Voy. W. Vogel, op. cit., p
2. Annales Bertiniani, p. 32 : « 845. Hiems asperrima. Nordomannorum naves centum vinginti mense martio per Sequanam, hinc et abinde cuncta vastantes, Loliciam Parisiorum, nullo penitus obsistente, pervadunt. » — Amiales Fuldenses, p. 35 : « 845. Nordmanni regnum Karli vastantes per Sequanam usque Parisios navigio venerunt. » — Translatio sancti Germani Parisiensis, c. 2-4 : « Igitur anno incarnationis doraint nostri Jesu Cliristi DCCCXLV, régis autem praecellentissimi Karoli sexto, cura regnum Francorum post obitum Hluduwici imperatoris varias divisum esset in partes et cum peccata populi crescerent... gens Danorum, id est copiosus exercitus Nortmannorum et superbo tumentique corde, cum validonavium
apparatu, christianorum fines contingerent atque intrarent Illis autem e finibus
suis cum magna egressis superbia, coeperunt praedando per diversas insulas discurrere maris, quousque fluvium Sequanae ingrederentur. Ubi, non invento populo, ut antiquitus moris erat, qui eis bellando resisteret, deos suos invocantes atque laudantes, christianorum vero Deum blasphémantes, hinc inde e navibus exeuntes multa innuraeraque, ob ingentia iniquitatum nostrarum facinora, in populo christiano peregerunt mala, donec Kodomis venirent diuque optato fruerentur portu. Ibique similiter non reperto exercitu qui contra eos bella committeret, haud modice laetati sunt. Tune cum magna laetitia et exultatione cordis ipsam civitatem ceperunt et fecerunt in ea quaecumque voluerunt.... Omnes enim principes bellatorum qui ipsam incolebant terram (quod absque ingenti geraitu ac contritione cordis elfari nequimus), magis se ad fugiendum quam resistendum, nimia perculsi formidine praeparabant... Praedicti etiam Nortmanni diu in eadem civitate morantes, christianum populum ad bellandura pigrum atque inertem fore putantes, e propriis navibus exierunt et longe lateque diffusi, nemine resistente, coeperunt utriusque sexus populum captivare ac trucidare, monasteria devastare, ecclesias seu villas quas attingere poterant depopulari sive concremare, peccora depraedari, et cum omni crudelitate in populo quondam Dei debachari suamque in eum, ob enormitatem peccatorurn, exercere libidinem. Cumque cernèrent quoniam nullus eis pugnando resisteret, sumpta audacia inmensaque inflati superbia, per alveum Sequanae (quod post creationem mundi nec legimus nec audivimus fore patratum), plurimas strages, ut supradictum est, ex Dei populo circuraquaque faciendo, Parisius pedetemptim propinquare coeperunt » (Analecta Bollandiana, t. II, p. 70-72). Aimoin, loc. cit., se borne à abréger fortement les chapitres précédents. Il donne pour date à l'invasion l'année 846, par un lapsus évident. — Hildegarius, Vita sancti Faronis, c. 122 : « ...gemere coeperunt flumina illius regni întrantia maria sub Nortmannorum maxima carina, quae a principio conditae gentis Francorum erant inscia. Tune primum sulcantes Sequanam, dederunt stragem horrendam caelo hinc inde habitaniibus circa eam; tandemque, nullo
rien moins que Paris, depuis longtemps célèbre par sa situation avantageuse et sa richesse '.
Vers le milieu de mars, Charles convoqua l'ost et lui donna pour lieu de rassemblement Charlevanne sur la rive droite de la Seine, en aval de Paris. « Beaucoup vinrent, mais non tous 2. » Épouvantés, les religieux des établissements ecclésiastiques de la région parisienne s'étaient enfuis emportant les corps de leurs saints protecteurs3. ASaint-
resistente, applicuerunt multitudinem navium ad urbem Parisii ipsam » (Mabillon Act. sanct., saec II, p. 624;.
