‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 121 sur 447 · Th. Walsinpliam (éd. Riley), I · texte numérisé non relu

Th. Walsinpliam (éd. Riley), I

2. Edw. l"^' à Ph. III (15 nov. 1277). « Cum evidenler liqueret euiideni Gastoneni pcr suam submissionein, in nos de voluntate vestra factaui, a suis appellationibus cecidisse, et penam pi-omcruisse sibi per nos graviter indigendam. » IIymer, P, p. 163.

3. Sur les incidents du procès relatif à la situation des biens de G. de Béarn, placés, durant son appel, sous la maiu du roi de France. Champ., I, 201.

formé par son sénéchal de Gascogne, s'en plaignit amèrement en février 1278, rappelant les termes de son compromis et l'étendue (dérisoire) des pouvoirs qu'il avait conférés au roi ^

Toutefois, la querelle d'Edward et de Gaston, que l'humiliation de celui-ci avait bien réellement terminée, s'assoupit lentement. Il ne paraît pas que Philippe III ait jamais condamné à une amende le vassal qui avait eu confiance en sa protection; d'autre part, le procès d'appel finit par disparaître des rôles de la Cour. En avril 1279 une série de mandements du roi d'iVngleterre, datés de Westminster, rendit au vicomte de Béarn réconcilié ses fiefs et ses châteaux confisqués ^ Restait la question du Bigorre, mais elle ne se posa d'une façon pressante que quelques années plus tard ^.

En somme, la chronique de Beaudoin d'Avesnes résume d'une façon assez inexacte l'épisode de Béarn en disant * : « Edouart ot grant discors à G. de Byas, mais li rois de Franche en fist pais » ; car Philippe n'imposa pas la paix, il la facilita seulement par ses conseils, ses scrupules et son inaction. — Mais la paix entre la France et l'Angleterre n'en fut pas moins assurée; et, dans le courant de cette même année 1279, elle se trouva encore afl'crmie par la conclusion d'un traité qui mit fift à des querelles bien plus dang-ereuses.

Certes, si la paix entre les deux pays avait dû être rompue, c'aurait été le partage difficile de l'héritage d'Alfonse de Poitiers qui aurait déterminé la rupture. L'enjeu était considérable, puisqu'il s'agissait de savoir si trois vastes provinces, Agenais, Qucrcy et Limousin, allaient revenir h la couronne de France ou s'adjoindre au fief d'Aquitaine ^.

On sait que cette question avait été résolue d'avance dans le traité de 1258 en faveur du duc d'Aquitaine; tout se réduisait donc à interpréter les termes de cette convention fondamentale. Philippe III, pour sa part, usait de tous les droits que ladite convention lui conférait; en 1275, par exemple, en vertu des stipulations de 1258, il exigea de tous les vassaux

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