ACALÈPHES
Les Physsophores (Physsophora. Forsk.)
Ont des rapports sensibles avec les Physalies ; mais leur vessie est beaucoup plus petite à proportion, sans crête, souvent accompagnée de vessies latérales et leurs divers et nombreux tentacules sont suspendus verticalement sous cette vessie , comme une guirlande ou comme une grappe.
Dans
Les Physsophores proprement dits. (Physsophora. Pér.)
Entre la vessie supérieure et les tentacules , il se trouve d'autres vessies placées à côté ou au-dessus les unes les autres, et de forme tantôt irrégulière, tantôt polyèdre , et formant par leur réunion des prismes ou des cylindres ; les tentacules en partie coniques, en partie cylindriques, en partie formés de groupes de fdets ou de globules , quelques-uns enfin fdiformes et susceptibles de beaucoup d'alongement , forment une grappe ou une guirlande à l'extrémité inférieure (1).
Les HippopoDEs (IIippopus. Quoy et Gaym.)
Ont seulement des vésicules latérales , presque demi-circulaires , ou en forme de pied de Cheval , serrées sur deux rangs , et formant ainsi mie sorte d'épi comparable à celui de certains gramens , d'où il pend aussi une guirlande qui traverse toutes ces pièces. Les contractions de ces vésicules impriment à l'ensemble un mouvement rapide (2).
LesC
UPULITES
Ont leurs vésicules attachées régulièrement des deux côtés d'un axe souvent très long (3).
Les Racémides , Cuv.
Ont toutes leurs vésicules globuleuses , petites , garnies chacune d'une petite membrane et réunies en une masse ovale, qui se meut par leurs contractions combinées. (4)
Les Rhizophyzes (Rhizophyza. Pérou.)
N'ont pas de vessies latérales , mais seulement une vessie supérieure et une longue tige, le long de laquelle sont suspendus des tentacules, les uns coniques, les autres filiformes (5).
(1) Tel est le Physsophora hydrostatica , Gm. L'individu nommé Physsoph. musonema par Péron, Voy.XXlX, 4, est bien conservé; celui de Forskahl, le. XXXUI,E, e, 1, e, 2 ; Encycl. LXXXIX , 7-9., me paraît de la même espèce , mais mutilé de la partie de ses tentacules qui tombent aisément. Je crois aussi que le Physsophora rosacea, Forsk. XLIII, B, b , 2, Encycl. LXXXIX , 10, 11 , est un individu mutilé d'une autre espèce. — ylj. lihizophysa Chamissonis , Eisenbardt , Méduses , Ac. nat. cur. tome x , pi. 55 , f. 5. Rh. helianthus. et Rh. vicia , Quoy et Gaym. Aa. des Se. nat. X, pi. 5 , et beaucoup d'espèces non encore décrites.
(2) Quoy et Gaym., An. des Se. nat. tome X, pi, 10, 4, A, f. 1-12.
N. B. la Gléhc d'Ollo, Ac. nat. Cur. XI, part. 2, pi. 42, f. 5, n'est qu'une vésicule d'ilippopode.
(3) Voyage de Freyc. , Zool., pi. 87, f. 15.
(4) Genre nouv. de la Médit.
(5) Physsophora filiformis, Forsk. XXXIII ; F. Encycl. , LXXXIX ,12; le même que Rhizophyza planesloma , Péron, Voy.XXlX , 3. Mais Quoy et Gaymard pensent que ces Rliisopbyses ne sont que des Physsnphoics qui ont perdu leurs vessies Inlcralps.