‹ Le règne animal (volume 3)Chapitre 91 sur 91 · ISBA.U2C · texte numérisé non relu

ISBA.U2C

millent sur les rivages de la mer , se nourrissant de toute espèce de poissons, de chair de cadavres, etc. Ils nichent dans le sable ou les fentes des rochers , et ne font que peu d'œufs. Lorsqu'ils s'avancent dans les terres, c'est nn signe de mauvais temps. Il s'en trouve plusieurs espèces sur nos côtes; et, comme leur plumage varie beau» coup avec l'âge, on les a encore multipliées. En général, dans leur jeunesse , ils sont tachetés de gris.

Bu Son nomme

Goélands.

Les grandes espèces qui surpassent la taille du canard. L'un des plus grands est

Le Goéland à manteau noir. (Larus marinus et nœvius.

Gm. ) Enl. 990 et a6ô.

Qui , d'abord tacheté de blanc et de gris , devient ensuite 9tout blanc, à manteau noir; le bec jaune, avec une tache rouge en dessous; les «pieds rougeâtres.

Le Goéland a manteau gris, vulgairement Bourgucmestre. ( Larus glaucus. Gm. ) Naum. ire éd. 36.

Ne lui cède guère : il n'en diffère que par sou manteau cendré-clair. Le jeune est aussi tacheté (1).

Les Mauves ou Mouettes

Sont les espèces plus petites.

La Mouette à pieds jaunes. { Larus fuscus. L. flavipes. Meyer. ) Frisch. 218. Naum. ipe éd. f. 5i. B.

Est toute blanche, sauf le manteau qui est noir; les pieds jaunes. ,

La Mouette blanche. ( Larus ebwrneus. Gm.) Enl. 994*

Entièrement blanche, à pieds noirs; du Groenland et du Spitzberg. S'égare quelquefois eu Europe.

( 1 ) M. Temmink en distingue le Larus argentatus, La*b . , enl. *53. — Aj. le Goéland Uucomele , Vieil!. , 61 , et le Goéland à tête noire du Bengale*

La Mouette hyieds bleus (Larus cyanorhynchus. Meyer.)

Epi. 977, Brisa. VI* xvi. 2.

Est, dans son dernier âge , d'an beau blanc , à manteau cendré-clair 5 les premières pennes de l'ailesen partie noi- . rea> avec des taches blanches au bout; son bec et ses pieds de couleur plombée. Elle vit beaucoup de coquilles.

La Mouette à pieds bouges. ( Lar. ridibundus. Lar. hybernus. et Lar. erythropus. Gm. ) Enl. 969 et 970. Briss. VI. xvii. i.

Est à peu près semblable àta précédente, excepté qu'elle » a , dans son premier Age, le bout de la queue noir, et du noir et du bruu sur l'aile : la tête de l'adulte devient brune au printemps y et reste ainsi tout l'été (enl. 970); son bec et ses pieds sont plus ou moins rouges. On l'a nommée^ d'après son cri, mouette rieuse (1).

La Mouette à trois doigts. (Larus tridactylus et Lar. rissa. Gm. ) Briss. VL xvi. 1. étxvii. a.

. Encore fort semblable aux précédentes, se distingue par un {>ouce très court et imparfait. Jeune, elle est plus 01 moins tachetée de brun ou de noir (enl. 387 ).

On a distingué avec raison des goélands et mouettes ordinaires,

Les Stercoraires. Briss. Labres. Buff. (a) (Lestris. Iliger.)

Où les narines membraneuses, plus grandes que dans les autres, reportent l'orifice des narines plus près de la pointe et du bord du bec; leur queue est pointue. Us poursuivent avec acharnement les petit es mouettes pour leurenlever ce qu'elles

(1) Ajoutez Larus atriciUa, Pall., Nov. oomm. petr., XV, zxn , 2 ; Catesb., I/89; WIU. , Am., IX, lxxiv, 4» «ous le nom de Ridibundus-, — Larus leucopterus; — L. cùrhocephalus , Vieil]., gai. 389, on poliocephalus , Lichtenti ; — L. ieucopktalmus , Licht. col. 366 ; — L. Sabini , Leach ; — L. minutes, Fali. , Voy. III , xxiv$ — L. meUnurus^ T. , col. 4&)9 et Tile», Voy. deKrusenst., pi. lvii.

(a) Anrçtc y volcar, nom de ces oiseanx parmi les pécheurs suédois* M. Vieillot a changé ces noms en Stercoreus.

558 oiseaux

mangent , et même , à ce que quek[uès-ttii»dâS6a& , pour dévorer leur fiente. De là leur nom.

Le Labhe à fangme queue. ( Lotus parasiticus* Gm. ) Enl.

76%. Edur. 148.

Est brun-foncé dessus, blanc dessous; les dette peooes du milieu de fa queue excèdent les autres du double. Il est très ftare ici. Jeune , il est tout J^run . C'est alors le Lunu crepidàUtSy Gm., En h 991 , ou mieux Edw., i4q.

Les régions arctiques nourrissent une espace de la taille d'un goéland, brune, à base des pennes de l'aile blanche ( Larus cataractes, GmO, Brit. zool., pi. L., 6 , et une autre de la taille d'une mouette , brune dessus, blanche dessous , avec un collier brun sur la poitrine ( Lcstris pomarinus. Tem. ) ( 1) .

Les Hirondelles de mer. (Stersa , L.) (2).

Tirent leur noms de leurs ailes excessivement longues et pointues, de leur queue fourchue, de leurs pieds courts, qui leur donnent un port et un vol analogues à ceux des Hirondelles. Leur bec est pointu , comprimé , droit, sans courbure ni saillie; leurs narines vers la base, oblongues et percées de part en part ; les membranes qui unissent leurs doigts fort échan crées ; aussi nagent-elles peu. Elles volent en tous sens et avec rapidité sur les mers , jetant de grands cris ejt enlevant habilement de la Surface des eaux les mollusques .et les petits poissons dont elles se nourrissent. Elles s'avancent aussi dans l'intérieur sur les lacs et les rivières*

La plus commune au printemps sur nos, eaux douces,

Le PiérrtPG&rin ou htr. de nier a bec rouge (Sternahirundo, L.)Enl.9B5;Fri^ch.>aï9;lSaum.r37,f.5a;Wils.,\UfLx, 1.

