‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 72 sur 91 · EW GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EW GÉNÉRAL

tite ; ils manquent d'épiploon , dont les usages sont

en partie remplis par les cloisons des cavités aériennes; deux appendices aveugles sont placés vers l'origine du rectum et à peu de distance de l'anus ; elles sont plus ou moins longues , selon le régime de l'oiseau. Les hérons n'en ont qu'une courte; d'autres genres, comme les pics, en manquent tout* à- fait.

Le cloaque est une poche où aboutissent le rectum , les uretères et les canaux spermatiques , ou , dans les femelles , l'oviductus ; elle est ouverte au dehors par l'anus. Dans la règle , les oiseaux n'urinent point , mais leur urine se mêle aux excréments solides. Les autruches ont seules le cloaque assez dilaté pour que l'urine s'y accumule.

Dans la plupart des genres; l'accouplement se fait par la seule juxtaposition des anus ; les autruches et plusieurs palmipèdes ont cependant une verge creusée d'un sillon par où la semence est conduite. Les testicules sont situés à Tin té rieur au-dessus, des reins et près du poumon ; il n'y a qu'un oviductus de développé ; l'autre est réduit à une petite bourse.

L'œuf détaché de l'ovaire , où l'on n'y aperçoit que le jaune, s'imbibe dans le haut de l'oviductus de cette liqueur extérieure nommée le blanc , et se garnit de sa coque dans le bas du même canal. L'incubation y développe le- petit , à moins que la chaleur du climat ne suffise, comme pour lies autruches. Ce .petit a sur le bout du bec une. pointe

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cornée qui lui sert à fendre l'œuf, et qui tombe peu de jours après la naissance.

Chacun connaît l'industrie variée que les oiseaux mettent à la construction de leurs nids , et le soin tendre qu'ils prennent do leurs œufs et de leurs petits : c'est la principale partie de leur instinct. Du reste , leur passage rapide dans les différentes régions de l'air, et l'action vive et continue de cet élément sur eux, leur donnent des moyens de pressentir les variations de l'atmosphère dont nous n'avons nulle idée , et qui leur ont fait attribuer , dès les plus anciens temps, par la superstition, le pouvoir d'annoncer l'avenir. C'est sans doute de cette faculté que dépend l'instinct qui agite les oiseaux voyageurs et les pousse à se diriger vers le midi quand l'hiver approche , et à revenir vers le nord au retour du printemps* Ils ne manquent d'ail* leurs ni de mémoire , ni même d'imagination , car ils rêvent ; et tout le monde sait avec quelle facilité ils s'apprivoisent, se laissent dresser à différents services, et retiennent les airs et les paroles.

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