Fleury, Hist. ecdés., XVIII
2. Notamment Rutebeuf [llist. Littér., XX, 768). — Cf. Folquet de Lunel (éd. Eichelkraut, p. 28, 41). — Sur les etforts d'H. de Romans pour ranimer le zèle au concile de Lyon, voy. Quétif et Échard, Script, onl. prédicat., I, d42; II, 817.
3. Quelques-uns d'entre eux, désœuvrés, se livraient à des violences condamnables. On a conservé les pièces de plusieurs procès intentés vers cette date à des croisés. Voy. Arch. du Gard, II, 148 (1274).
Langlois. o
laient \ lui écrivit pour le féliciter d'avoir renouvelé les serments qu'il avait faits jadis en commun avec son père et d'avoir commencé des préparatifs '^; et il institua son légat, le cardinal de Sainte-Cécile, pour hâter ces préparatifs.
Le mariage de Philippe III avec Marie de Brabant n'altéra nullement, quoi qu'on en ait dit% les dispositions de Philippe à l'égard de la croisade. Au contraire, il chercha à profiler de son alliance nouvelle avec les princes du Nord pour les entraîner à sa suite en Orient. C'est sans doute avec une intention pareille que lorsque Jean, primat de Norvège, s'arrêta à Paris en revenant du concile, il lui donna en présent pour Magnus VII, roi de son pays, une épine de la couronne du Christ enfermée dans un reliquaire d'argent et de cristal *. En octobre, le pape envoyait des instructions à son lég-at afin qu'il rappelât leurs devoirs aux croisés de France, sans se plaindre en aucune façon de la nég-lig^ence du roi ^ Les mois suivants furent consacrés à la levée des décimes; chacun se munissait d'argent pour le prochain passage. Le vieil Erart de Valéri, par exemple, reçut de Grégoire X un viatique de 2000 marcs ^. Le jour du couronnement de la reine Marie dans la Sainte Chapelle du Palais, c'est-à-dire à la Saint-Jean-Baptiste 1273, il y eut enfin une édifiante et décisive cérémonie.
Presque tous les barons et tous les prélats du royaume et beaucoup de princes du Saint Empire se trouvaient réunis à Paris à cette occasion. Il y avait là une quantité de seigneurs avec leurs femmes, en costumes éclatants; la ville était pavoisée ". Le lendemain, profitant de cette affluence, Philippe le Hardi, la reine, les ducs de Brabant et de Bourgogne, les seigneurs de France et les frères du roi reçurent en grande
i. Pièc. justifie, n" III.