PREMIER ORDRE DES OISEAUX
LES OISEAUX DE PROIE. ( Accipitres. Lin. )
Se reconnaissent à leur . bec et à leurs ongles crochus , arjnes puissantes , au moyen desquelles ils poursuivent les autres oiseaux, et même les quadrupèdes faibles et les reptiles. Ils sont parmi les oiseaux ce que sont les carnassiers )3armi les quadrupèdes. Les muscles de leurs cuisses et de leurs jambes indiquent la force de leurs serres.; leurs tarses soqt rarement aloogés ; ils ont tous quatre doigts ;[ l'ongle do J)ouée et celui du doigt interne sont les plus forts. • :I - ■ *'• - ,
Ils fpijnient 4^ux familles , les diurnes et les; npçturnes.
Les diurnes ont les y eex dirigés sur les côtés; une membrane appelée cire, couvrant la base du bec,°dans laquelle sont percées les narines; trois doigts devant, .un^ derrière san? plumes, les deux
5l4 OISEAUX ,
externes presque toujours réunis à leur base par une courte membrane ; le plumage serré, les pennes fortes, le vol puissant. Leur estomac est presqu*en- ■ tièrement membraneux, leurs intestins peu étendus, leurs caecums très courts, leur sternum large et complètement ossifié pour donner aux muscles de l'aile des attaches plus étendues , et leur fourchette demi circulaire et très écartée pour mieux résister dans les abaissements violents de l'humérus qu'un vol rapi de exige . '
Linnœus n'en faisait que deux genres, qui sont deux divisions naturelles , les vautours et les faucons'.
Les Vautours. ( Yultotl Lin. )
Ont les yeux à fleur de tSte, les tarses réticulés , c'està-dire couverts de petites écailles; le bec alongé , recourbé seulement au bout, et une partie plus ou moins considérable de la t£te, ou même du cou, dénuée de plumes. La force de leurs serres ne répond pas à leur grandeur, et ils se servent plutôt de leur bec que de leurs griffes. Leurs ailes sont si longues*, qu'en marchant*» }fe les tiennent à demi-étendues. Ce sont -des oiseaux lâches , qui se nourrissent de charognes ,jlu$ souvent que de proie vivante ; quand ils ont mangé , leur jabot forme une grosse saillie au-dessus de leur fourchette, il coule de leurs narines une humeur fétide , et ils sont presque réduits à une sorte de stupidité.
* Les Vautours proprement dits ( Vultur. Cav. )
Ont le bec gros et fotf, le* narines en travers sa? sa base, la tète et le cou sans plumes et sans caroncules, et un collier de longues plumes ou de duvet au bas du cou. Ou n en a encore vu que dans l'ancien bon tin en t. f :
DIS PU OIE. 3l 5
Le Vautour fauve. ( V.fuhus. Gmel. Vultur trencalos. Bechsteln. Le Percnoptère. Buff. enl. 3a6 , et le grand Vautour, id. , Hist. des Ois., 1, in-4° , pi. v (i). Le Vautour. Albin. III, i. Nauman. pi. a. )
D'un gris ou brun tirant sur le fauve , le duvet de la tête et du cou cendré, le collier blanc, quelquefois mêlé de brun; les pennes des ailes et de la queue brunes , le bec et les pieds plombés ; le ventre de l'adulte blanc. C'est l'espèce la plus répande : elle 9e trouve sur les montagnes de tout l'ancien continent. Son corps égale et surpasse celui du cigne (a).
Le Vautour brun. ( V. cinereus. Gm. ) enl. 4^*5. Nauman. pi. 1. Vieillot, gai. pi. 1. Arrian de la Peyrouse. Vautour noir 7 cendré, etc.
D'un brun noirâtre; le collier remontant obliquement jusque vers l'occiput , qui a lui-même une touffe de plumes; les pieds etla membrane de la base du bec d'un violet bleuâtre ; non moins répandu que le précédent, et encore plus grand ; il attaque assez souvent des animaux ' vivants (3).
VOricou. (V. curicularis. Daud.) Vail. Afr. pi. ix.
Noirâtre , une crête charnue longitudinale de chaque côté du cou , au-dessous de l'oreille. De l'Afrique (4).
L'Amérique produit des vautours remarquables par les ca-
(1) If. B. L'histoire do grand vautour dans Buffon est celle de l'espèce suivante , mais la figure appartient à celle-ci. .*
(3) Le vautour des Indes, Lath. et Sonnerat, Tem., pi. col. 26, est aa moins nue espèce très voisine ainsi que le chassefiente, Vaill. , Afr. pi. 10. Ajoutez V. œgrpius , Tem., col. 407 . — V. wtperialis , ib. , b*6.
(3) Le P. monachuSy Edw. , 390; Vaill., ia. et col.' i3, ne diffère presque du V. &rn/i que par un bec un peu plus cour t. Le vautour à aigrette ou des lièvres [V. cristatus, Gm.) n'est connu que sur une mauvaise figure de Gesner, faite probablement d'après quelque espèce d'aigle. Le V. barbants est le même que le Icèmmer-geycr owfalco barbatus.
(4) Le vautour de Pondichéry , Sonnerat , pi. cv, ou V* ponticerianus, pL col. a, est très voisin de Foricou. Ses crêtes latérales ne remontent pas si haut ; son bec est moins fort.
3i6 oisc aux
roncules qui surmontent la membrane de la base de leur bec ; celui-ci est gros comme dans les précédents , mais le* narines sont ovales et longitudinales. Ce sont les Sarcoravphus de Duméril (i).
Le Roi des F autours ou Iruhi Cha, d'Azz. ( Vult, -papa. Lin. )
Enl. 4*8. Vieillot. Gai. 3.
Grand comme une oie, noirâlre dans le premier âge (Spix. pi. i ),puis varié de noir ctdefauve(Yaill. Afr. i3.), enfin, la quatrième annexe, à manteau fauve et à pennes et collier noirs. Les parties nues de sa tête et de son cou sont tein tes de couleurs vives, et sa caroncule est dentelée comme une crête de coq. Il se tient dans les plaines et autres parties chaudes de l'Amérique méridionale. Son nom vient de ce que ic& urubus, par crainte, lui cèdent la place quaud il se jette sur un cadavre qu'ils ont commencé à dévorer.
Le Condor ou grand Vautour des Andes. ( Fuit, gryphus* Lin. )Humb. Obs.zoo1.pl. vin. etTem.pl. col. 1 33 et 4o8.
Noirâtre , une grande partie de l'aile cendrée , le collier soyeux et blanc ; le mâle, outre sa caroncule supérieure , qui est grande et sans dentelures , en a une sous le, bec comme un coq. Dans le premier âge, cet oiseau est brun-cendré et sans collier. La femelle manque de caroncules , et est tout entière d'un gris brun. C'est l'espèce si fameuse par l'exagération avec laquelle on parla.it de sa taille; mais elle est seulement un peu supérieure à celle de notre loâhimer-gcyer } dont le condor a aussi les mœurs. Il habite les plus hautes montagnes de la CordilHère des Andes, dans l'Amérique méridionale, et c'est l'oiseauiqui s'élève le plus haut.
Les Cathartes. Cuv. (Gallinazes, ouCatharisteb. Vieillot*)
Ont le bec des sarcoramphus , c'est-à-dire gros $ et à narines ovales et longitudinales; mais point de çrète charnue; leur tète et leur cou sont sans plumes.
C* Vautourin. ( Vult. californîanus. Sh. )Tem. Col. 3i . De la nouvelle Californie, approche du condor pour la
( i) M. Vieillot a change' ce noifi en zopilot* ou gypagus.
taille ; ses ailes sont plus longues à proportion ; tout son plumage est brun.
UAoura. (F. aura. L.) Enl. 187. Vieillot. Ain. sept. a. et
Galer. 4«
Noir 5 la queue étagée; de la grandeur d'un coq.
Les Percnopteres (i). Cuv. (Gypaetos. Bechstein. Nao-
jphrow. Savigny.)
