CONFÉRENCE DE COBLENCE
alléguant le serment qu'ils avaient prêté de faire tout ce qui serait en leur pouvoir pour établir des lots de même valeur. Ce cas de conscience fut soumis aux évêques, membres de la commission. Ceux qui étaient sujets de Lothaire déclarèrent que l'essentiel était d'en finir avec les désordres et les luttes, qu'il fallait, par suite, procéder sans retard au partage et que, si quelque délégué se trouvait avoir violé son serment par ignorance, il serait toujours temps pour lui d'expier cette faute. Les autres évêques demandèrent pourquoi on voulait les exposera pécher, alors qu'on pouvait éviter à la fois la continuation des désordres en concluant une nouvelle trêve et le péché même en leur permettant, dans l'intervalle, de faire procéder à un relevé exact des provinces qui composaient l'empire. Mais quelque sages que fussent ces paroles, elles ne trouvèrent point d'écho chez les évêques partisans de Lothaire. Réunis à nouveau au grand complet, les plénipotentiaires s'opposèrent les uns aux au très ces deux solutions contraires sans qu'aucun des deux partis consentît à céder1. En présence de ce désaccord irréductible, on décida la prolongation de la trêve et on renvoya la suite de la discussion au 5 novembre, afin de permettre à chacun d'aller en référer à son souverain2 (24 octobre)3. Puis, comme les vivres commençaient à manquer, que l'hiver approchait, que les grands s'opposaient à la reprise des hostilités, on convint de proroger la trêve jusqu'au 14 juillet suivant, ce qui laisserait le temps aux plénipotentiaires de parcourir ou faire parcourir tout l'empire et de s'en former une idée précise 4. Les fidèles rassemblés à
illorumillud in transacto spatio non circuraissent et illorum industria imbreviatum esset ; curaque et hoc ut fieret Lodharium nolle repperissent, aiebant impossible esse ignoranti quoddam aequaliter dividere posse. »