1. Voy. Bonamy, Recherches sur la célébrité de la ville de Paris avant les ravages des Normands dans les Mémoires de V Académie des inscriptions, anc. série, t. XV, 1743, p. 656-691, et Marcel Poëte, V Enfance de Paris, 1908.
2. La convocation de l'ost, postérieure au 7 mars (voy. p. 131, note 2), antérieure au 28 mars (voy. p. 137, note 1) se place nécessairement vers le milieu du mois. Le lieu de rassemblement, Karoli venna « le vivier de Charles », devait son nom à Charles Martel (voy. un diplôme de Louis le Pieux, dans Mabillon, Actasanct., saec. III, p. n, p. 118). Charlevanne, détruit en 1346, était situé non pas au lieu dit « La Chaussée », dépendance de Bougival, comme le veut Lebeuf (Histoire du diocèse de Paris, t. Vil, 1757, p. 165, 172-3) mais sur la rive droite de la Seine, comme il résulte des chap. 12 (voy. p. 136, note 1) et 13 de la Translatio qui montrent les troupes franques bordent la rive droite de la Seine de Charlevanne à Saint-Denis. Quoi que disent l'hagiographe de Saint-Germain et Hildegarius, il est impossible qu'en si peu de temps le roi ait pu rassembler un « peuple innombrable » ; ou bien ce « peuple » était composé surtout de fantassins inexpérimentés. Les cavaliers, qui formaient la seule portion résistante des armées franques depuis un siècle, ne pouvaient entrer en campagne avant mai ou juin, vu le manque de fourrages. Audradus parle cependant d'une armée de cavaliers et de piétons » (voy. plus loin, p. 137, note 1). La lettre 63 de Loup de Ferrières (éd. Dùmmler, p. 63), montre que Loup et l'évêque de Troyes, l'annaliste Prudence, n'osaient remplir leurs fonctions de missi en Bourgogne au mois d'avril : ils attendaient que l'herbe fût poussée avant de se risquer. La nourriture des chevaux était un gros souci. Loup en perdit dix dans son missaticum (lettre 32), peut-être pour avoir reçu l'ordre de commencer sa tournée de trop bonne heure.
3. Les moines de Saint-Germain-des-Prés se décidèrent à mettre en sûreté le corps de saint Germain et le trésor de l'église sur le conseil de l'évêque de Paris (Erchanré) et des « bons hommes leurs voisins. t> Le corps du saint fut mis en sûreté à Combs-la-Ville, sur l'Yères (Seine-et-Marne, arr. Melun, cant. Brie- Comte-Robert), pendant que le gros des religieux, avec le trésor, se tenait à Esmans, sur l'Yonne (Seine-et-Marne, arr. Fontainebleau, cant. Montereau) à 50 kil. au sud-est de Combs. Translatio sancti Germani, c. 5-8, 21, 22 (loc. cit., p. 73-75, 85 87). — Les clercs de l'abbaye de Sainte-Geneviève s'enfuirent avec le corps de leur sainte patronne, d'abord à Athis (Seine-et-Oise, arr. Corbeil, cant. Longjumeau) puis, sur la rive droite de la Seine, à Draveil (ibid., cant. Boissy-Saint- Léger), à 15 kil. à l'ouest de Combs-la-Ville, sous la direction de l'abbé Herbert, qui semble avoir été un laïque. Voy. les cap. 10-12 des Miracula sanctae Genovefae, dus sans doute au coutre Martin, dans Acta Sanctor. Bolland., nouv. éd., janvier, t. I, p. 149; et mieux dans Saintyves, Vie et Miracles de sainte Geneviève, Paris, 1846, p. cxxi.