Ont Je bec grêle , long, un peu renflé au-dessus de sa courbure, les narines ovales, longitudinales , et la tète seulement , mais non le cou y dénuée de plumes. Ce sont des oiseaux de taille médiocre, et qui n'approchent point, pour la force , des vautours proprement dits; aussi sont-ils encore plus acharnés sur les charognes et sur toutes les espèces d'immondices, qui les attirent de très Join : ils ne dédaignent pas 'même les excréments. Ilîger les comprenait avec les précédents parmi ses Cathartes.
Le Percnoptère d'Egypte. (Fuit, perenopterus. Fuit. leu~ cocephalus et Fuit, fuscus. Gniel. ) enl. 4°7 et 4*9- Vieillot. Galer. a. Naum. pi. 3. Fuit, de Gingi. Sonn. et Daud. Origourap. Va il. AFr. i4* Rachamah de Bruce, Poule de Pharaon , en Egypte.
Grand comme un corbeau , la gorge et les joues nues , le mâle adulte blanc , à pennes des ailes noires ; le jeune et la femelle bruns. Cet oiseau se répand dans tout l'ancien continent, ei est surtout fort commun dans les pays chauds, qu'il purifie de cadavres. 11 suit en grandes troupes les caravanes dans le désert, pour dévorer tout ce qui meurt. Les anciens Egyptiens le respectaient à cause des services qu'il rend au pays, et l'ont souvent représenté dans leurs monuments. Encore aujourd'hui on ne lui fait aucun mal; il y a même des dévots musulmans qui lèguent de quoi en entretenir un certain nombre.
Wrubu. ( F. jota. Ch. Bonap.) Vieillot. Am. sept. pi. 1.
De la taille et de la forme du précédent; le bec plus
(1) Percnoptère , ailes noire». Nom de 1* espèce d'Egypte chez les ancien*.
3l8 OISEAUX
fort; le corps entier d'un noir brillant; la tète entière nue. Commun dans toutes les parties chaudes et tempérées de l'Amérique , où il rend les mêmes services que le perenopière dans l'ancien continent ; se jetant en troupes sur les cadavres , et consumant toutes les immondices (i).
Les Griffons. ( Gypaetos. Storr. Phbne. Savig. )
Rangés par Gmelin dans le genre Jalco, se rapprochent davantage des vautours par leurs mœurs et leur conformation ; ils en ont les jeux i fleur de tète , les serres proportionnellement faibles , les ailes à demiécartées dans le temps du repos, le jabot saillant an bas du cou quand il est plein ; mais leur tête est entièrement couverte de plumes : leurs caractères distinctifis consistent en un bec très fort , droit, crochu au bout, renflé sur le crochet ; en des narines recouvertes par des soies roides, dirigées en avant, et en un pinceau de pareilles soies sous le bec ; leurs tarses sont courts et emplumés jusqu'aux doigts , leurs ailes longues; la troisième penne est la plus longue de toutes.
Le Lœmmer geyer , ou en français Vautour des agneaux. ( Fuit, barbants elfalco barbatus. Gmel.) pi. col. 43 1. Edw. 106. Vieillot. Galer. pi. 8. Nauman. pi. 4 et 5. Nîsser de Bruce. Abyss. pi. 3i.
Le plus grand des oiseaux de proie de l'ancien monde , dont il habite, mais en petit nombre, toutes les hautes chaînes de montagnes ; il niche dans les rochers escarpés; attaque les agneaux, les chèvres , les chamois , et même , à ce qu'on dit, les hommes endormis; on prétend qu'il lui est arrivé d'enlever des enfants. Sa méthode est de forcer les animaux à se précipiter des roches escarpées , et de les dévorer quand ils sont brisés par leur chute. Il ne rebute cependant point la chair morte. Long de près de
(i) On a long-temps confondu cet oiseau avec l'aura; mais son bec est bien plus grêle.
Ajouter le Cathbrthe moine, pi. col. aaa.
. DE proie. 3ig
quatre pieds, il a jusqu'à neuf et dix pieds d'envergure. Son manteau est noirâtre , avec une ligne blanche sur le milieu de chaque plume ; son cou et tout le dessous de son corps d'un fauve clair et brillant; une bande noire entoure sa tôte. Les jeunes, jusques et compris la quatrième année , ont Je cou et la poitrine d'un brun plus ou moins foncé* Cet oiseau est le phène des Grecs, et Vossifraga des Latins (i).
v Les Faucons. ( Falco. Lin. )
Forment la deuxième, et, de beaucoup, la plus nombreuse division des oiseaux de proie diurnes. Ils ont la tête et le cou revêtus de plumes; leurs sourcils forment une saillie qui fait paraître l'œil enfoncé, et donne à leur physionomie un caractère tout différent de celle des vautours : la plupart se nourrissent de proie vivante ; mais ils différent beaucoup entre eux par le courage qu'ils mettent à la poursuivre. Leur premier plumage est souvent autrement coloré que celui des adultes , et ils ne prennent ce dernier que dans leur troisième on quatrième année, ce qui en a fait beaucoup multiplier les espèces par les naturalistes. La femelle est généralement d'un tiers plus grande que le mâle, que l'on désigne, à cause de cela , sous le nom de tiercelet.
On doit subdiviser d'abord ce genre en deux grandes sections.
Les Faucons proprement dits (Falco, Bechstein), vulgairement Oiseaux de proie nobles.
Forment la première. Us sont les plus courageux, proportion gardée avec leur taille , qualité qui tient à la force de leurs armes et de leurs ailes ; en effet , leur bec , courbe dès sa base, a une dent aiguë à chaque côté de sa pointe , et c'est la seconde penne de leurs ailes qui est la plus longue, la
(i) Savigny , Ois. d'Eg. et de Syrie , p. 18 , dans le grand ouvrage sur l'Egypte, a le premier bien établi cette synonymie.
première étant d'ailleurs presque aussi longue qu'elle, ce qui rend l'aile entière plus longue et plus pointue. Il résulte encore de là des habitudes particulières : la longueur des pennes de leurs ailes en affaiblit l'efFort vertical , et rend leur vol, dans un air tranquille, très oblique en avant ; ce qui les contraint, quand ils veulent s'élever directement, de voler contre lèvent. Ce sont les oiseaux les plus dociles, et dont on tire le plus de parti dans l'art de la fauconnerie , en leur apprenant à poursuivie le gibier et à revenir quand on les appelle. Ils ont tous les ailes autant et plus longues que la queue.
Le Faucon ordinaire. (Falco çommunis. G m. ) (i).
Grand comme une poule, se reconnaît toujours à une moustache triangulaire noire qu'il a sur la joue, plus large que dans aucune espèce du genre; du reste, il varie pour les couleurs à peu pics comme il suit : le jeune a le dessus brun et les plumes bordées de roussâtre, le dessous blanchâtre, avec des taches longitudinales brunes. À mesure qu'il vieillit , les taches du ventre et des cuisses tendent à devenir des ligues Iran s verse s noirâtres, et le blanc augmente à la gorge et au bas du cou ; le plumage du dos devient en même temps plus uniforme et d'un brun rayé en travers de cendre noirâtre; la queue est en dessus brune, avec des paires de taches roussâtres, et eu dessous avec des bandes pâles qui diminuent de largeur avec l'âge; la gorge est toujours blanche; les pieds et la cire du bee-sout tantôt bleus et tantôt jauuâtres.
On peut suivre ces différences, enl., 47° 'e jeune; 4a 1 la vieille femelle; 45o, le vieux mâle (a), Nauman,jA. 24 et 25, et Wils. am. ix, pi. lxxvi.
(1) Il faut bien te garder .cependant d'y rapporter les prétendue* variétés du falco çommunis entassée* par Gnielin; ainsi la var. #Friscb 74 est une buse; J"id. ?5 , est une buse patue; 1 ici. 80, l'oiseau Saint- Martin ; $■ id. 76, une buse un peu plus pale qu'à l'ordinaire j * Aldrov. 4o4 » une espèce très distincte , etc.
