‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 57 sur 91 · ÉDITÉS · texte numérisé non relu

ÉDITÉS

çhelières, et par conséquent aucune sorte Je den^s; il y en aussi de deux genres.

Les FouiuaLLiERs. ( Myrmecophaga.. L. )

•Sont des animaux velus, à long museau terminé- pav une petite Bouche sans aucune dent, d'où sort une langue filiforme, qui peut s'alonger beaucoup, et qu'ils font pénétrer dans les fourmillières et les nids des termites , on elle retient ces insectes par le moyen de la salivé visqueuse dont elle est enduite. Leurs ongles de devant , forts et tranchants, qui Varient en nombre selon les espèces , leur servent à déchirer les nids de termites et leur fournissent une assez bonne défense» Dans l'état de repos , -ces .ongles restent toujours à demi plojés ' en, dedans , répondant à une callosité du poignet; aussi l'animal ne pose-t-il le pied que sur le côté. L'estomac des fourmilliers est simple et museuleu* vers le pylore, leur canal intestinal médiocre et sans ca3cum(i).

Ils vivent tous dans les parties chaudes et tempérées du Nouveau-Monde, et ne font qu'un petit qu'ils pnt l'habitude de porter sur le dos.

Le Tamanoir. (Jlfyrmecophagajuhata.)H\iff> X, raine,'

etSuppl. Ul, lv.

Long de plu* de quatre pieds , à quatre ongles devant , cinq derrière , h queue garnie de longs poils dirigés verticalement dessus et dessous , a pelage griWbrun ,' avec une bande oblique, noire, bordée dé bUnc, sûr chaque fépaulej c'est le plus grand des- fourmilliers. On assure qu'Use défend même contre le jaguar. Il habite, les lieux has, ne grimpe point aux arbres , marche lentement. .,

(i) Daubenlon a lait connaître d*R».le F. didçvijie deux très petit* appendice* qui peuvent, à la rigueur , être prit pow des caecums. Je me nie atitiré qu'il* n'exUtent point dani le lamaoduiu *

\ Le Tamandua, (Myrmceopkeigatâmandua. Cuv. Myrm.

tetradactyla et M. tridactyla. L. ) Schreb. LXVl.

. A forme et pieds du précédent f mais de plus de moitié moindre ; sa queue , à poil ras, prenante et nue au bout , lui sert à se suspendre anx branches des arbres. Il y en a de gris-jaunâtre , avec une bande* oblique sur l'épaule , sensible seulement par le reflet, de fauves à bande noire f de fauves à bande croupe et ventre noirs; enfin d'entièrement noirâtres. On ne sait pas encore si ces différences tiennent aux espèces.

Le Foyrmillier à deux doigts. (Bfyrm. didactyla. Lin; }

Buff,X, xxx.

Grand comme un rat, à poil laineux , fauve, une ligne rousse le long du dos , queue prenante et nue au bout ; deux ongles seulement* devant , dont un très grand , quatre derrière (i).

Les Paugolius (9). ( Mahis. Lia. ) Vulgairement

Fournûlliers écailleux.

Manquent de dents, ont la langue près extensible, et vivent de fourmis et de termites, comme les fourmilliers proprement dits ; mais leur corps , leurs membres et leur queue sont revêtus de grosses écailles tranchantes , disposées comme des tuiles ; et qu'ils relèvent en se mettant en boule quand ils, veulent se défendre de quelque ennemi. Tous leurs pieds ont cinq doigts. Leur estomac est légèrement divisé dans le milieu : ils manquent de caecum. On n'en trouve que dans' l'ancien continent.

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(1) Le myrmecophaga tridactyla , L. SéT», pi. F., n'est qu'un taman- «duamal représente*. hèllf. s&ûta, Shaw., Buff., Suppl. III, pL lvi, est un coati défiguré par l'empailleur.

