‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 46 sur 91 · XX · texte numérisé non relu

XX

A front convexe* k pelage brun , plus ou moins Vineux dans la jeun&ise, et devenant plus lisse avec l'âge. On en voit de grisâtres, de presque jaunes, d'autres d'un brun à reflets presque argentés : la' hauteur relative dé leurs jambes varie égaleaient , et le tout sans rapport constant avec l'âge ou le sexe. La livrée du premier â;;c est le plus souvent un coHier blanchâtre; qui dans quelques variétés, persiste plus oumoinslongrtemps, ai même toute, k vie.

(i ) K. B. Nom ne w'pètftrQD» plus o#* 40Qts.de chaque côte,, clc. , il «si entendu que nous ne 1 parferons plu* que de» j»ol*ke$ d'au c^ic , celles de l'autre e'tani les mêmes.

j36 mammifères.

Cet animal habite dans Je* hautes montagnes et dans les grandes forêts de toute l'Europe et d'une grande partie de l'Asie; il s'accouple en juin, met bas en janvier; niche quelquefois très haut dans des arbres $ sa* chair est bonne à niaoçer quand il est jeune : on estime ses pattes à tout âge.

On croit pouvoir en distinguer l*ours noir d'Europe .* ceux qu'on nous a donnés pour tels avaient le front plat et le pelage laineux et noirâtre; mais leur origine ne nous paraît pas bien authentique (i).

L'Ours noir de t Amérique septentrionale* ( Ursus Americanus. Gm. )Fréd. Cuv. Mammif. Schreb. pi. i4i- B*

Est une espèce bien distincte, à front plat, à pelage noir et lisse, à museau fauve. Nous lui avons toujours trouvé les petites dents derrière la canine plus nombreuses qu'aux ours d'Europe ; ou en a vu des individus entièrement fauves. U vit ordinairement de fruits sauvages % dévaste «souvent les champs , et se rend à la côte , pour y pêcher , t.. quand le poisson est abondant. Il n'altaqfhe guère les quadrupèdes que faute d'aliments. On estime sa chairN

U y a dans les Cordillères une autre ours noir , à gorge et museau blanc f et à grands sourcils fautes qui s'unissent sur le chanfrein. ( U. ornatus. Fréd. Cuv. Mammif. )

Les Indes orientales produisent aussi plusieurs ours de couleur noire , tels que :

VOurs Malais. ( {/. malaianus* Horsfîeld* Jav. )

De la presqu'île au-delà du Gange et des Iles de la Sonde y lisse, noir, le museau fauve, une tache de même couleur erp forme de cœur sur la poitrine* U cause de grands dommages en grimpant au sommet des cocotiers pour dévorer leur cime % et boire le lait de leurs fruits»

L'Ours d* Tlùbeù (U. thibetanus. Fr. Cuv. Mammif. )

INoir, la lèvre inférieure et une grande marque en forme

( i ) H 'n'est pa* encore biea prouvé pour nous que Tours cendré , l'ours, terrible de l'Amérique scflcairioitalcr soit différent, par TespècQ) de Tours brun d'Europe.

CAR W ASSIEDS. t&j

d'Y, sur la poitrine, blanches ; son profil est plus droit et ses ongles plus faible». Des montagnes du nord de l'Inde.

Mais le plus remarquable de ces ours ..des Indes est

VOurs jongleur. Fréd. Cuv. Mammif. (U-labzatus. Blainv. U. longirostris. Tiedem.)

Qui a le cartilage du nez dilate, le bout de la lèvre inférieure alongé , et l'un et l'autre mobiles , et qui prend avec l'âge des poils très touffus autour delà tête. La facilite avec laquelle il perd ses incisives l'a fait prendre autrefois pour un paresseux(i). 11 est noir, et a le museau et les bouts des pieds fauves ou blanchâtres, et un demicollier ou une tache en forme d'T sous le cou et la poitrine. C'est l'espèce que les bateleurs indiens aiment à conduire à cause de sa difformité.

L'Ours blanc de la mer glaciale. ( Ursus maritimus* Li n .) C u v . Melnag. du Mus., in-8°, p. 68. Copié Schreb./pl. i4*-

Est encore une espèce bien distincte par sa tête àlongée et aplatie , et par son pelage blanc et lisse. U poursuit les phoques et autres animaux marins. Des récits exagérés de sa voracité l'ont rendu fort célèbre.