En revanche, \t% falco islandus, barbarus et peregrinust pourraient bien n'être tous que le faucon ordinaire en différents états de mue.
(a) FrUchnt donne qu'un jeune faucon , pi. lxxxiu. Edwards donne la vieille femelle , pi. 111; le jeune, pi. iv.
Ceux qu'on appelle Faucons pèlerins, Enl. 469 et WiU. Amer. , IX, pi. 76 (Falco stellaris, F. peregrinus, Gin.), paraissent des jeunes un peu plus noirs que les autres.
C'est l'espèce célèbre qui a donné son nom à cette sorte de chasse où l'on se sert des oiseaux de proie* Elle habite tout le nord du globe , et y niche dans les rochers les plus escarpés. Son vol est si rapide , qu'il n'est presque aucun lieu de la terre où elle ne parvienne. Le faucon fond sur sa proie verticalement comme s'il tombait des nues , ce qui fait qu'il ne peut prendre lés oiseaux qu'au vol, autre- ' ment il se briserait.' On emploie le mâle contre les pies et autres oiseaux plus petits , et la femelle contre les faisans et mime contre les lièvres.
H en existe une autre espèce un peu plus grande : le Lanicr ( Falco lanarius Lin. j F. Sàeer, Naum, pi. a3 ), qui paraît venir de l'Orient plutôt que du Nord , et dont le plumage est à peu près celui du jeune faucon , si ce n'est que sa moustache est plus étroite, moins marquée, et sa gorge mouchetée;elle se rapproche du gerfault par sa queue, qui dépasse les ailes : on Ja tire surtout de Hongrie. Notre Europe produit encore six espèces inférieures pour
la taille , dont trois ont en petit les formes et les qualités du
vrai faucon.
Le Hobereau. {Falco subbuteo. Lin.) Enl. 43a.
Naum. 26. •
Brun dessus , blanchâtre , tacheté en long de brun* dessous; les cuisses et le bas du ventre roux* un trait brun sur la joue.
L'Émerillon. (Falco œsalon. Lin.) Enl. 468. Naum. 37.
Brun dessus, blanchâtre dessous , tacheté en long 4e brun , même aux cuisses , le plus petit de nos oiseaux de proie. Le Rochier ( Falco lithofalco , Lin. ) , ertf. 447 > cendré dessus, blanc-roussâtre, tacheté en long de brun pâle dessous, n'en est que le vieux mâle. Il niche dans les rochers.
Les trois autres espèces ont les doigts moins longs , et leurs tubercules moins saillants. Elles ne volent pas aussi vite, chassent aux souris, aux insectes, et prennent les oiseaux perchés.
323 OISBAUX.
La plus répandue est
La Cresserelle. ( Falc. .tinnunculus. Lin. ) En], foi et
471* Naum. 3o.
Rousse , tachetée de noir en dessus, blanche, tachetée en long de brun pâle dessous ; la tête et la queue du mâle cendrées. Elle tire son nom de son cri aigre ; niche dans les vieilles tours, les masures.
La petite Cresserelle. ( Falco cenchris. Frisch et Naum. F. tinnunculoides. Schintz eiTem.) Naunou 29. Frisch. 89.
Le mâle sans taches en dessus ; semblable d'ailleurs a la cresserelle ; les ailes un peu plus longues , et les ongles blancs. Cette espèce , long-temps confondue avec la pré- , cédente, habite de préférence le midi de l'Europe.
La Cresserelle grise. ( Faîco rufipes. Beseke. F. Vcsperlinus. Gm.) Enl. 43i. Naum. , 28.
Le mâle est cendré foncé et a les cuisses et le bas-ventre roui ; la femelle a le dos cendré tacheté de noir, la tête et tout le dessous plus ou moins roux. Plus petite encore que la précédente; plus répandue à l'orient de l'Europe, et commune en Sibérie, elle est rare en Allemagne et en France (1).
• (1) Ajoutez en espèces étEinçèies, t° voisines de la cresserelle : le mprqagnajvl) Vaill., 35 ( F. capensis, SU. ); — F. sparrenvs, enl. 465, Wils., U, xti, i, et IV, xxxii, a, et deux on trois espèces, dont /es ailes, semblables d'ailleurs à celles des oiseaux nobles pour la proportion rela«» tive des plumes , sont plus courtes que la queue, telles que F. punctatus, Cuv., col. 45 ; *— F columbariuSi Yftls., II, xv, S.
'i 00 Voisines du hobereau : F* cœrulesetm* Edw., 108, Vieill., gai. 18, «t col. 97 , à peine .plu s grand qu'un moineau; — F. aurantius , Laih. , rujpgularis, Ejd. , thoracicus, lliger, col. 348 ; — F* bidentatus , Lath. , ou BiJens rufi*>enter> Spix. VI, qui se distingue par une double dent à son bec, col. 38* et le jeune, col» q88, ou bid. albiventer, Spix. VII, maïs avec des ailes trop courtes; — F.tliodon, col. §98; — F.Jhnoralis , Temm. , col. 1 ai et 343 et Spix. VIII; — F.Aldrwanà'd^ Reinw., col. \ 28.
3o Voisines duvrdi ftracon : it chiquera , VtfiU. , M. 3o(F. éhkfuém , Sh.) y—~F.biùrmicus, T., col; 3^4; — \tF,.huppe(falo,f*ont*.li*y Bond., F. çafencuJbuus, $h.)> V«UL. , Af. aflj— Le F. hnppart , T. (F. bph&tes, Cnv.) enl. 10;— ht F. à culotU noire, Vaill. 29 ( F. tiùiédi$> Sh„).
de proie. 3a5
Lxs Gertaults. (HiEto»ALCO. Cuv.)(i)
Ont les pennes de l'aile comme les autres oiseaux nobles, dont ils montrent aussi toutes les inclinations ; mais leur bec n'a qu'un feston comme celui des ignobles (a) ; leur queue , longue et étalée, dépasse notablement leurs ailes , quoique celles-ci soient elles-mêmes très longues; leurs tarses, courts et réticulés, sont garnis de pi urnes au tiers supérieur. On n'en connaît bien qu'une espèce.
Le Gerfault. ( Falco candicansel F. lsiandus. Gm.) BufF. enl. aïo, £56, 46a« Naum. ai, ai.
Plus grand d'un quart que le faucon, est le plus estimé de tous les oiseaux de fauconnerie. On le tire principalement du nord; «on plumage ordinaire est brun dessus,, avec une bordure de points plus pâles à chaque plume, et des lignes transverses sur les couvertures et \e& pennes ; blanchâtre dessous, avec des taches brunes longues, qui , avec l'âge, se changent sur les cuisses en lignes transverses; €nfia la queue rayée de brun et de grisâtre; mai* il varie tellement par le plus ou moins de brun ou de blanc, qu'il y en a de tout blancs sur le corps, et où il ne reste dp brun qu'une tache sur le milieu de chaque penne du manteau; les pieds et la membrane du bec sont tantôt jaunes, tanlAt bleus (3).
La seconde section du grand çentejalco est celle des
Oiseaux de pboix appelas icuiobles .
Parce qu'on ne peut les employer aisément eu faucannene; tribu bien plus nombreuse que «elle desnoùies, et qu'il
(i) Hierax, hiero-falco> faucon sacré, gacre, tous noms tenant à l'ancienne vénération des Egyptiens pour certains* oiseaux de proie. Gerfault est corrompu d'hiero-falco.
(4) Naaman, I , p. 378, assure que ce sont les fauconniers qui osent la dent éubec des gerfeoks.En ce cas, ils renieraient, à la longueur de leur queue fîtes, dans la catégorie des autres faucons; et il faudrait leur atto» cier le lanier.
