‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 80 sur 91 · LE TROISIÈME ORDRE DES OISEAUX · texte numérisé non relu

LE TROISIÈME ORDRE DES OISEAUX

Oc LES GRIMPEURS.

Se compose des oiseaux dont le doigt externe se dirige en arrière comme le pouce ; d'où il résulte pour eux un appui plus solide , que quelques genres mettent à profit pour se cramponner au tronc des

(ï) Calaos 1 proéwiteices. Bue, rhinocéros, enl. o34» Vaill., Calaos, 1 et a;/?, q/rîamus, Vaill., pi. 17, f. a, pourrait n'en être qu'une variété d'âge; Niger , Vaill. , i3 , n'en est, selon M. Temmink , qu'on individu mal conserve ; — Monoceros , Sh. , enl. 873 ; Vaill. , 9 . 10 , 11, 1a ; — Cassidixj Temm. , col. aïo 5 — Malabaricus , Lath , VT, 11, od albirostris, Sh.; Vaill., col. i4; — Bucci/iator, T. ,col. 284 ; — Gingianus) Sonn.» a« Voy. , pi. cxxi; Vaill.» t5; — Bicornù, VailL, 7.; la fcmelie edolte ; Owatus y id. , 4 • &* est le mâle en âge mores. I^es pL 3 et 5 en sont de* individus altérés. — B. hyèrocorax , enl. 28? , le jeune; col. 383, l'adulte ;— Vvolaceus , id., 19; Abyssiniens y enl. 779, l'àgc moyen: Vafll. , Afr., a3o, a3r. Pois, adulte ; Vieifl., gâl. 191; — Sulcatus , Temm. , col. 69; — Pùnayeruùj enl. 78b, la Jbmelle ad. , 78 1 le vieux mâle ; Vaill. » cal. 16 , 17,18; ManillauU, eaL 891, serait le jeune ; — Fasciatus, Vaill. , At>. *tt;—Exarotus, T., col. *u.

Caxàos saurs proéminences. B.javanicus, Vaill., cal. aa, le Jeune mâle; Afr., a39, le vieux mâle, le même que ie Cal de H^aidjiou, Lebill. Voy. B. undulalus, VailL, cal. a 0 et, ai,. en sont les femelles; 'B~. erythrorhynehos , enl. a6o; Vaill. , Afr., a38 , le jeune; — Hcutatus, 110b, enl. 890, VailL , »36 , «37 ; — Ccronatus 9 Vaill. , Afr.. a34, a35 ; — Bcngalensis , Vaill. , cal. a3.

N. B. Le 2?. galeatus, dont on ne connaît que la tête, enL o33»^et que Vaillant croit mal â propos nn oiseau aquatique est on vrai calao , mais dont la proéminence est revêtue d'une corne excessivement épaisse surtout a sa partie antérieure.

Voyez l'article générât sur les calaos, par M. Temmmfc , dans le texte des planches coloriées

GRIMPJB0Rsl 4^7

arbres et y grimper. On leur a donné, en conséquence , le nom commun de Grimpeurs (Scahsorbs), quoique, pris à la rigueur, il ne convienne pas à tous, et que plusieurs oiseaux grimpent véritablement sans appartenir à cet ordre par la disposition de leurs doigts, comme nous l'avons déjà vu pour les grimpereauk et les sittelles.

Les oiseaux dé Tordre des grimpeurs nichent ^ordinaire dans* les trous des vieux arbres : leur **q1 est médiocre; leur nourriture, comme celle clés, passereaux f consiste en insectes ou .en fruits , selon que leur beoest plus ou moins robuste ; qdëirquë$-uns, comme les pics , ont des moyens particuliers pour l'obtenir.

. Le4 sternum de la plupart des genres a .deux écbancrures en arrière ; mais dans les perroquets , il n'a qu\iu trou , et souvent il est absolument plein,

. Les Jàcàmars. (Gàlbulà. Briss.)

Tiennent de très près aux martins-pécheurs par leur bec alongé, a>gu, dont l'arête supérieure est vive , et .par leurs- pieds courts^ dont les doigts antérieurs sont en grande partie réunis ; cependant , ce ne sont pas tes mêmes doigts que dans les martins-pécheurs ; de plus , le plumage des jaçamars est moins lisse , et toujours d'un éclat métallique. Us se tiennent isoles dans les Itois humides , vivent d'insectes , et nichent sur les branches basses. Les espèces d'Amérique ont le bec plus long et absolument droit (0* - .

(0 Ahtdo pmwiùœa (GmlbuUiparadùœa, Lath.),»enL a? ii—Alcedo gatbula, L. ( Galb. virùfis , La th. \ enl. oS8; — Gulb. ntfhxuida, »ob.,

448 GISUÀUX

Mais il y en a dans l'archipel des Indes, dont le bec plus court , plus gros , et un peu arqué , les rapproche des guêpiers. Leurs doigts antérieurs sont plus séparés. Ce sont les Jacaxebops de Levaillant (i)« Ce naturaliste en donne même un dont le bec n'aurait point d'arête en dessus (a). Enfin il y en a ( les Jacamar-Âlcyon ) qui n'ont que trois doigts, ils vivent au Brésil (3).

Les Pics. ( Picus. JAns ) (4)

Sont des oiseaux bien caractérisés par leur bec long, droit , anguleux , comprimé en coin à sou extrémité , et propre à fendre l'écorce des arbres ; par leur langue grêle , armée vers le bout d'épines recourbées en arrière , qui , poussée par les longues cornes élastiques de l'os hyoïde , peut sortir très avanl hors du bec, et par leur queue, composée de dix pennes (5) i tiges roides et élastiques qui les soutiennent en arc -boutant lorsqu'ils grimpent le long des arbres. Ce sont les oiseaux grimpeurs par excellence : ils se portent dans toutes les directions sur l'écorce des arbres , qu'ils, frappent de leur bec , et dans les, fentes et les trous de laquelle ils enfoncent leur longue langue pour y prendre des larves d'insectes, dont ils se nourrisent. Leur langue, outre son armure, est encore imbibée d'un suc visqueux fourni par de

Vaill. , Ois. de par., etfc. , II, pi. l ; ou G. tnûcrouray Vieili., gai. 99. t—Galb. albirostru, Lath. , Vaill., pL li; VieilL, OU. dore* « I > pi. iv. — Galb. albiventris, Vaill. xlyi.

(i) Alcedo grandis, Gm. ; (Galbula grandis), Lath., Vaill. , pi. ut.

(a) Le Grand Jacamar, Vaill. , 1. , cit. , pi. un.

Jacamaciri est le nom de ces oiseaux au Brésil , selon Margrave. Galùula parait #voir indiqué* le loriot chez les Latins : c'est Moering qù a transféré ce nom aux jaçamars.,

(3) Vaill., jac. suppl. , £. L, et Spix, 57 , a, sous le nom â! Alcyon tridactyla.

(4) Picus, nom de ces oiseaux en latin. Il leur venait, disait-on, d'un rot du Latiam.

(6*) Il y en a proprement dente ; mais les latérale* , très petites, n ont pas été comptées.

grosses glandes salivaires : elle est retirée en dedans par deux-rnuscles roulés comme des rubans autour de la trachée; dans cet état de rétraction, les cornes de l'os hyoïde remontent , sous la peau et autour de la tête , jusques vers la base supérieure du bec, et la gaine de la langue est plissée sur elle-même dans le fond du gosier. Leur estomac est presque membraneux; ils manquent de cœcums : cependant ils mangent aussi des fruits. Craintifs et rusés , la plupart du temps ils vivent solitaires. Au temps de l'amour, ils appellent la femelle en frappant rapidement sur une branche sèche. Ils nichent une fois par an dans des trous d'arbres. Les deux sexes couvent alternativement.

