POURPARLERS ENTRE LES TROIS FRERES
éprouver des dommages semblables, peut-être parce que Louis subissait dans une certaine mesure l'influence d'Ebon qu'il avait recueilli et gratifié de l'évèché de Ilildesheini l.
En octobre, après un séjour probable en Anjou 2, le roi reprit le chemin de la « France ». Le 30 de ce mois il est à Saint-Benoît-su r- Loirc !. Doux jours après, il lui naît un fils qui devait être Louis le Bègue1. On le voit ensuite s'acheminer lentement sur Reims en prenant par les vallées de la Seine et de l'Oise5. Des négociations sont certainement engagées à ce moment avec ses frères Le 30 novembre, la présence de Nithadus, comte de Trêves, à la cour, qui se tenait au palais de Servais près de Laon, est significative. A cette date évidemment une entrevue entre les trois frères est décidée en principe6. Vers la fin de décembre, en passant par Corbeny et
ment avec les souverains, mais avec des évêques et abbés de Lotharingie et de Germanie, pour les supplier de protéger les domaines de l'église de Reims. Nous n'en possédons que de très brèves analyses rapportées par Flodoard dans son Histoire de l'église de Reims, 1. III, c. 20, 21, 2*3, 24 (éd. Waitz, Mon. Germ., Script., t. XIII, p. 511, 513, 514, 528, 535, 536). — Dans son De jure metropolitanorum, Hincmar ne se plaint pas moins amèrement de Louis le Germanique que de Lothaire : « Qui reges, quoniam per inenta sanctorum, adminiculante Domino et domno nostro Karolo, violentia non valebant, per insidias tam apud Apostolicam Sedem quam et apud quoscunque valebant episcopos et quaquaversum poterant, Remorum episcopo laqueorum tendicula injicere quae praeparaverant et res ipsius Remensis ecclesiae, quae in diversis regnis sitae sunt, a pluribus usurpari coeperunt » [Opéra, éd. Sirmond, t. II, p. 732; Migne, Patrol. lat., t. CXXVI, col. 201). Mais ce traité écrit à trente ans de distance, en 87% résume les événements de plusieurs années. M. Lesne (Hincmar et l'empereur Lothaire, p. 8, note 3) abaisse jusqu'à 851 les pillages autorisés par Louis le Germanique. On peut en faire remonter le début à 847, époque à laquelle Louis commence à se rapprocher de Lothaire