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DEUXIEME ORDRE DES IINFUSOIRES

LES INFUSOIRES HOMOGENES.

Dont le corps ne montre point de viscères ni d'autres complications , et ne présente souvent pas même une apparence de bouche.

La première tribu,

Comprend ceux qui, avec un corps gélatineux, plus ou moins contractile dans ses diverses parties .offrent encore pour orjjanes extérieurs des cils plus ou moins forts.

On les nomme Urcéolaires, Lam. , quand ils ont la forme d'un cornet, d'où sortent les cils comme dans les Polypes appelés 7'"or//cc//es; Trichodes, quand avec un corps plat ces cils sont à une extrémité ; Leucophres , quand ils entourent tout le corps; Kérones, quand il y en a quelques uns de gros et représentant des espèces de cornes; Himaktopes , quand ces prétendues cornes s'alongent en sortes de filets.

(1) Trichodn paxilhtm , MùU. XXIX , 9-12 ; Encycl.. XV, 19-20; — Tr/f/i. hngiraiirin. Miill., XXXI, 8-10.

(2) 'J'i/(/t. innàla ; — 7V, i/igrrtifa ;— Tr. i»q>i)Iiiin ,V.i'i]],

La deuxième tribu ,

Offre ceux qui n'ont point d'organes extérieurs visibles ., si ce n'est tout au plus une queue.

' Les CERCAlREs(CERCARrA. Mûll.)

Ont le corps ovale , en effet terminé par un filet. A ce genre appartiennent entre autres les animalcules qui se montrent dans le sperme de divers animaux , et sur lesquels on a fondé tant d'hypothèses bizarres.

Quand ce filet est fourchu , comme il arrive quelquefois , Lamarck nomme ces animaux Furcocerouks.

Les ViERioss (ViERio. Mûll.) Ont le corps grêle et rond comme un petit bout de fil.

C'est à ce genre qu'appartiennent

Ces prétendues Jngnilles de la colle et du vinaigre. { Fib. glutinis elaceti. ) Ces dernières se distinguent souvent à l'œil nu. On prétend qu'elles changent de peau , qu'elles ont des sexes, font des petits vivants en été, et des œufs en automne. La gelée ne les fait point périr. Les premiers paraissent dans la colle de farine délayée.

Les Enchélides (Enchelis. Mûll.)

Ont le corps oblong , plus mou , moins déterminé que les Vibrions.

Les Cyclides (Cyclidium) l'ont plat et ovale; les Paramèces, plat et oblong; les KoLPODEs, plat et sinueux; lesGoNEs, plat et anguleux; les Bcrsaires , creux comme un sac.

Les plus singuliers de tous sont

Les Protées. (Protebs. L.)

On ne peut leur assigner de forme déterminée; leur figure change à chaque instant, et prend successivement toute sorte de circonscriptions, tantôt arrondi et ramassé , tantôt divisé et subdivisé en lanières de la manière la plus bizarre (1).

Les Monades (Monas. Mûll.) Ressemblent , au microscope , à de petits points qui se meuvent avec

(I) Proteus diffluens , Rœs. III, cijEncycl., I, 1, a-m ; — Prot. tcnax , Mûll. Inf. II, 15-18; Encycl., 1,2, a-f.

Foijez au reste sur tous ces animaux, l'ouvrage posthume d'Othon-Frédéric Mûller, intitulé Animalctda infusoria., dont les planches ont été copiées dans rEncyciopédie métho-' dique. Consultez aussi le III" tome de Rœsel, et , pour la classification , l'ouvrage cité de Bory de Saint-Vincent.

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