TOME f
La Famille
Des Pressirostaes.
Comprend des genres à hautes jambes , sans ♦pouce, ou dont le pouce est trop court pour toucher la terre ; à befc médiocre , assez fort pour la percer et y .chercher des vers; aussi les espèces qui Tout le' plus faible parcourent-elles les prairies <<éi Jes teïJres fraîchement labourées , pour y recueillir cette nourriture. Celles qui T'ont plus fort , mangent en même temps des grains, des herbes , etc.
Les Outa&des. (Otis. Lin.)
Ont, avec le port massif des gallinacés, un cou et des pieds assez longs, un bec médiocre, à mandibule supérieure légèrement arquée et voûtée, et qui, aussi bien que les très petites palmures entre les bases de leurs doigts, rappelle encore. les gallinacés; mais la nudité du bas de leurs jambes, toute leur anatomie, et jusqu'au goût Ae lettrchair , les placent parmi les é
la témoignage de Léguât, Voj. I,tp« 98 , bonine qore de%ufle lésant-» mau* ici pins connut f tbli qùé l'Hippoftotaine et? le Lamsnrin.
Enfin W troistoma, oa l'oiseau de" Nature (fiidus rmrmm) , n'est connu que par François Caucïte, qui le regardé comme le môme qve le Dronte, et né' Lui donne cependant que trois déigts , tandis que tout les antres ear^oonent- Contre* u Dronte.
Persotmto n'a' pè revoiride cer^weam dupais oe» voyagent*. . .De • tous • les otkeaax ., «celui qnt parait avoir les ailes le -pUroompèètenint réfastesi b de simples t vestiges , cJest VApUryu , représenté far le etatearSanaNti, Mat* aûsceUvvfW>6ct lûS?. Sa forme igéoerait «*t cisile dhin Minchnt, M taille colle d xtnfi oie. Ses pieds seraient tusai à peu près •cep* d' frk Manchot i nMti* «• le s -décrit comme notant point, palmes. &en J>èc •csUrtValonge , .grelt. ^marqué de chaque càtéd'ua sillon louajeiadtoal» et garni d^un&jnetabrvne à! ?a ba*e.£«a atlnaet redottetà. nn.|9ctit moignon, terminé jftjr uncrntnn. Il vkVla Nouv*Re*Z4Jnrtde.
éCHA&SIERS. 409
sic**, et comme elles n'ont point de pouce, lejujsplus petites espèces se rapprochent infiniment ,des jjuvi^jçs,, Leur tarse est réticulé, leurs ailes courtes; elles volent peu, ne se servent le plus souvent de leurs ailes, comme les autruches, que pour accélérer leur course , et vivent également de grains ^ d'herbes , de vers et d'insectes! .
La grande Outarde. (Otis tarda. Lin.) Enl. 2^5.
A. le plumage, sur le clos, d'un fauve vif r traversé d'une multitude de traits noirs, et sur tout le reste, grisâtre. Le mâle, qui est le plus gros oiseau d'Europe, a les plumes des oreilles alongées, et formantes deux côtés des espèces de grandes moustaches. Cette espèce, l'un de nos meilleurs gibiers, fréquente les pays de grandes plaines, et niche
clans les blés, sur Ja terre.
La petite Outarde ou Cannepctière. (OtiS tetrax.lÀn.)
Enl. a5 et 10.
Plus de moitié moindre que l'a ut ce, çt bea^cçyp moins répandue , est brune, piquetée de noir dessus , blanchâtre dessous. Le mâle a le cou noir, avec deux colliers blancs*
La plupart des espèces étrangères qnt le becjplus grêle que les nôtres. Parmi elles on peut remarquer
;Le Haubara (Otis Iwubara. Gm.j DeBiVn.tajues, A,ca*L 499 Se, 1787 1 pi. xj.Yidill., Gai. , pi. ccxxyii, .t . \
* D'Afrique et d'Arabie; à eause du mante! et de plumas
alougéeiqui orne les deux côtés de son cou (1).
Les .Pluviers. ( Chueu^bius. Lia. ),i(»)>?:; Manquent aussi de pouce , et ont un bec médiocre ,
(1) Je laisse parmi les Outardes toutes les espèces de I*tham,iaU<»s
-que Vj4/vhJi%th9Wfif%4l, pi. ixxuci+sle M^^W^dffA^;--
VArabs.y id. , 1 a; «ai* j'en *etjre M^4menms^ qvi«^WftajçeJio^ti|re
. .sqjmtt»,*' cause de «m feeç cftmprjupe' cLrefiflp arç boyfc ^fi}Qi&fr\Q/h
.nuhay. Rupp, , pi, 4; — OtirffcflAapMv rrrOj* t^rqmta^o^. t çsp^jiflpvt
•<*tt Uap. . • ' î ,, f,*r » • «; •i'' . ,»if«'i .. ;»• , • .•«,
v(a) Charadriuf, nota^tpcd^-nivitseai). ooci^xie et aquatique t, vïmt M
>.*Ç*^*i fente de berge. Gaza le traduit par Hiaticula,
$#ft % blSEAUX
comprimé , renflé au bout. On peut les subdiviser en deux sous-genres , savoir : *
Les Œdichxicss. ( OEdichevtts. Tem. ) (i)
Qui ont le bout du bec renflé en dessous comme en dessus, et la fosse des narines étendue seulement sur la moitié de sa longueur. Ce sont des espèces plus grandes, qui vivent de préférence dans les terres sèches et pierreuses , y prenant des limaçons | des insectes, etc. Elles ont des rapports avec les petites espèces d'outardes. Leurs pieds sont réticulés , et il y a une courte membrane, dans les intervalles de leurs troisdoigts.