Est, dans son état adulte, blanche, à manteau cendré-

(1) Te n'oserais affirmer lf identité du Lcstris catarractes f Freyc. 38 , et

du Stemoreiu pottiarinus , Vieill. , gai. aSS, avec les espèces ci-dessus, (a) Sterna est leur nom anglais, Stern ou Tcrn, latinise par Turuer>

el admis par Gesncr.

clair /calotte noire , pieds rouge*, bec rouge à bout noir, longue d'un pied. Son envergure en a au moins deux.

La petite Hirondelle de mer. (Sterna minuta. L.) Ëni. 996. Wils. Am. \. lx. 2. Naum. 38, f. 55.

Ne diffère du Pierre-Garin que par sa taille moindre A'uo tiers, et par son front blanc.

L'Hirondelle de mer à bec noir. (Sf. cantiaca. Albin.) II.

LXXXYirt. *

Surpasse le Pierre-Garin-, et a le bec noir à bout jaune) le jeune est le. A. striata., Gm. , Lath. , VI, pi. 98.

. . La plus grande de nos espèces est le St. caspia , Pall. > Sparm. Mus., Caris., mciij MeyerTOis. d'Allem., II, vi. Sav. Egypt., Ois. pi. ix. F. 1, blanche, à manteau cendré, l'occiput mêlé de noir et de blanc , le bec rouge, les pieds noirs.

L'Hirondelle de mer noire. {St. nigra, St.Jîssipes, et St. nœvia. ) Enl. 338 et 9^4. Frisch. 220*

A la queue moins profondément fourchue. Jeune , son manteau est tacheté de noir. Adulte, elle est presque toute d'un cendré noirâtre.

Parmi les espèces étrangères, on doit remarquer Vhir. de mer à aigrettes. {St. inca , Lcss. et Garn.), des côtes du Pérou. Voy. de la Coq., Zool., pl»47> noire, à bec et pieds rouges, une bande sur la joue, et los plume* de, l'or aille ^pendantes, blanches (1).

On pourrait distinguer de s autres hirondelles de mer

Les Noddis.

Dont la queue n'est pas fourchue et égale presque les ailés.

(1) Ajoutez en espèces d'Ear. : St Dougalti, Montag.'; Vicill., 990 ;—St. angUea, id. , ou araneu , Wils* » Anf. , VIII , lxxii , 6; —St. arotioa , Temm. ; —«Si. leucopareia , Natter. ; — St. leucopura , Temm. , Schiuz. , Ois. de Suisse, froaâsp.

En csp. étrang. : Su cayàna , enl. 986 ; — St. melanauchen , Temm v col . 4 »7 î — St. melanogasUr, id. , col. 4^4 » — St. fiiliginesa , "Wils

56a oiseaux.

Us ont aussi août leur bec une légère saillie, premier indice de celle des mauves. On n'en connaît qu'un ,

Le Noddi noir, oiseau fou, etc. (Stcrna stolida, L. }

Enl. 997.

.Brun-noirâtre, le dessus de la tête blanchâtre, célèbre parmi les navigateurs pour l'&ôurderie avec laquelle ii vient se jeter sur les vaisseaux (1).

Les Couleurs -d'eau ou Becs- en -ciseaux. (Rhyn-

chops, L.)

Ressemblent aux hirondelles de mer par leurs petits pieds , leurs longues ailes et leur queue fourchue ; maïs se distinguent de tous les oiseaux par leur bec extraordinaire , dont la mandibule supérieure est plus courte que l'autre, et où toutes les deux sont aplaties eu lames simples, dont les bords se répondent sans s'embrasser. Us ne peuvent se nourrir que de ce qu'ils relèvent de la surface de l'eau, en volant, avec leur mandibule inférieure.

On en connaît surtout une espèce (Rkynchops nigra, L.) enl. 357, blanche, à calotte et manteau noirs, avec une - bande blanche sur l'aile et les pen nés externes de la queue blanches en dehors. Son bec et ses pieds sont rouges, et elle égale à peine unjpigeon. Elle habite les mers de Antilles (2). .

La famille .

Des Totipalmes

À cela de remarquable , que leur pouce est réuni avec les autres doigts dans une seule membrane , et malgré cette organisation, qui fait de leurs pieds des rames plus parfaites , presque seuls parmi les

(1) Le Sl phillppensù (Sonner. , Ier Voj. , pi. lixxv) ne paraît pas tliftërer do Stolida ,* — le Sufuscata^ La th. , Briss. , VI, pi. xxi , 1, parait aussi de ce sons-genre. , ainsi que le St.' tentarostris 3 T. , col. aoa.

(2) Aj. Rhynch. flavirostris , Vieill. , gai. 291 ; — Rh. cinerascens. Spix, en ; — R. brevirostris* Id* an.

PALMIPÈDES. 56l

palmipèdes, ils se perchent sur les arbres. Tous sont bons voiliers et ont les pieds courts. Linnaeus en faisait trois genres , dont le premier a dû être subdivisé.

Les Pélicans. (Pelecanus. L. )

Comprenaient tous ceux où se trouve à la base du bec quelque espace dénué de plumes. Leurs narines sont des fentes dont l'ouverture est à peine sensible. La peau! de leur gorge est, plus ou moins extensible, et leur langue fort petite. Leur gésier aminci forme, avec leurs autres estomacs, un grand sac. Us n'ont que de médiocres ou petits cœcums.

Les PÏLicANS proprement dits. ( Onocrotalus, Briss., Pelecanus. Iliger.) (i).

Ont le bec très remarquable par sa grande longueur, sa forme droite, très large et aplatie horizontalement, par le crochet qui le termine; enfin par sa mandibule inférieure, dont les branches flexibles- soutiennent une membrane nue etdilàtableen un sac assez volumineux. Deux sillons régnent sur la longueur, et les narines y sont cachées. Le tour des yeux est nu comme la gorge. La queue ronde.

Le Pélican ordinaire. ( Pelec. onocrotalus, L.) Enl. 87.