Nous en avons six ou sept espèces en Europe.

Le grand Pic noir. ( Picus martius. L.) Enl. 596. Naum. 1 3 1 . PresqueUe la taille d'une corneille /tout noir; un beau rouge forme une calotte dans le mâle , et seulement une tache à l'occiput dans la femelle. Il vit de préférence dans les bois de sapin du Nord.

Le Pic vert. ( Picus viridis. ) Enl. 3} 1 . Naum. i3a» Grand comme une tourterelle, vert dessus , blanchâtre dessous; la calotte rouge, le croupion jaune; l'un de nos plus beaux oiseaux. Le jeune est tacheté de noir en-dessous et de blanc sur le manteau. Il aime les bois de plaine peu épais , les hêtres , les ormes, et cherche aussi sa nourriture à terre.

Une espèce voisine, mais un peu plus petite, est le Picus canus 9 Gm. ( Edw. , 65 ; Naum. , i33 ), à teinte plus cendrée, à bec plus menu, et portant une moustache noire. Le mâle n'a de rouge que sur le haut de la tête, et la femelle n'en a point du tout. Il descend moins vers le midi, et est plus rare en France que le précédent, dont il a du reste les habitudes. Lés fourmis sont sa nourriture de prédilection.

UEpeiche ou grand Pic varié. ( Picus major. ) Enl . 196 , le mâle; 595,1a femelle. Naum. i34-

De la taille d'une grive , varié dessus de noir et de blanc, TOME I. 29

4&0 OISBAUX

le dos et le croupion noirs, dessous blanc , la rëgioi de l'anus rouge, ainsi qu'une tache à l'occiput du mâle. Le jeune a presque toute la calotte rouge; il aime les arbre» verts y se rapproche souvent des habitations , mais ne n presque jamais à terre.

Le moyen Epeichc. ( Picus médius. ) Enl. 61 1 . Naum. i36.

f. i et a.

Un peu moindre , a du rouge sur toute la calotte dans les deux sexes. Son croupion est noir , le dessous de la queue rougeàtre. De l'Europe tempérée et méridionale.

Le petit Epeiche. ( Picus minor* ) Enl. 598. Naum. i36.

f. 2 et 3.

Grand comme un moineau , varié de noir et de blanc en-dessus, blanc-grisâtre dessous, du rouge sur Ja tête du mâle seulement. Du nord et du milieu de l'Europe. On dit qu'il va aussi par terre à la recherche des fourmis, ce qui l'a fait appeler pic d'herbe, mais Naumann assure que cette, opinion est mal fondée. ,

Le nord-est de l'Europe possède un épeiebe un peu plus grand que notre prem/er, et assez semblable, mais qui a toujours le bas du dos et le Croupion blancs, et la calotte du mile rouge. Il vient quelquefois jusqu'en Allemagne; c'est le Picus Uuconotos, Bechst ( Naum. i35 ).

Les pics étrangers sont fort nombreux, et se ressemblent beaucoup entre eux, même pour certaines distributions de couleurs, par exemple pour le rouge de la tête (1).

(1) Espèces analogues au Pic noir ; f. piUatns , L. , enl. 7 18 ; — P. lineatus , L. , enl. 7 1 7 ; — P. principalis y h. , enl. 690 ; — P. gaUahts , Natter,, col. 171, quatre espèces très voisines, à Tune desquelles appartient probablement le P melanoUucos , Gm. ; La th. , Sya. 1, a , t. XXV ;— P. rubricollis , Gm. , enl. 61 a ; •— P. robustus, Spix , 44* — P* «^*rostris , id. 45} — P. validât, T., col. £78, et la fem., £02; — P. erythrocephalus , L: , enl. 117; — P. puberulentus , T. , roi. 38g ; — P. concretus, Reinw. , col. 90; — P. chilensù, Voy. de la Coq., 3a; — P. torquatus, Wih., Am. ÏII, ml, 3. — P. dxminioanui^ Spû, 5o.

Espèces analogues au Pic-vert : —P. percustns, T., col. 390, et 4^4* 1* ^cm- jmmmP- btnghaUnsis t L. , enl. 695 , dont P. aurantiug, Gm.,

GRIMPEUhS. 45l

M* de Lacépède a nommé Picoïdes des espèces de pics qui manquent du doigt externe , et n'en ont en conséquence que deux devant et un derrière 5 d'ailleurs semblables en tout aux pics ordinaires»

Nous en avons un dans le nord et l'orient de l'Europe/

( Picus tridactylus, ) Edw. 1 14- Naum. 187. Intermédiaire pour la taille entre le grand et le petit épeiche, noir tacheté de blanc dessus, blauc dessous; la calotte du mâle orangée; celle de la femelle blanche. On pourrait également faire un sous-genre des espèces que leur bec, légèrement arqué, commence à rapprocher des coucous (1).

Bris». IV, pi. vi , f. 1, n'est probablement qu'une varitâtc*; — P. goeruù, 6m. , enl. 696; —P. aurulentus, 111$. , col. 59, %. 1 on maorocephalut, Spix, 53, a.— P. puniceus, Horfs., col. 4»3; — P- mentall$y T., col. 384 i — P. cejrlonus , N. , Nat. Forsch. 1 4, pi. 1 > — P. goertan , 6m . , enl. 3 30 ;

— P. manilUnsis, 6m. ; Sonn. , pi. xxxvi ; — P. senegalensis , 6m. • enl. 345 ,(. a > — P. pasterinus , 6m. ; Bris»., IV , t. IV, f. a ; — » P. lu monicus , Nob. ; Sonn. , pi. xxxni ; — P. miniatus , 6m , Ind,. zool. , t. YI; — p. chlorocephalus , 6m. , enl. 784 ; — P. exalbldus , 6m. , enl 509; — P. cùiamomeus, 6m. , enl. 5^4 ; — P. Palalaca, Nob. , enl. 691 . — P. jumana , Spix, 47. — Poehraeeus cl P. flauicans, id.Si*

Espèces analogues aux Épeiches : P. rubrtventris , Vieil!. , gai. 37 ;

— P. hirundinaceus , L. , enl. 69'! ; — P. varias , 6m. , enl. 78 5 j — P. canadensis , 6m. , enl. 345 , f. 1 5 — P. viUosus , 6m. , enl. 754 ; Wils. , I, ix , 3 j — P. undosusy N. , enl. 553 ; — P. pubescens, 6m. ; Catesb. , 3i, 11; Wils., I, ix; 4-

Espèces à dos rayé en travers : P. mobxcoencis^ 6m. f enl. 748 » f- a ;

— P. bicolor, îbid. , f. 1 5 — P. ru/ù* , 6m. , enl. 694 > f . 1 » très voisin de P. undatus, 6m. ; Edw., 33a ; — P. carolinus, 6m., enl. 597 et et 69a ; — P. cayenneruûj 6m. , enl. 6i3; — P. melanocîdoris , 6m. , enl. 7195 — P. striatus, 6m., enl. a8i et 61 4 j — P. superciliaris, T. , col. 433 ; — P.Jlawescens, 6m. ; Brown. , II. pT. xu et Spix, 49 ; —P. eardinalisy Sonn. , pi. xxxv ; — P. querulus , Wils. , Am. II , xv, 1 ;

— P. campestris , Spix. 46 ; — P. Macef, T. col. 59 , a.

