‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 69 sur 91 · CET AGES, 3&Ç · texte numérisé non relu

CET AGES, 3&Ç

en arrière. Il atteint une taille de quinze pieds, et perd de bonne heure toutes ses dents (i).

Un autre , que nous voyons aussi quelquefois ( Z>. rost rat us y Cuv. ), a le museau grêle, et extérieurement tout d'une venue avec la tête, et les dents au nombre de vingtune partout. Sa dorsale est de grandeur ordinaire (2).

On doit distinguer de ce premier groupe le Dauphin du Gange (D. gangeticus, Roxburg), dont rêvent est en ligne longitudinale, et qui a ies mâchoires grêles , renflées au bout. Il remonte très loin dans le Gange : c'est probablement le platanista de Pline.

Les Marsouins. (Phooew a. Cuv.) N'ont point de bec, mais le museau court et uniformément bombé. «

Le Marsouin commun y Porpess des Anglais. (Delph. pkocœna. L.) (3). La cep. xm, f. 2.

À dents comprimées , tranchantes, de figure arrondie', au nombre de vingt-deux à vingt-cinq de chaque côté à chaque mâchoire; noirâtre dessus, blanc dessous. C'est le plus petit des cétacés, et il n'atteint que quatre à cinq pieds de longueur. Il est fort commun dans toutes nos mers, où il se tient en grandes troupes.

U y a dans les mers du Cap, un marsouin assez semblable au nôtre, mais qui a vingt-huit dents partout , cylindriques, un peu pointues, et non pas comprimées comme celles du noire. C'est le D. capensis de M. Dussumier.

L'ÉpaùlarddesSaintongeo'iSyButskopfetSch'werdJîsçhdeîi Hollandais et des Al \emand$,Grampus des Anglais(4). ( D. orca et D. gladiator. ) Lacep. xy, 1, et moins bien , r, 3. A dents grosses, coniques, un peu crochues, au nom-

(1 Blainville, No av. Bullet. des Se, IV, p. i3<),etFr. Cuv., Mammif. , •ou* le nom très impropre de D. de Date, qui appartient à Thyperoodon.

N. B. Le D* roslralus de Shaw n'est que le gangeUcus.

(a) A}, le dauphin couronné, Freminville, Nouv Bullet. des Se, III, n* 56, pi. i, f. 11.

(S) Marsouin est corrompu de r allemand metrsckwdn , cochon de mer. Porpess, du latin poçcus piscis,

(4) Grampus est corrompu du français grand poisson, Èuts hopf^ oa • plutôt boots kopfy signifie que sa tète est faite comme une chaloupe* Sthwtrdlfischy poisson à sabre, à cause de sa nageoire dorsale.

2QO MAMMIFÈRES.

bre de onze partout, les postérieures aplaties transversalement; le corps noir dessus , blanc dessous; une tache blanchâtre sur l'oeil , en forme de croissant; la nageoire dorsale élevée et pointue.

C'est le plus grand des dauphins, qui a souvent de vingt à vingt-cinq pieds , et l'ennemi Je plus oruel de la baleine. Us l'attaquent en troupe , la harcellent jusqu'à ce qu'elle ouvre la gueule, et £lors lui dévorent la langue.

Nos côtes voient de temps en temps une espèce moindre (D. aries, Risso. ), Ànn. Mus. XIX, pi. I,fig. 4, qui perd de bonne heure ses dents à ia mâchoire supérieure; et n'en conserve qu'un petit nombre à l'inférieure. Sa dorsale est plus basse et plus en arrière que dans l'épaula rd(i).

L'Épaulard à tête ronde. ( JÛelpk. globiceps. Cuv. ) Annal. Mus. XIX, pi. I. fig. a et 3. D. deductor. Scoresby.

À le dessus de la tète bombé comme un globe, et des pectorales longues et pointues; il atteint plus de vingt pieds de longueur, et est noir, avec une raie blanche depuis la gorge jusqu'à l'anus. Il vit en troupes de plusieurs centaines, conduites par les vieux mâles, et qui viennent quelquefois échouer sur nos côtes. Il a de neuf à .treize dents partout-, mais les perd* entièrement avec l'âge (a).