UOEdicnème ordinaire, vulg. Courlis de terre. (Charudrùis œdienemus. Lin. OEdicncmus crépi tans. Tem.) Enl.gtQ* Friscb. ai5. Naum. irc éd. g. f. i3.
- Grand comme une bécasse , gris-fauve, avec une flamme brune sur le milieu de chaque plume , ventre blanc , un trait brun sous l'œil (a).
Les PLirvjsas proprement dits. (CaURADftiirs.)
Dont le bec, renflé seulement eu dessus , a les- deux tiers de sa longueur occupés de chaque c6té par la fosse nasale , ce qui le rend plus faible. Us vivent en troupes nombreuses, fréquentent les fonds ti timides, y frappent la terre de leur pied pour mettre, en mouvement les vers dont ils se nourrissent.
Les espèces de notre pays n'y sont que de passage , en automne et au printemps : il en reste près de la mer jusqu'aux fortes gelées. Leur chair est excellente. Elles for-
(i) jEdionemut (jambe enflée) , nom forge par Bâon, pour le Courlis de terre.
(a) Ajoutes tOEdknème tachant (QEd. maculostu, Cuvfc), col. *p ;— VQEd. à longs>pi*b(QEd. tongipeg, Geofif.), VieilL, gai. sa*, otl QEd. eehwm, -Tanin. , col. 38d; — Y QEd. à gros bec (QEd. mmgnirostris , Geoff.), coL 387 , pourrait, par la forme de son bec, commencer une série particulière, a laquelle te rattacherait une espèce très Tdîsûae à bec supérieur un peu reaourbé : QEd. recurvirostriâ) Onr. ; — Char, ctmânrosiris* SpU,94
'ACilASSIBAS. 5q\
ment, avec diverses espèces étrangères, une tribu à jambes réticulées , dont les plus remarquables sont :
Le Pluvier doré. ( Char, pluvialis. Lin*) Enl. 904* Frisch. 116. Naum. 1. c. 10. F. i4* Wils* Am.vVH. lix. 5.
Noirâtre , pointillé de jaune snr les bords des plumes ; à ventre blanc. C'est le plus commun. Il se trouve par tout le globe. Le nord en prodpit un qui ne diffère presque que par sa gorge noire (Char, apricarius), Edw., i4o; Naum., 11, f. i5; Wila. , Am. , VU, lvh, 4- Quelques-rçns disent que c'est le jeune.
Le Guignant* ( Char, morinellus. Lin.) Enl. 83a. Naum. 1a.
Gris ou noirâtre 9 à plumes bordées de gris-fauve, un trait blanc sur l'œil, poitrine et haut du ventre d'un roux ▼if, basi-ventre blanc.
Le Pluvier à collier. (Char, hiaticula. Lin.) Enl* 920» Frisch. *i4. Brit. Zool. PI. P. Wils* Am. V. xxivii. 2.
Gris dessus , blanc dessous, un collier noir au bas du cou , très large en devant ; la tête variée de noir et de blanc; le bec jaune et noir. On en trouve en te pays-ci deux ou trois races ou espèces différentes pour la taille et pour la distribution des couleurs de la tète (1). Cette distribution de couleur se répète , à peu de chose près , sur plusieurs espèces étrangères (a).
Beaucoup de pluviers étrangers ont les jambes étussonnées ; ils formeutune petite division , dont la plupart des espèces portent des épines jlux ailes ou des lambeaux
(1) Ch. minor, Meyef, enl. 921 ; Wila., VII, les , 3 ; Nanm., l5T, f, 19, 00 Ch. euronicus j Lath. , à bec tout noirj— Ch. eantianus9 Latû. , ou albtfrons, Neyer , dont le Ch. œgjrptûu/poumit être la femelle. Son collier est interrompu.