On doit remarquer , au reste , que ces distinctions d'analogie \ prises surtout des couleurs, sont de peu d'importance , et qu'il se pourrait que plusieurs de ces espèces rentrassent les unes dans les autres.

(]) Telles que le Picus 'auratus (Cuouius auratus delà io« édit.), enl. 695, et Wils. , Ain.' I , m ; — le Phas cafer, La th. ou promépic , Vaill., prom. 3a; — le P. poicilophos > Temm. , co*. 197 , f. 1 .

L'une d'elle» ne cherche sa nourriture qu'en marchant a terre, quoiqu'elle ait la môme queue que les autres (i).

Lbs Torcols. ( Yunx. Lin. ) (a)

Ont la langue alongeable comme les pics, et par le même mécanisme, mais sans épines; d'ailleurs leur bec droit et pointu est a peu près rond et sans angle ; leur queue n'a que des pennes de forme ordinaire. Ils vivent à peu près comme les pics, excepté qu'ils grimpent peu. Nous en avons un en Europe*

( Yunx torquilla , Lin. ) enl. 698. Naum. r38. *

De la taille d'une alouette, brun en dessus, et joliment vermiculéde petites ondes noirâtres et de mèches longitudinales fauves et noires; blanchâtre, rayé en travers de noirâtre en-dessous.

Son nom vient de la singulière habitude qu'il a, quand on le surprend , de tordre son cou et sa tète en différents sens.

Les PicuMNE8,Temm. , ne diffèrent guère des Torcolsqoe par une queue très courte. Ce sont de petits oiseaux (3). Il 7 en a qui n'ont que trois doigts comme les picoïdes(4).

Les Coucous. (Cuculus. Lin. ) (5)

Ont le bec médiocre, asses fendu, comprimé, et légèrement arqué; la queue longue. Ils vivent d'insectes.

(1) Le Pio laboureur {Piout arator, Nob.)t VailL, Afr., pL cclv et CCLTl.

Nous ne retranchons d'ailleurs do genre des Pio* que le Pieu* mùmtus , Lalh. [Yunx minutitimuê, Gin., enL 786, i; Vieille, gai. a8)t qui est en effet un torcol. *-

(3) Yuhx est le nom grec de cet oiseau; Tpr^uilla^ son nom latin.

(3) P. minute, T. {Yunx mùtutUsima t) Gm., enl. 786, 1; — P. à toupet (Picumnus cirrhata* , T.) col. 37 z, 1; Vieill.,gaL 38; — P. mignon [P. exMs9 T.); col. 571, a.

(4> Pieumne abnorme (P. abnormU, T.) , coL 37 1, 3.

(5) *««*('{ , Cucuîus , Coucou , exprime le cri de l'espèce d'Europe.

etxsonl voyageurs. Nous subdivisons ce nombreux genre comme il suit :

Les vrais Coucous.

Ont le bec de force médiocre , les tarses courts, la queue de dix pennes. Ils sont célèbres par la singulière habitude de pondre leurs œufs dans les nids d'autres oiseaux insectivores; ce qui n'est pas moins extraordinaire , les paççnts étrangers, souvent d'espèces beaucoup plus petites, prennent soin du jeune coucou comme de leurs propres petits , même lorsque son introduction a été précédée , comme il arrive souvent, de la destruction de leurs œufs. La cause de ce phénomène , unique dans l'histoire des oiseaux , est encore inconnue. Hérissant l'a attribué à la position du gésier, qui est en effet plus en arrière dans l'abdomen , et moins garanti par le sternum que dans les autres oiseaux. Les cœcums de ces coucous sont assez longs, et leur larynx inférieur n'a qu'un muscle propre.

Nousavouscn Europe un coucou généralement répandu .

(Cuculus canorus, Lin.), en!. 8u,

D'un grils cendré, à. ventre blanc, rayé en travers de noir, la queue tachetée de blanc sur les côtés; le jeune-a dit roux au lieu de gris.

* Mais il y vient aussi quelquefois* une espèce tachetée et huppée, dont le cri est plus sonore ( C. glandarius f ISdw. 57.), Waû m. i3o, le mâle; coh 4'4> '* femelle (1).

Les pays chauds des deux continents en produisent plusieurs au ires (a).

Il y en a surtout en Afrique quelques jplies-espèoe* d'un

(1) Çuculus pisanus , Gm. , en est le' jeune.

(?) Cuculus capensis, Vaill. , Afr. , pi. 100 , qui n'est probablemtnt qu'une variété du commun ; — Solitarius , Nob. , Vaill. , ao6 ; — Radiatus , Sonn., I«*. Voy., pi. 79; — Clamosus, Nob. , Vaill. , ao4 1 ao5 ; — Edolius, Nob., Vaill., 107, 208. N. B. Cuc. serraUu , Sparm.|, Mas. Caris. 3 , en est le mâle ; Melanoleucos , enl. 27 a , la femelle ; — Coromandusy enl. 374, 2, et une var. , Vaill. ai3;— Amtrkanus , «il. 816, ou Caroiinensùy Wils.lH, xiviii, i; — Eiythrophialmus , ib. , a ? — Fiavwt, enl. 8i4-

vert plus ou moins doré; leur bec est un peu plus déprimé qu'au coucou ordinaire (i).

D'autres espèces, la plupart d'un plumage tacheté, ont le bec plus haut verticalement (a).

Lss Couas. Vaill.

Ne diffèrent des coucous que par des tarses élevés (3). Ils nichent dans des creux d'arbres, et ne pondent pas dans des nids étrangers; cela est vrai; du moins pour les espèces dont on connaît la propagation.

On peut en séparer une espèce d'Amérique a bec long , courbé seulement au bout (4)>

M. Levaillant àdéjà séparé , avec raison, des autres coucous

Les Coucals. (5). (Centeopus. DigO

Espèces d'Afrique et des Indes , qui ont l'ongle du pouce long, droit et pointu comme les alouettes. Ceux, que l'on connaît appartiennent à l'ancien monde. Us nichent aussi dans des creux d'arbres (6).

(i) Cue, auratus , cnl. 6S7 , Vaille ai 1 5 — Clasii9' "Vaill. , aïo ; — JLwùdut, Lath. , Syn. I,pl)-*xiu, et col. 10a , f. 1 ; — Cupreus, îd., sop pi. i34, et Vieil. , galer. 4* ; — Chalcites, T\, col. 10a, £ a , la fem.

(a) Cuc. punctatus, enl. , 77 £ , et scalopaceus, 536, peut-être même encore maçulaUuy 764, ne paraissent que des variétés; — Honorants, enl., 294 , Vaill. % a 16 j — Taitentis , Sparm. , Mus. Caris., 3a,* — MindanenstSi eni. 377 ; — Gaira , Viciil. , gai. , 44 î Frej-cinet, Voy. booI. , 26. On ne sait comment M. Vieillot en a fait un uni

(3) M. Vieillot a fait de cette division son genre Coccrzcs , gai. , 4> - Ce sont les Maorôpus de S pis. Cuc. rnadagascarirnsis , enl. , 8a5 ; — Cuc. Lalandii y T., col. ,44° 5 — CristaUu, enl., 58g; Vaill. . a 17 -, — Cœruleus , ag5 , a 5 Vaill., a 18 } — JVotihus , enl. 8 1 a ; — Cayanus> cnl. ai 1 j — C. brachyptcrus , T. ou macropus caixana , Spix, 4^ » — £• *en*~ culuSj cnl. , 81 3 ; — • Alacropus phasianellus , Spix, 4*.