Edw. 9a. Fristh. 186.

Grand comme un cygne , entièrement d'un blanc légèrement teint de couleur de chair , le crochet du bec rouge comme une cerise; est plus ou moins répandu dans tout l'ancien monde, niche dans les marais, ne vit que de poissons vivants. Il porte , dit-on, des provisions et de Peau dans le sac de sa gorge. On n'a point assez déterminé

(1) Pelecanas et onocrotalus sont deux noms grecs latinises de cet oiseau.

562 OffSBADX

les variations d'âgede cet oiseau , pour qne l'énumémfoa des espèces de son genre soit assurée (i).

Les CoBMOHAns (a). (Phalacrocorax , Briss. ; Carbo , Meyer.;

Halieus, lliger. )

Ont le bec alongé, comprimé, le bout de la mandibule supérieure crochu et celui de l'inférieure tronquée; la langue fort petite , la peau de la gorge moius dilatable; les narines comme une petite ligne qui ne semble pas percée. Le doigt du milieu a Pongle dentelé en scie.

Les Cormorans proprement* dits, ont la queue ronde de quatorze pennes. Nous en possédons un ,

Le Cormoran. (Pclecanus carbo , L. ) Enl. 927., le jeune Frisch. 187 et 188. et Brit. 200I. pf. L. t.

D'un brun noir , onde de noir foncé sur le dos, et mêlé de blanc vers le bout du bec et le devant du cou; le tour de la gorge et les joues blancs dans le mâle, dont l'occiput est aussi huppé. De la taille de l'oie. Il niche dans les trous des rochers ou sur les arbres ; fait trois ou quatre œufs.

Le petit Cormoran. ( Pelec. graculus. Gm. )

Enl. 974 f le jeune.

Un peu plus petit, d'un noir plus profond et plus

( 1) Je ne vois point de différence entre notre Pélican et le Pelec, rostu*, Sodq., I« Voy. t pi. lit. Quant au Peùe. manillensit, id., lui, Sonnera t dit lui-même qu'il le croit le jeune âge du Roseus. Je ne vois pas nos plus de différence entre le Fuseus, Edw. f q3 J et celui de la pi. enl. 965, que Ton cite sods Roteus , mai* qui est bien plutôt semblable au ManUlensis, M. Temmink regarde cette figure comme représentant le jeune de l'espèce commune. Le PhUippensû, Briss., VI, pL i#vi, est le même individu qui a servi de modèle a cette pi. enl. 965. Ainsi l'un et l'autre sont de jeunes Onocrotalut. — Celui de la pi. 957 , cité aussi sous Fuseus, paraît réellement une espèce , la même que Vieill. , gai. 276. — Ajoutes le Pel. a lunettes (P. perspkiilalus , T.), col. 376.

(2) Cormoran , corruption de Corbeau marin , à cause de sa couleur noire. C'est en effet le Corbeau aquatique d'Aristote. Phalacroeorax (Corbeau chauve), nom grec de cet oiseau indiqué par Pline, maïs non employé par Aristotc. Celui de Carbo ne lui est donné que par Albert , peut-être d'après son nom allemand Scharb. A tous ces noms, M. Vieil lot a encore ajouté celui d'ffydrocorax , gai. pi. 375.

bronze; point de blanc devant le cou; les plumes du dos plus pointues : est plus rare que le commun (i).

Les FUEGATTES (3).

Diffèrent des cormorans par une queue- fourchue, des pieds courts , dont les membranes sont profondément échancrées, une excessive envergure, et un bec dont les deux mandibules sont courbées au bout.

Leurs ailes sont si puissantes, qu'elles volent à des distances immenses de toute terre , principalement entre les tropiques , fondant sur des poissons volant», et frappant les fous pour les contraindre à dégorger leur proie.

On n'en connaît bien qu'une (Peicconus aquilus, L« ),

enl. 961, Vîeill., gai., pi. ^74., à plumage noir, plus ou

moins varié de blanc sous la gorge et le cou, à bec rouge.

Son' envergure approche quelquefois dit-on de dix à douze

pieds (3).

Les Fous ou Boubies. (Su la , Briss. ; Dtsporus , Uig. ) (4):

Ont le bec droit , légèrement comprimé , pointu , à pointe un peu arquée; ses bords denticulés en scie, à dents dirigées en arrière ; les narines se prolongeant en une ligne qui va jusqu'auprès de la pointe; la gorge nue, ainsi que le tour des yeux et peu extensible; l'ongle du doigt du milieu dentelé en scie; les ailes bien moindres que les frégattes , et la queue un peu en coin. On les a nommés fous à causé de la stupidité avec laquelle ils se laissent attaquer par les hommes et les oiseaux, surtout par les frégattay, qui les — — — --■ - — ■ ■ - — ■ ■ - - — :

(1) Ajoutez le Cormoran longup. , Tcmm.; (Pel, qrùtaUu, Olaft ), Yoy. en 1*1. , trad. fr. , pi. xuv, col. Sao , et Vieill. , gai. 9 76 ; — PcL aJHcanus, Lath. ; Sparm. , Ma», carli. ; III» 61; — Pel. nœvius, Le th. , Syn. III , pi. io4 , et Sparm. , Mas. caris. , 1 , 1 o 5 — Pelec. pyg. mœus , Pall. , Toy., App. , pi. 1.

(a) M. Vieillot les nomme Tdctypetes, pi. 374*

(3) On a un peu gratuitement élevé* au rang dépèces les Pelec. minor, Edw. , 309, et Uucoeephalut^ Boff., Ois., VIII, pi. xxx; pent~4rre même le Pelec. palmerstoni, Lath.

(4) Sula est le nom du Fon de Bassan , aux Iles de Ferroë , selon Hoyer, Cluaius , Exot. , 36." Boubie est leur nom anglais, de booby , fou, jtupide.

frappent pour les contraindre à leur abandonner les passons qu'ils ont péchés.

Le plus commun est

htFoudeBasaan.^PelccqnusbasSanus, L.) Enl. 378. Vieil I. Brit, zooL,pl. L. Naum. sup. 56. f. 106.

