‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 132 sur 447 · Anklirh, v · texte numérisé non relu

Anklirh, v

moins discrète, désigne Gaston de Béarn, qui était le cousin de G. Almoravit K Les meurtriers de don P. Sanchiz rencontrèrent à trois lieues de la ville des secours que le roi de Castille leur envoyait; ils rejoignirent bientôt Alfonse X luimême, qui se tenait on armes près de la frontière.

Le lendemain de l'évasion, le connétable entra dans la Navarrerie pour parler aux habitants abandonnés par leurs défenseurs; ceux-ci demandèrent merci et se réfugièrent en foule dans l'église de Sainte-Marie; mais les assiégeants y firent irruption et s'abandonnèrent cà un pillage épouvantable. Ce furent, selon les historiographes officiels, les hommes de Béarn et les Albigeois du comte de Foix qui ne craignirent pas de tuer et de violer dans l'église, de dépouiller de ses ornements en cuivre doré, qu'ils prenaient pour de l'or, le tombeau du roi Henri ; mais Anelier, qui décrit ces horreurs, montre bien quels étaient les sentiments de tout le bas peuple de l'armée en s'abstenant de les condamner '.

Le comte d'Artois mit fin aux vengeances. Il rappela les chanoines de la cathédrale, qui s'étaient enfuis; et quoique le clergé se fût précédemment montré très contraire à la cause française ^ il lui rendit, ainsi qu'aux citoyens survivants, tout le butin qu'il arracha à des mains criminelles. L'ordre assuré dans la capitale, il parcourut le royaume, capturant toutes les villes et tous les châteaux à l'exception de sept, et emprisonnant les rebelles; « et toute cette terre, suivant l'expression biblique de Nangis, se tut devant sa face * ».

Cependant Philippe III se préparait à envahir la Castille pour punir les menées d' Alfonse X en Navarre et l'usurpation de don Sanche. S'il ne lui avait pas déclaré la guerre aussitôt après l'échec de la mission de Jean d'Acre, c'est que, sur

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