(4) Cucuius v&ula, enl. 77 a. C'est sur cette distinction que M. Vieillot a fait son genre Saurothera , galer. 38.

(5) Coucal, mot composé de coucou et d'aloueUe; Ccntropus, pied aiguillonné. M. Vieillot Ta changée en Corydonie, M. Leach en Ponopuiz.ua.

(6) Cucuius œgyptius et scncgtdensis , cnl. 33a. ; Vaill. , Àfr. ^195 — Philippensis , Nob. , enl. 8a4 » ou C. bubulus, Hof sf. , Jav. ; — Ifîgro-

On doit distinguer également , avec ce naturaliste, Les Courols (i) ou Youroudrious de Madagascar,

Dont le bec gros, pointu , droit , comprimé, à, peine un peu arqué au bout de sa mandibule supérieure, a ses narines percées obliquement au milieu de chaque côté. Leur queue a douze pennes. Ils nichent comme les précédents, se tiennent dans les bois. On Tes dit principalement frugivores (*)•

Les Indicateurs. Vaill. v

Sont deux autres espèces d'Afrique, célèbres parce que, se nourrissant de miel , elles servent de guides aux habitants pour découvrir les nids d'abeilles sauvages, qu'elles cherchent elles-mêmes en criant. Leur bec est court, haut, presque conique comme celui du moineau. ^Leur queue a douze pennes, et est à la fois un peu étagée et un peu fourchue. Leur peau, singulièrement dure, les garantit des coups d'aiguillons ; mais les abeilles , qu'ils tourmentent s| n s; cesse, les attaquent aux yeux, et en tuent quelque fois (3). . .

Les Barba cous. Vaill. (4)

Ont le bec conique, alongé, peu comprimé, légèrement arqué au bout , et garni à sa base de plumes effilées ou poils rdides, qui leur donnent un rapport avec les barba s ($)!'

rufiu\ Nob., Vaill. , Afr. 320; — Tolu, enl. 39$; Vaîll. 319^ — Btnghaltnsb , Bnmn. 11. , Xlïï i—Rufinus, Nob. , VWl). , ail';— jE&dofa Nob., Vaill, 33a; — *Gigas, Nob. , Vaill. 3*3 i — ijNfoB&9''3f*y. dé là Coq. , Zool. , 34. ; L r; • w \

(i) Couroly de coucou et de rollier. M. Vieillot a flftHe cettirdîvfslon •on genre Leptosomus, gnl. 39. * ••* - TI/ **f \r

(a) Cucttlus a/er, enl. '387, le mâle, dont le bec* est mal rend ay et 558, la femelle, où il est mteox, Talll. , 3aB, 337. '"

(3) Gueulas inàicator, Vaill. , Afr. 341; — Minor, Nob. , id. , a£;k~ Atbirostris, T. , col. 367. M.Vieiîloi a* adopté ce genre et ce nom , gaîl \5.

(4) Barbacou, composé de barbu et de epucoa. tf. VieUtotëeii a fait •on genre Mohasa , gai. 36.

(5) Cuèdlus tranquiUus\ enl. âfia; Spix. $t\ zi—CçculutUneirosûs, enl. 5o5 et col. 333 , 3 ; — C. rufatblnhi , T; i «oï. $i$)'-£M6ha*àpe& #oiwftf/Vî^.,:gal.36,ôuftr4CcoaM//ÇT)w,Spix/4i. " • '• \ "

JV. B. Tl fant encore observer <jire îe Cuc para/Usœus, Bris*. IV,

456 oisbàux

Les Malcohas. Va ill. (1)

Ont un bec très gros , rond à sa base , arqué vers le bout et un large espace nu autour des yeux. Les uns ont des narines rondes vers la base du bec (a) ; les autres les ont étroites près du bord (J). Ces oiseaux , naturels de Ceylan, vivent, dit-on, principalement de fruits.

Il faudra probablement distinguer encore les espèces

à bec moins gros, et qui n'ont presque pas de nu autour

de Toil (4). .

Les Scythrops. La th.

Ont un bec encore plus long , plus gros que les malcohas, creusé de chaque côté de deux sillons longitudinaux peu profonds; le tour de leurs yeux est nu, leurs narines rondes. Leur bec les rapproche des toucans, mais leur langue non ciliée les en sépare. On n'en connaît qu'une espèce de la Nouvelle-Hollande , de la taille de la corneille , blanchâtre, à manteau gris (5).

, Le» Barbus. (Bugco. Lin. ) (6)

Ont un gros bec conique , renflé aux côtés de sa base et garni de cinq faisceaux de barbes roides, dirigées en

pi. xiy, A, x, n'est que le Drongo de paradis (JLanius maUbanctu) 9 et que le Cuc. sinennty id. t ib. f A, , a , n'est que la Pie bleue (Connu crythrorynchos). Ces deux remarques sont de M. Levaillant , le naturaliste quia le. mieux éclaira l'histoire des Coucous.

(i) M. Vieillot appelle les Malcoha* Pbjen icofbjbus. , gai. 3}. . (a) Le Malcoha /fouecraV», Vaill. , Air., sa3.

(3) Le Malcoha , id. 3*4 ; ou Cuc. pfrrootpha\iay Fortfer, 3 , Vieill ,

(4) Le Malcohaà bec peint (phœniùophatuscalyorhinchuSjT.), col. 34$ — Phamiçophccus jwanicut % Horsf. , Jav.

(5) Scythrops Novœ-flollandiœ , Lath. ; ou Sçyth. AusJraiasiœ , Sh. , Pbillip i65f et John Wbilpv P« > 4*« » 4eox maav- fig. Il y en a de ndeilteurescol. agOj et VieslL , gai. 3.9,

(6) Bocco, nom donné â ce genre par Brisson , à cause du ronflement de la mandibule à sa base, de buçca (Joue).

GRIMPEUkS. 4^7

avant , un derrière la narine , un de chaque côté de la base de la mâchoire inférieure, et le cinquième sous la symphyse. Leurs ailes sont courtes , leurs proportions assez lourdes ainsi que leur vol. Ils vivent d'insectes et attaquent les petits oiseaux; cependant ils mangent aussi des fruits. Ils nichent dans des trous des arbres. On peut lest diviser en trois sous-genres,

Les Barbicans. BufF. ( Pogonias. Uîger. ) (1)

Ont une ou deux fortes dents de chaque côté du bec supérieur 9 dont l'arête est mousse et arquée ; leurs barbes sont très fortes. On les trouve en Afrique et aux Indes. Ils mangent plus de fruits que les autres espèces (a).

Les Barbus proprement dits. (Bccco. Cuv. )(3).

A bec simplement conique, légèrement comprimé , l'arête mousse, un peu relevée au milieu. Il y en a dans les deux continents , dont plusieurs peints de couleurs vives. Us vont par paires dans la saison de l'amour, et en petites troupes le reste de Tannée (4)- < .

