‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 131 sur 447 · GUERRE DE NAVARRE. SIÈGE DE PAMPELUNE · texte numérisé non relu

GUERRE DE NAVARRE. SIÈGE DE PAMPELUNE

délivrer à tout prix le gouverneur de Navarre; le roi luimême s'ébranlerait ensuite K — Les enrôlements commencèrent aiissit(M flans les provinces méridionales; ils produisirent, dit-on, 20 000 hommes. Cette armée, sous les ordres du comte et du connétable, s'attarda quelque temps en Béarn à la recherche d'un passage dans la montagne. Beaumarchais, à bout de ressources depuis que les rebelles avaient rompu la trêve, avait annoncé aux siens l'arrivée des secours pour « la Notre-Dame (Ui mois d'août - », mais l'armée ne parut devant Pampelune que le 3 septembre, après avoir traversé les Pyrénées sur le territoire aragonais, non sans d'extrêmes fatigues. Ce fut un beau jour pour les assiégeants de San- Cernin et de San-Nicolas. (( Il y avait là, dit Anelier, l'un de ces assiégeants, maintes belles gens, les comtes de Foix, d'Armagnac et de Périgord, sire Jourdain de l'Isle et son fds, J. de Rabastens, le vicomte d'Auvilars, etc. ^ » Dès le soir même, l'investissement de la Navarrerie fut complété à l'aide de ces renforts.

Le siège de Pampelune est resté célèbre à cause des trahisons qui le signalèrent et de sa fin tragique. Le meilleur ingénieur de l'ost de Robert d'Artois, Bouquin, fut séduit par les offres de l'ennemi, et, réfugié dans la ville, lit beaucoup de mal à ceux des faubourgs. La félonie de l'un des capitaines de l'ost permit en outre à don G. Almoravit et aux barons de la Navarrerie, au moment où ils étaient réduits à l'extrémité, de s'échapper nuitamment, à la faveur d'une ruse grossière ^ « Il y eut un traître, dit Anelier; je le connais, mais je ne veux pas le nommer '\ » La chronique de Primat,

1. Voy. les récits concordants de G. de Nangis, XX, ÎJ06, et d'Anelier, V. 42o4, ss. ■ — C'est là cette convocation militaire « pour la guerre de Morlas » que doin Vaissete (Hist. fje'n. Lang., IX, p. 3C) place en 1273, au moment de la guerre entre G. de IJcarn et Edw. V'^, ce qui le force à supposer une intervention armée de Ph. III en faveur de Gaston. Les rouleaux d'arrêts cités par dom Vaissete sont en réalité du parlement de la Chandeleur 1217 (v. st.).

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