‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 87 sur 91 · partie du manteau et des ailes noires (i · texte numérisé non relu

partie du manteau et des ailes noires (i

Les Tantales. ( Tantaltjs. L. )

Ont des pieds, des narines et un bec de cigogne; mais le dos du beo est arrondi , et sa pointe recourbée vers le bas , et légèrement échancrée de chaque côté : une portion de leur tête , et quelquefois de leur cou , est dénuée de plumes.

Le Tantale & Amérique. ( Tantedus locuIator.Uu .) Enl. 868.

Wils. VU1. iaW. i.

Est grand comme une cigogne, mais plus grêle; blanc , a pennes des ailes -et de la queue noires , à bec et pieds noirâtres , ainsi que la peau nue de la tète et du cou. li vit daus les deux Amériques, arrivant dans chaque pays à la saison des pluies, et fréquentant les eaux vaseuses, où il recherche surtout les anguilles. Sa démarche est lente et sou naturel stupide.

lie Tantale d'Afrique. ( Tantalus ibis. Lia. ) Enl. 33g.

Blanc , légèrement nuancé de pourpre sur les ailes , à bec jaune , à .peau du visage nue et rouge , a $té long-temps regardé par les naturalistes comme l'oiseau si révéré des anciens Egyptiens sous le nom d'Ièis; mais des recherches récentes ont prouvé que l'ibis est une espèce beaucoup

(i) Dupont, Ano. des se. nat-, tora.'lX, pi. xlv. C'est VErodia amphiUn*is> Sait. , Voy. en Abyss. , atlas , pi. xxxi.

ÉCVAS&BRS. 5l7

pfus petite, dont nous parlerons plus bas. Ce tantale ne se trouve pas même communément en Egypte; c'est duSéuégal qu'on nous l'apporte.

Le Tantale de Ceylan. ( Tantalus leucocephalus. ) Encyc. me th. Omit, pi* 66 , fig. !• Vieil!. Gai. ^7.

Le plus grand de tous, et celui qui a le plus gjsos bec.

* Ce bec et la peau de la face sont jaunes , le plumage blanc,

avec une ceinture sur la poitrine et Ida penne» noires., de

longues plumes roses sur le croupion , qu'il perd pendant

la saison des pluies (i).

Les Spatules ou Pallettbs. (.Plat aléa. Lin. ) (2)

Se rapprochent des cigognes par tonte leur structure^ mais leur bec, dont elles ont tiré leur nom, est long* plat, large partout, s'élargissant et s'aplatissant , surr tout au bout , en un disque arrondi comme celui d'une spatule ; deux sillons légers partent de la base , s'étendent jusqu'au bout, sans rester exactement parallèle* aux bords. Les narines sont, ovales, et percées à peu dit distance de l'origine de chaque sillon; leur petite langue , leurs jambes réticulées , leurs palmures assez considérables, leurs deux très petits cœcums , leur gésier peu musculeux, leur larynx inférieur dépourvu de muselés propres , sont les mêmes que dans les cigognes f mais l'<é* largissement de leur bec lui ote toute sa force, vt ne le rend propre qu'à fouiller dans la vase, ou i pêcher de petits poissons ou des insectes d'eau.

La Spatule blanche huppée* (Platalea leucorodia. Gm. ) Enl. 4o5. Naum. Sup. 44* f* &7*

Toute de cette couleur, avec unie huppe à.î'oociptit, est répandue dans tout l'ancien continent ^ y niche sur les arbres élevés. ( La Spatule blanche sans huppe. ) BufF.f Hist. des Ois., tome VU, pi. 24, n'est, selon M. Bail

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