(1) Bàrbicans, parce qu'il tiennent des barbus et des toucans; Pocohiàs, de **y#' > barbe ; mais Lacep. Ta depuis long-temps applique à un genre de poissons

(a) Bucco dubius, Gm. (Pogonias sulciroêtris) , Leach, Zool. mise. II, 76, enl. 603 ; Vaill. , Oit. de par. , etc., II , pi xix ; — Pog. eryihromêlas, YieUl. , gai. 3a ; — P. Uvirostri*y Leach, 77 ; Vaill., pi. K ; Le barb. à ventre rose, Vaill., loc. cit., pi. A, en est le jeune; — Pog. penonatus, T. , col. 901; — Pog. niger, T. , enl. 688, 1; Vaill., 39 , 3o.3i ; — P. rubicon, Vaill. , pi. D.

(3) M. Vieillot a changé. ce nom en Capito.

{4) Bueeo grandis^ enl. 87 i\—Firidxsy enl. 870 ; — Flapifroru, Nob., Vaill. , 1. ait. 55]: — Cyanopê, Nob., i<L, ib. , ai, 00 CàpàocjaJ nocoUis, Vieill. , gai. 35; — Lathami, Lath. , Syn. I, pi. xxti; — Ph$- Uppenm , enl. 333 ; -~ RubricapiUus, Brown. , IL , xïïw ; -^ RubricoWs , Nob, , Vaill. 35 , si toutefois ce ne sont pas trois variétés ; — ■ Torquatns, N. , Vaill. , 37; — fioseus , N. , Vaill. , 33; — JYtger, enl. 688, 1 > Vieill. , gai. 33; •— Majrnanensis, Lath. ; — E&gans^Gm. , enl. 688"? — Barbiculus, N. , Vaill., 56; — P<zn>u4, Mas., Va»., 3a, fem. , enl. 746, a ;— Erjrthronolos , Noi>. , Vaill., 5*} ^Zejianicus , Brown. '»

Les Tamatias. (Tavatu. Cuy.)(i)

DodI la bec un peu plus aloogé et plus comprimé , * Pœtrémité de sa mandibule supérieure, recourbée en dessous. Leur tête grosse, leur queue courte, leur grand bec, leur donnent un air stupide. Tous ceux qu'on connaît sont d'Amérique , et ne vivent que d'insectes. Leur naturel est triste et solitaire (a).

Lès Couroucous. (Taogon. L.) (3)

Ont, avec les faisceaux de poils des barbus, le bec court, plus large que haut , courbé dès sa base, sçn arête sa* périeure arquée, mousse. Leurs petits pieds garnis de plumes jusque J>rès des croîgts, leur queue longue et large, leur plumage fin, léger et fourni, leur donnent un autre port. Il yaleplussouventquelque partie de leur plumage qui brille d'un éclat métallique ; le reste est plus ou moins vivement coloré. Ils nichent dans dès trous d'arbres, se nourrissent d'insectes , se tiennent solitaires et tranquilles sur les branches basses, dans l'épaisseur des bois humides, et ne volent que le matin et le soir.

Il s'en trouve dans les deux continents.

Les espèces d'Amérique ont les bords des mandibules

IH , XV ; — Cajanetuis , enî. 206; — Pemviqnus , Nob., Ysâll. , 37 ; — Mgrothorax, H.-,- YaiU.# 38, qoi pourraient bien encore éirctrofa ▼aritftcs ; — Fùmcum, VaiJL, 43;-*- Armillaris, T., cd. *o, iç — G*kri*f id. , &.,*;<— C/trysopogon , T. ,'Col. *&5 ; — Ferwcotor, T. , col. 3oq ; — Mystacophanu, T. , col. 3 1 5.. Valu. , pî. C— Auro-Virtm y N, Vaill.,pi. E.

(1) Ta.ma.tu. nom de Tan de cet oiseaux «a Brésil , sëkm Margrave. On les nocomechacurus an Paraguay, selon d'Aoara. C'est pour eux que y. Temmink a employ e* le non de Ciprro.

(a) Bucco maerorbjiïcho*, enl. £89 ; — Melanoleucos , enl. 680, * ; —CoUaris, enl. 3û5 j— 74W»sl»V, enl. 746, 1 , Yiettl. , galcr. 34 (Nob. famaùa maculmta ) ; — > Capito àtelnnotà , Temm. , col. o4> — Cjrphos xwcrodaotflus ,§pix, Sfy , *. ' .

(3) CppaouûOto est, Iferfpression «fle leur cti,iet leur aom ao Brésil ; celui de Troyat* leur A été «tonna par tVœhrlus;.

dentelés ( 1 )• Celles de l'aocien monde les on t plus entiers (a), il y en a une remarquable par la découpure de sa queue (TV. temnuruSyT.), col. 3a6, et une autre dont les couverturcs de la queue sont presque aussi longues que le corps (TV. pavoninus, T.), col. 3«j2;Spix, 35* Elle est célèbre dans la mythologie des Mexicains; et recherchée par lés indigènes pour leur parafe.

Les Ams. ( Crotophàgà. L. ) (3) %

Se reconnaissent à leur bec gros , comprimé , arqué , sans dentelures, élevé et surmonté d'une crête verticale et tranchante.

On en connaît deux espèces , Tune et Vautre des cantons chauds et humides d'Amérique , à tarses foçts et élevés, à queue longue et arrondie, à plumage noir: Crotophaga major et Crolophaga ani. , enl. 10.2 , fig. 1 et 2 ; Vieill. , gai. 43.

Ces oiseaux vivent d'insectes et de grains, volent en troupe, pondent* et couvent même plusieurs paires ensemble dans un nid placé sur des branches et. d'une largeur proportionnée au nombre de couples qui leçon-

(i)En Amérique : Trogon curucui, enl. 4^? Yaill., Courouc.r 1, a ; — * TV. rosalba , Yaill., 6 ou variegatus, Spix, 38; — Viridis , enl. 195 , Vaill. , 3, 4 f Sp», 36 ; — Ftolaceus, Nov. comm. pelr. , XI , pi. xvi , f. 8 ; — Strigiiatus, enl. 765; — Hujut , enl. 7*6 , Vaill., 9 ; — T/x>g. atricollis , VieiH. , galer. 3i , ou oranga, Vaill., 7,8 et 1 5 on sulfuraccus, Spix, 38 ; *— TV. dqmicellus , VailL', i3 ; — TV. albiventer , Vaill. ., 5w

(v) En Asie, TrogonfascUitus , tncT. zool. , pi. v; — Trog. oreskhs , T. , col. 181 ; — Trog. Jteinwartu, T. , col. n4> — Trog. Duvattceliï , T., col. 291, Vailli , 14 ; — Trog. cnnilea, T., col. 3ai ; — iTrog. Temminkii, Vaill. , ia ; — En Afrique, Trogon narina, Vaill. , Afr. » aa8 , 329 et Cour. 10 et 11.

Il est permis de douter que le Trogon macutatus, Brown , II. ,'XIÏI, •oit un vrai couroucou.

(3) An\) anno, nom de ces oiseaut à la Guiane, au Brésil. Crotophaovs a été* imagine par Brown (Hist. nat. Jaco. ) , parce que dans cette lie l'ani vole sur le bétail pour y prendre les taons elles tiques. Kfo'^ot f musca canma.

46o OISEAUX

struisenU Ils s'apprivoisent aisément, et apprennent même à parler ; mais leur chair est de mauvaise odeur.

