ACCALMIE
'25 août1 ; huit jours après il se montre à Saint-Quentin2, non loin du royaume de Lothaire, puis il redescend la vallée de l'Oise et on le retrouve à Gompiègnele 5 décembre3. Depuis Meerssen le roi cherche
t. XXXVI, 2e partie, 1900J. Il en est de même d'un soi-disant précepte en faveur de Saint-Germain-des-Prés, qui serait donné à Attigny, le 4 août, comme le montrera la publication des diplômes de Charles entreprise par l'Institut. Cet acte apocryphe se trouve dans trois cartulaires de Saint-Germain-des-Prés des xiie et xin9 siècles, conservés aux Arch. nat. (LL 1024, 1026, 1029.)
1. Charles accorde en pleine propriété au fidèle Ricoux, vassal de l'illustre comte (de Maçonnais) Guérin, des biens du fisc situés en Lyonnais, c'est à savoir quatre collonges « ad sanctum Benignum » et autant « in loco nuncupato Vallis » (Historiens de France, t. VIII, p. 491, n° 71; Lex, Documents antérieurs à Van mil, p. 11). Ces localités sont certainement Saint-Bénigne et Pont-de-Vaux (Ain, arr.de Bourg) situées à 3 kilomètres l'une de l'autre. Bien que tout près de la Saône (à 6-8k.il.) et de la frontière, elles appartiennent, comme le porte le diplôme, au Lyonnais et, par suite, au royaume de Lothaire. Charles y avait donc conservé quelques alleux. Guérin, toujours dans les bonnes grâces du roi obtint de lui des donations en faveur d'un de ses propres vassaux, comme il avait déjà fait le 8 novembre précédent (cf. Actum et Datum dans le Moyen Age, 1908, p. 208, note 4). Impossible, au surplus, de tirer de là que Guérin fut duc de Lyonnais, comme a fait M. Poupardin (le Royaume de Provence, p. 339).
2. Le 2 septembre, « in monasterio Sancti Quintini », Charles, à la prière d'Hinctnar, archevêque de Reims, adresse une circulaire à tous les fonctionnaires royaux, comtes, abbés, abbesses, missi, vassaux etc., leur enjoignant de forcer les détenteurs de biens de l'église de Reims, à se reconnaître débiteurs des nones et des dîmes en présence des représentants du roi et de l'archevêque, et à s'acquitter chaque année. Voy. Flodoard, Historla ecclesiae Remensis. 1. III, c. 4; copie du xiie siècle dans le Codex Udalrici Babenbergcnsis (voy. Jaffé, Bibliotheca rerum germanicarum, t. V, p. 7).
3. Charles délivre en ce jour deux diplômes en faveur de l'abbaye Sainte-Colombe de Sens. Par le premier, il restitue aux moines, avec le consentement de l'abbé laïque (rector) Lambert, la villa de Cuy (Yonne, arr. Sens, cant Pont-sur- Seine) récemment distraite du patrimoine des religieux et concédée en bénéfice et il interdit de l'aliéner à l'avenir. — L'édition de Quantin (Cartulaire de V Yonne, t. I, p. 60, n° 30) se borne à reproduire celle des Historiens de France (t. VIII, p. 493, n° 73) exécutée d'ailleurs d'après l'original, aujourd'hui à la Bibliothèque de Reims, collection Tarbé. — Par le second, le roi confirme la permission accordée par ses prédécesseurs aux moines de Sainte-Colombe de prendre chaque iour deux charretées de bois dans la forêt de Saint-Etienne près Nailly (Yonne, arr. et cant. Sens). L'original, aux archives de l'Yonne (85), est édité par les Historiens de France, t. VIII, p. 493, ir 74 et par Quantin, op. cit., t. I, p. 56, n° 28. — Par un troisième acte, Charles, à la prière de l'abbé Bernard (?), confirmerait un diplôme synodal accordant l'indépendance à l'abbaye de Sainte-Colombe, à l'exemple de celles de (Saint-Maurice) d'Agaune, de Lérins, de Luxeuil ; elle se gouvernerait entièrement sous la direction de son abbé et serait soustraite à l'autorité de l'évêque. — Cet acte, qui n'est plus connu que par des copies des xvne et xviu1' siècles (Bibl. nat , ms. lat. 12 777, p. 664; Ibid., Coll. de Champagne, vol. XLIII fol. 36 verso ; Bibl de l'Arsenal, ms. 1009, fol. 318,325; Bibl. d'Auxerre, ms. 184, p. 121), est publié