Denis les moines avaient déjà retiré de leurs tombeaux les corps de Denis et de ses compagnons quand le roi arriva. Il avait une dévotion particulière à ce monastère l. Il ne put supporter de voir fuir devant les païens, lui présent, les reliques de son bienheureux patron et ordonna de les laisser en place. C'est sans doute en cette circonstance tragique qu'il fit, à l'instigation d'Hincmar, un vœu solennel en cette église3. Charles prit la résolution de défendre coûte que coûte les abords de l'abbaye de Saint-Denis 3. Il garda avec lui la majeure partie de l'armée et ordonna à un corps de passer l'eau, probablement à la hauteur de Bougival, et de s'établir près de l'ennemi. L'ordre fut mollement exécuté : beaucoup n'obéirent pas. Nullement intimidés par la supériorité numérique des Francs, les Normands, par bravade4, suppli-
1. Saint Denis était son « patron », le roi le déclare à plus d'une reprise dans ses diplômes.
2. A la fin de 845, Loup écrit à l'abbé Louis pour le prier de rappeler au roi qu'il doit restituer à l'abbaye de Ferrières les biens qui lui ont été ravis par les laïques « voti memor quo se hoc anno obligavit » (lettre 32, éd. Diimmler, loc. cit., p. -40). Dans la lettre 42, adressée à Hincmar, Loup déclare que le roi n'eût pas essuyé ces désastres « si votum quod, vobis credo suggerentibus, in ecclesia beati Dyonysii se obligavit ex integro absque respectu ullius personae Deo persolvisset » (p. 50).
3. Translatif), c. 12 (voy. page suivante, note 1). La sollicitude de Charles pour Saint-Denis est confirmée par un passage d'Audradus Modicus : « et Karolus apud monasterium Sancti Dionysii resedit » (voy. p. 137, note 1). Cf. les diplômes en faveur du monastère délivrés un mois avant l'arrivée des païens (p. 131, note 1). — Citons à ce propos ces lignes de G. Depping (Histoire des expéditions maritimes des Normands, éd. de 1843, p. 110-111) parce qu'elles révèlent un parti pris fréquent quand il s'agit de l'histoire de cette époque : « Charles, au lieu de les com- « battre, resta enfermé dans l'abbaye de Saint-Denis, qui était peut-être la plus « forte place de son royaume. Les moines pensèrent que c'était un acte très pieux « de se vouer ainsi à la défense des reliques sacrées, mais l'enceinte de l'abbaye « défendait encore mieux le roi que ce prince ne défendait le saint. > C'est seulement en 877, à l'assemblée de Quierzy, qu'il fut question d'entourer d'une enceinte l'abbaye de Saint-Denis, de manière à en faire un castellum. On ignore si ce projet fut alors exécuté.
4. Telle est du moins l'interprétation de l'hagiographe (voy. note suivante). Il est vraisemblable que, par ce sacrifice de victimes humaines, les Normands espéraient se rendre favorable le dieu Thor, au moment d'engager une lutte inégale contre les Francs ; le fanatisme religieux expliquerait bien la furie de leur attaque peu après. Sur les sacrifices à Thor, nous possédons le témoignage de Dudon de Saint-Quentin (De moribus primorum Normanniae ducum, éd. Lair, p. 129-130). Il nous apprend que ces « holocaustes » précédaient les expéditions guerrières; il est vrai qu'on fendait la tête de la victime, au lieu qu'ici il est question de pendaison. Voy. encore W. Golther, Handbuch der germanischen Mythologie, p. 253, 562. — Aimoin (I, 1) met la pendaison des captifs après l'engagement; il la place dans une île de la Seine et réduit le nombre des victimes à onze : « plus minus undecim captivos o. Les conséquences qu'on croirait tirer de ce dernier fait contre sa
cièrent cent onze captifs chrétiens, à la vue du roi, des grands et de l'armée. Quelques jours après, une partie d'entre eux débarquait sur la rive gauche. Saisi de panique, le corps franc chargé de la défendre s'enfuit dans toutes les directions. A cette vue, « Charles, très noble roi, qui était prêt à mourir pour la défense de Sainte Église, triste et dolent, frappant sa jeune poitrine, se retira1 ».