Les Toucans. (IUhphastos. L.)(i)

Se reconnaîtraient parmi tous les oiseaux à leur énorme bec , presque aussi gros et aussi long que leur corps , léger et celluleux intérieurement , arqué vers le bout , irrégulièrement dentelé aux bords , et à leur langue longue, étroite et garnie de chaque côté de barbes comme une plume. Qn ne les trouve que dans les parties chaudes de l'Amérique, où ils vivent en petites troupes , se nourrissent de fruits et d'insectes; dévorent, pendant la saison de la ponte, les œufs et les petits oiseaux nouvellement éclos. La structure de leur bec les oblige d'avaler leur nourriture sans la mâcher. Quand ils l'ont saisie , ils la jettent en lair pour l'avaler plus commodément. Leurs pieds sont courts , leurs ailes peu étendues , leur queue assez longue. Ils nichent dans dçs troncs d'arbres.

Les Toucans proprement dits.

Ont le bec plus gros que la tète ; ils sont généralement noirs, avec des couleurs vives sur la gorge, la poitrine et le croupion. On employait mômeautrefoi s ces parties de leur plumage pour en faire des espèces de broderies (a).

Les Aracari. BufF. ( Pteeoglossus. iliger. )

Ont le bec moins gros que la tête et revêtu d'une corne plus solide; leur taille est moindre et le fond de leur plumage

( 1) Toucan, de leur nom brésilien tucà. Rampbastoft» nom imagine par Liunœus, et tire de(«/u.Ç<f , bec , à cause de renonaUe* de cette partie.

(a) Ramphastos toeo, enl. 8a , Vaill. a $ — Carinatus, Vvagler, Edw., 3ag; — Tucanusy enl. 307; — Piscwonu, L., ou CaUorkynchxu ,"Wagler, Edw., 64 5 — Maximuiy Nob., Vaill., Touc, ni. vi; — Pectorales, Sti. ou Tiicai, Lichtenst, enl. 369; — Aldrovanài , St., Alb., H, a5; — Eryûirorhyncho* , Sh., enl. a6a , Vaill., 3; — ValUantu, Wagler, Vaill. , 4 ; — Tocard, id. ? Vaill., 9 j — FittUimis , id. , Vaill. , 17 , Swains., Zool., II., $6$ — Dicolorus, Wagler ou chlororhynchos, TenL Vaill. , 8.

GRIMPSURS. 46l

ordinairement vert avec du rouge ou du jaune sur la gorge et la poitrine (i).

Les Pbrroqtjbts. ( Psitt acus. L* )

Ont le bec gros, dur, solide, arrondi de toute part, entouré à sa base d'une membrane où sont percées les narines; la langue épaisse, charnue et arrondie; deux circonstances qui leur donnent la plus grande facilité à imiter la voix humaine. Leur larynx inférieur, assez compliqué, et garni de chaque côté de trois muscles propres, contribue encore à cette facilité. Leurs mâchoires vigoureuses sont mises en action par des muscles plus nombreux qu'aux autres oiseaux. Ils ont de très longs intestins «t manquent de cœcums. Leur nourriture consiste en fruits de toute espèce. Us grimpent aux branches en s'aidant de leur bec et de leurs pieds , nichent dans des trous d'arbres, ont une voix naturelle dure et criarde , et sont presque tous peints des plus vives couleurs, aussi n'en trouve-t-on guère que dans la zone torride ; mai» il y en a dans les deux continents , bien entendu que les espèces sont différentes dans chacun des deux; chaque grande lie a même ses espèces , les ailes courtes de ces oiseaux ne leur permettant pas de traverser de grands espaces de mer. Les perroquets sont donc très nombreux : on les subdivise par les formes de leurs queues et quelques autres caractères.

Parmi ceux à longue queue étagée,on distingue d'abord.

Les ÀRA8. ( AaA. Kuhl. ) .

Dont les joues sont dénuées de plumes; ce sont des espe-

(i) Ramph. viridis>en\. 737, 738,, Vaill., 16, 17; — Aracari, enl. 166 , Va ill. , f o et 1 x , Vieill. , galer. 3o; — Piperivorua L. on Culik , Waglcr, enl. 577, 7*9, Vaill. , i3 et 14 ; — PterogL sulcotus, Swains., Zool. ; 111. , 44 > c°î- $56 ; — Picatus , Albin. , II , a5; — Azarœ , Vailï., supl. , À \ — Inscripius , Swains. , Zool. , IiL , 90 ; — Baillom> Vaill. , 18 5 — Maculirostris, Vaill., i5 ettupl. AA

cet d'Amérique, la plupart fort grandes, et d'un pi muge très brillant , qui eu fait beaucoup apporter vivants eu Europe (i).

Les autres à longue queue portent le nom commun de

PsiRtrcHES. (CoNuaus. Kuhl.)

M. Le Vaillant les divise en :

Perruches- Aras .

Qui ont le tour de l'œil nu; elles viennent d'Amérique, comme les aras (2).

Rn PEWUjeaBsà quenc en flèche.

Où les deux pennes dû milieu dépassent beaucoup les autres (3).

Telle est spécialement l'espèce la première connue en Europe , où elle fut apportée, par Alexandre ( Prittacus Alexandrie L. ) enl. 64a, d'un beau vert; portant sur

(i) PtiU. macao , L. , Vaill. , 1 ; — Ps. aracanga , enl. r a , Vaill. a ; — Ps. tricoter y Vaill. , 5$ — * Ps. hjracinthinus , La th. , 00 anodorhfnchus MaximUianiy Spix , xi ; — Ps. ararauna , enl. 36 } — Ps. militarisa Vaill. , 4 5 — P*. severus , Vaill , 8,9, 10 \ — Ps. macawuanna , enl. 864 » Vaill. , 7 ; — Arara purpureo-dorsalis , Spix, xxrv.

(a) Ps. gujrannensis , enl. 167, 4°7 > Vaill., 14, r5; — Ps. squamosus9 Shaw. , Misée!!., io6t ; —Pi. vittatus , Vaîll. , 17 ; — Pr. vrrsicolor, enl. i4i » Vaill. , 16 ; -— Ps. solsùûaiU , Vaill. , 16-19, on *r*tingachryso-cephajus, Spix. xiv. Son aratinga luteus, xiv, a , en est une variété. * .

(3) C'est de dette division que MM. Vigors et Horsfield ont fait leur genre FiLJtoitafis.On doit y ranger t '

Ps. tortfuaUts , Briss. , enl. 55i ; — Ps. Alexandrie L. , enL 64 a , Vaill. , 3o , Edw. , aga , dont le jeone est, selon Kuhl , Ps. eupatria , L,., Vaill. , 73* enl. a3o, j — Ps. annulalus , BechsL , Vaill., 75 , 76 ; — Ps. trythrocenfialus, L., gingianus, La th., Vaill., 4$ /Edw. , a33; — Ps. malaccensis, Gm.; — Ps. Barrahandi , Swaïns. , ITT., 5ç, ou barbulatus, Beschst. , enl. 888, Vaill. , 7a 5 — Ps. bengalensis ^ Gm., enl. 888 , Vaill., 74» — Ps- popwsnsis , Sonner. , Nouv. Guin. ,111; — Ps. rufirostris, enl. 58o.— Ps, hœmatodus , enl. 61 , ou cyanocephalus , enl. 19a , on tnoiuceanus, enl, 743, 0u qraswgaster, Shaw., Gen. 100I. , VIIT, x pi. lïx, et J. Whilc, p. 140. Toutes variétés d'âge. MM. Vigors cl

GHI1IPBUA5. 4^3

la nuque uo collier rouge et «ou* la gorge une tache noire.

