‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 163 sur 447 · iMahia.na, op. cit., p · texte numérisé non relu

iMahia.na, op. cit., p

6. Rymeu, [3, p. 85, c. 2 (22 décembre 1282). — Cf. Ibkl., p. 86, c. 2. Edw. 1" à Alf. X. « Vobis ad presens de ceiiluni mililibus de terra noslra Vasconie subsidium faciemus. ■■

7. Rymeh, p. 21 C, c. 1, p. 235, c. 2, etc. S,. Rymek, p. 230, e. 1.

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par les Aragonais et de l'Aragoii par les croisés '. Il était réservé à Philippe le Bel de mettre fin officiellement à cette guerre entreprise pour les infants de la Cerda, qui, sans être fort meurtrière, avait continuellement préoccupé son père pendant près de dix ans.

Du reste, à partir de 1280, l'axe de la politique française s'était déplacé; la guerre de Castille était tombée au rangd'un embarras secondaire; les choses d'Italie avaient commencé à absorber l'attention et les forces du g-ouvernement de Philippe III. — Philippe fut, en effet, depuis les voyag-es du prince de Salerne, le patron des Guelfes contre les Gibelins de la péninsule et les Gibelins d'Aragon ; son entourage féodal, dévoué à la cause ang-evine et amoureux de hasards, l'amena aisément à se laisser subjuguer, comme en 1270, par l'ascendant de Charles d'Anjou. La royauté capétienne n'avait guère engagé, jusque-là, que des guerres défensives et profitables; Philippe inaugura malheureusement la mode de ces lointaines expéditions d'apparat que ne justifiaient ni l'intérêt bien entendu de la couronne ni l'intérêt supérieur de la justice; il a lancé le premier la France dans les aventures qui, sous la famille des Valois, ont énervé la virilité du royaume.

Martin IV se trouva aux prises, dès le lendemain de son élection, avec les Gibelins des États pontificaux. Les Orsini, parents du pape défunt, les barons de Romag-ne et les citoyens romains détestaient celui qui s'était empressé de rendre au roi de Sicile le titre de sénateur de Rome que Nicolas III lui avait enlevé. Martin IV fut oblig-é, le 23 mars 1281, de se faire consacrer à Civita-Vecchia et de demander h ses protecteurs guelfes dos troupes pour s'instaUer. Naturellement, (-harles d'Anjou, dont il était la créature, lui fit passer des secours^ huit cents hommes, sous le commandement du Français Jean d'Eppe, qui fut nommé recteui' de Romagne pour FÉglise ^ Mais c'est en France même que le pape recruta le plus de soldats pour sa guerre de Romagne, et c'est de Philippe III qu'il reçut l'aide la plus efficace. Comment le roi aurait-il résisté aux prières (l'un pape qui, depuis son élévation, l'acca-

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