(a) Char.tHHifirusymd.2S6',Vrûê.> Vil, wx,6; — Char, ÛK&tifi Jj&th.j ~- Char. Azarai, T., col. 184 ; — Char, melanop** yieM., (ml. a35 , on Ch. nigrifons, Cnv. , col. 47 , 1; — Char. fPiU*niit WUs., Am. IX , uni , 5.— Aj. , en espèce* ires voisine* , bien que Dans collier :. Ch. pteuariusy T. , col. i83 ;— Ch. nivifronsy Cav. — Char, ruficacapillms, T;# col. 47» *; — 'Ch. monaahus, Temm. ; -r Char, gnj*ci#,Lath.
5o2 orsBAtnt *
charnus à la tête; quelques-unes réunissent ces démetraclères ( i ).
Les Yabdeav*. ( Vakelujs. Bçchst. Tjiusga. lin. ) (2}
Ontle^iême bec que les pluviers, et ne s'en distinguent .que par la présence d'un pouce , mais si petit <jn'il ne peut toucher terrf ;.
Encore fa premfère tribu /les Vatwbàu*-Pi.17Tters (Sçritarola, Cuv.), Pont-Us à peine perceptible. On la distingue par sou bec •renflé en desaons, et dont la fosse nasale est courte comme aux cedica&riiesJ Ses pieds sont réticulés: çcuidu. pays ont tous la. queue rayée de blanc et de noirâtre.» l)s ne formant, dit-on , qu'une espèce, que ses variations de plumage ont fait multiplier. Elle va de compagnie avec les pluviers.
L,e Vanneau gris ( Tringa squatarola). En). 854*
Grisâtre en dessus, blanchâtre avec des taches grisâtres en dessous , est le jeune avant la mue. Le y anneau varié (Tringa varia) , :enl. 9*3, blanc,, tacheté de grisâtre, manteau. noirâtre, pointillé de blanc, comprend les deux sexesdaps leur, plumage d!hiver.I>e Vanneau suisse (Tringa helveiica ), enl. 853 ,; Naurn., i,a éd. , 61 , f . 117 , tacheté de blanc et de noirâtre en dessus, noir en dessous depuis . la gorge* jusqu'aux cuisses, est le mâle dans son plumage 4* noce* • ■
4 >H I Jl II.» . - P É P «I ■...!■ «11. Jfc~P— *« » - 1 I » I ■ I I I I ■ I i ■ . I I »— .— — P«—— » . ■ ■
- (y) Espèces à pieds eVussonnés, non armées : Char. coronaùxsfvn\. 8©o; +i» jChaT. melafocèpluttus , eûl.918 , Saviçriy , Ejypt.^Où,, pi. vi , f. 4, dont' M. Vieillot fait sou genre Pluviands, gai. ,*pL- nm. Il a le bec un peu plus STor^ne les aatrot.*— Espèce* armées 'c Char, spinosut , tnl. 801; — Char, cayanus , enl. 833. — Espèces à lambeau* : Char, ptieatmt > «al 334'w-tffa/*. bUobuA, cnL 880.'
Le CJkarl orikatus^ Edtr.-v47 > peratt le même «fat le spùwM*.
'(£$ FriAga} ou piotàl trytngç\ nom, grec d'un oiseau delà taille de la grive1, qui- fréfueiicie. le* bord* des eaux* <et remue la qaene» Arist. î! paraît qoè 'c'est Iinnams qui en a fakxfetofcc apphWlioa, mai**!- faisait entre* daoé~«on' 'genre Trikgu bsauéoup- d\>isea&x antres *nie l& vanneaux , surtout des maubécbes.
écH.iss^it,s. 5o3
Le* V^neaux propretàettl; dit*. ('"VArtteLUïav Cuv.)
Ont le poqce un peu pkis marqué r les tarses éçussonnés « au moins en partie, et la fosse nasale allant aux. deux tiers "3u bec. Leur industrie est la même que celle des pluviers ,
pour attraper les vers. ',:*
L'espèce d'Europe ( THkgà vanellus, Lin.),' en!, ifo f Frisch, ai3; Naum. , i4 , f« 187 est ai n joli oiseau, grand comme un pigeon x d'un noir bronzé, avec une tyippe** longue et déliée. Il arrive au, printemps, vit dans les champs et les prés, y niche, et part en automne^ Ses, murs passent pour délicieux (1). •
Il va aussi, dans les pays chauds., des espèces $e, vanneaux dont l'aile est armée d'un ou de deux qr£Qt&, et d'autres qui portent à la base du bec «des caroncules ou • lambeaux charnus : leurs tarses spot écussonn$|. Ce sont des oiseaux importuns par leurs cris, au moindre btjuit «ju'ils entendent, et qui se défendent avec courage contreles oiseaux de proie. Us vivent dans les champs (a).
Les HuiTRiBfls. (H^màtopus, Lia. }
Ont le bec un peu plus long que les pluviers et les Vanneaux, droit , pointu et GOtnprimë en coîpV^t assez fort pour leur permettre d'ouvrir de force ïes'coquïï-
(1) Ajoutez le Vanneau à éckarp* {Vann. cinclus), Less. et Carn.-, Yoy . de Daperrey,^. xuu ; r-* ie^ V, f pied* faunes .[ fiaqf. yfttfgf* ) , Saviçny, Egypte , Ois*, pi. 6, f. 3. . ,.
