‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 157 sur 211 · Voy. p. 153, note · texte numérisé non relu

Voy. p. 153, note

4. Il est même curieux de voir des abbayes participer à la spoliation des églises épiscopales. C'est ainsi que les diplômes pour Saint-Maur et pour Vivien nous montrent que le domaine de Pocé, par exemple, propriété de l'église cathédrale Saint-Maurice d'Angers, est retiré des mains des vassaux laïques, mais pour être remis (par moitié évidemment) aux religieux de Saint-Maur et de Saint-Filibert (voy. p. 149, note 3; p. 153, note3>. Remarquer, en outre, dans le diplôme pour Hiucmar, que nombre d'ecclésiastiques ne se faisaient pas faute de solliciter du roi des biens d'église. C'est ainsi que Pardulus (le futur évêque de Laon), l'abbesse Au^eard, le prêtre Ravan, le clerc Amaubert et d'autres « clercs » détenaient des domaines de l'évêché de Reims (voy. plus haut, p. 152, note 1). De pieux et célèbres prélats ne se faisaient pas faute de concéder des domaines de leurs églises : ainsi la villa de Chavagnes. que Charles concède le 21 octobre 845 à Saint-Maursur-Loire (p. 153, note 3), détachée en 841 de l'église du Mans, par l'évêque Aldric en faveur de Joubert (voy. Mon. Germ., Script., t. XV, p. 469). Le clergé avait donc sa bonne part de complicité dans les abus qu'il dénonçait amèrement.

5. Le préambule des actes du synode porte : « ... praedicti venerabiles episcopi una cum aeque venerabili Gunbaldo Rotomagensi archiepiscopo ac coepiscopis suis, consensu supradicti gloriosissimi régis Karoli, anno incarnationis dominicae DCCCXLVL, XVI. kalendas martias Parisius convenerunt et ceptum divinum negotium pertractantes ut ad perfectioném debitam, propiciante Christo, perduceretur satagare studuerunt » [Capitularia, éd. Krause, t. II, p. 397). Sur la distinction qu'il convient d'établir entre ce synode et celui où fut traitée l'affaire d'Ebon, voy. plus loin p. 180, note 1.

6. Il n'y a pas d'article dont il soit dit qu'ils aient été votés à Paris.

7. Ce qui peut en faire douter, c'est que deux jours a\ant l'ouverture du concile on le voit à Compiègne, le 12 février, accordant aux religieuses de Notre-Dame de Soissons un diplôme par lequel il s'engage à ne pas révoquer leur abbesse Imma,

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