•Blanc; les premières pennes des «îles et les pieds cours j

Je bec verdâtre , presque égala l'oie. Son nom vient d'une

^petite iledu golfe d'Edimbourg où il multiplie beaucoup,

•fooiqu'iVoe ponde qu'ua*Buf pa*çouvée. U en vient assez

TOUvent sur nos côtes en hiver. Le jeune est brun, tacheté

de blanc. ( Enl. 986. ) .Les. autres espèces de fous ne sont

p*84»etM* suftsaiOTtentiQ^fegaiinées (1).

Les Anhinga. ( PlotuS. L. ) (»)

*Sui un corps et des pieds à peu près de cormoran , portent un long cou , une petite tête et un hèc droit , grêle et pointu ; à bords denticulés ; les jeux et le nuxle la face sont d'aiUeurs, pomme dans les pélécanus, dont lestanhioga ont aussi les j habitudes , nichant , comme

eiix , sur les arbres.

On en connaît quelques espèces ou variétés des pays chauds des deux continents. Ils n'excèdent pas là grosseur du canard, mais leur cou est plus long (3).

Les Pai|4<Rt*H-QU£UE. (Phaeton. L. } Vulgairement 4 Oiseaux fa tropique.

Se' reconnaissent: à-deux pennes -étroites~et très longues qu'ils portent à la queue re£ qui , de loin wssem-

, (1) Ajoutes le Fou brun (Pclecanus sula , L.), enl 973, Catesb., t., 87; Vieill., gai. 277.

\i») Anhinga , nom de ces oiseaux chez les Topinamboas , selon Marfr&ve. PlôtÊêê 99 plautu* en latin signifie pied plat. Klein fa employé pour une de, ses familles de Palmipèdes. Linnaeus fa appliqué an* Anhinga.

K (3) Ploêuâ mebnpçastçr x enl. 95o et 960 ; Vieill. , gai. 278; Wili. IX, lxjhv , 1 „ 7 ; — enl. 107 ; — Lalham, Syn. VI., pi. 96; — Anh. , Levatibtnt. , T., col. 3 80.

PALMIPEDES. 565

blent jt une paillé. Lear tète n-a rien de nu. Jjeur beè est droit, pointu, denticulé et i*édioc#emcnt fort; leurs pieds courts et leurs ailes longues : aussi volentils très loin sur les hautes mers , et , comme ils ne quittent la zone torride que rarement, leur apparition fait reconnaître aux navigateurs le voisinage du tropique. A terre , où ils ne vont.gu&e que *pour nicher , ils se perchent sur les arbres.

On n'en connaît que quelques espèces ou variétés à plumage blanc, plus ou moins varié de noirâtre > et qui ne passent point la taille d'un pigeon (i).

La famille

Des Lambllirostrbs

À le bec épais , revêtu d'une peau molle plutôt que d'une véritable corne ; ses bords garnis de'lames ou de petites dents ; la langue large et charnue , dentelée sur ses bords. Leurs ailes sont de longueur médiocre. Ils vivent plus sur ta eaux douces que sur la mer. Dans le plus grand nombre, la trachéeartère, du mjtfe est renflée près de $a bifurcation en capsules de diverses formes* Leur gésier est grand, très muscuteax , leurs eœeuins longs.

Le.ggand ganre . ^ .

Des CanaAds. (A» as. Lin. )

Comprend les palmipèdes dont le bec gprandiet large a 1 bords garnis d'une rangée de lames saillantes , min*

ces, placées transversalement, qui paraissent destinées à laisser écouler l'eaù quand l'oiseau a saisi sa proie. On

(i) Phaeton etthereus, enî. 369 cl 998 ; — Pk. phœnicurus, enl. 979, Vieill., gai. , pi. 379. •

566 pisseux

les divise en trois sous-genres, dont les limites ne sont cependant pas trop précises.

Les Oignes. ( Cygktts. Meyer.)

Ont le bec aussi large en avant qu'en arrière, plus hau; que large à sa base; les narines a peu près au milieu de si longueur; le cou fort alongé. Ce sont les plus grands oiseaux de ce genre. lis vivent principalement des graines et des racines des plantes aquatiques. Aussi leurs intestins, et surtout leurs ccecuws, sont-ils très longs. Leur trachée n'a point de renflement.

Nous en avons deux espèces en Europe.

Le Cigne à bec rouge. (Ânas olor. Gm. ) Enl. 913.

A. bec rouge bordée de noir , chargé sur sa base d'une protubérance arrondie $ le plumage d'un blanc de neige. Les jeunes ont le bec plombé et le plumage gris. C'est cette espèce qui, devenue domestique, fait l'ornement de nos bassins et de nos canaux. La douceur de ses mouvements , l'élégance de ses formes , la blancheur éclatante de son plumage, l'ont rendu l'emblème de la beauté et de l'innocence. Il vit également de poissons et de végétaux, vole très haut et très vite, et nage avec rapidité, prenant lé vent avec ses ailes, qui Jui servent d'ailleurs d'une arme puissante pour frapper ceux qui l'attaquent. Il niche sur les étangs, dans les joncs, et fait six on huit œufs gris- verdâtre. *

Le Cignèà b.ec noir. {Anas. qygnus. Gm.) Edw. i5o. Brit. zooi. pi. Q. Naum. 1" éd. t. i3. f. 2*7.

Le bec noir , à base jaune, le corps blanc, teinté de gris jaunâtre, et tout gris dans, les jeunes. Cette espèce, fort semblable à la précédente pour l'extérieur, s'en distingue parfaitement à, l'intérieur par sa» trachée-artère, qui se recourbe et. pénètre en grande partie dans une cavité de la quille du sternum, particularité commune aux deux 9CLesf qui n'a point lieu dans le cigne domestique. On nomme encore celui-ci, mais mal à propos, Cigne sauvage et Cigne chanteur. Le chant du cigne a sa mort n'est qu'une fable.

Le Cigne noir. (Anasplutonia. Sh. AnJkztrata. La th.)

Natur. mise. pi. 108. Vieill. gai. 286.