Lbs Ratons. ( Proctow. Storr. )

Ont trois arrière-molaires tuberculeuses, dont Jes supérieures sont presque carrées , et trois fausses molaires pointues en avant, formant une série continue jusqu'aux, canines, qui sont droites et comprimées. Leur queue est longue; mais tout le reste de leur extérieur représente en petit celui de Tours. Ils n'appuient la plante entière du pied que lorsqu'ils sont arrêtés , et relèvent le talon quand ils marchent.

Le Raton ou Raccoon des Anglo-Américains , Mapach des Mexicains. ( Ursus lot or. Lin. ) BufT. YIU, xliii.

Gris-brun, le museau blanc, un trait brun en travers des yeux , la queue annelée de brun et de blanc ) animal

{ * ) C'est le Bradypus ursinus de Shaw, et le genre Piocmics d'Iligcc. Y oyez le Journ. de Phys. de 179a, lome xl, p. i36.

l58 MLAMMIFÈRES.

de la taille d'un blaireau , asser facile à apprivoiser, remarquable par le singulier instinct de ne manger rien sans Tavoir plongé dans l'eau. 11 vient de l'Amérique septentrionale , se nourrit d'oeufs , chasse aux oiseaux , etc....

Le Raton crabier. ( Ursus canorivirus* ) BufF. Supp. Vi >

Cendré-brun-clair uniforme ; le* anneaux de la queue moins marqués. De l'Amérique méridionale.

Les Panda. '( Ailurus. Fréd. Guv. )

Paraissent se rapprocher des ratons par leurs canines et ce que l'on connaît de leurs autres dents, si ce n'est qu'ils n'ont qu'une fausse molaire. Leur tête est courte, leur queue longue, leur marche plantigrade, leurs doigts au nombre de cinq, avec des ongles à demi ré tract îles.

On n'en connaît qu'un :

LePandaéclatant. {Ailurus refidgens. Fréd. Cuv. Mammif.) '

jETa/YftV/cÀ.Trana. Lin. xv. p* loi.

De la taille d'un grand chat , à pelage doux et fourni; en dessus d'un roux de cannelle le plus brillant , plus fauve vers l'arrière , et d'un noir profond en dessous. Sa tôle est blanchâtre, «t sa queue annelée de brun. Ce quadrupède, originaire des montagnes du nord de l'Inde , et l'un des plus beaux que Ton connaisse, a été envoyé par mon beau-fils, feu M. Alfred du Vaucel.

Les BenttjroKGS. (Ictides. Valenciennes. )

Ont: encore des, rapports avec Je» ratons par leurs dents; mais leurs trois arrière-molaires supérieures sou t beaucoup plus petites et moins tuberculeuses , et cela est surtout vrai de la dernière de toutes à chaque mâchoire qui est très petite et à peu près simple. Ils sont couverts de longs poils , et en ont un bouquet à chaque oreille. Leur queue longue et velue a de la disposition à s'enroute* comme si elle était prenante.

Ce sont également des animaux des Indes dont nous

1 devons la connaissance à feu M. du Vaucel. Une* espèce

(Ict. albifrons. Fr. Cuv. ) , Ann. des Se. nat., IV, pi. 1, If est grise et a la queue et les côtés du museau nous; de la

taille d9un grand chat. Originaire du Botttan. Et une autre {Ict. ater., Fr. Cuv., Mtftomif.), est noire, à

museau blanchâtre , de la «aille d'an fort ckien ; eiJe

vient de la presqu'île de Malaoa ( 1).

Les Coatis. (Nasuà. Storr.)

Joignent aux dents, à la queue , à là Vie nbeturtie et a la marche traînante des ratons, un nez singulièrement alongé et mobile. Leurs pieds sont à demi palmés , et cependant ils grimpent aux arbres ; leurs ongles alotigés leur servent à fouir. Ils viennent clés parties chaudes de l'Amérique, et se nourrissent à peu près comme nos martes.

Le Cotai roux. ( Viverra nasua. Lin. ) Buff. VH1, xlvih.

Faove-ro%i«satve , le museau et des anneaux à. la queue bruns.

Le Coati brun. ( Viverra narica. lin. ) Bu£f. VU1 , xiviu. Brun, des taches blanches à l'œil et au museau.