(a) Ce sont les Inêttf premières *eipeces de Parr a de Crânel. , notamment
. Pah* tar*n»*n**\ -éal. \$6\ ■*-/>. goenâis ,' &a\: 8<rç; -J-'JM.'tfMgMft,
enl. 36a, ou mieux fTomilm âl^ic^fiMns , Vieitt;f «»C a 3fe ;&+«■#. ïaty-
"fléaux et aux pluviers; il nT^ avait nulle raison fle les pficcr/àvec les ' jacasas, qui èfit- d'antres caractère* presque sur tous lés ^'dlÀal"™0''
ÀjoÉtolk T*i wUéhvpigm; esp.'toom'; de ïav. t«ifoè,#teVe et rentre . noirs, awneV,:'eta femUaooi, dtiBftiéaattes dépasser» Vtféefee de
5f>4 OfSKAUX
lages bivalves afin d'en prendre les animaux r cependmt ils fouillent aussi la terre pour y chercher des vers. Ls fosse nasale , très creuse , n'occupe que moitié de la longueur du bec , et les narines y sont percées au milieu \ comme une petite fente. Leurs jambes sont de hauteur
médiocre, leurs tarses réticulés, et leurs pieds divisés seulement en trois doigts.
L'espèce d'Europe ( Hœmatopus Ostralegus, L. }, enl. 919 , Brit. Zool. | pi. D; Catesb. , 1. 85 , Se nomnie aussi .Pie de mer y k cause de son plumage noir, à ventre, gorge, base de Paileét de la queue d'un beau blanc. En été le blanc de la gorge disparaît. C'est un oiseau de la Uille du canard» à bec et pieds rouges.
; On en trouve au Brésil une espèce à bec plus long, point de blanc tous!* %orfie(Hœm.palliatus, Tem.), que\Vils.,YIII, lxiv , 2, confond avec la commune; aux; Malouîues, une autre dont le noir descend davantage sur la poitrine (Hœm. luctuosus, Cuv.), et dans tout l'hémisphère antarctique, * une à plumage tout noir. {Hœm. niger, Cuv.), Hœm. ater,
Vieille, gai. rôo, Quoy etGaymard, Voyage de Freycinet, pi. xxxiv.
On ne peut guère s'empêcher de placer près des pluviers çt des huttriers
Les Coure-vitb. (Cursorius. Lac. Tachydromtjs. II.)
Dont le bec, plus grêle, est également conique, arqué, sans sillon et médiocrement fendu ; leurs ailes sont plus courtes, et leurs jambes , plus hautes, se terminent par trois doigts sans palmure et sans pouce* •
On en a Vu, mais très rarement, en France et en Angleterre, une espèce originaire du rxoxA de l'Afrique , fauveclair , à ventre blanchâtre ( Charadrius GalUcus > Gm. Cursorius isabelïinusy Meyer. ) Enl. 795, «t on en a rapporte une des Indes, gris-brun,, r 4 poitrine rousse* {Ch. €oromandeiicus , Curs. asiaticus , Lath.), Vieillot, Gai., *3a, enl. 89a. L'une et l'autre a derrière l'œil un trait blanc et
ÉCHÀSSIBJ&» 5o5
un trait noir; leur nom vient de la rapidité de leur course. On ne connaît d'ailleurs rien de leurs mœurs (i).
Autant que Ton en peut juger par l'extérieur, c'est encore ici que Ton peut le mieux placer
Les Ga&tama. Briss. (Microdactylus. Geoff. /
Dicholophds. Higer.) (a)
Qui ont le bec plus long , plus crochu et fendu jusques sous l'œil , ce qui leur donne quelque chose de la physionomie et du naturel des oiseaux de proie, et les rapproche un peu des hérons. Leurs, jambes , écussonnees et très hautes , se terminent par des doigts extrêmement courts, un peu palmés à leur base, et par un pouce qui ne peut atteindre la, terre.
On n'en connaît qu'une seule espèce de F Amérique méridionale {Micrùd. cristatus, Geoff.; Palamedea crislatq 7 Gm.; Saria , d'Àzz. ) Ànn.- du Mus. d'Hist. nat., Xlil, pi. 26 , col. 237 , et Vieillot , Gai., a5g , qui surpasse le héron pour la taille , et se nourrit de lézards et d'insectes qu'elle poursuit dans les lieux élevés et sur les lisières des forêts* Son plumage eét ^ris-fauve, onde de brun; des plumes effilées placées sur la base du bec , y forment une huppe .légère qui revient en avant.. Elle vole mal et rarement; sa voix forte ressemble à celle d'un jeune dindon. Comme sa chair est estimée, on l'a rendue domestique en divers endroits.