Découvert depuis peu à la Nouvelle-Hollande } de la taille du cigne commun , mais d'un port moins élégant ; il est tout noir, excepté les pennes primaires, qui sont blanches , et le bec et une peau nue de sa base qui sont rouges (1).

On ne peut guère séparer des cignes certaines espèces , a la vérité moins élégantes , mais qui ont le même bec.

Plusieurs d'entre elles ont un tubercule sur sa base. La plus connue est nommée vulgairement

VOie de Guinée. {Anus çygncîdes. L.) Enl. 347*

Nous Pélevons dans nos basses-cours , où elle produit aisément avec nos oies. D'un gris blanchâtre, à manteau gris-brun; le mâle se reconnaît au fanon emplumé.qui pend sous son bec , et au gros tubercule qui en surmonte la base.

Une autre espèce , beaucoup phis rare, nommée par ses premiers descripteurs •

VOie de Gambie. (Anas gambensis. L, ) La th. Syn. III.

p. 2, pi. 103.

Se fait remarquer par sa taille, par ses hautes jambes y par le tubercule qu'elle porte sur le front , et par les deux gros éperons dont le fouet de son aile est armé. Son plumage est d'un noir-pourpré. La gorge, le devant et le dessous du corps et l'aile sont blancs (a).

Les Oies. (Avseb. Briss. )

Ont le bec médiocre ou court , plus étroit en avant qu'en arrière , et plus haut que large à sa base $ leurs jambes plus

(1) VOie à crovatte {An. eanadensis, L.), enl. 346» Wil*, Am. , ixvii > 4 * me P*ratt aussi on vrai Cigne.

(a) Bufibn a confondu cette oie avec «ne variété de l'Oie d'Egypte , enl. 983. La figure de Latham est défectueuse, en ce qu'elle ne montre qu'un éperon , et que le casque n'y est point saillant.

Ici Tient encore l'Oie bronzée à créu sur h btey Ipecati apoa de Margr. (An. mclanotos)) enl. 937 , Vieill. , a 85.

568 oisfelux

élevées qu'aux «Canards, et plus rapprochées du milieu du corps, leur facilitent la marche. Plusieurs vivent d'herbes et de graines. Elles n'ont aucun renflement au bas de la trachée, laquelle dans les espèces connues ne forme non plus

aucun repli.

Les Oies proprement dites.

Ont le bec aussi long que la tète; les bouts des lamelles en garnissent le bord, et y paraissent comme des dents pointues.

L'Oie ordinaire. ( An. anscr. L. )

Qui a pris toute sorte de couleurs dans nos basses-cours, vient d'une espèce sauvage, grise , a manteau brun onde ' de gris , à bec tout orangé {Ans. cinereus , Meyer.), Albin., go ; Naum. i" éd., pi. 4* * f* 6o. Mais il existe une autre espèce fort voisine qui arrive en automne , et se reconnaît a $e$ ailes plus longues que la queue et k quelques taches blanches au front j son bec est orangé , noir a sa base et au bout {Ans. segeùwi, Meyer.) EnJL q85 j Frisch. i55; Naum. , 1. , c. 4^ , f. <)i .

Nous voyons asset souvent en hiver

V Oie rieuse. (Anas albifrons.,Gm.)Edvr. i53. Naum.

itt éd. 43. f. 6*.

Grise» à ven Ire noir, à. frop t b ko cn , Le nord des deux continents en produit une quatrième espèce* •

L'Oie de neige. (An. hyperborca. Gm. ) Wils. A m. VHL Lxviii. 5. et le jeune lxix. 5. Naum. ire éd. su pi. pi. a3. f.46.

Blanche, à bec et pieds rouges , à pennes des ailes noires au bout , qui s'égare aussi quelquefois lorsaes grands ouragans d'hiver dans nos pays tempéré;. Le jeune est plus où motos dxélé degrit • C'est Y An. cœfulctcehs, Gm.,

Edw., i5a.

Les Berna chbs (i).

Se distinguent dea oies ordinaires par uu bec plus court ,

( i) BarnacLe , nom écossais de VAnser leucopsû, on Bcmacbe proprement dite. Klake , en cette langne , signifie une Oif .

PALAÙÏ&IXBS. 569

plus menu , dont les bordé ne laissent point paraître au dehors les extrémités des lamelles.

Le nord de l'Europe nous envoie , en hiver/ l'espèce si

# célèbre par la fable qui la faisait naître sur les arbres

comme un fruit (anas erythropus , Gm., ou mieux, anas

leucopsis f Bechst. )Enl. 855; Frisch. 189; Naum. 1. c.

Son manteau est cendré , son cou noir, son front, ses joues , sa gorge et son ventre blancs; le bec noir, les pieds

Le Cravant (1). ( An bernicla. Gm.) Enl. 34a* et mieux Frisch. 1 56. Naum. 1. c. 39. f. 78. Wils., VIII, iaxii, i.

Est du même pays. Sa tête, son cou, les pennes de ses ailes sont noirs , son mattteati 'gris - brun- 7 une - tache de chaque côté du haut du cou et Je dessous dé la queue blancs, le bec noir , les pieds bruns.;

La Bernache armée, Oit d'Afrique, du Cap, d'Egypte, etc* (An. œgyptiaca. Gm.) Enl. 379, 98a, 983.

Remarquable par l'éclat de ses couleurs et par le petit ëpefon de «es ailes'1, appartient aussi à ce sou*«genre; ou peut l'élever efn domesticité, mais elle a toujours du penchant à s'enfuir.

C'est le Ckenaiopevc ou VGià retard, révéré -des ancien s Egyptiens a cause de son attachement pour ses petits (a).

Le Cereofsis. La th.

Est un oiseau de la Nouvelle-Hollande, fort semblable

aux bernaches, à bec encore plus petit, dont la membrane

a beaucoup plus de. largeur et se porte un peu sur le front.

On n'en connaît qu'un, de couleur grise, dé la taille de

l'oie ( Cèr. ctnéreus, Lat. ), cot. «oÔ? 'Vieil): gai. *84«

(j) Crawaniy cowiaptioaMe gréent (CananJ. gris), (a) M. Geoflroy-Sâint-Hilairc, dantla Ménagerie du Muséum d'histoire naturelle , art. Oie d'Egypte.