En Perruches à queue élargie vers le bout (i ).

Et en Perruches ordinaires. A queue étagée à peu près également (a).

On peut y ajouter des espèces à queue carrée , dont les deux pennes du milieu s'aloogent, mais dont la partie alongée n'a de barbes qu'au bout (3).

Horsfield ayant remarqué* que la langue de cette dernière perruche a des

soies tous sa pointe, en ontfait leur genre trichoglossus. Userait intéressant

d'examiner si beaucoup d'autres perroquets n'ont pas le même caractère.

(s) Ps. niger, enl. 5oo, Edw. , 5; — Ps. vasa, Vaill. 5i ; — - Ps.

^narcarinus 3, enl. 5, Vaill. i3c); — Ps. e/ythropUnu, Sh. , Nat. mise. ,

653 ; — Ps. eximius, Vaill. , a8, ag , Sh., Mise. , g3; — Ps. Pennantiy

La th., J. "VThite. , p. 174 et i*]5 , ou elegans, Gm., Vaill., 78 , 79 , on

. gtoriosus, Shaw, 53 $ — Ps. Browniï, Kohi , Vaill. , 80; — Ps. scapu-

iatus, Bechst, Vaill. , 55, 56, enl. 940; — Ps. tabuensis, Lath, ou atro-

purpureusj Sh., Lev., Mus., 34* — Ps. amboinensis> Gm.,xenl. a4o, et J.

White, p. i68et 169.

C'est de cette division que MM. Vigors et Horsfield ont nul leur genre Plattcercus.

(a) Ps. grtaruba, Kuhl, ou ItUeus, La th., Vaill. , 30, on Aratinga Caro-

iinœ9 Spix, xii; — Ps. gujranensis, Gm., on maerognathos, Spix, xxv j

— Ps. hidoviciatuu , enl. 499 > oa carolinensis , Wils., III, xxvi, 1 ; —

Ps. pertinaxy enf. 5a8, Vaill. , 34-37 ; — Ps. aureus , L. , Vaill. , 41 »

Edw., a35j — Ps. canicularis, enl. 767, Vaill., 40 j —Ps. cemginosus,

Edw. , 177 j — Ps. buccalis , Vaill. , 67 j — J°j. virescens, enl. 359,

Vaill. ,59; — Ps. sosova9 enl. 456, a, Vaill. ,58, 59, et Ps. tovi^

enL 190, 1 ; — Ps. marin us, enl. 768, Vaill., 38; — Ps. ponticerianus,

enl. 5i 7 , Vaill. , 3i 5 — Ps. xanthosomus , Bechst. , Vaill., 61;—- Ps.

eapistratus, Beschst., Edw., a 3 a, Vaill., 47;- — Ps. omalus, enl. 55a, Vaill.,

5a , Edw., 1 74 j — Ps. margùiatus, Vaill., 60, ou olwaccus , enl., 387 ;—

jPj. macrorhjrnchus , enl. 7i3 , Vaill. , 83 ; — Pi. grandis , enl. 5 18 et

683 : mieux , Vaill. , ia6, 137, 1 a6 ; *- Ps. incarnates , Vaill. $ 46 5 —

P*. borneusy Vaill. , 44 i — J**- Wovce-Guincœ , Vaill. , 49: — -P** c<m~

cùimu, Vaill., 48 } — Ps. pusiUuSy Vaill., 63 ; — Ps. humtralis, Vaill.,

5o; -* />j. discolor, V., 6a ; — i>*. undmlatxu, Sh. , 673 $ — A. cfoy-

sostomus , Kuhl , pi. 1 ; — Ps. pulcheilus , Vaill. , 68 ; — Pj. wtariiu ,

Sh. , 657.

(3) P*. setarius, Te mm. , col. i5.

Parmi les perroquets à queue courte et égale on distingue :

Les Cacatoès (i).

Qui portent une huppe formée de plumes longues et étroites , rangées sur deux lignes , se couchant ou se redressant au gré de l'animal. Us vivent dans les parties les plus reculées des Indes; le plumage du grand nombre est blanc; ce sont les espaces les plus dociles ; elles fréquentent de préférence les terrains marécageux (a).

Quelques espèces découvertes depuis peu à la Nouvelle- Hollande , ont des huppes plus simples , moins mobiles et composées de plumes .larges et de longueur médiocre. Elles virent surtout de racines (3).

D'autres ont pour toute huppe quelques plumes pendantes et garnies seulement vers le bout de barbes effilées , qui leur forment comme des houpes (4)*

Mais le plus grand nombre n'a sur la tète aucun ornement; l'espèce la plus connue par sa facilité k apprendre à parler, est

Le Perroquet gris f ou Jaco. ( Psitt, erythacus. ) enL 3i 1.

Edw. i63. Vaill. 99-103.

Tout cendré , à queue rouge. U vient d'Afrique. Les espèces à plumage vert sont les plus nombreuses (5).

(1) M. Vieillot a nommé cette division Pltctolophus.

(a) Ps. cristatus , enl. a65 ; — Ps. Pkilippinarum , enL 191 ; — Ps. malaccensù, enl. 498 j — Ps. sulfureus, enl. 1 4 ; — Ps. galeritus, Wbite. a37 ; — Ps. nasicus, Temm. , coL 33 1 .

(3) Ps. Bansku, Lath. f Syn. , Suppl. 109, Sbaw, Mue. , 5o ; — Ps. funercus , Sh. , MUc. ,186; — Ps. Cookiï, Temm., 00 Leachiï , Kohi , pi. m; —Ps. roseus, Knhl, col. 8t.

Cette division est devenue le genre CiATPTORimrciros, de MM. Vigors et Hortfield.

(4) Ps. galeatuS) Lath. , Snppl.

(5) Ps, nulanooephalm ; enl. Sa? ; Vaill., 119, iso ;—/*#. signâtes , Vaill. , io5 ; — Ps. menstruus , enl. 384» Vaiil. , 1 14 , ou flavirostrù, Spa, xxxi ; — Ps. purpureus t enl. 408; Vaill., 1 15^ — Ps. sordidus, Vaill. 104 ; — Ps. amazoTtièuSy enl. t3 , 1 ao, 3i a ; Vaill. , 98 , 99 ; — Ps. œstivus , enl. 547 et 879; Vaill. , 1 10 et 1 10 &*•,— Ps. cœrulifrons, Sh. , Edw. , î3o; Vaill. t i35; — Ps. cyanotis, Temm. , ou bratiHtn-

On appelle Loris les espèces dont le fond du plumage est rouge, et la queue un peu en coin , et qui se rapprochent beaucoup de certaines perruche». Il ne s'en est trouvé qu'aux Indes orientales ( i ).

Certaines petites espèces à queue très courte , les Psittàcui.es , Kuh., portent aussi le nom de perruches , mais abusivement (a).

Toutes ces différences de couleur et de grandeur peuvent à peine autoriser des distinctions génériques.