La famille
D» CULTBIROSTRBS.
Se reconnaît à son bec gros, long et fort , le plus souvent même tranchant et pointu , et se compose
. (1) -Ajoutes kCottre-prfe à ailes violette* (Cun. chaleoj/ttnts f T.), toi. ag8 5 — le C. à doublé collier ( C. biànctip , T. ), Mail. orn. ; — Curs. Ttminkùy Swains. , Zopl. IU. , 106.
(3) Mhcrodactylus , doigts coorU. Dkholophus , crête cor .deux rangs. Hœmatopus, pieds couleur de sang. M. Vieillot a préféré! le nom barbare de' cariama , qu'il faut prononcer çariamam
5o6 (Wsaux )
presque en entier d'oiseaux réunis par Linnasus sous son genre audba* Un grand nombre de ses espèces a la trachée diversement repliée dans le sexe mâle ; leurs cœcums sont courts • et même les hérons proprement dits n'en ont qu'un.
Nous la subdivisons en trois tribus, celles des grues , des hérons propres et des cigognes*
La première tribu ne forme qu'un grand genre.
Les Grues, (Gaijs.'Cuy.)
' Ont le bec droit , peu fendu ; fa fosse membraneuse des narine? , qui est large £t concave , occupe près de moitié de sa longueur. Leurs jaitibes sont écussonnées ; leurs doigts jnédiob*es, lés externes peu palmés et le pouce touchant à peine à terre. Elles ont presque toutes une partie plus ou moins considérable de la tête et du cou dénuée de pi unies. Leurs# habitudes sont plus terrestres et leur nourriture* plus végétale tjue celles de/genres suivants : aussi dirt-elies .un gésier museuleux et, des cœoums assez longs. Leur larynx inférieur n'a qu'un muscle de chaque côté. • ; "' -'
On peut laisser , selon nous , en tête de ce genre , comme la fait Pal las (1),
Les Agamis. ( Psopbia. L» )
Qui ont le bec plus court que les autres espèces, la tête et lé cou revêtus seulement d'un duvet, et te tour de Vc&il nu, JAs vivent dans les bois , de grains ai de. fruits*
L'espèce la plus connue, de l'Amérique méridionale, e»tYOife*u±tr0mptttt { Psophia crépitons f L»)*1»!» »^9 % atosi nommée 'île» la foculté de* faire1 entenér* un «on sourd et profond f qur semble Sabord «venir de l'antre. H
(i)Spicil. w>ol., IV, 3.
çcffiftsrBfts. 607
est gvarrd coninie un chapon, à plumage noirâtre, avec des reflets d'un violet brillant sur la poitrine, elle mûnteau cendré nué de fauve vers le haut, jCet oiseau est reconnaissant; il s'attache comme un chien, et se laisse, dit-on , apprivoiser au point de conduire les autres oiseaux de basse-cour. Il vole mal , mais court très vite. 11 niche à terre au pied des arbres. 'Sa chair est agréable (1). Quelques autres' grues étrangères , qui ont le bec plus court que les nôtres ; doivent être mises en suite.
L'Oiseau royal ou* Grue couronnée. ( Ardea pavonia. L. ) EnL 265. et le jeune. Vieill. 357.
D'une taille très svelte, de quatre pieds de haut, cendré, à ventre noir, k croupion fauve; à ailes blanches; ses joues nues sont colorées de blanc et dé rose vif, et se» occiput est couronné d'une gerbe de plumes effilées, jaunes, qu'il étale & volètoté. (?e bel oiteàt»,.d6nt là v4tfx ressemble , au son éclatant d'une trompette t- noua vient, de -la côte occidentale d Afrique, où il est souvent élevé dans les cases et s'y nourrit de crains. Dans Pétat sauvage , il fr£ Queuté lès lieux inondés et y prend de petits poissons,
La Demoiselle de Numidie. ( Ardea virgoi) Enï. ifô* Semblable au précédent pour la forme et. presque pour la taille, cendrée, à cou noir, avec deux belles aigrettes ' blanchâtres formées par le prolongement dés plume* effilées qui couvrent l'oreille; Celles qu'on a vues en es-* . ctevage se fesaienf remarquer par 4 es gestes et dès rnouve- . ments a ffeet es et bizarres (?). . •'•»
(1) On le nomme agami» Cayenne, selon Barrère; caracara aux An-» tilles , selon Dutertre. Coiftme le nom d? oiseau-trompette se donne autsi en Afrique à un oaiao, Fërmhi { Descripl. dé Surin.) transporte ridi-i .outancot a 4\tgami leoaraciere de oTeux becs lîun sur Tantre. On V con^ fendu \tjoç- temps t'a*emi af ec te maeticagua dé Margrave, qui-èélun Hmanàu. Psophia , nom forgé par Bérrère, de *4f i»y ifcire dtfWutt. * Ajoutez Psophia blri/iis >, âpix , 83 , et Ps, iBtf<ropt$rai, idi , $4* ■* (a) lies anaiomisfe» de l'Académie* av«fcmt'»pi»iiqtfé a cet Vrtieftn , à cause de ws gestes, les noms de scops , d'of (14 et dWo, parfftMfhflls* les anciens désignaient nos dues* Bbfltfn, qai atait bbmrtftàé'iettc • erreur à~ l'article des dites, l'adopte, ytr oabfî, daai octal dfe la demoiselle. . . ,1. .