. Ajoutez l'An, magtilanica , enl. 1006 j —An, antarctka , qui en eat fort voisin , Mat. caris. , 37 , et Voy. de la Coquille, Zool. , 60 j — An. leaeopterat Brown., H., 4°> — Anas ruftcollis et tortjuata , Pall., Spicil. , VI , pi. j v , qui , dit-on , Tient ausri jusqu'en Allemagne ; — An. coromandelica , enl. 949 , 9505 — An. madagascariensis , enl. 770.

670 OISBATJX

Les Canards proprement dks. (Ajtas. Meyer.)

Ont le bec moins haut que large à sa base, et autant on * plus large à son extrémité que vers la tête; les narines plus rapprochées de son dos et de sa base. Leurs jambe* plus courtes et plus en arrière leur rendent la marche «moins facile qu'aux oies; ils ont aussi le cou moins long; leur trachée se renfle à sa bifurcation en capsules cartilagineuses, dont la gauche est généralement la plus grande.

Les espèces de la première division , ou celles dont le }K>uce est bordé d'une membrane, ont la tête plus grosse, le cou plus court, les pieds plus en arrière, les ai les plus petites, la queue plus roide, les tarses plus comprimés , les doigts plus longs, les palmures plus entières. Elles marchent pi us mal, vivent plus exclusivement de poissons et d'insectes, et plongent plus souvent (1).

Parmi elles on peut distinguer

Les Macreuses (a).

À la largeur et au reuflement de leur bec.

La Macreuse commune* ( Anas nigra. Lin. ) Eol. <yja. Naum. sup. i4* f* 28 et 29. Brit. Zool. pi. Q. 6. Wîls. Àm. VIII. lxxii. 2.

Toute noire, grisâtre dans sa jeunesse, le bec très large, garni ,sur sa base, d'une protubérance. Elle vit en grandes troupes, le long de nos côtes , principalement de moules. La jeune femelle est An. cineraceus, Naum., 1. c.,60, f. 91-9*.

La double Macreuse. (Anasfusca. Lin.) Eul. g56. Frisch. i65. Naum. I. c. sup. f. i5 et 16. Wils. lxxii* 3.

En diffère par une taille plus forte, par une tache blanche sur l'aile, et par un trait blanc sous l'œil. Sa trachée a dans son milieu un renflement circulaire aplati verticalement.

(1) Cette division fait le genre Plàttpus , Brehm ; ou Htorobates , Tem. ; on Fcmgulà , Ch. Bonap.

(a) Le nom de Macreuse vient penl-être de ee que cet oiseau passe pour un manger maigre. M. Fleming le rend par Oidekia*

La Macreuse à large bec. ( Arias perspicillata. Lin. ) Enl. 995. Edw. i55. Wils. Ara. VIII. lxvh. i.

A du blanc à l'occiput et derrière le cou, et la peau nue et . jaune de la base de son bec entoure aussi ses yeux.

La Nouvelle - Hollande en fournit une espèce maillée 7 remarquable par un grand fanon charnu qui lui pend sous le bec. ( An. lobata. ) Nat. mise. , VIII, pi. ?55 et col. 4o6(i).

On peut encore séparer

Les Garrots. (2)

Dont le bec est court et plus étroit en avant j et à leur tète , on peut mettre les espèces dont la queue a ses pennes du milieu plus longues, ce qui la rend pointue.

Telles sont :

Le Canard de Terre-Neuve. (An. glacialis. Lin. ) Enl. 1008. Edw. 180. Naum. 5a. f. 76. Wils. Am. VHL lxx. i. a. — Le jeune mâle. Enl. 999. Naum. 5a. f. 76. B. l'adulte en plum. de noce. Edw. i56. ,

Blanc , une tache fauve sur la' joue. et le côté du cou; la poitrine, le dos , la queue, une partie de l'aile noirs. C'est, de tous nos canards, celui qui a le bec le plus court. Sa trachée, ossifiée vers le bas, a d'un côté comme cinq vitres carrées, simplement membraneuses, au-dessous desquelles elle se renfle en une capsule osseuse.

Le Canard Arlequin. (Anas hùtrionica. Lin.) Enl. 798. Wils. Am. VIII. lxxu. 4- Edw. 99. Naum. 1. c. 5a. f. 77. et la femelle (Anas minuta. ) 799. Edw. 197.

Cendré, le mile bizarrement bigarré de blajic; lesogiroil et les flancs roux.

L'une et l'autre nous Viennent en hiver, mais à des intervalles éloignés.

Les Garrots ordinaires ont la queue ronde ou carrée.

(1) Ajoutes Y Anas mena et Uuaocephala , Vor. de Pallas, trad. franc., pi. v et vi; Naum., Sup. , 4°>f- 79 y Bay—VAn. braekrp* lera, La th. , Voj. aeFreyc. , pi. xxxix.

(2) M. Leach les nomme Clahcdla,

6j2 OISEAUX

Le Garrot proprement dit; ( An. clanguia* Lin\ ) Enl. 802. le jeune ( An. gUwcien. Lin.) (1). Frischs 181. 182. Naum. 1, c. 55rf. 81. 8a. Wils. Am. Mil. lxvii. 6.

Blanc; la tête , le dos , là queue noirs; une petite tache en avant de l'oeil et deux bandes à l'aile blanches; le bec noirâtre. La femelle, cendrée,- à tète brune. 11 vient par troupes du nord en hiver, et niche quelquefois sur nos étangs. Sa trachée , dans son milieu , a une grosse dilatation, dont les arceaux conservent delà mobÀli té. Elle s'évase singulièrement vers sa bifurcation (a).

Les Eidees (3).

Ont le bec plus alongé que les garrots , remontant plus ha ut sur le front, où il est écbancré par- un angle de plumes, maïs de même plus étroit en avant.