Il n'y a guère que les

Perroquets a trompe. , Vaill.,

Qui offrent de bons caractères pour être détachés desautres.

ut, -Lin., Edw. , i6i;Vai)L , 106; — Ps. dominicensis , enl. 79a, ou vinaceus , Pr. Max* , ou columbinusr Spix , xxvn ; — Ps. dufitsnianns , Kohi. , Vaill. , 91; — Ps. autumnalis, Edw. , 164 ; Vaill. , 1 1 1 ; — Ps. havanensiS) enl. 36o; Vaill. , xaa ; — Ps. leucocephaius , L. , enl. 335, 548, 549; Vaill., 107 > 108, 108 £ù, 109; — Ps. a&ifrons , Mat., Carb. , 5a; — Ps. pubcruUntus , enl. 861; Vaill. , 9a ; — Ps.feslivus % enl. 84<> ; Vaill. , 1 %gj — Ps. accipitrinus , enl. 5 20, et Spix, xxxn , a ;

— Ps. senegallusy enl. a88; Vaill., 116, 118; — Ps. Levaillantii , Lalh. , ou infitscatus, Sh.; Vaill., i3o, i3'i ; — /*#. gramineus , enl. 86a ; Vaill. , 1 a 1; — Ps. .sinensis , Edw. , a3i , enl. 5i 4 ; Vaill. , i3a ;

— Ps. • Geoffroii , Vaill. , 113, n3, on Ps. pcrsouatus , Sh.; — Ps xanthcps , Spix jxxri; — Ps. mùratus, pr. Max. $ col. 207 , ou mattaaty Sp. xxix et xxx; — Ps. diadema, Spix. xxxu.

(1) Ps. unicolor, Vail^. , ia5; — Ps. domicella, ênl. 119; Vaill. , 94 , 95 , — Ps. lori, enl. 1 58 ; Vaill. , 1 a3 , 1 a4 ; — Ps. garrulus , enl. a 165 Vaill. , 96; — Ps. çyanurus , Sh. , Vaill. , 97.

(a) Ps. passerinus , enl. 455 , 1; Schaw. , Mise. 893 , et Spix, xxxxn ;

— Ps. tui , enl. 456, 1 j' Vaill. ,70; — Ps. melanoptcrus , enl. 591 , 1 ; Vaill., 69; Sh., 1 3a ; — Ps. pileatus , enl. 744; Vaill. , 1 35 ; — Ps. Barrabanâij Vaill. , x34 ; — Ps. canus, enl. 791, a; Sh. ,4*5; — Ps. swinflernianus , KuKl. , pi. 11; — Ps. galgulus, enl. 190, a; — Ps. pfuVppensis , enl. 5ao ; — Ps'. vernalis , Mus. , Caris. , 39 ; — Ps indicia, Edw. ,6; — Ps. tonjuatus Sonner., Nouv.-Guin>, 393 ; — Ps. simple* , Kuhl. , Sonner. , ib. , 38, 1; — Ps. pullarius, enl. 60; — Ps. micropterus, Sonner. , 4»; — P*- têfôanus , Gai. , enl. 455 , a ; Vaill. , 65, ou Ps. porpkyrus , Sh., Mise. , 7 ; — Ps. Sparmanni, Mus., Caris. , *7 ï Vaill. , 66 ; — Ps.^fringillaceus, Vaill. , 7 1 , ou porphjrrocephalus , Sh. , Mise. 1 ; — Ps. phigy, Vaill. , 64 ; — Ps. xanthoptcriguis , Spix,1 xxxiv , 1 a ; — Ps. gregarius , Spix , xxxiv, 3,4* x

TOMR 1* 5o

466 oiseaux

Lear queue courte et carrée, leur huppe composée As plumes longues et étroites , les font ressembler aux cacatoès. Ils obt les joues nues comme les aras; mais leur bec supérieur énorme, l'inférieur très court, ne pouvant se fermer entièrement , leur langue cylindrique, terminée par un petit gland corné, fendu au bout, et susceptible d'être fort prolongée hors de la bouche, leur jambes nues un peu au-dessus du talon, enfin leurs tarses courts et plats, sur lesquels ils s'appuient souvent en marchant, les distinguent de tous les perroquets. On n'en connaît que deux , originaires des Indes orientales (i).

Peut-être pourrait on faire aussi un sons-genre des

Pebrucbes ingambes. Vaill. ( Pezoportjs , Uig. ) 9

Dont le bec est plus bible, les tarses plus élerés et les ouglesplus droits qu'aux autres perroquets. Elles marchent à terre , et cherchent leur nourriture dans les herbes (a).

On plaèe communément parmi les grimpeurs deux oiseaux d'Afrique très voisins l'un de l'autre , qui me paraissent avoir aussi quelque analogie avec les gallinacés et nommément avec le ger\re des faoccos.

Ils ont les ailes et la queue des hoccos, et se tiennent, comme eux, sur les arbfes; leur bec est court et la mandibule supérieure bombée; leurs

(i) Psiltacus4ilerrimus,G,m. ,ou Ps. gigos, Laih. Edw. , 5 16; — Ps. goliath , Kuhl. , ou l'Ara noir à trompe , Vaill. , jper. I , pi. xu , et xm ; — Vj4ra gris à trompe , id. , ib. , pi. n, peut n'être qu'une variété. Au Teste , ce nom de trompe est peu exact. Cette Langue n'est pas creuse, et même il n'y a proprement de langue que la petite pièce cornée qui revêt l'extrémité' de ce cylindre. Payez GeofF. Saint-HiL, ap.. VI, gai. 4.

Cest de cette division que M. \^etllot fait son genre HtcaooLossE , gai. , pi. l.

(a) Ps. formosus, Vaill. , I, 3a ; Sh. , Mise, , aa8 j — Ps. TVovœ-Zelundi* % Lath. , Muv CarJs. , a$; — Pt. eornuêus\ LaoV , Syn. Suppl. III, pi. ▼m-

pieds ont une courte membrane entre les doigts de devant ; mais il est vrai que le doigt externe se dirige souvent eu arrière comme celui des chouettes. Leurs narines sont aussi simplement percées dans la corne du bec , les bords des mandibules sont dentelés , et le sternum ( au moins celui du touraco ) n'a pas ces grandes échancrureft ordinaire* dan» les gallinacés*

Ces oiseaux, dont on a fait deux genres, sont :

Les Touracos. (Corythaix. llig. )(i)

Dont le bec ne remonte pas sur le front, et dont la tête est garnie d'une huppe qui peut se redresser.

L'espèce la plus commune

(Cucu lus persa, Lin. ),en\. 6oi,Vaill.,Prora., etcv 16 et 17,

Habite aux environs du Cap, est d'un beau vert , avec fine partie des pennes des ailes cramoisi. Elle niche dans des trous d'arbres, et se nourrit de fruits (2).

Les Mcsophagbs. (Musophàga- Isert. )

AinsfVommés parce qu'ils vivent surtout du fruit du bananier y ont pour caractère la base du bec formant tut disque qui recouvre une partie du front. • L'eipece connue #

( Afusophaga violacca , Vieil!, galer. 47. ) Touraco violet,

Vaill. , Promér., etc., pi. 18.

A le tour des yemx nu et rouge r le plumage violet , l'oc-

(1) M. Vieillot a changé ce nom en ôpœlhus.

(1) Ajoute» le Touraco géant, Vsill., promer. et goép* » pi. i$-j — le Touraco Pauline, Temm., col. ?3, ou Optrthus erythvlophus+YieiiL, galèr. 49 > — le Touraco brun ( Phasianus africanut, Lalh. ) VaUL, 20 , «m muMopkagp variée Vielll/, galer, 4«.

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ciput et les grandes pennes de l'aile cramoisi : un trait bltcc passe sous le nu du tour de l'œil. Elle habite en Guinée et au Sénégal.

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