On ne peut gteèce placer qu'ici le genre singulier des KiffKAJOt» ou Potto, Ouv. ( Cereolepies , Higer ), qui joint à la marche plantigrade une queue longue et prenante comme celle des sapajous, un museau court, une langue grêle et extensible; deux màchelières pointues en avant, et trois tuberculeuses eu arrière.

-On n'en connaît qu'arc espèce (viverra caudi^oivul^ Ob.)7 B*fF., Supfp, III, l, et mieux, Fréd. Cuv.,Mammif., des parties chaudes de l'Amérique et de quelques-unes des grandes Antilles, ou elle se nomme potto; grande comme une fouine , à poil laineux , d'un gris ou brun jaunâtre; nocturne, d'un naturel assez doux, et pouvant

vivre de fruits , de miel , de lait, de sang, etc....

(1) Aj. VIetide doré. tfrAi. Cuv.

l4o MAMMIFÈRES,

Les Blaireaux. ( Mêles. Storr. ).

QueLinnxus plaçait , comme les ratons , dans Te genre des ours, ont une très petite dent derrière la cajiine, puis deux molaires pointues , suivies en haut d'une que l'on commence à reconnaître pour carnassière au vestige de tranchant qui se montre sur son côté externe ; derrière elle en est une tuberculeuse carrée, la plus grande de toutes; en bas , la pénultième commence aussi à montrer de la ressemblance avec les carnassières inférieures; mais comme elle a à son bord interne deux tubercules aussi élevés que son tranchant , elle joue le rôle de tuberculeuse : la dernière d'en bas est très petite.

Ce sont des animaux à marche rampante et à vie nocturne comme tous les précédents , dont la queue est courte , les doigts très engagés dans la peau, et qui se distinguent en outre éminemment par une poche située sous la queue, et d'où suinte une humeur grasse et fétide.. Leurs ongles de devant très alongés les rendent habiles, à fouir la terre.

Le Blaireau d'Europe. (Ursus mêles. Lin.) Buff. VII, vu- Grisâtre dessus, noirdessous, une bande noirâtre de chaque côtéde la tète. Le blaireau d'Amérique, Met. kudsonàts^ n'en diffère pas beaucoup.

Les Gloutons. ( Gulo. Storr. )

Avaient aussi été placés dans le genre des ours , par Linnaeus; mais ils se rapprochent davantage des martes par leurs dents, aussi-bien que par tout leur naturel, et ne tiennent plus aux ours que par leur marche plantigrade. Us ont trois fausses molaires en haut et quatre en bas, en avant de la carnassière, qui est bien caractérisée, et derrière elle une petite tuberculeuse, qui à la mâchoire supérieure est plus large que longue. Leur carnassière supérieure n'a qu'un petit tubercule intérieur.

CARNASSIERS. . l/jl

Cest à peu près le même système dentaire des martes. Ce sont des animaux à queue médiocre, avec un pli dessous au lieu de poche, et d'ailleurs assez semblables aux blaireaux pour le port.

L'espèce la plus célèbre est le glouton du nord , rossomak des Russes ( Ursus Gulo, Lin. ), Buff., Supp. III , xlviii. Grand comme notre blaireau , ordinairement d'un beau poil marron-foncé , avec un disque plus brun sur le dos, mais quelquefois de teintes plus pâles. Il habite les pays les plus glacés du Nord, passe pour très cruel , chasse la nuit, ne s'assoupit point pendant l'hiver, se rend maître des plus grands animaux, en sautant sur eux de dessus un arbre. Sa voracité a été ridiculement exagérée par quelques auteurs. Le Volverenne du nord de l Amérique {Ursus luscus , Lin.) , Edw., io3, ne paraît pas en différer par des caractères constants. Il a des teintes en général plus pâles.

Les pays chauds produisent quelques espèces qui ne peuvent être rangées qu'auprès des gloutons, n'en différant que par une fausse molaire de moins k chaque mâchoire, et par une longue queue. Telles sont celles que le9 Espagnols d'Amérique nomment furets (hurons),.et qui ayanten effet les dents de nos putois et de nos furets, ont aussi le même genre de vie; mais elles s'en distinguent parleur marche plantigrade.

Le Grisou. ( Kwerra viitata. Lin. ) Buff. Supp. VUI ,

xxni et xxv.

Noir, le dessus de la tète et du cou gris, une bande blanche allant du front aux épaules.

Le Taira. (Mustela Barbara. Lin. ) Buff. Supp. Vil, i*x.