Non seulement les monastères de la rive gauche, telles les abbayes de
véracité seraient sans portée : il lui était si simple dans l'abrégé qu'est son ouvrage de sauter cet épisode. Remarquer, en outre, que les mots « plus minus » n'ont pas de sens, précédent un chiffre à la fois précis et peu élevé tel que onze. Ils montrent simplement que dans le ms. consulté par Aimoin le chiffre écrit avant « XI » était mal tracé (on pouvait lire « circa » au lieu de « centum »?» ou effacé. Aimoin ne pouvant lire que « XI » et voyant cependant qu'il y avait quelque chose avant s'en sera tiré par ce peu habile « plus minus ». Ce chiffre de cent onze est intéressant dans sa précision. Il a tout l'air d'un nombre rituel et non d'une fantaisie d'hagiographe. Sans doute les chrétiens l'ont-ils appris au cours des pourparlers engagés avec les païens pour acheter leur retraite.
1. Transïatio, c. 8, p. 75 : « Venerabilo namque corpus beati presulis Christi Germani quod in monasterio dimissum est, postea propriis humeris monachorum cum honore et reverentia ad ipsius sancti villam quae dicitur Cumbis, delatum est; necnon et cetera sanctorum corpora qui in hac regione multo jacuerant tempore, c propriis effossa sepulchris, propter metum supradictorum Nortmannorum alias sunt deportata, praeter corpus beatissimi martyris Dionisii ceterorumque sanctorum qui in eod":n monastïrio condigno quiescunt honore. Quae, licet ex propriis essent effossa sepulchris, tamen praeceptione ac jussione domni Karoli, gloriosissimï régis, ad alium inde non sunt permissa deportari locum... ». Cap. 12, p. 78: « Supradicti igitur Nortmanni ita agendo ut memoratum est et ab intentione prava quam mente conceperant non cessando, ad Karoli-vennam usque perveniunt. Contra quos praecellentissimus rex Karolus adveniens, jussit ut omnis exercitus regrri sui ad bellandum eductus illuc conflueret. Multus quidem et innumerabilis populus venit, sed non totus ut jusserat adfuit. Tune praecepit ut una pars populi adversus. eam partem quae in monasterium Dyonisii, incliti martyris, situni erat, ad dimicandum secum remaneret, et altéra pars quae residua erat ad alteram dimicandi gratia pergeret. Sed non omnes quibus jussum fuerat abierunt, non plenam, ut putamus seu credimus, circa eum fidem servantes. Cumque hinc inde quasi ad pugnandum infinitus staret exercitus, ipsi impiissimi ac crudelissirni Nortmanni,. blasphematores Dei, ad obprobrium et derisionem régis principumque ejus seu omnium christianorum illic adstantium, centum undecim captivos coram eorum oculis suspenJerunt. Et quosdam per domos et plateas trucidaverunt, quosdam arboribus suspenderunt, nullo ex tanta multitudine resistente. Quadam namque die ad eam ripam fluminis navigium déclinantes qua Karolus, praecellentissimus rex non erat, quidam eorum e navibus exeuntes contra copiosum exercitum, sed non omnem voluntarium ad pugnandum, ire coeperunt. Videns enim hoc christianus populus, galeatus ac loricatus, scutorum ac lancearum munimine tectus, alii per juga montium, alii per concava vallium, quidam per planitiem camporum, quidam vero per opaca silvarum, ante nudos ac pêne inermes atque paucissimos homines (quod sine ingenti elfusione lacrimarum dicere nequimus), Domino eum pro peccatis suis deserente, in fugam versus est. Karolus namque, nobilissimus rex, cer—
Saint-Germain-des-Prés et de Sainte-Geneviève, mais la Cité même de Paris furent la proie des barbares. Pour comble de douleur et d'humiliation, les païens débarquèrent le samedi 28 mars et entrèrent le lendemain, au saint jour de Pâques.