Les Delphin aptères. ( Lacep. )

Diffèrent des marsouins seulement en(ce qu'ils n'ont pas ,de nageoire dorsale. *

(1) L'épaulard ventru de Bonnatetrc, Lacep., XV, 3, copie de Hanter, Trans. Phil. , offre les mêmes formes \ mais lHhdividu de Hanter avait dix-huit pieds, et les nôtres n'en passent pas dit.

Le D. griseus, Ànn. Mus., XIX, pi. 1, f. 1, n'est qu'un mauvais dessin de ce D. aries, ibid., f. 4< ïj£ véritable aries des anciens n'est autre que l'épaulard.'

(2) C'est lq tête du D. globiceps dépouillée de ses dents, qui est graver dans Bonnaterre, Cetol., pi. vi, f. a ; et dans L&cty., pi. ix, £ a, sont le nom de cachalot sivinewal; et dans Camper, Cet. , pï. xxxn^ xxxm et xxxiv, sous celui de nanval éâcnté.

Le Béluga ou Epaulard blanc , Huïàfisk des Danois. (Delph. Leucas ,Gm. Delph, albicans 7 Fabr.) Scoresby , artc. reg. II, pi. xiv.

A neuf dents partout, grottes etémoussées au bout , la peau d'un blanc jaunâtre , la tête bombée extérieurement comme celle d'un marsouin ; grand comme Tépaolard. De toute la mer Glaciale , d'où il remonte assez avant dans les rivières (1).

Le D* à museau blanc. (D. leucoramphus. Péron. ) Voy.

de la Coquille pi. 9 (a).

Habite les mers australes; sa tète est peu bombée et assez pointue, le museau, une partie des pectorales , et tout le dessous de son corps sont d'un beau blanc. Son dos est bleu; il a de trente-huit à quarante-deux dents partout.

Mr Dussumier à découvert au Cap, une espèce dé ce sous-genre , qui a la tète ronde , et les dents comprimées et obtuses du marsouin ( D, phocamoides, ) (3).

Les Hyperoodons. ( Lacep. ) (4)

Ont le corps et le museau à peu près conformés à l'extérieur comme les dauphins proprement dits; mais leur crâne est relevé sur ses bords de cloisons osseuses verticales; on ne leur a le plu*s souvent trouvé que deux petites dents en avant de la mâchoire inférieure , qui ne paraissent pas

(1) Rondelet représente , sons. le nom de peis-mulare&àt ëênêdeue, un cérncé très semblable au beloga , mais ne dit pas qu'il soit blanc. Il lut applique aussi le nom italien de capideiio. Ce serait an delpbinaptere de plus, si sa figare n'était pas faite d'imagination ; mais je le crains d'autant pins , que ce nom de molar et celui de Capidolio appartiennent proprement au cachalot. An reste » c'est aussi le béluga qui a donné fieuà établir un petit cachalot blanc , parce qu'il perd promptement ses dents supé-^ Heures. Voyez satète, Voyage de Pallas, atl. , pi. utxix. *

{%) GeUe figure a le museau trop pointu. Le dauphin blanc à extré-i mitésoioires de Conunersoo, doit être voisin de celui-là. »

(3) M. Rahnesque parle d'un dauphin à deux dorsales , et MM.'Quoy et Gayxnard en ont vu un 'qu'Us nomment Z>. aWnpcéhxr, Voy. de Freycuut, II , f. 1 ; mais ils ne l'ont vu qne de loin , et à moitié plongé dans les flots, ce qui pent faire craindre quelque illusion d'optique

(4) Ejrperoodon, dents dans le palais.

2C)2 MÀtfMIFÊRES.

toujours au dehors ; leur palais est hérissé de petits tubercules.

On n'en connaît qu'une espèce, qui atteint de vingt à vingt-cinq pieds de longueur, et peut-être davantage : elle s'est péchée dans la Manche et dans la mer du Nord , et a souvent été nommée baleine à bec (1).

