‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 123 sur 447 · Rymer, P, p. 147, c. 2 (8 juin 1275), etc · texte numérisé non relu

Rymer, P, p. 147, c. 2 (8 juin 1275), etc

'.i. Rymkr, p. 168, c. 2. Completionem arliculorum prout promissum extitit et juralum. — Vers cette date, Edw. I" semble s'être préparc à faire valoir ses droits par la force. V. ci- dessous, p. 367, note 4.

4. M. de Westminster, p. 367. — Rymeh,p. 170. Le traité d'Amiens se trouve dans tous les recueils de traités franco-anglais.

5. Voy. une appréciation du traité d'Amiens par John PecUliam, archevêque de Cantorbéry. Rymer, P, p. 80, c. 2. — L'art. 7 est le seul qui renferme une disposition favorable à la France : « Rex Anglie nos quittai perpétue omnia

soit du côté de l'Aquitaine, Philippe III ne fut pas si absorbé qu'il n'eût pu aisément, de 1274 à 1279, donner suite à ses projets de croisade. Loin de là. La véritable cause des retards successifs que subit l'expédition d'outre-mer doit être cherchée ailleurs; comme Raynaldi l'a très bien vu ^ ce sont les événements de Castille et de Navarre qui ont constitué l'obstacle. — Cinq jours après la clôture du concile de Lyon, le roi de Navarre, Henri III, était mort à Pampelune (22 juillet 1274); et ce malheur ouvrit l'ère, qui s'est close avec le xui" siècle, des difficultés politiques entre la France et les royaumes du Midi. De sa femme Blanche, sœur du comte d'Artois, Henri III ne laissait qu'une fille, dona Juana, âgée de trois ans seulement, qui avait été fiancée, du vivant de son père, au fils du roi d'Angleterre; les États de Navarre l'avaient reconnue comme héritière légitime. La régente Blanche se trouva néanmoins aux prises avec de graves difficultés. Alfonse X de Castille, jadis brouillé avec Henri III, affectait une attitude menaçante; de son côté, en Peyre, fils du roi d'Aragon, avait des prétentions sur la Navarre à cause de l'acte d'adoption consenti jadis par Sanche le Fort au profit de son grand-père, Jayme I" ^ Blanche, effrayée et mal assurée de la fidélité des Navarrais, réunit à Pampelune, le 27 août, les ricoH ho^nbres du royaume et les hommes des bonnes villes ; elle y désigna, avec leur assentiment et presque sur leur ordre, don Pedro Sanchiz, seigneur de Cascante, comme gouverneur et conservateur des fueros^\ puis, comme le projet d'alliance avec un fils d'Edward P' était rompu, elle promit dona Juana au fils aîné du roi d'Aragon. Cela fait, elle se réfugia en France, pour y rejoindre sa fille suivant les uns '', pour l'y amener suivant les autres, et se mettre en sûreté ^

scambia que ille petit pro illis de civitatibus (Lemov. Caturc. Petragor.) et tribus cpiscopalibus qui sunt privilcgiati per litleras nostri pati'is et antecessorum suorum quod ipsi nou possint poni extra manum régis Francie. »

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