ôo6 oisukv*
Let Gkuxs ordinaires onj. le bec autant et plus long q«t U tète.
La Grue commune. (Ardea grus. L. ) Cru; cinerea. Rechsi. ËbI. 769. Friscb. ig4- Naum. ir* éd. a. f. a.
Haute de quatre pïcds et plus , cendrée, à gorge noire, à sommet de la tète nu et rouge, à croupion orné de longues plumes redressées et crépues ren partie noire», est célèbre de tous les temps par les migration s qu'elle fait chaque automne du nord au midi, et chaque printemps en sens contraire , en troupes aussi nombreuses que bien ordonnées. Elle mange du grain dans les champs , mais elle préfère les insectes et les vers que lui fournissent les contrées marécageuses. Les ancicÉs ont beaucoup parlé de ces oiseaux , parce que leur chemin principal paraît être par la Grèce et l'Asie mineure (1).
On ne peut placer qu'entre les grues et les hérons
. Le Courlan ou Courliri. {Ard.Seolopacea.Gta.) Enl . 84B (a).
Dont le bec, plus grêle et un peu plus fendu que celui des grues, se reufle vers le dernier tiers de sa longueur, et dont les doigts, tous assez longs, n'ont aucune palmure. U aies mœurs et la taille des hérons et le plumage brun avec des pinceaux blancs sur le cou.
Et le Caurale. ( Eubtpyga. Ilig. ) (3) Vulg* petit Paon des roses ou Oiseau du Soleil. (A rd. Helias. L.) Enl. 702.
Dont le bec, plus gréle que celui des grues, ma/s muni d'une fosse nasale semblable, est fendu jusque sous les
1 yeux comme aux hérons, mais sans avoir de peau nue à sa
(f ) À ce genre appartiennent encore la Gr. du Canada [Ard. canadensii, Edw. , i33); la Grue d collier, enl. 865 > et 1* Grue des Indes > Bdw. , 45 {Ard. antigone), Vieill. , gai. 256 ; — la Grue blanche, enl 869 (Ard. americana)) et 1* Grue géant y Pall. , It. Il , n* 30, 1. 1 {Ard. gigantea), qui ne nous parait différer en rien de la blanche; enfin la Grue aarwmulée (Aid. earunculata) , qui n'est point on héron , comme Ta cru » Gmelin.
(a) CW de cet oiseau qne M. Vieillot a fiait son goare Aramus , gai * p. a5a ; Stpix, pi. 91, le nomme HmUu* ardeoides. . (3) M. Vieillot a changé ce nom en celai d'Héros.
éCHASSlttftS. S09
base. C'est un oiseau de la taille d'une perdrix, h qui son cou long et mince, sa queue large et étalée et ses jambes peu élevée», donnent un air tout différent de celui des autres oiseaux de rivage. Son plumage, nuancé, par bandes et par lignes, de brun, de fauve, de roux, de gri^et de noir, rappelle les plus beaux papillons de nuit. On le trouve lé long des rivières de la Guiane.
La seconde tribu est plus carnassière, çf se reconnaît à son bec plus fort , à ses doigts plus grands : on peut mettre en tête, #
Les Savacous. (Cancroma. Lin.)
Qui se rapprocheraient entièrement des bérons par la force de leur bec', et le genre de nourriture qui en résulte , sans la forme extraordinaire de ce même bec ; on trouvera cependant, çn dernière analyse, que ce n'est qu'un bec de béron ou de butor très écrasé : il est en effet très large de droite i gauche, et comme formé de deux cuillers appliquées l'une contre l'autre par leur côté concave. Ses mandibules sont fortes et tranchantes, et la supérieure a une dent aiguë* à chaque côté de sa pointe; les narines, percées vers sa base, seprolongent en deux sillons parallèles qui régnent jusques vers sa pointe* Les pieds ont quatre doigts^ tous longs, et presque point de membranes; aussi ces oiseaux se tiennent-ils sur les arbres aux bords des rivières , d'où ils se précipitent sur les poisson? , qui font leur nourriture ordinaire. Leur démarche est d'ailleurs triste et leur attitude enfoncée comme celle des hérons.
