LES CÉTACÉS HERBIVORES
Leurs dents sont à couronne plate , ce qui détermine leur genre de vie , lequel les engage souvent à sortir de l'eau pour venir ramper et paître sur la rive ; ils ont deux mamelles sur la poitrine et des poils aux moustaches , deux circonstances qui de loin , quand ils font sortir verticalement leur partie antérieure hors de l'eau , ont pu leur faire trouver quelque ressemblance avec des femmes ou des hommes , et ont probablement donné lieu aux técits de quelques voyageurs qui prétendent avoir vu des tritons et des sirènes. Quoique dans le crâne les narines osseuses s'ouvrent vers le haut , elles ne spnt percées dans la peau qu'au bout du museau. Leur estomac est divisé en quatre poches, dont deux latérales, et ils ont un grand caecum.
Les Làmàutins, ou plutôt Mànàtes. ( Mànàtus. Cuv. )
Ont le corps oblong, terminé par une nageoire ovale alongée ; les hiâchelières , au nombre de huit partout , à oeuronne came * marquée de deux collines trans- Verses; point d'incisives ni de cabines dans Page adulte ; mais dans les très jeunes , on trouve deux fort petites, dents pointues dans les os intermaxillaires > lesquelles disparaissent promptement. On voit des vestiges d'ongles sur les bords de leurs nageoires , dont ils se servent encore avec assez d'adresse pour ramper et pour porter leurs j>etits; ce qui a fait comparer ces organe» à des
mains, et a valu à ces animaux le nom de mariâtes, d'où l'on a fait par corruption celui de lamantins.
On les nomme aussi, à cause de leur genre de vie, hœufyy vache marine , et à cause de leurs mamelles , femme marine , etc. ( Tricheckus manatus, Lin. ) Buff. , XHI, lvii.
On les trouve vers l'embouchure des rivières , dans les parties les plus chaudes de la mer Atlantique, et il parait que ceux des rivières d'Amérique diffèrent spécifiquement de ceux d'Afrique. (1) Ils parviennent à quinze pieds de longueur. Leur chair se mange.
Les Dugongs. Lacep. ( Haxico&b. Ilig. ) (2)
Ont les mftchelières comme composées chacune de deux cônes réunis par le côté ; les dents , implantées dans leur os incisif , se conservent et croissent au point de devenir de vraies défenses pointues, mais qui restent en grande partie couvertes par des lèvres charnues épaisses et hérissées de moustaches. Le corps est alongé , et la queue terminée par une nageoire en forme de croissant.
On n'en connaît qu'une espèce ( H al, dugong. ) , qui habite la mer des Indes , et que plusieurs voyageurs ont confondue avec le lamantin. On l'a aussi nommée sirène, vache marine , etc. ( Renard , Poiss. des Indes , pi. xxxiv, f. 180 j Home , Trans. phil. j et Fréd. Cur. , Mammif. )
Les Stellères. Cuv. ( Rytinà. Ilig. ) (3)
Paraissent n'avoir de chaque côté qu'une seule machelière composée , à couronne plate et hérissée de lames d'émail. Leurs nageoires n'ont pas même ces petits ongles qu'on observe sur les lamantins. Selon Steller , le
(0 ^r°T' rocs Recherches sur les or fossile* , tom. , i« part., (a) Halioortj fille de mer.
(3) Byàn* , ridé.
premier, et jusqu'à présent le seul, qui les ait décrits, leur estomac serait aussi beaucoup plus simple (i)«
On n'en connaît qu'une espèce , qui se tient dans Ja partie septentrionale de la mer Pacifique.
La deuxième famille, ou