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DEUXIEME ORDRE DES ACALEPHES

LES ACALEPHES HYDROSTATIQUES.

Se reconnaissent à une ou plusieurs vessies ordinairement remplies d'air, moyennant lesquelles elles sont suspendues dans les eaux. Des appendices, singulièrement nombreux et variés pour les formes , dont les uns servent probablement de suçoir , les autres peut-être d'ovaires, et quelques-uns plus longs que les autres de tentacules, se joignent à ces parties vésiculeuses pour composer toute l'organisation apparente de ces animaux. On ne voit pas qu'ils aient de bouche bien reconnaissable pour telle.

Les PflYSALiES (Physalia. Lam.)

Consistent en une très grande vessie oblongue , relevée en dessus d'une crête saillante oblique et ridée, et garnie en dessous, vers l'une de ses extrémités, d'un grand nombre de productions cylindriques , charnues , qui communiquent avec la vessie , et se terminent diversement. Les mitoyennes portent des groupes plus ou moins nombreux de petits filaments, les latérales se bifurquent seulement en deux filets , l'un desquels se prolono-e souvent beaucoup. Une des extrémités de la vessie paraît avoir un très petit orifice; mais à l'intérieur, on ne trouve pour tout intestin qu'une autre vessie à parois plus minces, et qui a des cœcums se prolongeant en partie dans les cavités de la crête. Du reste , nul système nerveux , ni circulatoire, ni glanduleux (1). L'animal nage à la surface de la mer quand elle est calme , et emploie sa crête comme une voile , ce qui lui a fait donner par les navigateurs le nom de Petite Galère. Il porte aussi, dans l'état de vie, de très longs filaments plus minces que les autres, semés comme de perles ou de gouttelettes. On dit que leur attouchement brûle comme celui de l'ortie.

Il y en a dans toutes les mers chaudes (2).

(1) Je me suis assuré de cette absence detout organe intérieur compliqué, sur de grands et nombreux individus, en sorte que je ne puis admettre l'idée présentée récemment que laPhysale pourrait être un Mollusque.

(2) Holothtiria physalis , L. Amœn. Ac. IV, m , 0 ; Sloane , Jam. 1 , iv, 5; — Médusa utriculus , Gm. Lamarlinière , Journ. de Phys. , nov. 1787, II, 13, 14; — Médusa caravella , MùU. natural. de Berl. (Besch. ) , II , 9, 2, sont des Physalies, mais qui ne paraissent pas asse'ibien décrites pour pouvoir être fii réunies ni distinguées comme espèces. J'en dis autant de la Phtjsalio pôlagique, Bosc. Vers, II, xix, 1 et 2, de la Physalie mégalislCy Pérou, voy. I , xxix , 1 . Cette observation s'appliquera même à celles de Tilesius. Voyage de Krusenst. et de Lesson , Voyage de Dnperr. Zooph. pi. 4 et 5, quoique mieux caractérisées, tant que nous n'aurons pas d'observations précises sur les changements que l'âge OH d'autres circonstances peuvent produire dans le nombre des tentacules.

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