L'Espèce connue (Cancroma cocHlearia. L.) Enl. 38 et 36g, Vieil!., galer. ,pl. a49> e8t grande comme une poule , blanchâtre, à dos gris ou brun, à ventre roux, à front blanc , suivi d'une calotte noire qui se change en une longue huppe dans le mâle adulte ; elle habite les partie» chaudes et humides de l'Amérique méridionale.
5lO . OISEAUX
Viennent ensuite
Les Hérons. ( Ardeà. Cuv. )
Qui ont le bec fendu jusque sous les yeux ; une petite fosse nasale prolongée en un sillon jusque très près de la pointe; ils se font remarquer de plus par un tranchant dentelé au bord interne de . l'ongle du doigt du jnilieu. Leurs jambes sont écussonnées; leurs doigts et leur poucg assez longs, leur palmure externe notable, et leurs yeux placés dans une peau nue qui s étend jusqu'au bec. Leur estomac est un très gran4 sac peu mus* culeux , et ils n'ont qu'un cœcum 1res petit Ce sont des oiseaux tristes, qui nichent et se perchent aux bords des rivières où ils détruisent beaucoup de poissons. Leur fiente {brple les arbres. II. y en a dans les deux continents des espèces très nombreuses, qui ne peuvent guère se subdiviser que par quelques, dé (ails de plumage.
Les hérons .vrais ont le cou très grêle', garni vers Je bas de longues plumes peu dan tes.
|*e Héron commun. lArdçu major et Ard. çifierea. L.) Enl- 755 .et 787.;Frisch. ic)8-iho,. Naum. ire cd. a5. f. 33-34.
Cexidi é-frleuâtre , vue ^uppe^oj rç k 1 Jp^cipu t ; !c cfenui t çlu cou bjanc , parsemé de larmes noires ; grand oiseau très nuisible à nos rivières; célèbre autrefois par le plaisir que prenaient les grands aie faire chasser par le faucon.
NousavonsauséiXin héron gris et rouxdûpoarpre {/frd« pufpurea} értl. 788/Naum., r™ed.,- Siip*; 45, f. 80^90 (t).
.ii «ii . «.
(1) Selon M. Meycr, les Ard. purpiurea, /W3^«çftta*rtg/b»&ro. ; A f ricana , Lal^i. , ne sont que dès variétés du héron pourpré»
Ajoute» A. herodias, Gm. ; VTiU. , VIÎI ,, ixv.a , dont Je jeune est peut-èlre enl. 858; — A. cocoi, Lath.J Spix, xc, sous le faux nom à%Ardea maqaari* — A. *lt>ilatrix , Temm. ,' col. 271^ — -//. /«dowclana, Cm. , enl. 909; dont A: i>ir*4ens , en\. 908 et 91 a, ne» diffère pointipar l'espèce ; -- A. 'Wo*a*.(kiitkc , T^ath, , «ni. 906% apfptoke nu peu du coorkn Twttotifeeç.* • •
ÉCHÀ8SrEhS. 5i 1
On a donné aux plus petits hérons à pieds pins courts Je nom de Cmbicrs.
Le plus commun en France, dans, les contrées montagneuses, est
. Le Biongias. ( Ard. minuta et damtbialis. Gm. ) En). 3a3.
Frison. 207. Naum. i*éd. a8. f. S7.
Fauve, à calotte/ doB et pennes noitet; il n'est guère pi us grand qu'un râle, çt se tient présides éttmgs. ■ Les Onorés joignent à la tournuie de» crabters une taille
de vsai héron et la couleur «des butors ( 1 )»
Les Aigrettes sont des hérons dont les plumes-du bas du
dos sont à uue certaine époque longues et effilées.
Les plus belles espèces, .dout les plumes s'emploient pour
l'usage qu'indique le nom dénué à ces oiseau^ sont»*
La petite aigrette* ( Ârdea Garzetta* ) Enl. go 1 •
Moi tié> moindre que le héron y teuie&lanelie, et dont les plumes effilées ne dépassent pas la queue.
Et'la grande aigrette. ( A. Atba. ) Enl. 886.
Toute blanche aussi, mais plus grande.
On -trouve ces deux espèces en Europe (a). .11 y eu t* une troisième à tarses plus courts, dont lés plumes effilées dépassent la queue de beaucoup '( A. tegrctta),en\.9 g*ï5.
Nous croyons devoir aussi rapprocher des aigrettes -
Le 6f obier de Mahon. ( A. comatu. ,Gat. ) *Ei»l. 348.
xNaum..i™ éd. aa. f. 45* •
Oiseau du midi de l'Eutope, à dos brun voussâtre , ailes ventre et queue blanche. L'adulte a. lé cou jaunâtre et une longue huppe à l'occiput (3).
(i)A. limita , Gm. , eal ;.66o* -r-A* tgrifttr» id« » -col. 799 , qui* paraît Atrç le jeune tiA.flava, Gm.