Les Narvals. ( Moiroixm. L. )

N'ont aucunes dents proprement dites, mais seulement de longues défenses droites et pointues, implantées dans l'os intermaxillaire, et dirigées dans le sens de l'axe du corps i la forme de leur corps et celle de leur tête ressemblent d'ailleurs beaucoup à celle des mar-» souins.

On n'en connaît bien qu'une espèce.

Monodonmonoccro*. Lin. (Scoresby. arct. reg. pi. XV.) (4)^

Dont la défense, sillonnée en spirale, quelquefois longue de dix pieds, a été long-temps appelée corne de licorne. L'animal a bien le germe de deux défenses ; mais il est très rare qu'elles croissent toutes les deux également. D'ordinaire, il ne se développe que celle du côté gauche , et l'autre demetfre cachée pendant toute la vie dans l'alvéole

(1) Cet animal, décrit par Baussard, Journ. de Phys. , mars 17&9 ( Dtlph. edentulus, Schreb. ), auquel Bounaterre a transporté le nom de buts-kopf, qui appartient à l'épaulard , est le même que le dauphin à deux dents de Hunter ; Baussard parle même expressément de ses deux dents. C'est aussi le baiœna rottrata de Klein , de Chemnitz; Besch. der berl. $es>» IV, p. i83 $ de Pennant; Brit. zool., n° V; de PontoppiJan, Norv. II, tao; le boUle-head de Dale, etc. Chemnitz a trouvé une de» deux dents. •foy. mes Recherches sur les Ossem. foss., toute V, I" parL, pa*;. 3a4.

(a) Le narvml .microcéphale , Lacep. , pi. r, f. a, n'est qu'un narval ordinaire , un peu moins mal représenté qae dans la pi. iv , î. 3, qui est copiée d'une mauvaise figure de Klein , Pisc. per pulm. resp., pi. u, fig, c.9 faite d'après un individu pris dans l'Elbe en 17 36, et que l'on montrait empaillé à Dresde. Anderson donne une figure un peu meilleure dt ce même individu. Trad. fr., II, p. 108.

CÉTACÉS. , a<j3

droit (i). Selon les descriptions qu'on en donne , le narval n'a guère que le double ou le triple de la longueur de sa défense, sa peau est marbrée de brun et de blanchâtre , son museau bombé , sa bouche petite , son évent , sur le haut de la tête, et il n'a point de nageoire dorsale ; mais seulement une arête saillante sur toute la la longueur de l'épine. On voit quelques défenses de narvals tout-à-fait lisses (a).

Les autres cétacés ontja tête si grosse , qu'elle fait à elle seule le tiers ou la moitié'de la longueur du corps ; mais le crâné ni le cerveau ne participent point à cette disproportion , qui est due toute entière à un énorme développement des os de la face.

Les Cachalots. ( Physeter. L. ) (3)

Sont des cétacés à tête très volumineuse , excessivement renflée, surtout en avant, dont la mâchoire supérieure ne porte point de fanons et 'manque de dents r ou n'en a que de petites et peu saillantes, mais dont l'inférieure, étroite, alongée, et répondant à un sillon de la supérieure , est armée de chaque côté d'une rangée de dents cylindriques ou coniques qui entrent dans des < cavités correspondantes de 4a mâchoire supérieure quand la bouche se ferme. La partie supérieure de leur énorme tête ne consiste presque qu'en grandes cavités recouvertes et séparées par des cartilages , et remplies d'une

(x) Noos avons retrouve dans plusieurs crâne* cette petite défense et constaté ce qu'en avait dit Anderson. Elle ne se développe point, parce que sa cavité intérieure est trop promptement remplie par la matière de F ivoire, et que son noyau gélatineux se trouve ainsi oblitéré.