(3) Àj. «omme especnjÉtrangère !é> gerfault cendré ( J?» mtriptpUÊUê ), TVils. , VI , ut, 3, dont la bus* cendrés, Edw., 53 (F. o^iereus^G^.), pourrait bien être le jeune âge. •<
3a4 oiseaux
est nécessaire encore de beaucoup subdiviser. La plus longue penne de leurs ailes est presque toujours la Quatrième , et la première est très courte, ce qui fait le même effet que si leur aile avaitété tronquée obliquement par le bout, d'où résulte un vol plus faible, toutes choses égales d'ailleurs; leur bec est aussi moins bien armé, parce qu'il n'a point de dent latérale près de sa pointe , mais seulement un léger feston dans le milieu de sa longueur.
Les Aigles. ( Aquil^. Briss. )
Qui en forment la première tribu , ont un bec très fort,
droit a sa base , et courbé seulement vers sa pointe. C'est
. parmi eux que se trouvent lés plus grandes espèces du genre,
et les plus puissants de tous les oiseaux de proie.
Les Aigles proprement dits. ( Aquilà. Cuv. )
Ont le tarse emplumé jusqu'à la racine des doigts : ils vivent dans les montagnes , et poursuivent les oiseaux et les quadrupèdes; leurs ailes sont aussi longues que la queue , leur vol aussi élevé que rapide , et leur courage surpasse celui de tous lés autres oiseaux.
V Aigle commun. {Falcofulvus , F. mclanaètos, F. mger , Gm. (i) Enl. 409. Naum. pi. 8 et 9. YPils. VU. lv, i.
Plus ou moins brun , l'occiput fauve, la moitié supérieure de la queue blanche, et le reste noir. C'est l'espèce la plus répandue dans toutes les contrées montagneuses.
V Aigle royal (Falco chrysaëtos. ), enl. , 4">> »■« diffère que par sa queue noirâtre, marquée débandes irrégulières cendrées. On assure que c'est l'aigle commun dans son plumage parfait (a)*
(ij L'espèce réelle est bien représentée, enl. 4og , c'est Foie. Julttu. Dans certains états de mue , on voit dans son plumage le blanc de la base det.plumes. Cest alors F.fuluus can*den$u, EdwM L Quant au F» mtlanactoi , il n'est fondé que sur de vagues indications des anciens , et Ton ne cite que la même pi. enl. 409. Enfin le F* nigeron Aigf* à dos noir de Brown, n'est qu'une légère différence d'âge.
(9) Tenu*., Man. d'Ornit., I, p. 3o.
de proie. 5a 5
L* Aigle impérial. {Falco imperialù. Bechst.) F. Mogilnik. G ru. Aquila heliaca. Savign. Ég. Ois. pi. xii. Vieillot gai. 9. Naum. pi. 6 et 7. Tem. col. i5 et i5a.
A les ailes encore plus longues, une grande tache blan-, châtre aux scapulaires, les narines transverses ; la queue
noire , ondée de gris à sa partie supérieure. La femelle est fauve, à taches brunes. Son port est plus trapu qu'à l'aigle commun, et il est encore plus terrible pour les autres oiseaux. Il habite les hautes montagnes du midi de l'Europe , et c'est sur lui que l'on se plaît à reporter les récits exagérés que faisaient les anciens de la force , du courage et delà magnanimité de leur aigle doré.
Le petit Aigle ou Aigle tacheté } Aigle criard. ( Falco nœvius et Falco maculatus. Gm. ) Naum. pi. 10 et 11. Aq. melanaelos. Savig. Eg. Ois. pi. 1 et pi. a. f. 1.
D'un tiers plus petit que les deux autres , à tarses plus grêles, à plumage brun j la queue noirâtre avec des bandes plus pâles ; le jeune a le boutde la queue blanchâtre ; des taches fauve-pâle , forment une bande sur les petites couvertures, une au bout des grandes, qui remonte sur le» scapulaires, et une au bout des pennes secondaires. Lehautde l'aile est chargé de gouttelettes fauves. Les vieux deviennent tout bruns. Cette e*pècv est commune dans les Apennins et autres montagnes du midi de l'Europe, mais se montre plus rarement dans le nord: elle n'attaque que des animaux très faibles. On l'a trouvée assez docile pour l'employer en fauconnerie ; mais on dit qu'elle se laisse chasser et vaincre par l'éperviet.
On a crû devoir placer parmi les aigles un oiseau de l'orient de l'Europe (Falco pennatus , Gm. , col 33, Briss., supl., pi. i),qui n'en a guèresqueles tarses empennés et les plumes pointues du vertex, mais qui n'est pas aussi grand que la buse , et a le bec presque aussi courbé qu'elle ; son plumage est fauve , tacheté de brun , ses pieds bleus. Il est très rare en France et en Allemagne (1 ).
(1) On en a pris an vivant pris de Paris , Tannée deraièrç. M. Tenua.
La Nouvelle-Hollande produit des aigles de. la même
forme que les nôtres, a la queue près, qui est dtagée (i).
Les Aigles pêcheurs. Cuy. ( Hàli^etcs. Savigny).
• Ont les mêmes ailes que les précédents, mais les tarse* revêtus de plumes seulement à leur moitié supérieure , et à demi écussoonés sur le reste* Hs.se tiennent au bord des rivières et de la mer , et vivent en grande partie de poisson.
V Offrait etlePygargue. (Faicù ossifragut, F.albiciUa
et F. albicaudus* Gin/)
Ne forment qu^une espèce qui , dans ses premières années , a le bec noir , la queue noirâtre , tachetée de blanchâtre, et le plumage brunâtre, avec une flamme brun-foncé 6ur le milieu de chaque plume (enL, u? et 4i5, Naum., i4 ; c'est alors le F. Ojsifragus*), et qui avec l'âge devient d'un gris brun uniforme , plus pâle à la tête et au cou , avec une queue toute blanche et un bec jaune-paie. ( Frich , lxx, Naum, t 1a et i3 ; c'est le F. albicilla. ) (2). En tout temps elle attaque principalement les poissons. On la trouve dans tout le nord du globe.
V Aigle à tête Manche. ( Falco leucocephalus . ) Enl • 4 1 1 .
Wils. IV , xxxvo, et YUV lv a.
Brun -foncé uniforme » à tête et queue blanches , à bec jaunâtre , presque aussi grand que nos aigles communs, vit dans l'Amérique septentrionale, et y poursuit sans cesse le poisson. Il paraît quM en vient quelquefois dans Je nord de l'Europe. Dans sa jeunesse, il a le corps et la tête brun-
fait encore une espèce européenne de VAiglebonnelU^ col. 288 , mais on ne l'a pas dans tons ses états.
Aj. le Griffardy Vaill. , Afr. , I ( F. armiger, Sh. )•,— • Y Aigle malais (F. malaiensùf RciniY.) , col. 11^; — le petit Aigle du Sénégal ( F. senegallusfiuv.), semblable au petit aigle d'Europe, les narines moins rondes, "beaucoup de petites bandes grise* sous la queue du' jeune. —Le petit Aigle' du *Cap (F. nœvioidts, Cuv.), varie de brun, de fauve et de noirâtre.
(1) (F.JUscosus) col. 3a.
(2) On a vérifié plus d'une fois ce changement à la ménagerie du Muséum. Quant au petit pygargue , F. albicaudus f ce n'est que H mâle da grand : F. alblùlU. .
i.Aijfc i mm
ic efiiiffe.J j> 3at> ■a.Vrut>ffutyti.I.f>-33o. 3.L ■fi./r.n/ijt- ti fn/iif Mmr/ir. /.». SJ3
cendré. Ou ne doit cependant pas le confondre avec le vieux pygargue à tête blanchâtre.
Nous remarquons parmi les aigles pécheurs étrangers.
