‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 105 sur 211 · Cf. plus loin, p. 117, note · texte numérisé non relu

Cf. plus loin, p. 117, note

2. On vient de dire (p. 88, note 1) que trois diplômes en faveur de Saint-Martin de Tours et un en faveur de Cormery appartiennent à la fin de 843 et au début de 844. On remarquera que le nom d'Alard n'y est pas prononcé, que les actes pour Saint-Martin ont pour but de consolider la situation des chanoines contre l'abbé laïque, enfin que dans le troisième l'intercesseur est Vivien qui, l'an suivant, nous apparaîtra comme abbé laïque du monastère. Ne peut-on en conclure que l'administration de ce grand établissement fut réorganisée au début de janvier 844 et que sa direction passa d'Alard à Vivien. (Cf. notre mémoire sur le sénéchal Alard, Moyen Age, 1908, p. 188-189). Ajouter la remarque suivante: l'abbaye de Cormery relevait de Saint-Martin de Tours. Une lettre de Loup de Ferrières (n° 86) nous montre Vivien donnant un ordre à l'abbé de Cormery Oacre. M. Levillain (Étude sur les lettres de Loup de Ferrières, dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, t. LX1II, p. 313) a établi que cette lettre se place entre juillet et octobre 844 : à cette date, Vivien est donc déjà, semble-t-il, abbé laïque de Saint-Martin.

3. Voy. le diplôme du 29 décembre 843 (page préc, note 1). Il est faux que Vivien ait eu avant Renaud l'abbaye de Marmoutier : il ne l'obtint qu'entre le 30 août 845 et le lar janvier 846. Voy. la Gallia christiana, t. XIV, col. 198 ; Lévêque dans les Positions des thèses de l'École des chartes, promotion de 1901, p. 96. Ce nom de Renaud implique peut-être une parenté entre ce personnage, et par suite Vivien, et la victime du combat de Messac (cf. plus haut, p. 77)

4. Il y eut certainement à Tours avant. l'entrée en campagne, une réunion importante de fidèles. Loup de Ferrières, dans la lettre 92, écrite peu après le 5 juillet 844 (Levillain, loc. cit., t. Lxm,p.317; Dùmmler, édition, p. 82), informe l'abbé de Saint- Denis qu'il a eu une entrevue avec le « grand Alard » au moment du départ de celui-ci. Alard lui a sérieusement promis de l'aider, à l'occasion, à recouvrer la celle de Saint-Josse et de veiller (en attendant) à ce que le roi ne subît aucune

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