Voy. p
2. Chronicon Aquitanicum : « 847 : Northmanni IV kalendas aprilis Deasmonasterium succendunt ». Cf. ChroniconEngolismense et Adémar de Chabnnnes (dans J. Lair, op. cit. t. II, p. 113-114). Les moines do Saint-Philibert s'enfuirent en Anjou dans le petit monastère de Cunault sur la Loire. Dès 845, cette éventualité avait été prévue. On a vu (voy. p. 151, note 2, cf. Poupardin, op. cit , p. 109 n°3, 5 et 6) que le comte Vivien avait sollicité du roi l'obtention de ce petit établissement dans le dessein d'en faire, k l'occasion, un lieu de refuge pour les religieux persécutés parles Normands et les Bretons. Il est également significatif que dès le 15 février 847, Charles e à la requête de l'abbé Heubeuf i Hilbodus) et des moines de Saint- Philibert qui, ne pouvant à cause des invasions normandes demeurer dans leur abbaye i^de Deas), se disposent à établir un monastère à Cunault, leur concède les domaines tenus en Anjou (tout près et au sud de Cunault) par son vassal Aimery (sans doute ancêtre des comtes de Thouars) à Doué, Forges, Sauge, Louerre, Avort, et leur restitue le domaine de Fontaines, possédé par l'évêque Freculfus (Frecoux de Lisieux) » (Poupardin, op. cit., p. 110, n° 7). Une partie au moins des religieux demeure dans le monastère ruiné de Deas avec le corps de saint Filibert. « car le pays d'Herbauge n'eut point soutl'ert d'être dépouillé d'un tel patron tant qu'une poignée de moines pouvait y résider », dit Ermentarius (dans Poupardin, op. cit., p. 61).
3. Annales Bertiniani, p. 35 : e 847... Dani Aquitaniae maritima impetunt et praedantur urbemque Burdegalam diuoppugnant. D