Le petit Aigle des Indes. ( F. ponticerianus. Gm. } £nl. 4x6. Vieillot. Gai. 10. ~
Moindre qu'un milan; d'un beau roux marron vif, la tête, le cou et la poitrine blancs ou gris de perle. C'est l'Aigle garuda, qui, dansla religion desBrames, est consacré à Vischnou (i)«
Les Bàlbusahds. (Pakdiow. Savigny. )
Onf le bec et les pieds des aigles pécheurs ; mais leurs ongles sont ronds en dessous , tandis que dans les autres oiseaux de proie, ils sont creusés en gouttière; leurs tarses sont réticulés, et c'est la seconde plume de leurs ailes qui est la plus longue.
On n'en connaît qu'une tBpèce , répandue au Bord dès eaux douces de presque tout le globe , avec peu de variations dans le plumage : c'est
Le Balbusard. (Falco haliœlus. Lin.) Enl. 4i4? et mieux : Catesby. 11. Wils. Y, xxxvn. Vieillot. Galer.n.Naum. 16.
D'un tiers plus petit que l'orfraie; blanc, à manteau brun , une bande brune descendant de l'angle du bec vers le dos, des taches brunes sur la tête et la nuque , quelques-unes à la poitrine; la cire et les pieds tantôt jaunes, tantôt bleus.
Les Circaètes. ( Circaetus Vieillot. ) Tiennent une sorte de milieu entre les aigles pêcheurs, les
(1) Ici doivent se placer le Blagre, Vaill., Air , 5 (Falc. blagrus, Sh.), (foi est probablement leF.leucogaster,\jalh.9 ou Aigle océanique, col. 49 ; — Uvodfir, Vaill., Àfir., 4 ( F. voqifrr, Sh.);— le Coffre, VailL, Atr., 6(F.vuhurmus. Sh.);— VAigUde Macé du Bengale (f.macei9Cwr.), col. 8 et aa3;-4Mffffe aguîa ( F. aguia, T. ), eol 3o*;— 4e F. ichtrèe- Hw, Horsf. jav; «-le Mibago ochroeephalus , Sp. I, ou Chimaokim* d'An., oo F. degener, Ilî$.
Il foui remarquer, au resta , que kfassage des aigles au bases se fa
par nuancée ioaeatihJe».
balbusards et les buses. Ils ont les ailes des aigles et des buses , et les tarses réticulés des balbusards : Tel est
Le Jean-Lc-blanc. (F. galltcus. Gm. F. leucopsis. Bechsu F. brackydactylus. Tem.) Enl. <i3. Naum. i5.
Sa taille est supérieure à celle du bal busard ; la courbure de son bec est plus rapide que dans les autres aigles, et il a les doigts courts à proportion. Il est brun dessus, blanc dessous, avec des tacbes d'un brun pâle; sa queue a trois bandes pâles. Ses allures sont plutôt d'une buse que d'un aigle. Il vit surtout de serpentset de grenouilles. Le Bateleur. Vaillant. Àfr. 7 et 8. ( F. ecaudatus. Sh. )
Est une espèce d'Afrique, remarquable par l'e^réme brièveté de sa queue , et la belle variété de son plumage. La cire de son bec est rouge (1).
L'Amérique produit (les aigles à longues ailes comme les. précédents, à tarses nus, écussonnés, où une partie plus pu moins considérable des côtgs de la tète, et quelquefois de la gorge, est dénuée de plumes. On leur donne le nom commun de caracara (a).
Le Caracara ordinaire. ( Falco brasiliensis. Gm. ) Polybo* rus vulgaris. Vieillot. Galer. pi. 7. Le Jeune, Spix. I \ Grand comme un balbusard , rayé en travers de blanc et de noir, des plumes ef filées , blanches à la gorge, une calotte noire , un peu prolongée en huppe; les couvertures des ailes , les cuisses et le bout de la queue noirâtres. C'est l'oiseau de proie le plus nombreux au Paraguay et au Brésil (3).
(f) Aj. VuiigU couronné d'Azur ( F. cononatzu, T. ), col. a34 ; — 1« Circaète du Sénégal ( C. cinereut ) , Vieill., Galer. des ois., pi. xii} — le Caracarm funèbre [F. Nowœ-Zelandiœ, La t.), col. 19? et a 14.
(a) Axaaira. Voy. III, p. 3o et suiv.
(3) C'est bien le caracara de Margrave, mais sa description ne le ferait pas reconnaître. On en. trouve une meilleure dans Azzara. Notre caractère est pris de la nature. Le F. cheriwajr, Jacq. Beyt. , p. i5, n° 1 1 , pourrait bien nîen être qu'une yariéié d'âge. Aj. le Caracara noir (F.aterrimu3)Temm.)', col. S7 et 34?) ou daptrius ater, Vieill., gai., pi. v; — gymnopsfasclatus , Spix. IV. Son gymnops strigilatus en est le jeune
JY. B. C'est de mes caracara que M. Vieillot a fait ses genres daptrius, itycurttpolfborus9è\ùy*ntqnt le nu de leur tête s'étend plus ou moins.
DB PllOlB. D'Jg
Le petit Ai§U à gorge nue. ( Fako aquilinus. G m. ) Enl. 417* Ibycter leucogastcr. Vieillot. Galeiv 6.
Noir y le ventre et les couvertures inférieures de la queue 'blancs , la gorge nue et rouge.
Les Harpies ou Aigles pécheurs à ailes courtes ( Harpyia, Cuv.)(i).
Sont aussi des aigles d'Amérique, qui ont les tarses très gros, très forts, réticulés, et à moitié emplumés, comme les aigles pécheurs proprement dits , dont ils ne diffèrent que par la brièveté de leurs ailes; leur bec et leurs ongles sont même plus forts que dans aucune autre tribu.
La grande , Harpie d'Amérique. Aigle destructeur de Daudin , grand Aigle de la Guiane de Mauduit ( problemenl le Falco harpyia' et le F. cristatus , Lin.) F. harpyia et imperiaUs. Sh. ) Col. i4- (2)
Est un des oiseaux qui ont les serres et le bec le plus terribles; sa taille est supérieure à celle de l'aigle commun ; son plumage est cendré a la tété et au cou , brunnoirâtre au manteau et aux côtés de la poitrine , blanchâtre au-dessous , et rayé de brun sur les cuisses : des plumes alongées lui forment une huppe noire sur le derrière de la tête , et lorsqu'il les retève et qu'il 'écarte celles dès joues , il prend beaucoup de la physionomie d'une chouette. Aussi porte-t- il. souvent son doigt externe en arrière comme le pouce*
On le dit si fort , qu'il a quelquefois fendu le crâne k des hommes à coups de bec ; les paresseux font sa nourriture ordinaire , et il n'est pas rare qu'il enlève des
faons.
Les Aigles- autours. ( Morphnus. Cuv, ) (3) Ont, comme les précédents, les ailes plus courtes que la
( r) M. Vieillot a adopté* ce genre et ce nom.
(a) C'est incontestablement Yyzquautzli de Fernande* ; mais cet aatear exagère beaucoup sa taille en le comparant à un mouton. C'est aussi le y. crutAtut de Jacq., et par conséquent XtFalc. Jaequinide Gmel.
(S) Morphnus, nom grec d'une espèce indéterminée d'oiseaux de proie C'est de mes morphnus que M. Vieillot a fait ses spizaètes.
33o OISEAUX
queue ; mais leurs tarses élevés et grêles , et leurs doigts blés , obligent de les ea distinguer. '
Il y en a qui ont les tarses nuds et écussonnés.
V Aigle-autour huppé de la Cutané, ( F. guiancnsis. Daud. ) Petit Aigle de la Guianc. Maud. Encycl.
Ressemble singulièrement , pour les couleurs et pour la huppe , au grand aigle pécheur du même pays; mais il est moindre pour la taille, et ses tarses élevés, nus et écussonnés .l'en distinguent suffisamment; son manteau est noirâtre , quelquefois varié de gris foncé; son ventre blanc , avec des ondes fauves plus ou moins marquées; sa tête et son cou, tantôt gris, tantôt blancs, et sa huppe occipitale , longue et noirâtre.
L'Urubitinga. ( Falco urubitinfca. Lin. )Spix. \ b.