(à) *Le monodon spurius de Fabricius , on anarkàk du Groenland ( ancyJLodoru, Iliger ), qui n'a que demi petites dent* courbes à la mâchoire supérieure et une riageoire dorsale, ne doit pas beaucoup s'éloigner de l'hyperoodoQ. Val, wale , dans toutes les langues dérivées du tudesque , signifie baleine et s'emploie souvent en général pour tous, les cétacés j nar9 en islandais, signifie cadavre; on prétend que ce genre s'en nourrie.

(3) Physeter, aussi-bien que physalus, signifie souffleur. Cachalot*** le nom employé par les Basques : de cachait qui en Basque veut dire dent.

huile qui se fige eu refroidissant, et que Ion connaît f dans le commerce, sous le nom bizarre de s ferma ceti : substance qui fait le principal profit de leur pêche , leur corps n'étant pas garni de beaucoup de lard; mais ces cavités sont très différentes du véritable crâne , lequel est assez petit, placé sous leur partie postérieure, et contient le cerveau comme à l'ordinaire. Il paraît que des canaux remplis de ce sperma ceti, autrement nommé blanc de baleine ou adipocire, se distribuent dans plusieurs parties du corps. en communiquant avec les cavités qui remplissent la masse de la tête s ils s'en trelacent même dans le lard ordinaire qui règne sous toute la peau.

La substance odorante si connue sous le nom d'ambre gris parait être une concrétion qui se forme dans les intestins des cachalots , surtout lors de certains états maladifs, et , à ce que l'on dit , principalement dans leur caecum.

Les espèces de cachalots ne sont rien moins que bien déterminées. Celle qui paraît la plus commune, ou le cachalot macrocéphale de Shaw et de Bonnaterre (Lacep., X ) (1) , n'a qu'une éminence calleuse au lieu de nageoire dorsale. Sa mâchoire inférieure a de chaque côté de vingt à vingt-trois dents, et il y en a de petites coniques cachées sous les' gencives de la supérieure j son évent est unique et non double comme celui de la plupart des autres cétacés; il n'est pas non plus symétrique , mais se dirige vers le côté gauche , et se termine de ce côté sur le devant du museau r dont la figure est comme tronquée (2) , à quoi l'on ajoute que l'œil gauche est de beaucoup plus . petit que l'autre, et que les pécheurs cherchent à attaquer l'animal de ce côté. Cette espèce est répandue dans beaucoup de mers, si c'est elle qui fournit , comme on le dit, tout le spermaceti et l'ambre gris du commerce, car on tire ces substances du nord et du midi. On a pris de

( 1 ) Ce n'est pas le macrocéphale de Linné.

(2) Nous avons, vérifié sur deux crâne» ce défont de symétrie de Téveni annoncé par Dudley, par Andersen et par Swedjatxer, ce qui noos porte à croire à l'inégalité des* yeux dont parle Egède.

ces cachalots sans nageoire dorsale jusque dans la ni or Adriatique (1).

Les Physétersi. (Lacep.)

Seraient des cachalots avec une nageoire dorsale. On ne les distingue entre eux en deux espèces, micropset tursio, ou mular, que d'après le caractère équivoque de dents arquées ou droites ; aiguës ou obtuses (2).

On trouve de ces physétères dans la Méditerranée aussi

bien que dans la mer Glaciale; ces derniers passent pour

les ennemis les plus cruels des phoques.

Les Baleines. ( Bal2bha. L. )

Égalent les cachalots pour la taille et pour la grandeur proportionnelle de la tète , quoique celle-ci ne soit

(x) Noos ne voyons aucune différence réelle entre oe cachalot dont on a de bonnes figures et plusieurs parties de squelette , et celai de Roberson ( Trans. phil. , vol. LX ), dont Bonnaterre a tait une espèce sous le nom de trumpo, qui aux Bermudes s'applique à un cachalot sans détermination plus précise. *

Quant au petit cachalot, P. catodon de Linn. , on ne cite , outre la taille , d'autre différence que des dents plus aiguës , ce qui peut tenir à l'âge. Il n'est pat même certain que celles qu'on a présentées , ne Tinssent pas de Torque ou de quelque autre grand dauphin.