:(*) M, X.emmiqk pense que IV. 4#« çatle^euoç <T A^,fgrctta , et .qtoe'la pl.\«al. 901. ne rôpréecate-f^s Ja petite ftigftttte d'JEtartipç, opi» -cûlle d'Amérique.
(3) U'aprfrle* ' vecfretehe* exacte* de M* JteyetyJet •** rdfca casume* , •Gm. , 00. tKttloèiUs t Scopol»} — A \>Hjval*tt*j ~*-nA.<> Jh(arsigtii$ — A. pumita , et même A. trythropui^**- A, tftffcaratotft» Gm., enL.oJU*<nt
5i % oiseau*
Les BuTOts ottt le&ptumes du cou lâches et écartées , cé^ui le fait paraître plus gros. Ils sont d'ordinaire tachetés ou rayé.
' Le Butor d'Europe. (Ard- steUaris.') Enh 789. Frisch. ao5.
Naum. iw éd. 27. f. 36.
Fauve-doré, tacheté et pointillé de noirâtre , à bec et pieds verdAtres, se tient dans les roseaux, d'où il fait entendre une vont terrible , qui lui a valu son nom Bastaurus. Sa position/ dans l'état tranquille est singulière , le bec levé vers le ciel (i).
Les Biboeeavx ont, avec le port des butors, et un bec plus gros à proportion , quelques plumes grêles implantées' dans l'occiput de l'adulte*
Nous n'en avons qu'un dans ce pays-ci,
Le Bihoreau d'Europe. (Ard. rycticorax. L.)(a) Enl. y58. Frisch. ao3. Naum. 1» éd. ofcf. 35. •
Le mâle est blanc, à calotte et dos noivs ; les jeunes, enl. 759, gris, à manteau brun , calotte noirâtre (3). Au reste, nous devons faire remarquer que les différentes
•ont que des variétés on des âges différent* do crabier de Manon , on A. comata. VA. senegalefuis . enl. 3i5, en est aossi on jeune âge. Cest peut être la véritable Grue des Baléares de Pline , XI , 37.
Ajoutez A. candidissima , Wib. , lxui, 4; — le Garde-bœuf, A. bubulctu, Savigny; Eç. , OU. , pi. .vin; — A. leucocephala, Gm. , enl. 910; — A. jugularis , Fonttr, ou gularù , Bosc. , Actes de la Soc. .d'hist. natur. , in- fol. , pi. 11 , ou albicoUts% Vieill. , gai. »53 ; — A. cœruka, enl. 34q» dont A. axjuinoctialis , Catesb. , 77 , pourrait bien être le jeune»* malgré la différence de couleur}—^, rufisccns, Gai., enl. 90 a ; -^- A* leueogaster, enl. 35o ; — A. agami, enl. 85o.
(\) Ajoutez A. mtnor, Wils. » VIII, lxv, 3, on A. sttUaru , TJ.; Gm. ; Edw. , i3d; — A. undulata, Gm. , enl. 768 ; — A. pMtippensis, Gm., enl. 908.
(a) Selon M. Méyér, dont nous suivons encore ici les résultat» ,YArd. grisea , Y Ard. maculata et VArd. badfa, Gm.» se rapportent à- différents états du Bfbereau. t
(3) Ajoutez A. pileata , . Lath. , ou A. afba , 4. ; Gm. , enl. 907 ; - — A. taUdonica , Lath. ; — A. cajretmensis , enl. 899, oo violacea, Wils., VIII, lxv , 1 , dont A. j&maïoensU , Gm. , est 2e jeune; — A. sibibitrîxp T. , col. 171.— Le Pouacre\ Buff. (Ar. Gardent, Gm.), enL 3oq, parait le jeune d'an Bihoreau cendré a calotte et dos noir bronzé. Cest le même que A. maculata , Frisch. , ?on.
ÉCHASSIBJ&S. 5l3
subdivisions du genre des hérons ont asse*peu d'importance et de netteté.
La troisième tribu, Outre un beç plus grps, plus lisse que la seconde , a des palmures presque égaies et assez fortes entre les bases de. ses doigts. i
Les Cigognes. (Ciçowia. Cuv. )
Ont un bec gros , médiocrement fendu , sans fosse ni sillon , où les narines sont percées vers le dos, près de la base, et dont le fond est occupé par une langue extrêmement courte. Leurs jambes sont réticulées et leurs doigts antérieurs assez fortement palmés à leur base , surtout les externes. Les mandibules légères et larges de leur bec, en frappant Tune contre 1 autre, produisent un claquement, presque le seul bruit que ces oiseaux fassent entendre. Leur gésier est peu musculeux , leurs cœcums si petits qu'on les aperçoit à pefne ; leur larynx inférieur n'a point de muscle propre; leurs bron-iches sont plus longues et composées d'anneaux plus entiers qu'à l'ordinaire.
Nous en a vois deux espèces en France.
La Cigogne blanche, ( Ardea ciconia. L. ) Enl. 866. Frisch,