Brun , le dessus de la tête gris, une large tacheblancbe sous la gorge.

Ces deux animaux s'étendent dans toutes les parties chaudes de l'Amérique , et répandent une odeur de musc. Leurs pieds sont un peu palmés, et il paraît qu'on les a pris quelquefois pour des loutres (i).

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( i } On joge par la description que Margrave donae de son cariqueibeiuy

Les Ratbls ont encore u ne fausse molaire de moins que les prisons à chaque mâchoire, et leur tuberculeuse d'en haut est peu développée , eu sorte qu'ils se rapprochent des chats pour les dents, mais tout leur extérieur est celui du grisou, ou d'un blaireau : jambes basses, pieds plantigrades, cinq doigts partout , des ongles très - forts , etc. ..

On n'en connaît qu'un ( Vwerra mcllivora., Sparm., et Viv. capensù) Schreb., pi. i?5), de la taille du blaireau d'Europe, gris dessus, noir dessous , avec une ligne blanche entre ces deux couleurs, quelquefois aussi presque tout hUnç en dessus , qui habite au cap de Boane-Espéntnce», et creuse la terre avec ses longues griffes de devant pour découvrir les rayons de miel des abeilles sauvages.

LES DlGTTTGaADES. .

Forment la seconde tribu des carnivores, celle qui marche sur le bout des doigts.

Il y en a une première subdivision qui n'ont qu'une tuberculeuse en arrière de la carnassière d'en haut ; ce sont les animaux que l'on a nommés vermif ormes , à cause de la longueur de leur cor^ps et de la brièveté de leurs pieds, qui leur permettent de passer par les plus petites ouverture*. Ils manquent de caecum comme tous les précédents, mais ne tombent point l'hiver en léthargie. (Quoique petits et faityes, ils sont très cruels x et vivent surtout de sang. JUqpasus u'çg ferait qu'un genre, celui des

MABTItt. (MtfSTWÀt Jkw» ) Que uqw divifewus en quatre sous-genres.

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dont Bufibn a Appliqué le nom à sa saricovienne , vol. XIII , p. 3t 9 , qu'il 9 entendn parler du taira.

CÀRflASStBRS. l45

Les Putois. ( Putomtjs. Cuv. )

Sont les plus sanguinaires de tous j leur carnassière d'en bas n'a point de tubercule intérieur ; leur tuberculeuse d'en haut est plus large que* longue; ils n'ont que deux fausses molaires en haut et trois en bas. On les reconnaît à l'extérieur à leur museau un peu plus court et plus gros que celui des martes. Us répandent tous une odeur infecte.

Le Putois commun. (Mustela putorius. L.) BufF. VU, xxin.

Bran , à flancs jaunâtres avec de» taches blanches à la tète, est la terreur des poulaillers et des garennes.

\ Le Furet. (Mustela furo. L.) Buff. VU, xxv, xxvi.

Jaunâtre, avec des yeux roses , n'est peut-être qu'une variété du putois. On ne le trouve en France que domestique, et on l'y emploie pour poursuivre les lapins dans leurs terriers. II nous vient d'Espagne et de Barbarie.

Le Putois de Pologne ou perouasca. ( Mustela sarmatica. ) Pall. ,,Spic. Zool. XIV , iv , i y Schreb. CXXXIL

Brun, tacheté partout de jaune et de blanc. Sa peau s'emploie en fourrures à cause de sa jolie bigarrure. Il babite toute la Russie méridionale , l'Asie mineure et les côtes de la mer Caspienne.

Le Putois de Sibérie. ( Mustela sibirica. Pall. ) Spic.

Zool. XIV, IV, 2.

D'un fauve clair uniforme , le nez et le tour des yeux brun y le bout du museau et le dessous de la mâchoire inférieure, blancs*

C'est aussi aux putois que se rapportent deux petites espèces de nos climats.

La Belette. ( Mustela vulgaris. L. ) tiufF. VII , xxrx, i . '

Toute d'un roux uniforme , et

V Hermine. (Mustela erminea. L. ) Buff. VU, xxix,2j

xxxi, i.

Qui est rousse en été , blanche en hiver, avec le bout de la queue noir en tout temps. Sa peau d'hiver est une des fourrures les plus connues.

l44 MAMMIFÈRES.