Toute la population avait foi*. A Saint-Germain, les pirates voulurent couper les poutres de l'église, dans le but de les utiliser pour
nens quod gostum erat, qui pro defensione sanctae Dei Ecclesiae mori paratus erat, tristis et moerens ac delicata pectora tundens, recessit ». — Cf. Hildegarius, Vita Faronis, c. 122 : « Quantum ibi attraxerit hoc regnum populum cum rege Carolo suo nequicquam, terra eum vix sustinente, coelumque sub pelle sua obumbranto, incertum nobis scire miramur numerurn. Cumque non tantam audaciam in pectore concepissent Franci ut utrasque partes fluminis bello obsediss?nt... » (cf. le début, p. 133, note 2).
La déroute des Francs se produisit sans doute à Bougival. Le cap. 13 débute en elfet ainsi : « his ita gestis cellara, fratrum quae contra praefatam vennam posita erat cum valido impetu intraverunt (Normanni) ». Cette cella, dont l'hagiographe rapporte la préservation miraculeuse, est la Celle-Saint-Cloud (Seine) à 2 kil. de Bougival. Après la débâcle de ses troupes de la rive gauche de la Seine, Charles se replia évidemment sur Saint-Denis par la rive droite.
1. Ann. Bert., p. 32 : « Loticiam Parisiorum, nullo poenitus obsistente, pervadunt». — Ann. Fuld.,p.3o: « usque Parisios navigio venerunt ». — Annales S. Dionysii : « 845. Nortmanni Parisius primitus veniunt » (Bibl. de VEcole des chartes, 1879, p. 274). — Annales S. Germani : (Idem) (Mon. Germ., Script., t. IV, p. 5). — Chronicon Fontanellense : «anno 845, indictione vin, Ragncri dux Nortmannorum venit cum classe sua et usque Parisius acces.-it, ac in \igilia sanctœ Paschae, id est XV. kal. aprilis (V. ms. de Tournai) eamdem urbem intra\it » (Duchesne, Script., t. II, p. 388). — Audradus Modicus, Liber revelationum (écrit en 852-3) : « Et tune coepit 'Deus pater) repetere dicens : ...et quantae infelioitatis essent ac quantae apud me dejectionis, ostendens, diem sanctissimum et celeberrimum Paschae ritu pagano in medio eorum apud urbem Parisiacam maculari permisi,ut vel sic experirentur mortem sibi instire vicinius qui Pascha sacrum in celeberrimis suorum locorum basilicis digni celebrare minime viderentur » (ibid., t. VII, p. 292). — Cf. (du même) un passage reproduit dans la Chronique d'Aubry de Trois-Fonlaines : « Factum est ut ascendentibus Normannis per Sequanam fluvium occurreret eis Karolus rex cum exercitu equitum et peditum, et non potuerunt prohibere eos quin Parisius, sicut Dominus dixerat, intrarent vigilia Paschae, V. kal. aprilis » (Mon. Germ., Script., t. XXIlt, p. 731). — Concile de Meaux de 845 : « ...crudeles scilicet et inrnanissimos persecutores Nortmannos,qui usque Parisius venientes quodjussit Dominus monstraverunt» (Capital , éd. Krause, t. II, p. 396). — Hildegarius, Vita Faronis, c. 122 : « ...applicuerunt multitudinem navium ad urbem Parisii ipsam » (voy. p. 133, note 2). — Translatio S. Germani, c. 14, p. 80 : « Ipsi quoque increduli atque superbissimi Nortmannorum populi, sese victores superioresque fore conspicientes, suaque \irtute ac potentia arbitrantes subito christianorum obtinere regnum, cursu praepropero, sabbatosancto paschalis solempnitatis, Parisius venerunt. Etipsaquidem noctesiluerunt; mane -îutem facto, cum jam sol luci^uos emitteret radios et propria totum inlustraret lampade mundum, e navibus cum magno impetu proruperunt, civitatemque Parisius, ob metum eorum vacuam et absque habitatoribus repertam, ceperunt,