L'Eider. (An. mollissima.) Enl. ao8, 209 ( les aduUes des deux sexes ) Mus caris. 39 (le jeune mâle de trois ans.) Aj.Edw.98. Wils. Am. Vlll.xci. a. 3. Naum. 64- f.79. 80. Blanchâtre, à calotte, ventre et queue noirs, la femelle grise , maillée de brun. Oiseau célèbre par le duvet précieux qu'il.fournit , et que l'on nomme édredon (4). Après ces distinctions, il reste

Lïs Mhxotmts>(5);

Do rît le bec large et plat n'offre d'ailleurs aucune marque notable. Nous en possédons plusieurs dans notre pays, dont ii paratt que Ites trachées se terminent toute* par des renflements à peu près semblables t formant a gauche une capsule en partie membraneuse > soutenue par- un cadre et des ramifications osseuses.

<inii «■«

(1) GlAucion, notfc $ttà dMtt eanttâ', «Uftiappel&« close de là couleur de set yeux.

(4) Ajoute» An. albeola, enl. 94I , le même qu'An, bucephala , Ca tesb. , 1 jl q5; — An. bracfypiera , Voy. de Freyc. , pi. xxxix.

(3) M. Leach les a nommés Somateru.

(4) Ajoutes An. spectabilis, Sparm. , Mus. caris. , Il y pi. xxxvi ; tdw. , 1 54 1 Naum. f \o , t 58 , 6g.

(5) M. J^each les nomme Fvligula.

Le MUlouin commun* ( An. ferma, L. et an. ru fa, Gm. ) Enl. 8o3. Naum. 1. c. 58; f. 87. 88. Wils. Am. VHI. xc 6.

Cendré, finement strié de noirâtre, la tête et le haut du cou roux ; le bas du cou et la poitrine bruns; le bec plombé-clair. Niche quelquefois dans les joncs de nos étangs. Sa trachée est à peu près d'égal diamètre.

Le MUlouin huppé. {An. rufina,L. )Enl. 928. Naum.

Noir, le dos brun , du blanc aux flancs et à l'aile, la tète rousse, à plumes du sommet relevées en huppe; le bec rouge. Cette espèce habite les bords de la mer Caspienne, et est quelquefois portée par les vents jusqu'ici. Sa trachée a deux renflements successifs, outre la capsule de la bifurcation.

Le MiUouinan ( An. marila. L. ) Enl. 100a. Brit. zook Q. Wils. am. VHI. lxix. 3. Naum. 5g. f. go. La femelle {An.frmnata. ) Mus. Çarls. 38. Naum. 5g. f.,go>. B.

Cendré , strié de n^ir, la tète et le cou noirs, changeant en vert ; le croupion et la queue noirs , le ventre et des taches à l'aile blancs , le bec plombé; nous vient en hiver du fond de la Sibérie par petites troupes. Sa trachée, très grosse d?abord , se rétrécit ensuite.

Le petit MUlouin. ( An. nyroca. Gm. An. Uucophtatmos. Bechst. La femelle, An. àf ricana. Gm. ) Enl. 1000. Naum. 1. c. 3g. f. 8g.

Brun , la tète et le cou roux, une tache Manche à l'aile, le ventre blanchâtre; un collier brun au bas du cou du m^le. Niche, "dans le nord de l'Allemagne ; nous arrive rarement. Sa trachée est ventrue au milieu.

Le Morillon. {An. fuligula. L. ) Enl. 1001. Frisch. 171. Naum. 1. c. 56. f. 83. 84. Wils. Am. VHI. lxvii. 5. Le jeune, enl. 1007. An scandiaca. Frisch. VI. xxxvi. 1.2.

Noir ; les plumes de l'occiput prolongées en huppe , le

574 oisê aux

ventre et une tache à l'aile blancs , le bec plombé. 11 nooi . vient assez régulièrement du Nord tous les hivers (i).

Les Canarm de la deuxième division (a) , dont le poace n'est point bordé d'une membrane , ont la tête plus mince, les pieds moins larges , le cou plus long, le bec plus égal , le corps moins épais j ils marchent mieux; recherchent les plantes aquatiques et leurs graines , autant que les poissons et autres animaux. 11 parait que les renflements de leurs trachées sont de substance homogène , osseuse et cartilagineuse/

On peut aussi établir parmi eux quelques subdivisions, et d'abord

Les Souchbts. (3)

Sont très remarquables par le bec long dont la mandibule supérieure, ployée parfaitement en deini-cyliudre, est élargie au bout. Les lamelles en sont si longues et si minces, qu'elles ressemblent plutôt a des cils. Ces oiseaux vivent des vermisseaux qu'ils recueillent dans la vase au bord des ruisseaux.

Le Souchct commun. ( An. ciypcata. L. ) Enl. 971 , 971. ' Frisch. 161 , 16V, i63. Wils. Am. VIII. lxvii. 7. Naum. 49, f. 70. 71. #

Est un très beau canard à tète et cou verts , poitrine blanche , ventre roux , dos brun , ailes variées de blanc , de cendré, de vert et de brun , etc. , qui nous vient au printemps. Sa chair est excellente. Le renflement du bas de sa trachée est peu considérable. C'est le Chenerotes de Pline.

11 s'en trouve à la Nouvelle Hollande une espèce (An. fasciata ), Sh., Natur. miscell. pi. 697, où les bords du bec supérieur se prolongent de chaque côté en un appendice membraneux.

(1) Ajoutez eu espèces étrangères : An. spinosa, enl. 967, 968; — An. StdUrit Pafl. , Spic. , VI . pi. v. — An. labrador* , Wib t VII , uux, 6. — An. valisneria, ib., lxx ,*5. — An, rubida, ib., utxi. 5, 6, dont H. Ch. Bonap. fait son sous-genre Oxycra à cause de sa queue pointue.

(a) C'est à cette deuxième division que M. Ch. Bonap. réserve le nom d'An as.

(3) M. Leacb. les nomme F ht» chaspib.

Les Tadobnes.

Ont le bec très apiati vers le bout, relevé en bosse saillante à sa base.

Le Tadorne commun. (1) (An. tadorna.L.) Enl. 53. Frisch. 166 , Naum. 1. c. 55. f. io3 et 104.

Est le plus vivement peint de tous nos canards : blanc; à tête verte; une ceinture cannelle autour de la poitrine,

. l'aile variée de noir , de blanc , de roux et de vert. Commun sur les rives de la mer du Nord et de la Baltique, où il niche dans les dunes , souvent dans les trous abandonnés par les lapins. Sa bifurcation se renfle en deux capsules osseuses peu différentes.