(a) Pangoehng, dant la langue de Java, signifie, selon Sel», un animal qui te roule en boule. Qn le nomme au Bengale badjarkita ou reptile de pierre ; on l'appelle aussi carpe de terre. Des matelots hollandais Taraient nomme* diable de Formate , etc.' • -

^dentés. a 35

La Pangolin à queue cour%$* (jjf. pentadaetyla. Lin. M. brachyura. End.) Buff. X, xxxiv.

Long de trois à quatre pieds , à queue moindre que le corps. Des Indes orientales. C'est le Phatlagen d'ËLien, lib.XVl,cap. VI.

Le Pangolin à longue queue» Phatagin de Burï. (M. tetradactyla. Lin. Af. macroura. Erxl.)Buff. X,xxxiv.

Long de 4eux à trois pieds , à queue du double plus, longue que le corps , les écailles années de pointes. Du Sénégal , de Guinée , etc. (t).

On a trouvé squs terre, dans le Palatinat,. une phalange unguéale qui annonce un pangolin de vingt pieds et plus de longueur. Cuv., Oss. foss. V, Ife part. , p. 193.

La troisième tri)>u dçs édentés comprend les animaux que M. Geoffroy désigne sous le nom de

MoNOTRÊkES,

Parce qu'ils n'ont qu'une ouverture extérieure pour la "semence , l'urine et les autres excréments. Leurs organes de la génération présentent des anomalies extraordinaires; quoiqu'ils n'aient point de poche sous le ventre, ils portent sur leur pubis les mêmes os surnuméraires que les marsupiaux; leurs canaux déférants se rendent dans l'urèthre, qui s'ouvre dans le cloaque ; dans l'état de repos, la verge se retire dans un fourreau qui s'ouvre par un trou vers le fond du cloaque. Us n'ont pour toute matrice que deux canaux ou tf ompes qui s'ou- vrent séparément, et chacune par un double orifice

(1) Noos «voua constate la patrie du pangolin à longue queue par le rapport dé M. Adanaon et d'antrea voyageur*.

dans l'urcthre , lequel est très large et donne dans le cloaque. Comme enfin on n'est pas* encore unanime sur l'existence die leurs mamelles (i), on ei\ est à savoir si ces animaux sont vivipares ou ovipares (2). Ils ne présentent pas moins de singularités dans leur squelette, surtout à cause d'une sorte de clavicule eoriimune aux deux épaules , placée en avant de la clavicule ordinaire ? et analogue? à la fourchette des oiseaux* Enfin ; outre leurs cinq ongles à tous les pieds, les mâles portent à ceux de derrière un ergot particulier percé d'un canal qui transmet le liquide sécrété par une glande adhérente à la face, interne de la cuisse. On assure que ses blessures sont envenimées. Ces animaux n'ont pas de conque externe à l'oreille , et leurs yeux sont fort petits.

Les monotrëmes ne*se trouvent* qu'à la Nouvelle- Hollande , où ils n'ont été "découverts que depuis que lesÀnglâiss'ysontétaJjlis. On en; connaît deux genres.

(1) M. tyleckel regarde 'Oonanje telles deux amas glanduleux qu'il a trouvas fort développes dans une ornilborinque femelle. M. Geoffroy croît que ce sont plutôt des glandes ariaïogues à' celfesque les musaraigne* ont sur les fUqcs.

(a) Des voyageurs disent depuis peu que Ton s'est convaincu que ces animaux produisent des oeufs. Dans le cas On il en serait ainsi , les monotonies devraient en quelque aorte être considérés comme une classe particulière d'animaux ;'mais il est a désirer qu'un anatomiste instruit décrive exactement ces ojnfs, leur 'origine a l'intérieur , et leur développement apifcs ]a ponte. Qn doit L'attendre de tant de nédectos qui fréa^uentent journellement la colonie du port Jackson. Voyez an surplus sur l'anatomie de l'orhithorinque, la monographie détaillée qu'en a publiée M. Meckel ; consultez aussi f sur ses organes génitaux , les Mémoires de sir Everard Home , mes Leçons d'anatomie comparée, tort» V, et les Mémoire* de de%M. Gcoffroy-Saint-Hilaire , Mém. du Mus. , tort* X V.

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