Voir le texte des Ann. Fuld., cité à la note précédente
5. Tbid. et Ann. Bertin. : « Ubi distribuas portionibus. . . » On n'a pas conservé l'acte de partage, et seules les Annales de Saint- Bertin en donnent un rapide aperçu; mais on peut compléter ce qu'elles en disent en cet endroit en utilisant l'acte de partage des états de Lothaire II opéré à Meerssen en 870. En dépit de certaines modifications de détail qui avaient pu intervenir entre 843 et 870, il est vraisemblable que les états de Lothaire II étaient alors à peu de chose près ce qu'étaient, pour la partie commune, les états de son père à la suite du partage de Verdun. Nons nous référons à la dernière édition du traité de Meerssen donnée .par Krause, dans les Mon. Germ., Capitul., t. II, p. 193-195, n° 251.
6. Ann. Bertin., ann. 843, éd. Waitz, p. 29 : « Hludowicus ultra Rhenum omnia, citra Renum vero Nemetum, Vangium et Mogontiam civitates pagosque sortitus est ».. Le traité de Meerssen prouve que la Frise était dans le lot de Lothaire (Capitul., t. II, p. 194, 1. 13; p. 195, 1. 19).
7. En 8G5, Louis le Germanique décida que ces deux provinces seraient, après sa mort, attribuées à son fils Charles. Voir Dùmmler, Geschichte des ostfrànk. Meiches, 2e éd., t. II, p. 119; Miihlbacher, Reg., 2e éd., t. I, n' 1459 a.
fut constitué, en dehors de l'Italie, par une longue bande de territoires s'étendant de la mer du Nord à la Méditerranée et comprenant la Frise ', les comtés situés entre le Rhin et l'Escaut2 jusques et y compris le Brabant3, le Hainaut, le Cambrésis, les pays de Lomme et de Mézières*, puis, en allant vers le sud, les comtés situés immédiatement sur la rive gauche de la Meuse ou à cheval sur les deux rives5, c'est-àdire le Mômois0, le Dormois", le Verdunois8, leBarrois9, l'Ornois ,0, le Soulossois il, le Bassigny12, les pays situés sur la rive gauche de la Saône et du Rhône jusqu'aux frontières des états de Louis13, à l'exception du comté de Chalon, laissé, semble-t-il, tout entier à Charles u, et, sur la rive droite du Rhône, la partie occidentale du Lyonnais et du Viennois, le Vivarais et l'Uzège l5. Quant à Charles, il reçut ce qui était situé à l'ouest de cette frontière, à l'exception de Saint-Vaast d'Arras qu'il voulut bien laissera Lothaire H6. Avant de se séparer, les