Noir , sans huppe , avec le croupion et la base de la queue blancs. Le jeune aie dessus brun , le dessous fauve moucheté de brun (Col. 55.). Ce bel oiseau chasse sur les lieux inondés (i).
D'autres ont les tarses élevés et emplumés sur toute leur longueur.
1? Aigle-autour noir huppé d'Afrique* {Falco occipitolis. Daud. Huppart. Vail. ÀfaJ, n. Bruce, Abyss. pi. xx*n.)
Grand comme un corbeau, noir, une longue huppe pendante de l'occiput; les tarses , le bord de l'aile et des bandes sous la queue blanchâtres. Il habite toute la largeur de l'Afrique.
V Aigle-autour varié ou Urutaurana (a). (Falco ornatusy
Daud. F. superbus et coronatus. Sh. ) Autour huppé.
"Vail. Afr. I, xxvi. Spizaëtus ornatus. Vieillot. Galer. ai.
Aigle moyen de la Guianc. Maùd. Encycl. Epervier
patu d'Azzar.
Calotte et huppes noires-, côtés du cou d'un roux vif ,
(i)Lc Filol longipcs, nig.;L'aq./»tcta,S|iU. I», ne paraissent que ,d« jeunes urohitinga. — Aj. Y Aigle-autour moucheté ( Aq. maculùsa ) , Vieill. , Amer., pi. m bis; — le P&ntma ( Aq. milvoïdtsy Spix, ld.)
(a) C'est bien sûrement!1 Undaurana de Margrave ; mais cet aofteer le dit grand comme nn aigle, oe qui est on tiers an moins de irvç.UHarpyia hraccata, Spi*. III , en est le jeune.
manteau noir varié de gris , onde de blanc , dessous blanc , rayé de noir aux flancs ; aux cuisses et aux tarses ; queue noire , avec quatre bandes grises. C'est un bel oiseau de l'Amérique méridionale , qui varie du noir et blanc au brun foncé (i).
Il y a en fin, en Amérique, des oiseaux à bec comme tous les précédents, à tarses très courts, réticulés, à demi couverts de plumes paT devant, à ailes plus courtes que la queue, et dont le caractère le plus distinctif consiste en narines presque fermées semblables à une fente* On peut en faire une petite tribu sous le nom de Cymindis , Cuv. (2). Tel est
Le petit Autour de Cayenne. Buff. ( Falco cay ennemis.
Gm.)Enl. 473. Spix.VlIK
Quia encore pour caractère propre une petite dent à l'endroit où le bec se courbe. L'adulte est blanc, à manteau noir-bleuâtre, à tète cendrée, avec quatre bandes blanches sur la queue; le jeune a le manteau .varié de brun et de roux , et la tête blanche , avec quelques taches noires (3).
Les Autours. Cuv. (Astur. Bechstein. Daebelion . Savigny.)
Qui forment la seconde division des ignobles, ont, comme les trois dernières tribus des aigles, les ailes plus courtes que
(1) Ajoutez ici , en espèces happées, le Blanchard, Vaill. , Afir. , 3 { F. albescens. Sh. );— V Autour tyran (F, tjrramuu9 Pr. Max.), col. 73 ; — V Autour crisUUeUe, Temm^col» a85 : en espèces non happées, V Autour neigeux , Temm. , col. 1*7 j— VA ut. incolore, ici-, ib. , i34, oa Falc. lineatut , Horsfield, Jav.
(?) Cymindis , nom grec d'une espèce indéterminée d'oiseaux de proie.
(3) Je ne sais si ce n'est pas lejeune cymindis que représente la Buse martelée ( F. paUiatusy Tem. ) , col. ao4 , très différente de celle qui porte le même nom français, col. 437 •
Aj. le Cfm. bec en hameçon (F. hamauu> Ilig. ), col. 61 et a3i, F. leueopygus , Sp. Il'; — le C. à bec en croc {F, uncinatus , id. ) , col. io3, 104 et io5. Ces oiseaux varient fort en couleur avec Tige.
& B. V Aigle de Gottinçue ( F. glaucopis , Merrem. beytr. , II , pi. vu. ) est une base commune. V Aigle blanc (F, albu*, Sa. Jomn whlte». Voy. ) est un autour.
U queue; mais leur bec se courbe dès sa base , comme dans tous ceux qui vont suivre. •
On appelle plus particulièrement autours ceux qui ont les tarses écussonués et un peu courts.
L'Autour ordinaire. (Falco palumbarius Lin. , enl. 4*8 et 46t , et le jeune , F. gallinarius Gmel. , enl. 4*5, etFrisch. lxxii. ) Naum. 17, 18. (i).
La seule espèce de ce pays-ci est brune dessus, à sourcils
blanchâtres, blanche dessous , rayée en travers de brun
- dans Pad ul te ; moucheté en long dans le premier âge j cinq
bandes plus brunes sur la queue. L'autour égale le ger-
.* fouit pour la taille, mais non pour le courage, fondant toujours obliquement sur sa proie. On s'en sert cepen«
l dant en fauconnerie pour des gibiers faibles. 11 est commun dans toutes nos collines et montagnes basses.
Parmi les autours étrangers , on peut remarquer celui y' de la Nouvelle-Hollande (FalcoNovœ-HoUandiœ), Voy\de W^ite, p. a5o, qui est souvent tout entier d'un blanc de neige j mais il pavait que c'est la une variété d'un oiseau du même pays, cendré dessus, blanc dessous, avec des vestiges d'ondes grises (2).
Qu peut encore rapprocher des autours quelques oiseaux
(1) Probablement aussi F. gjrrfalco^ F. gentilis, Gm., tant les oiseaux vdc proie étaient mal déterminés à l'époque où nous a es donné notre première édtion.
' (a) Autres autours étrangers : VAut. à ventre gris {F. poiiogaster, T.), col. 364 et ao^; — VJuU â trois bandes { F. tn'virgatus, T. ), col. 3o3; -i~ VAut. nuque blanche ( ' . leucauchen , T. ) , col. 3o6; — VA ut. radieux {F. radiatus , La th. ), col. 1 i$;—VAuL poUosome, Quoy et Gaym.; Voy. de Freycinet, pi. xiv;— VAut culblanc(F. l€Ucorrhous),\b.,\)Y. xin, — VAut. â queue cerclée ( F. unicinetus , T. ) , col. 3i 3. Ces trois derniers tiennent beaucoup des formes de Tu abitinga. -1- VAuu de Pensjrbanu {F. pensyhanicus, Wils., IV, liv, 1) ; — VAut. à queue rousse ( F. borealis, L.), Vieil!., Am. , ol. xiv bis, Wils. , lu, i; — VAut. levérien ( F. Uverianus ) , Wils. , lu, a ; — VAut. multiraie ( F. siriolatm , T. ) , col. 87 et 294, ouAsturine cendrée, Vieill.,gaL,ao;— *V A uL monogramme (F. monogrammmus , T./), col. 3i4j — VAuL Dussumfer ( F. Dussumierif T. ), col. 3o8 et 336. Ceux-ci conduisent insensiblement aux cperviers.
d'Amérique a ailes courtes et à tarses courts, mais réticulés.
L'Autour rieur ou à calotte blanche. ( Faîco cachinnans , Lin. Nacagua d'Azz. ) Vieillot. Ga-er. 19. Spix. lit é*
Nomme d'après son cri; blanc, le manteau et une bande qui part du tour de l'oeil et s'unit sur la nuque à sa correspondante, bruns; la queue à bandes brunes et blanches. Des marécages de l'Amérique méridionale, où il vit de reptiles et de poissons (1).
On reserve communément le nom d'Ef>ERViER (Nisus, Cuv. ), à ceux qui ont les tarses écussonnés et plus élevés, mais les passages d'une division à l'autre sont presque insensibles*
Notre Epervier commun. {Falco nisus. Lin.) Enl. 412
et 467 . Naum. 19, 20.
