formeront une troisième Famille de Carnassiers.
Quoique Tépithète de carnassiers convienne à tous les onguiculés à trois sortes de dents non quadrumânes , puique tons 6e nourrissent plus oit moins de matières animales , cependant il en est beau-
(i) C'est lie condflura d'Iiiger, mais les caractères qu'il indique, pris de la figure de La Faille , copiée dans Buff. , suppL Vt , xxxrt, i, et sur lesquels il a composé le nom jàn genre, sont feux. M. DesmareU est fepremier qui ait bien fait connatUre les dents de cet animal.
M* Harlan décrit une espèce, cortd. maeroura, qui n'a autour des narines que de très courtes pointes ? à queue comprimée écailleuse , el il lui associe, comme troisième espèce , le talp. longicaudata de Peunant, Hist., n© 44 3- qu'il parait cependant n'avoir pas observé par lui-même.
coup*, et spécialement les deux familles précédentes, que leurs faiblesse et lès tubercules coni*ques de leurs mâcbelières réduisent presque à vivre d'insectes. C%st dans la famille actuelle que l'appétit, sanguinaire se jpint à la. force nécessaire pour y subvenir. Elle a toujours quatre grosses et lohgues canines écartées, entre lesquelles sontrsix incisives à chaque mâchoire , , dont la seconde des inférieures a sa racine un. peu plu* rentrée que les autres. Ses molaires sont , ou entièrement tranchantes ou mêr lées seulement départies à tubercules mousses» et non hérissées de pointes coniques.
Ces animaux sont d'autapt plus exclusivement carnivores que leurs dents sent plus complètement* tranchantes, et Ton peut presque calculer la^pcoporrtion de leur régime d'après l'étendue dé la surface tuberculeuse de leurs dents comparée à la partie tranchante* Les ours, qui peuvent entièrement se nourrir de végétaux, ont presque toutes leurs dents tubereuleuses.
Les molaires antérieures soufcles plus tranchaqtes ; ensuite vient une molaire plus grosse que les autres, qui a d'ordinaire un talon tuberculeux plus ou moins large, et derrière elle on trouve une ou deux, petites dents entièrement plates. Aussi, c'est avec ces petites dents du fond de la bouche que les chiens mâchent l'herbe qu'ils avalent quelquefois. Nous appellerons } avec ML Frédéric Cuvier , cette grosse molaire d'en haut, et celle qui lui. répond enbas>v
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-canuKsières , les antérieures pointues, fausses molaires, et les postérieures titèusses^ tuberculeuses. On Conçoit facilement que les genres qui ont moins de fausses molaires /et dont tes mâchoires sont plus courtes, sont ceux qui ont le plus de force pour mordre.
C'est d'après ces différences que tes genres peuvent Rétablir le plus sûrement.
IL faut cependant y joindre la considération dfc pied de derrière.
Plusieurs geàres appuient , comme ceux des deux familles précédentes , la plante entière du pied Bût la terre , lorsqu'ils marchent ou qu'ils se tiennent debout , et lrOh s'en aperçoit aisément par l'absence de poils sbtis toute fcétte partie. 1 DVulres en plus grand nombre ne marchent que sût le bout des doigts en relevant le tarae. Leur fcôursé efct plus rapide, et à cette première différence s'en joignent beaucoup d'autres dans les habitudes et même dans la conformation intérieure.- Les wbs et les autres ri'ôtit pour touffe clavicule qu'un rudiment ossetix suspendu dans les chairs*