Le physeter macrocephalus de Linné , cach. cylindrique de Bonnaterre ( genre physale de Lacep.), aurait un bon caractère dans la position reculée dé son évent ; mais cette espèce ne repose que sur iine mauvaise figure d'Anderson, et personne n'a rien revu de semblable*

Ualbicans 8e ftrisson, huZdjftsk d'Egède et d'Anderson, dont Gmelin a fait une variété do macrocéphale, n'est que le dauphin béluga, dont les dents supérieures tombent de bonne heure, comme noas nous an sommes assurés. .

(2) On n'en connaît un peu positivement qu'un , d'après une mauvaise figure de Bayer ( Act. nat. cur., III, pi. 1 ) , faite sur tm animal échoué à Nice. C'est très vaguement qu'on lui a appliqué le nom de mular y le mular de Nieremberg est bien un cachalot, mais rien ne prouve que ce soit plutôt une espèce qu'une autre.

Voyez, au reste, sur les différentes indications des cachalots des auteurs, mes Recherches sur les Oss. fossiles, tome V, pag. 3 28 et suiv. Ajoutez-y la figure donnée dans le Journ. des Voyage» de février ï8aO; et celle du voyage de Freycinet , pi. xu. Quant aux cachalots décrits par M; de La cépède, Mém. du Muséum, tome IV, d'après des dessins japonais , In nature da document sur lequel ils reposent ne me permet pas de les pi n rer dans cet ouvrage.

pas si renflée en avant; mais elles n'ont aucunes dents. Leur mâchoire supérieure , en forme de carène ou de toit renversé, a ses deux côtés garnis de lames transverses minces et serrées , appelées fanons, formées d'une espèce de corne fibreuse, effilées à leurs bords, qui servent à retenir les petits animaux dont ces énormes cétacés se nourrissent. Leur mâchoire inférieure , soutenue par deux branches osseuses arquées en dehors et vers le haut, sans aucune armure, loge une langue charnue fort épaisse, et enveloppe, quand la bouche se ferme, «toute la partie interne de la mâchoire supérieure et les lames cornées dont elle est revêtue. Ces organes ne permettent pas aux baleines de se nourrir d'animaux aussi grands que leur taille le ferait croire. Elles viveut de poissons et plus encore de vers, de mollusques et de zoophytes, et l'on dit qu'elles en prennent principalement de très petits qui s'embarrassent dans les filaments de leurs fanons. Mieux organises quant à l'odorat que celles des dauphins , leurs narines ont quelques lames ethmoïdales et paraissent recevoir de petits filets olfactifs. Elles ont un caecum court.

La Baleine franche. {Bal. mysticetus (1) L. ) La cep. Cet. pi. a et 3, sous le nom de iVorrf-Caper, et Scoresby. arct. reg. II, pi. 1a. (2).

À Ion g- temps passé pour le plus grand des animaux

(1) Le ItfAaiijtd'Aristote et d*.£lien, qui était l'ennemi de» dan. phlns, parait avoir été an grand cétacé arme' de dénis; Aristote n'a connu de vraie baleine que ton mystiçetus, qui avait ( dit-il ) des soies dans la bouche au lieu de dents } c'est probablement ta baleine à gorge ridée de la Méditerrannée. On doit croire cependant que Juvénal entend la baleine franche dans ce vers :

Quanto delphiniê balœna Britannica major. Mais les Latins en général ont applique le nom de haleine d'une iqanière vague à toupies grands cétacés , comme les peuples du Nord font encore du nom de -whale on wall et de ses dérivés j remarque essentielle pour ceux qui lisent leurs écrits.

(a) L'ancienne figure de Martens, recopiée, La cep. , I , )A. 1, et dan» lou* les autres auteurs , représente la tète beaucoup trop^grosse.