A les mêmes couleurs que l'autour , mais ses jambes «ont plus hautes , et sa taille d'un tiers moindre. Cependant on l'emploie aussi en fauconnerie. Le jeune a les taches du dessous en flèches ou en larmes longitudinales • et rousses , et les plumes de son manteau sont aussi bordées de roux.
11 y a des espèces étrangères encore plus petites (a).
Mais il y en a aussi de beaucoup plus grandes* Ainsi
U Epervier chanteur. ( Faucon chanteur. Vaill. Afr. xxvii,
Falco musicus. Daud. )
Est grand comme l'autour , cendré dessus, blanc rayé
de brun dessous et au croupion , brun varié de roux dans
la jeunesse. On le trouve en Afrique , où il chasse aux
- perdrix, aux lièvres, et niche sur des arbres. C'est la seule
espèce connue d'oiseaux de proie qui chante agréable*
meut (3).
(t) Ici vient le F. melanops, Latb. ; col. io5. C'est de cette subdivision que M. Vieillot a fait §e» HERP^THOTHèitEa.
(9) Comme le G*bar> Vaill., Afr. , 33 (F. gabar, Sh.}* col. r»a et «£0; — le Minute, id., 34 ( F. minutlus, Sh. ).
(3) Antres epervier» étrangers; La Buse mixte couleur de plomb ; km. , n° 67, on epervier à doigt courts ( F. hemidaetUus , T.), col. 3 et 91; —le Falc. magniroslrk, enlnm. 460 , col. 86; — le F*k. eolumèarku.
Les Milans. (Milvtjs. Bechstein.)
Ont des tarses courts, des doigts et des ongles faibles, qui, joints à un bec également peu proportionné à leur taille, en font les espèces les plus lâches de tout le genre } mais ils se distinguent par leurs ailes excessivement longues et par leur queue fourchue , qui leur donnent le vol le plus rapide et le plus facile.
Les uns ont les tarses très courts , réticulés, et à demi revêtus de plumes , par le haut , comme la dernière petite tribu des, aigles (les Elanus, Savigny). Tels sont
Le Blac.(Falco mtlanopterus. Daud.) Sav. Eg. Ois. pi, a. f. 2. Vaill. Afr. xxxvi etxxxvu.Cli. fionap. Am.U, xi, 1.
Grand comme un épervier , à plumage doux et soyeux , à queue peu fourchue, cendré dessus , blanc dessous , les petites couvertures .des ailes noirâtres; le jeune est brun ' varié de fauve. Cet oiseau est commun depuis l'Egypte jusqu'au Cap , et paratt se retrouver aux Iodes et même en Amérique. Il ne chasse guère qu'aux insectes.
Le Milan de la Caroline* ( Faloo furvatus* Lin* ) Catosb. iv. Wils. LI, a. Vieillot. Am. 10.
Blanc, les ailes et la queue noires , les deux pennes extérieures de celle-ci très longues j plus grand que le précédent. Il attaque aussi les reptiles (1).
Catcsb. 4, Yîeill. Am., pî: a, et Wils., II , xv, 3;— YEp. tachiro, Vaill., Afr.uftF.tachiro, daud.)yco\.3j'] ei4ao ; — YEp.coucoide(P.cuculoïdesf T.). col 1 locti 29;— VEp. à poitrine rousse[F. xanihothoraXjT .) col. 9a; — YEp. vërgeté^F. virgatut, T.), col. 109)— YÉp. à ailes courte* {F.brachipterus, T.) , col! 14 et 1 16 ou F. concentricus, B»g;-~VJ£/>. chaperonné ( F. pileatus, pr. Max.), col. ao5;— YÉp. à joues nues ( F. gymnogertys), col. 307;— I Ep. urdoisé '{F.pemylvanicus, Wils., VI,1lyi, j ; très différent de l'autour nommé de mène., id. pi. tiv, ^ et le jeune , coL 67 ; — YÉp. rapide (F. velox.), Wils. VI, xit, 1 , on est la jeune fetticlle tolon Ch. hon*o;-r.VÉp. à épaules musses (F. tineatus*) Wils. VI, uu9 3 j — YÉp. d'hr»er (F. JOemalis h WiU. IV, xxxv, ij —YÉp. rayé. {F. stwdus)9Ytàll.t 4mv, pi. lfa-J!Ép. noir (F, nigcr.), VidL, gakr., aa. (1) Ajout** h Milan *ri*4o.urt'(F. rhtouru, VicîU.), «ol .Wj — te Mibuià qime MguUèn (F. disjw £19.
DK PROIE. 335
Les Milaws proprement dits , Ont les tarses écussonnés el plus forts.
Notre Milan commun. {Falco milvus. Lin. ) Enl. I\ii.
Naum. 3i , f. i.
Fauve, les pennes des ailes noires, la queue rousse; celui de tous nos oiseaux qui se soutient en l'air le plus long* temps et le plus tranquillement. Il n'attaque guère que des reptiles (i).
Les Boif drées. ( Punis. Cuv. ) (a)
Ont , avec un bec faible de milan , un caractère très particulier, en ce que l'intervalle entre l'œil et le bec> qui dan* tout -Je reste du genre falco est nu, et garni seulement de quelques poils , se trouve chez elles couvert de plumes bien serrées et coupées en écailles; leurs tarses sont à demi emplumés vers le haut, et réticulés: elles ont du resté la queue égale , les ailes longues, le bec courbé dès sa base, comme tous ceux qui vont suivre. Nous n'en possédons qu'une espèce.
"La Bondrée commune. ( Falco apivorus. ) Enl. 4?o.
Naum. 35, 36.
Un peu moindre que la buse, brune dessus, différemment ondée de brun -et de blanchâtre dessous, selon les individu* : la tôle du -mâle est oei*dpée à un certain Âge. ûet oiaeau chasse aux insectes , surtout aux guêpes et aux abeilles.
H en existe quelques autres dans les pays étrangers.
La Bondrée huppée de Java. (Pern. cristata. Cuv. )
Toute brune , à tète cendrée comme la uoMc, mais à queue noire , avec une bande blanchâtre aux le milieu;
[\\ Ajoutez le Parasite , V«U1., Àfr., aa, ou le MiUmnoir, eùh 47*; Nauni. 3i, f, a, Sayigay.; Eg. Ob, pi. Hl , f. i, clcrt 4* Faio. ater, le Falcsœ$rptfup , et. le Falc. Forskahlii, G«Deh , le Felo. parasitkus , I*aUY v€t Shaw» — ^ Milan du, MUsissipi {F*ico mùsissipiensù,Vf'A$7 111, ffcjKv, a ), ou Victime ophiopkage. Vieill., -galer. , platich. 17.
N. B. Le Falc, austriacus^ Gm., est le jeune du milan commun.
(to). Perniê pu p*rnè$> denoaunalîon d'une torie dVràseatfx de ptoie , •don Acifiot*.
336 oîseaux
une huppe brune à l'occiput. Elle a été rapportée de Java parM: Leschenaut(i).
I Les Buses. ( Butso. Bechstein. )
Ont les ailes longues, la queue égale, le bec courbé des ta base, l'intervalle entre lui et les yeux sans plumes , les pieds forts.
II y en a qui ont les tarses e m pi unies jusqu'aux doigts. £114$ se distinguent des aigles par leur bec courbé dès la base, et des autours pu aigles-autours à tarses empennés, par leurs ailes longues*.. Nous eu possédons une.
La Buse putue. {Falco lagopus* Cm. )(?)Frisch. lxxv. Vaillant Afr.xvm. Wils. Àm. IV, xxxm, i.Naum.34-
Variée assez irrégulièrement de brun plus ou moins clair et de blauc plus ou moins jaunâtre. C'est un des oiseaux les plus répandus ; on l'a trouvée presque partout, et on l'a presque toujours regardée comme variété de quelque autre oiseau (3).
Mais le plus grand nombre des buses a les tarses nus et écussonnés. Nous n'avons ici que
La Buse commune. {Falco buteo. Lin.) Enl. 4i9«Naum. 33.