On doit en rapprocher aussi

Le Mink,norek, noerz 014 putois des rivières du nord. ( Mustela lutrcola. Pal!.) Spic. Zoo!. XI, 1. Lèche, Hém. de Stockh., 17^9 , pi. xi. Schreb. cxxvn.

Qui fréquente le bord des eaux, dans le nord et l'orient de l'Europe, depuis la mer Glaciale jusqu'à la mer Noire , s'y nourrit de grenouilles et d'écrévisses , et a les pieds un peu palmés entre les bases des doigts, mais que ses dents et sa queue ronde rapprochent des putois plus que des loutres. Il est brun-roussâtre , et a le tour des lèvres et le dessous de la mâchoire blancs; son odeur n'est que musquée et sa fourrure est fort belle.

Quelques-uns le croient le même que le Putois des rivières de r Amérique septentrionale ( Mustela vison , Gm.) , auquel on a transporté le nom de mink, et qui a aussi les pieds demi palmés ; mais il n'a de blanc que la pointe du menton et quelquefois une ligne étroite sous la gorge. C'est une espèce différente.

Les pays chauds ont aussi leurs putois ou leurs belettes.

Le Putois de Java* ( P. nudipes. ) Fréd. Guv. Mamtnif .

Fauve-doré; la tète et le bout de la queue blancs.

Le Putois d'Afrique* ( P. ajricanus. Desmar. )

Fauve-roux en dessus , blanc-jaunâtre en dessous; une bande longitudinale rousse au milieu du dessous, depuis les jambes de devant jusqu'à celles de derrière.

La Belette rayée de Madagascar. ( P. Striatus. Çuv. )

De la taille de la belette d'Europe , d'un brun roussâtre avec cinq lignes longitudinales blanchâtres; le dessous et presque toute la queue blanchâtre.

Le Putois du Cap.(Zorille àe Buff. Viverra zorilla. Gm. )

Buff. XIII, xli.

Rayé irrégulièrement de blanc et de noir ; que 1 on a confondu avec les mouffettes au point de lui transporter le nom de zorillo ( renardeau) , que les Espagnols ont appliqué à ces animaux fétides d'Amérique, s'en rapproche par ses ongles propres à fouir, mais pour tout le reste , il est conformé comme les putois. Ils indiquent un genre de

CARNASSIERS* ifo

vie souterrain qmi pourrait engage? «distinguer cette espèce des autres putois.

Les Martes proprement dites. ( Mtjstelà. Cuv. )

Diffèrent des putois par une fausse molaire de plus en haut et en bas et par un petit tubercule intérieur à leur carnassière d'en bas , deux caractères qui diminuent un peu la cruauté

de leur nature. .

L'Europe en a deux espèces très voisines l'une de l'autre :

La Marie commune. ( M us te la martes. L. ) Buff» VII, xxn.

Brune avec une tache jaune sous fa gorge, habite les bois.

La Fouine. (Mustelafoina^L..) Buff. Vil, xvm.

BnAp avec tout le desspus de Ja gorge et .du col blan,châtra^ fréquente les .maisons. Toutes deux font beau* coup de dégât. .

La Sibérie produit

La Marte aibeline. ( Mustela zibeSina^ ) Pal). , Spic» Zool. XIV, 111,2; Schreb. CXXXVI. - >

Si célèbre' par sa riche fourrure; elle est brune avec quelques taches de gris à la tête, ej.se distingue des précédentes parce qu'elle a du poil jusque sous les doigts; aussi babite-t-elle les montagnes lès plus glacées. Sa chasse au milieu de l'hiver, dans des neiges affreuses, est l'une des plus pénibles que l'on connaisse. C'est Ja recherche des zibelines qui a fiait découvrir. le* contrées orientales de la Sibérie.

L'Amérique septentrionale produit aussi plusieurs martes que les voyageurs et les naturalistes Ont indiquées sous les noms mal déterminés de pékan , vison, rnink, foutèreçST7 etc.

Il efcëli une , le Foison blanc des fbureurs (Must. lutrocëVfètttay HarL ), à pieds aussi velus et à poils presque aussi doux que la zibeline, mais d'une teine fauve clair , et presque^ blanchâtre à la t$te. , ; .

Celle que nous nommerons pékan ( Mustela canadensisy Gm. ) ; et qui vient du Canada et des* États-Unis, a la tête, le cou , les épaules et le dessus du dos mêlés de gris

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