CETACES. - " 297

connus , mais il paraît par les dernières observations du capitaine Scoresby , qu'elle n'excède guère soixante-dix pieds , mesure que les baleines à vçntre plissé dépassent souvent. Elle ne porte point de nageoire sur le dos. C'est elle que son lard, épais souvent de plusieurs pieds, et donnant uue immense quantité d'huile, fait-poursuivre chaque année par des flottes entières. Assez hardie autrefois pour se fais* prendre dans nos mers, elle s'est retirée petit a petit jusque dans le fond du nord , où le nombre en diminue chaque jour. Outre son huile, elle fournit encore au commerce ces fanons noirâtres et flexibles , longs de huit ou dix pieds, connus sous le nom de côtes de baleines, ou simplement de baleines ; chaque individu en a huit ou neuf cents de chaque côté du palais. Un seul . individu donne cent vingt tonneaux fl'huile; des coquil- , lages s'attachent sur sa peau et s'y multiplient comme sur un rocher; il y en a même, de la famille des balanus, qui pénètrent dans son épaisseur. On dit que ce monstrueux* cétacé ne se nourrit que de très petits mollusques, qui fourmillent, il est vrai, dans les mers qu'il habite. Ses excréments sont d'un beau rouge qui teint assez bien la toile (1).

D'autres espèces ( les Balbjvoptèbes, Lacép. ) ont une nageoire sur le dos; elles se subdivisent encore selon qu'elles ont le ventre lisse ou ridé.

Les Balïb optèbes à ventre lisse,.

Sont très voisins des baleines proprement dites. On n'en cite qu'un , nommé,' dit-on,

(1) C'est pour avoir mal compris certains passages de Martensetde Zorgdrager, que Ton fait une' espèce particulière du Nord-Capcr, qui serait une baleine da nord |>liis mince que la commune, mais les mers antarctiques possèdent' une espèce très semblable à la baleine franche que les Hollandais du cap nomment aussi nord captr.Voytz mes Recherches $ur les Ossements fossiles, p. 36 1 - 363.

Le G&barpzr les Basques. (Balœnaphysalus* lu.) Fïnnfisch des Hollandais et des Hambourgeois ( copié* d'apre* Martens dans Anderson , Bonnaterre et ailleurs. ) Lacép. I , fig. h.'

Aussi long , mais bien plus grêle que la baleine franche j très commun dans les mêmes parages , mais évité des pêcheurs, parce qu'il donne peu de lard , et qufil est très féroce, difficile à prendre, et même éraDgereux pour les petites embarcation s à cause de la violence de ses mouvements quand il est attaqué. Il n'est pas bien prouvé que. ce ne soit pas une jubarte mal observée, et dont le nom est corrompu.

Les Balénoptères à ventre plissé ou Rorquals (i).

Ont la peau du dessous de la .gorge et de la poitrine plissée longitudinalement par des rides très profondes, et susceptibles, en conséquence, d'une grande dilatation, dont l'usage, dans leur économie, n'est pas encore bien connu.

Il parait que les mers d'Europe en possèdent deux espèces,

La Jubarte des Basques* {Bal, boops. L. ) Lacép. \, f. 3. — IV, f. 1 et a. — V, f. 1 , et VIII, 1 et a.

Qui surpasse en longueur la baleine franche f mais a tous les inconvénients attribués au gibbar.

Le Rorqual de la Méditerranée. ( Bal. musculus. L. )

Lacep. pi. vi et viu .

Qui ne diffère guère de la jubarte que par quelques proportions de détail (2).

( 1) Rorqual, baleine à tuyaux ( à cause de ses plis ).

(a) La balœna rostrata de Hunter, de Fabricius et de Bonnaterre, ou le Boops, est Art différente de celle de Pennant et de Pontoppidan, qui est FnTrEROODO*.

La bal. gibbosa et la gibbosa B. , ou nodosa de Bonnaterre seraient mieux déterminées ; mais on ne les connaît que d'après Dudley ( Trans. pMl., 3j&7 ) , et il ix est pas sûr que ce ne fussent pas des individus altérés. poyez mes Ossem. fbss. , loc. cil.

VERTÉBRÉS OVIPARES EN GÊUÉRÀL. Ifft

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