D'autres de ces canards de la deuxième division ont des

parties nues à la tète , et souvent aussi une bosse sur la base

du bec.

Le Canard musqué {An, moschata. L. ) Enl. 989, vulgairement et mal à propos, Canard de Barbarie.

Originaire d'Amérique, ou on le trouve encore sauvage, et où il se perche sur les arbres, est maintenant fort multiplié dans nos basses-cours k cause de sa grandeur. Il se mêle aisément au canard ordinaire. Sa capsule est très grande, circulaire, aplatie verticalement, et toute du côté gauche.

Quelques-uns ont la queue pointue.

Le Pile t. (An. acuta. L.) Enl. 954* Wils» Am. YH1. lxviii. 3. Frichs 160 et 168. Naum. 5i f. 74 et 75. Le dessus et les flancs cendrés, rayés 'finement de noir, le dessous blanc j la tète tannée, etc. ; la capsule de sa trachée est petite.

Dans d'autres, le mâle porte au moins quelques plumes relevées sur la queue.

Le Canard ordinaire ( An. boschas* L. ) (a) Enl. 776 ,777* Wils. Am. VIII. lxx. 7. Frisch. i58et 159.

Reconnaissable à ses pieds aurores, à son bec jaune,

(1) Tadorne, nom de cet oiseau dans Mon. Buffon , d'après Torner, Fa cru , mais-à tort , le Chenalopex on "Vulpanser des anciens. Voyez cidessus à FOie d'Egypte. •

(a) Bo<r%*ç , tom grec de la Sarcelle.

5j6 oiseaux,

au beau vert changeant de la tète et du croupion du mâle , etc. Dans nos basses-cours , il varie en couleur comme tous nos animaux domestiques. Le sauvage , commun dans nos marais , niche dans les joncs , les vîenx troncs des saules , quelquefois sur des arbres. Sa trachée se termine vers le bas par une grande capsule osseuse.

Une variété singulière est Le Canard à bec courbe. (An.adunca,L.)

H y en a dont la tête est huppée et le bec un peu plus étroit en avant, et qui , venus de l'étranger, s'élèvent dans presque tontes nos ménageries , tels que

Le Canard de la Chine. ( An. galericulata. L. ) Enl.

8o5 et 806. Vieil, gai. «187.

Dont le mâle a de plus des plumes de laiie élargies et relevées verticalement ; et

Le Canard de la Caroline. {An.sponsa. L. ) Enl . o£o tt ^Bi .

Wils. yill. Lxxvni. 3.

Leurs capsules sont de grandeur médiocre et arrondies.

D'autres espèces , également étrangères f ont avec le bec dos canards des jambes plus hautes même que celles des oies; elles se perchent et se nichent sur des arbres (1).

11 en est une dans le nombre dont les pieds ne sont qu'à demi palmé (a).

Enfin, parmi ceux qni n'ont aucune marque notable, nous possédons, surtout en hiver,

Le Chipeau eu Ridenne. (An.strepera. L. Enl. 958. Naum. 1. c. 45» r\ 65, Wils, Am. VHL iax. î. Maillé et finement rayé de noirâtre ; l'aile rousse , avec une tache verte et une blanche. La capsule de s* trachée est petïle.

Le Siffieur. {An. Pénélope. L. ) Enl. 8*5. Frisch.

164 et 169. Naum. f. 7a et 73 (3).

Finement rayé de nouâtre , la poitrine de couleur vi-

(1) An. arborea, enl. 8o4; — An. autumnalù, 8a6; — An. wduaia,

çul. 808.

(a) An. sanipalmata , Lalh. \ Cnv. , Méu. du Mas. , lam. pi.

(31 Pcuclops , nom grec d'un canard h lètc roosse (le Sifflcnr on le tuillouin. )

nêuse , la tète rousse, le front pâle , du blanc, du vert et du noir à l'aile : la capsule de sa trachée est arrondie, médiocre et fort osseuse (1).

Et diverses petites espèces que Ton désigne sous le nom commun de Sarcelles.

• La Sarcelle ordinaire. ( An. querquedula. L. ) Enl. 946. et le vieux mâle (An* circiai) Frisch. 176. Naum. 47 • f. 66 et 67.

Maillée de noir sur un fond gris, un trait blanc autour et à la suite de l'œil ,* etc. Commune sur les étangs , les mares, etc. Sa capsule est un évasement osseux en forme de poire.

La petite Sarcelle. (An. crecca. L. ) Enl. 947. Frisch. 174. Naum.43.f-68. 69. Wils.Am. V1II.LXX. 4- BriU zool.pl. Q.

Rayée finement de noirâtre , la tête rousse, une bande verte à la suite de l'œil , bordée de deux lignes blanches, etc. La capsule est comme un pois (a). »

Le genre

Des Harles. (Msrgu*. L.)

Comprend les espèces dont le bec, plus mince, plus cylindrique que celui des canards, a chaque mandibule armée tout le long de ses bords de petites dents pointues, comme celles d'une scie , et dirigées en arrière ; le bout de la mandibule supérieure est crochu. Leur port et même leur plumage sont à peu près ceux des canards proprement dits; mais leur gésier est moins musculeux, leurs intestins et leurs cœcums plus courts.

(1) Ajoutez An. rutila, Pall. , Nov. comm. petrop., XIV, xxii; — , An. cana et casarca, Brown., IL, 41» 4aî — An. pœcilorîijncha , Indian. 200I. , pi. xiv ; — le Jensen (An. americana) , enl. g55, Wils., VIII, txix, 4» — le Marec (An. bahamensU) , Catesb. , $3; — An. obscurci, "Wili., VIII, lxxh, 5 i—An. arcuata, Gm. ou paturi, Spix , C.

{a) Ajoutez An. discors, enl. 966 et 4<>3 ; — An. manillensu, Sonxi. , V Vojr. , pi. lv.

Sarcelle 00 Cercelle vient de querquedula , qui loi- même est imité du cri de l'oiseau.

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