Brune , plus ou moins ondée de blanc au ventre et à la gorge"; c'est l'oiseau de proie le plus abondant et le plus nuisible de nos contrées. Elle demeure toute l'année dans nos forêts , tombe sur sa proie du haut d'un arbre ou d'une butte , et détruit beaucoup de gibier (4)*
"^~— ^™~~ ■ i -m m » - i il i ■ ■ ».
(i) M. Temminck a représenté cet oiseau (col. 44) ^ Ie nom de buse ptHorinque.
(a) C'est le Falco lagopus , brit. zool. , ap. , t. I ; le Falco aommunis £ leùcocephalus , Frise!*, ^5} le Falco sancti Joliannis, arc t. xool. , pi. ixj — les F aie. communis juscus , F. variegatus, F. aïkidos , F. verstcolor, Gnn. , ne sont que différents états de la buse ordinaire.
(3) Ajoutez la Buse à calotte noire (F. atricapillus y Cqv.), col. 79, ou le Buteo melanoUucos , Vieill., gaier. i4;*— la Busenotre{F. niger), Wils. VI, LUI, 1 et a, que M. Ch. Bonap croit le Falc. sancti Johannis, et Pennant.
(4) Autres buses étrangères : le Rou-noir. Vaill., Afr. 16 ( F. jackal, ]>and. etSh.);— le Tacha rd id. 19. (K tatkardus, Sh.);— Yk Basera?, ià.
Quelques espèces sont huppées.
Le Bâcha. Vail. Afr. pi. xv.
Grand comme la nôtre , brun , à petites taches rondes et blanches sur les côtés de la poitrine et sur le ventre $ une huppe noire et blanche , une large bande blanche sur le milieu de la queue. C'est un oiseau d'Afrique très cruel, qui fait sa principale proie des damans (1).
Lis BusAans. (Cxrctjs. Bechstexn. )
Diffèrent des buses par leurs tarses plus élevés, et par une espèce de collier 7 que les bouts déplumes qui couvrent leurs oreilles forment de chaque côté ue leur cou.
Nous en avons trois espèces dans ce pays-ci , que les variations de leur plumage ont fait multiplier par les nomenclateurs.
La Soubuse (Falco pygargus Z»), enl. 443 et 480, Naum. 38, 2 et 39, 1 et a , brune dessus , fauve tachetée en long 4e brun dessous, le croupion blanc. U Oiseau Saint-Martin (Falco cyancus et F, albicans\{%)> enl. 45o, Naum. 39, 1 cendré, 4 pennes des ailes noires, n'est que le mâle de la seconde année. Cette espèce niche par terre , se tient beau-
ao. (F. busarellus, Sh.)—LsiBuse à joues grises (F. potygems, Tem.) col . 3a5.— La-Bitf«*fwie(/',.yitfoii*),VieilI.,Am.,5.— -Lé Tachiro, Vaill. a/{. ( F. tachirOy Sh. ) — Le Milan eressereUe , Vieil., Am., 1 o bis, et la jeune femelle, col. 180; espèce dont le F. plumbeus, Spix., VIU, est peut-être l'adulte , et où le feston latéral s'aiguise en une dent dans quelques indhridus , quoique ses pennes soient d'ignobles. — La Buse à ailes longues (F. pterpcles, Tem. ) , col. 56 et 1 39. — La Buse à dos tacheté (F. pctcilonotos, Guy. ) col, 9. — ta Buse martelée (F. laeernulatus , T. ) col. 437. — La Buse pale (F. la*enter\ T. ) col. 438. — là Buse à queue ferrugineuse (But. fèrrugimeaudus. ) Vieill., Ain., 6a>
(1) Ajoutez la Buse à huppe blanche des Indes (Falco albidus, T. ) col. 19. ,
N. B. La Buse roussdtre , Tem. col. 25, se rapproche un peu des busards par êe* tarses élevés , mais n'en a pas le collier ; il y a aussi entre ces deux divisions des passages gradues et par nuances presque insensibles.
(a) (Test aussi le Falc. oommunis, F. aJhus, Frisch, pi. lxxv $ le Falco montanus B , et le Fais griseus , Gin., et même son Fale. bohemicus.
338 oiSBA,ux
coup dans les champs , vole près dp terre , chasse sur le soir aux rats, aux. jeunes perdreaux, etc.
Le Busard cendré. ( Falco cineraccus. Montag. ) 'Naum. 4^ Vieill. gai. pi. i3.
Plus grêle, a aile* plus longuesquela soubuse ; le vieqx mâle est cendré , et a les grandes pennes e£ une ban^e sur les pennes secondaires noires; la femelle et le mâle de la deuxième année sont bruns dessus,b]ancs dessous, avec des . traits4 brunâtres à. la poitrine ; les jeunçs cuit tout le dessous du corps roux. Ses habitudes ressemblent beaucoup à celles de l'espèce précédente.
La Harpayc. ( Falco ru/us* L.) Eul. 470. Naum. 37. 1.
Brunâtre et rousse , la queue et les pennes primaires de l'aile cendrées. Le Busard du marais ( Falco œruginosus), enl. 4*4, Naum. 38, brun , avec du fauvoclair k la tête et à la poitrine, passe pour le même oiseau plus âgé-; mais îi est des observateurs qui le prétendent différent par l'espèce. L'un et l'autre se tiennent de préférence a portée des ' eaux , pour y donner la chasse aux reptiles (1).
Enfin le
Messager ou Secrétaire ( Serpent arius, Cuv. Gypoge-
BANT7S , llig. ) (a) ,
Est un oiseau de proie d'Afrique, qui a les tarses au moins du double plus longs que les précédents , ce qui
(1) Espèces étrangères. —VacoU, VaiH. Afr. 3f. ( Faff. acoli, Sh. ) — Le tcftoug, là 3a^et Sonnerat, II, 18a. (F. meUnolmeos.}-~(F. palustrisy Pr. Max. col. aa. — Le grenouiUard, Vaill. Aft. a$. (F. ranivorus, Sh.) — - Le busard roux, Vieill. Amer. pi. ix , que cet auteur regarde comme Te même que le F. hudsonius, Edw. 107. — 1*. busard d'hiver. ( Circus hientalis. ) Vieill. Amer. 7 1 , qoi ne parait pas ie même que le F. hiemaUs. Wilt. IV. xxxv. 1 . — Le busard à croupion blanc , (Cire, europogistuf, ) Vieilli Amer. 8; — Probablement aussi 2e F utiginosus, Edw. 291, appartiennent à ce tons-genre, mai* tant que FonVaura pas suivi les mutations qne l'âge apporte à les» plumage, il sera difficile d'en déterminer les espèces .. M. Ch. Bonaparte dit qne le F. uliginosus, est une jeune femelle de cyaneus.
(a) M. Vieillot m changé ces noms en ophiotKères , gai . pL 360.
.l'p &it,iftn&çr.r^r plusieurs tnatu^liste* avec Jes échas-
siers; mais* ses jambes , entièrement couvertes de plumes,
son bec crochu et fendu, ses. sourcils caillants, et tous* les
'détails 4e • son aj^aiomie, le p]apent ^osTprâre .actuel.
Son tarse est écussonné, se» doigts courts à propoitioo, le
tour de son œil dénué de plumes ; il porte ùiïé longue
huppe roidei t'odput y et le& deux pennes mitoyennes, 4e
> sa queue dépasse* t beaucoup, les. autrçs., \l habite les lieux
arides et découverts des environs du Cap , où il poursuit
les reptiles à la course; aussi a-t-it les ongles usés à force
de marcher: Sa grande force»est dans Iq pied* €Vst le Fafco
Mi7irn(a^^,(^.;.enK79fi;(Vieill.,gal« *6o%Ç|np a. essayé
de Je multiplier- à la Martinique , où il pourrait rendre les
plus grands services en détruisant les vipères* fer-de-l au ce
qui infectent cette tle.